Tag Archives: Gérard Depardieu

LES TEMPS QUI CHANGENT **

15 Mar

2sur5 Entre Les Égarés (2003) et Les Témoins (2007), Téchiné organise les retrouvailles de Deneuve (sa collaboratrice fétiche) et Depardieu avec Les Temps qui changent, tourné au Maroc. C’est la cinquième fois que la star et le monstre sont réunis (la première était pour Le Dernier métro – Truffaut 1980 ; la prochaine sera pour la comédie Potiche de Ozon), pour filer un amour entravé comme d’habitude. Téchiné lui-même retrouve Angélique Kidjo pour la musique, déjà recrutée pour Ma saison préférée (1993).

Depardieu arrive en Antoine à Tanger pour un chantier ; il y retrouve Deneuve en Cécile, l’amour de sa vie consommé à de l’adolescence. Aujourd’hui il est au bord de l’enfouissement, se pousse même vers le précipice pour aider la résurrection, en étant ‘achevé’ pour Céline. Selon ses calculs, elle sera lassée et déconfite, mûre pour revenir à lui et apprécier l’évidence de leur couple. Les temps qui changent ont raison de nous, la passion est inébranlable mais discrète, les êtres tendent à s’user et arrivent au moment où il faut tenir son équilibre moyen mais acquis, ou retrouver une vocation qui a perdu son éclat et n’a plus rien à promettre : et savoir que c’est parfait ainsi. Le résultat à l’écran est indolent, le romanesque s’ancre et se dilue dans les affaires courantes, le récit est agrémenté par de multiples intrigues secondaires pleines de relations creuses et de démarches dérisoire ou non-concluantes (avec le tandem de jeunes homos typique de chez Téchiné : métissé et l’esprit léger). Ce n’est plus l’art mais les sentiments de basse intensité, une construction hagarde et l’armature téléfilmique qui viennent soulager des souffrances, du doute et de la vérité.

Deneuve et son personnage heurtent par leur virulence, Cécile alourdissant les retrouvailles par son attitude passive-agressive et en minimisant constamment, pour se convaincre elle-même (elle réprime violemment la menace, malgré l’aigreur générée par son lien à Natan et une foule de détails de son existence). Depardieu est positivement ‘cassé’, avec son rôle radicalement à contre-emploi : un homme ‘fin’ et sensible, businessman posé et introverti, déterminé au point de dominer son évidente fragilité. Passionnant lorsqu’il se confie ou ‘s’autorise’, il fait vibrer le film, touchant en amoureux : notamment lorsque Gérard ‘récite’ car Antoine a tout médité depuis trente an. L’affadissement de Big Gégé par Téchiné sur Barocco (un de ses premiers longs, avant la grande mutation – du palais des glaces vers les bouillonnements ‘incarnés’) est donc réparé. Sans lui c’est la torpeur généralisée, avec comme seuls stimulants la visite de Tanger et l’irruption d’une scène cryptique, avec Sami de nuit face aux chiens. Manifestement forgé dans l’intimité, peut-être déterminé par des rencontres ou expériences, cet opus est un des moins bons de Téchiné. Des effets numériques (hideux) et ralentis sont incrustés sans raison claire, manifestement pour souligner l’égarement et l’écrasement ressentis par les vieux protagonistes (en premier lieu Antoine) face à des innovations sourdes à leurs cas.

Note globale 47

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Suggestions… Je vous aime/Berri + Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté + Mademoiselle Chambon + Garden State

Scénario & Écriture (2), Casting/Personnages (3), Dialogues (2), Son/Musique-BO (2), Esthétique/Mise en scène (2), Visuel/Photo-technique (2), Originalité (2), Ambition (2), Audace (1), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (2), Pertinence/Cohérence (3)

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LOULOU (Pialat) **

12 Oct

loulou pialat

2sur5  Dans La Gueule Ouverte, centré sur une agonie prise dans toute sa trivialité et sa laideur, la méthode Pialat prend tout son sens. Ce côté désagrégé, artisanal malade, opérationnel mais effroyablement usé, souligne la cible avec force et honnêteté. Loulou semble juste baclé et d’ailleurs il l’est passablement : dans sa quête de l’instantané, encadré avec une rigueur de poète zombifié, Pialat est exagérément complaisant envers lui-même et surtout envers son matériel. Il laisse les acteurs faire leur numéro, le montage est lâche, le scénario ad hoc, l’intensité dramatique ‘résiduelle’, comme convenu puisque tout effet est omis.

Ne rien construire en amont est un parti-pris, ne rien s’autoriser comme volonté sur son œuvre sinon de l’emballer avec un minimum d’application est un aussi. Loulou en montre les résultats, acclamés par une large part de la critique à l’époque, sans doute proprement ignorés si le casting (au sens large) avait été autre. Depardieu et Huppert vivent donc comme des animaux, ne comprennent rien à leur existence ni à aucun monde. Leur champ de vision est étroit et peu conscient de lui-même (sauf le versant bersoins primaires), les laissant d’autant plus s’avachir dans leur réalité immédiate.

Ils sont médiocres et un peu sordides, comme l’est ouvertement le milieu dans lequel trempe Depardieu ; celui d’André et Nelly prend peu de place, lui est un type solitaire et rangé à sa façon, elle s’évade de son espace bourgeois pour occuper son corps, seule dimension qu’elle connaisse. Huppert campe un grossier personnage bien né ; avant d’être identifiée comme une dame (éventuellement une fille) froide et bien névrosée (La Pianiste, 8 femmes), elle interprétait souvent ce genre de jeunes connes, sanguines et molles, platement vulgaire.

Le malaise devant le médiocre peut être ressenti, à l’usure ou parce qu’on y est collé sans nuances ; on le ressent encore davantage, de façon moins scandaleuse, car Pialat force à être trop vide et sans direction pour mieux se fondre avec eux. Il s’oublie en tant que cinéaste, à un point excessif ; le cinéma vérité atterrit dans le lisier, n’a pas grand chose à en extraire. Tout ce que Loulou peut receler de richesse est délibérément accidentel ; c’est un brave postulat mais dans les faits l’improvisation pure, combinée au laisser-aller et au détachement émotionnel, ne donne rien de bien profond.

Que Loulou relève au hasard les différences de perception entre différents membres de la société, c’est inévitable ; là-dessus il n’y a aucun traitement, Pialat en reste bêtement à la surface. L’Enfance nue n’aurait été si puissant s’il ne sondait rien de ses personnages, de leur milieu, avec un tant soit peu d’adresse, de sélection. Mais non, il faut refuser le jugement et le naturalisme ! Il faut fabriquer un cinéma avec des vrais gens ne ramenant pas leur métaphysique sur le tapis, ou alors sans faire exprès, de très loin, quand vraiment ça vient à filtrer.

Heureusement il y a une nuance, c’est André (par Guy Marchand, à nouveau avec Huppert un an après pour Coup de torchon de Tavernier), dont les interventions sont pertinentes, les phrases de vraies punchline ; normal, ce personnage est la projection de Pialat et la pièce autobiographique à l’origine de ce tableau. Toutefois ce protagoniste n’est investi qu’en fonction de son rôle dans la relation Loulou/Nelly. Le personnage-titre semble noyé dans le courant, parmi les autres ; mais la vie doit parler pour eux et celle qu’on voit le mieux reste la sienne. Et en somme, on voit un Gérard Loulou incapable de s’émanciper, perdu.

Lorsque Michel le BCBG vient lui faire des suggestions, il ne sait pas rebondir là-dessus ; il le désirerait sûrement, mais c’est une bonne bête, bonne à foutre et désemparée sur l’avenir ; nonchalante envers lui car inapte à le saisir. Loulou et Nelly, comme les autres, gesticulent, livrés à leur petitesse, déterminés par des impasses. Le film est loin d’être ennuyeux ou totalement vain, mais c’est un film  »larve », habitant son cocon sans la moindre hauteur. Le film  »larve » déroule passivement un contenu et pour le comprendre, s’en remet à une dépression amorphe prise comme détermination objective. C’était la première collaboration entre Depardieu et Pialat, qui tourneront ensemble Le Garçu, Police et surtout Sous le soleil de Satan.

Note globale 51

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Suggestions… 

Scénario & Ecriture (1), Casting/Personnages (2), Dialogues (2), Son/Musique-BO (-), Esthétique/Mise en scène (2), Visuel/Photo-technique (2), Originalité (2), Ambition (3), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (3), Pertinence/Cohérence (-)

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LE DERNIER METRO ***

11 Mai

le dernier métro deneuve

4sur5  Ce n’est qu’à la fin de sa (courte) vie que François Truffaut connaît de grands succès populaires, après son passage devant la caméra dans Rencontres du troisième type (1977) de Spielberg. Avant La femme d’à côté puis Vivement dimanche ! avec Fanny Ardant, sa dernière compagne, il signe Le Dernier métro, cumulant 3.3 millions d’entrées et dix Césars. Selon Truffaut lui-même, c’est un « tableau de l’Occupation », où l’action se déroule quasiment en huis-clos au sein d’un théâtre. Marion Steiner (Catherine Deneuve) dirige le théâtre Montmartre depuis que son mari, juif, a dû quitter le pays. Il est en fait caché dans le sous-sol du théâtre et son épouse devenue son dernier contact humain direct. Un nouvel acteur (Gérard Depardieu), transfuge du Grand Guignol, rejoint son équipe pour la pièce qui se prépare ; elle en tombe amoureuse et s’en trouve exaspérée.

C’est un film entre ombre et lumière, à tous les degrés. L’emploi du temps de Marion/Deneuve est compartimenté entre vie publique et vie secrète. Dans les coulisses se croisent les comédiens à la scène et les faussaires quotidiens dont Marion fait partie. Sauf via la radio et les invités rapportant l’humeur du jour et les événements, l’au-dehors n’existe pratiquement pas en tant que tel dès que nous nous sommes engouffrés avec Bernard Granger/Depardieu dans le théâtre, c’est-à-dire au bout d’une poignée de minutes. Face à un contexte hostile, les fonctions de la scène se sont étendues au quotidien ; les collaborateurs surjouent leur rôle (l’employée insistant pour remettre les preuves de sa non-judéité), Daxia (‘méchant’ aux répliques succulentes) le mécène collabo affiche une mine complaisante dans le théâtre et attaque la troupe, Marion et son mari évaporé dans la presse.

À l’intérieur de l’Histoire et à l’ombre de la collaboration, Truffaut insère la petite histoire, raccordée à l’avatar du triangle amoureux qu’il a souvent mis en scène. Contrairement à la chronique existentielle Jules et Jim où ce triangle échoue, il peut ici se vivre grâce aux faux-semblants et à la différenciation des  »vies » de Marion. Les circonstances politiques servent de décors et apportent le premier élan, tandis que la création et la duplicité permettent cet équilibre. Truffaut réalise un film romantique où sont affichées toutes les ficelles permettant à la passion de s’exercer et aux arts ludiques de se regonfler (les contraintes, prisons et privations en font partie). Le prix de cette réussite est une certaine distanciation à soi-même, la subversion et le contrôle de ses multiples identités. Ausculter la passion pourrait être repoussant a-priori, or justement, c’est s’approprier les règles du jeu et faire fonctionner sa mécanique qui est le plus stimulant, en permettant de vivre ses désirs sans s’y noyer. Dans une telle configuration, Deneuve et son personnage au leadership froid paraissent l’icône de circonstance (proche de la sublimation des manifestations d’un caractère passif-agressif – peut-être le plus adapté à traverser la société en temps de lourdes pressions et de trahisons – en temps de vrai chaos ou de fausse paix acquise il en faudra un autre).

Note globale 74

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Suggestions… Le Locataire/Polanski

Truffaut sur Zogarok >> Vivement dimanche ! + La sirène du Mississippi + Fahrenheit 451

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MINI-CRITIQUES 8 (2018-1)

5 Mar

Hook ou la revanche du capitaine Crochet ** (USA 1991) : Signé Steven Spielberg et doté d’un gros casting (avec Julia Roberts en fée et Dustin Hoffman en capitaine pirate). La morale et les moments avec les enfants prêchent chacun à leur façon pour une morale et une joie humbles et conventionnelles, prenant l’imagination comme opium. La séance est sympathique mais prévisible en tous points. Ni fausses notes ni grands et beaux moments. Robin Williams montre encore, encore, l’étendue de ses talents, tout en paraissant exactement le même. (56)

Your Name. ** (Japon 2016) : Néglige la cohérence de son concept et parfois même le corrompt au bénéfice de surenchères ‘romcom’. Très joli et plutôt agréable, mais gâché par ses préférences infantiles. (62)

Vape Wave * (Suisse 2016) : Documentaire diffusé sur LCP, pas sorti en salles mais projeté dans plusieurs pays, pris en charge par Jan Kounen (narrateur ‘cobaye’ et réalisateur). Les saynètes et les effets, puis les laïus d’effarouchés, dominent les faits et l’éclairage (brut, amélioré ou approfondi, peu importe). Le vapotage est présenté comme une pratique mal perçue, accablée par des fantasmes relayés par les médias, parfois persécutée. Les fumeurs également sont plaints – ils sont victimes de ces gens et organisations n’acceptant pas encore que la vie puisse être douillette. La séance est un mélange de conventionnalisme, de foires d’egos en douce et d’exercice de style en roue-libre ; la véracité est d’autant plus sujette à caution.

Mais en tant que film ou même clip et non documentaire, Vape Wave montre régulièrement une marque propre et le talent créateur de Kounen (qu’on apprécie ou pas ses applications et ses motifs – je ne les ai pas appréciés). Malheureusement cela représente une petite portion, concentrée au début (et dans le futur). Le reste est une publicité à peine masquée, ou une propagande de service public et/ou de collaboratifs ‘consciencieux’ socialement, avec toujours un ton infantile, complice, secrètement d’un sérieux absolu et plombant (régressif). Les petits sketchs sont forts mous, l’imitation par Kounen de la ministre de la santé est un bonheur soudain. Enfin tout ça aurait pu être massivement raccourci. (38) 

La vie de château ** (France 1966) : Comédie de Rappeneau où la jeune Deneuve n’est pas gâtée par son personnage (bien qu’elle-même soit flattée par les hommes – au point d’attirer une exultation troupière, incompatible avec les mœurs ‘anti-sexiste’ 52 ans plus tard). Le film a des points communs avec Papy fait de la résistance mais n’est pas si chargé que lui. Sa légèreté le tire parfois vers la mollesse. Personnages ‘mono’ mais sympathiques. (62)

Star Wars – L’empire contre-attaque *** (USA 1980) : J’ai apprécié le premier opus la semaine précédente, également vu lors de sa diffusion sur TF1. Je sais que cet opus au moins ne fera jamais partie des films que j’aime ou respecte particulièrement, mais j’ai bon espoir pour les deux suivants, qui semblent dotés de ce qui manquait ici – les décors fastes, les arguments déjà réglés pour l’épopée.

Le 2e ou 5e épisode est effectivement supérieur en terme de mise en scène et de divertissement. C’est du grand spectacle, sans les côtés boiteux du premier. Cet opus est relativement sombre, très vif, comblera celui qui se laisse aller. Les décors, la photo (les couleurs !), les gadgets sont remarquables. Les personnages emblématiques gagnent en épaisseur : Yoda est une excellente recrue, qui déniaise un peu les tendances religieuses ou à défaut les étoffe ; Dark Vador gagne en charisme, sa mission et son passé se définissent. En revanche les personnages du groupe principal ratent leur décollage : les deux robots piétinent, la princesse et Harrison Ford entretiennent une relation un peu absurde, mais individuellement ils affinent leurs styles. Chewbecca est superflu mais son incongruité finit par le rendre bienvenue (ses grognements ressemblent à des pleurs d’autiste). Je comprends toujours mieux l’adhésion à Indiana Jones mais j’ai cette fois franchement (même si légèrement) aimé, tout en y voyant de nombreux défauts et pas l’ampleur d’une épopée culte à ce point, notamment lors des combats. (68)

Scoop ** (USA 2006) : Vu à la télé, comme tous les autres sur cette liste à l’exception de Your Name et de Slaughterhouse. Woody Allen est très drôle, parfois sa satisfaction personnelle est un peu trop visible et parasite la vraisemblance (idem pour Joansson, son amusement déborde au bar par exemple). Séance très plaisante, même si le scénario est assez fainéant surtout pour conclure et pour renforcer le réalisme (un millionnaire doublé d’un probable tueur en série se montre si insouciant, ne cherche ni n’obtient d’informations sur cette fille sortie de nulle part ?). (58)

Hatchi *** (2010) : Inspiré d’une histoire réelle, produite au Japon début XXe, transposée aux USA. Le protagoniste humain est joué par Richard Gere, c’est un gentil petit-bourgeois, un professeur de piano épanoui habile au barbecue comme dans sa petite société. Il connaît tous les gens de son circuit quotidien et ne montre jamais d’émotions négatives ou antagonistes : un véritable ravi de la crèche avec le cadre assorti. Et c’est tant mieux. Le film est très niais, mais carrément niais, sans trembler – de la niaiserie pour enfants et pour gens qui ont vieilli et du tire-larmes efficace pour tout le monde. Offre quelques vues subjectives du chien (noir et blanc et couleurs altérées). (68)

La taverne de l’irlandais *** (USA 1963) : Positif comme le précédent, sans la tristesse. Se gâte un peu après la rencontre avec le père, soit au bout d’1h10 environ. Finalement John Wayne vaut bien Gabin (mais c’est une confirmation, pas une révélation). Le personnage de Lee Marlin est insupportable et méritait ce qu’il s’est ramassé ; dans l’ensemble, ce film est plein de justes leçons. Un ‘feel-good movie’ à sa façon, signé John Ford, l’auteur du populiste Les raisins de la colère. (72)

Le Cid *** (USA 1961) : Une adaptation très ambitieuse (de Corneille), superproduction de trois heures avec une foule de figurants, de décors, de couleurs éclatantes (Technicolor). Un excellent film de cape et d’épées, excellent film de type ‘saga’ ou super-soap aussi (rétrospectivement). C’est un grand plaisir jusqu’au-moment où la lassitude l’emporte – elle n’a plus qu’a grignoter doucement le reste du temps. C’est aussi un des derniers films dirigés par Anthony Mann, meilleur que les autres que j’ai vu de lui (Je suis un aventurier, Les Affameurs). (68)

Ulysse ** (Italie 1954) : Représentation directe (à tous points de vue – voilà un [relatif] péplum de moins de deux heures), théâtrale au début, charmante, avec une tendance à la mollesse (mais jamais au point de ‘lâcher’ vraiment). Face-à-face Quinn/Douglas comme dans Le dernier train de Gun Hill cinq ans plus tard. (62)

La Fin des temps *** (USA 1999) : Schwarzenegger vs Satan incarné. Humour grotesque, héros devenu cynique et voué à se racheter, degré premier ou zéro – qui déplaît puisque la religion est dans l’équation. J’ai aimé et me suis amusé. Les interprètes sont très bons (comme à leur habitude). Premier vu de Peter Hyams. (66)

Rescue Dawn **** (2007) : Un film d’Herzog passant à la télé hors-arte et même sur NRJ12 ! Cette anomalie est due à la présence d’un acteur AAA, Christian Bale. L’enrobage est légèrement plus classique (photo, mise en scène, montage, même la musique) à cause des parties impliquées dans la production. Le début et la toute fin ramènent aux joies (diverses) du troupier, le reste est un dur égarement dans la jungle. Les militaires (et autres) ne sont pas présentés de façon manichéenne ou idéaliste. L’excentricité du personnage principal (Dieter Dangler) est plus flagrante que dans le documentaire lui étant consacré précédemment réalisé par Herzog (Petit Dieter doit voler). Cette excentricité n’implique pas d’aberrations. Excellent film de survie dans la jungle, de détention (puis d’évasion), sur la démence. 400e noté 8/10 sur 3583 films sur SC. (78)

Riens du tout *** (France 1992) : Premier film tourné par Klapisch, dont je ne suis pas client, ni la cible. Satire du monde de l’entreprise et de ses petites mains. Léger et piquant, archétypes efficaces (assez ridicules et assez vraisemblables). Les ‘casseurs’ (des cracheurs dans la soupe) sont présentés positivement puisqu’ils sont les seuls à avoir du recul, même si c’est par névrose pour certains. Le jeune faux loubard, sorte de fil narratif par défaut, est dans ce cas ; je l’ai trouvé méprisable, comme son camarade négativiste et le crétin professeur de musique. Le film garde tout de même une certaine lucidité même sur ces sales gosses qui ont le bon rôle. M’a tout de même semblé légèrement ‘long’ pour un film d’1h30, sûrement car on se fatigue de l’effet catalogue. (64)

Le Capitan ** (France 1960) : Sorti dans la foulée du Bossu, avec les mêmes arguments. M’a paru radicalement meilleur, quoique s’englue aussi – les aventures valent mieux que les intrigues. Le duo Bourvil/Marais fonctionne et les farces de Bourvil sont efficaces, dans un registre enfantin et bouffon. (58)

Ennemis rapprochés ** (USA 1997) : Tandem Ford/Pitt, dirigé par Alan J.Pakula, spécialiste du thriller judiciaire/politique et auteur du fameux Les Hommes du Président. Un peu policier, un peu sentimental, un peu action, très ‘dramatique’ dans le ton et sans grand intérêt. Malgré des atouts supérieurs, a la même valeur pour le spectateur ou consommateur qu’un téléfilm amorphe et correctement ficelé. Une chose plaide pourtant en sa faveur : ces personnages réalistes, qui ne semblent pas tirés des conventions du cinéma et ne font jamais ‘tache’, médiocres ni caricaturaux (idem pour le récit, moins pour la façon de le présenter et dérouler). (46)

9 mois ferme ** (France 2013) : Sixième film tourné par Dupontel, druckerisé et donc loin de la fureur de Bernie, mais regonflé par rapport au Vilain. Son duo avec Kiberlain est excellent, le lourdaud/victime tient un numéro amusant. Court et efficace, sauf sur la fin, gâtée par les sentiments. Mise en scène colorée, avec quelques emballements [heureux] pour passer des propos lourds. (62)

Cartouche *** (1964) : Une des collaborations Broca – Belmondo, deux ans après le jubilatoire Homme de Rio. Inspiré d’un personnage réel du XVIIIe, sorte de ‘robin des bois’ et de terreur, dont on retient ici le potentiel affable et romantique. Interprétations très affectées. Fait le choix des sentiments voire de la tragédie dans la dernière partie, autour du cas de Claudia Cardinale. Énergique, film d’aventures enthousiasmant le reste du temps, quoique laissant peu de traces. Film de cape et d’épées à gros budget bien visible dans tous les cas, malgré des légèretés dans la mise en scène. (64)

Le choix des armes ** (1981) : Réuni Deneuve, Big Gérard et Yves Montand, sous la direction d’Alain Corneau (Série noire, Police Python 357, Crime d’amour). Beaux ou bons décors, quelques séquences remarquables autour du trio (romantiques avec Deneuve/Montand, ou explosives avec Depardieu – comme le passage à la station-service). Trop long. (58)

Slaughterhouse, l’abattoir de l’angoisse * (1987) : Slasher digressant depuis le cas célèbre déjà source d’inspiration de Texas Chainsaw Massacre (1974). La mise en place avec les prétendus ados est fausse et régressive d’une manière qui démoraliserait les parodistes. Une part de farce cohabite avec la franche horreur. Tout un univers passe autour de cet abattoir et d’un filtre cochon, mais le décollage et l’approfondissement n’auront pas lieu. Il reste le travail sur la musique, les cris de cochons, le duo de cinglés et des petites références pour gourmets et goreux (‘la fête du porc’, l’anecdote des empreintes digitales douloureuses). Le complément du titre est spécifiquement français. (42)

Fast & Furious : Tokyo Drift * (2006) : Premier F&F antérieur au 5e que je découvre. Très kitsch (dialogues, relations). Du Crash pour fans de tunning. Quelques bizarreries de continuité. Trop léger et répétitif, juste deux-trois ‘tournants’ dans l’histoire. (32)

Fast & Furious 7 ** (2015) : Après deux opus mieux réputés (ceux que j’ai vu, en plus de Tokyo Drift), la réalisation a été confiée à James Wan. Cet épisode est d’un niveau supérieur aux précédents, également aux autres productions de masse ou franchises dans le domaine de l’action-movie. La photo et les effets spéciaux sont assez brillants tout en étant communs. Le film est souvent simpliste pour soutenir son déroulement et l’introduction de gadgets. Il vire en mode BD avec des sauts d’immeuble ou le débarquement surréaliste à la montagne et retrouve de la beauferie (bling-bling) à Abu Dhabi. Il contient beaucoup de moments sentimentaux, lourds sans être indigents, jusqu’à la diapo où frère Diesel ressasse sa relation avec frère Brian – aka Paul Walker, acteur décédé sur le tournage. (62)

Libre comme le vent ** (1958) : Western sur la forme et drame en pratique, avec les aléas relationnels d’un Steve au centre (Robert Taylor) – avec son frère (John Cassavetes), avec une nouvelle arrivante (Julie London) et dans une moindre mesure avec la communauté. Court et lourd, conventionnel dans ses procédés et ses jugements plutôt que vraiment niais. Animalise un peu le Tony, comme une sorte de nerveux malfaisant et fébrile. Joli habillage. (58)

10 canoës, 150 lances et 3 épouses * (Australie 2006) : (concours de) Bites à l’air libre, chasses, épouses, intrigues relationnelles médiocres, rites et combats : la vie dans cette communauté est des plus dissuasives. Construction instable (portraits/ récits/ enchâssements et répétitions), développement lent. Sous-titré, langage anglais et aborigène. Des passages en noir et blanc. (38)

The Lady * (2011) : Un des regrettables Besson, réalisateur dont je trouve les films habituellement potables, légèrement bons ou simplement mauvais. Besson a voulu s’exprimer sur un symbole vivant et incarné de la lutte contre les tyrans, contre la corruption, pour le pouvoir du peuple par le peuple. Il vient à un moment où tout le monde peut dire du bien sur une ersatz [perçue] de Gandhi. À cette fin il enjambe plein de faits et de nécessaires ambiguïtés. Le film est niais, ses méchants grossiers et mono-traits avec une surface encore plus réduite que pour les autres. Il dramatise à outrance, jusqu’aux petites souffrances d’une otage (et le dilemme avec sa famille). The Lady est une BD mielleuse et donc une misère pour un biopic. Tout comme le ciné-gentil n’a aucun intérêt pour traiter la politique (sauf du point de vue d’un larbin ou de son maître). The Iron Lady à la gloire de Thatcher, à peu près aussi partisan et un peu moins aveugle, en tout cas pas unilatéral, vaut largement le double voire le triple de cette bêtise. Séance débile quoique pas désagréable et sans longueurs. (28)

Bons Baisers de Russie ** (1963) : Mon initiation à James Bond ! Avec une vieille lesbienne dure et traître à la patrie soviétique. Des moments repris dans OSS 117. Agréable mais futile et trop lent. (54)

La Mort en direct *** (1980) : Vu pour le thème et à cause de la direction par Tavernier. « La mort est la nouvelle pornographie – la nudité ne choque plus personne ». Initiative intéressante mais tendance à s’affaler ; manie (constante dans les futurs docs ou fictions sur la télé-réalité, comme Le jeu de la mort) de compatir formellement et de pointer le gouffre entre la mécanique ou le système et un ou deux humains mâchés dans le processus. Tourné en anglais avec des acteurs US dont Harvey Keitel. Emet le sentiment qu’il n’y a plus de drames et qu’il faut trouver de nouveaux dopants et divertissements à l’Humanité, qui s’ennuie dans son confort pour une part moisie. Le film lui-même offre une aventure authentique, avec vagabondage romanesque et semblant de romance tragique. En conclusion, il indique avoir été tourné en Écosse et à la mémoire de Jacques Tourneur. (68)

2 fast 2 furious ** (2003) : Bien meilleur que le suivant (Tokyo Drift) et au niveau des 56, en étant différent : plus coloré, plus émotionnel, plus sensuel et moins puissant. Un peu crétin, vulgaire, transparent, généreux. Casting sympathique. Finalement, c’est le plus aimable et enjoué que j’ai vu, après le 7e opus – c’est donc le meilleur après lui. (54)

Tellement proches ** (France 2009) : Troisième du duo Toledano-Nakache, autour d’embrouilles d’une famille supposée dysfonctionnelle. Recyclage joyeux et grand-public des clichés en terme de caractères et parfois en terme de vannes. Efficace et simpliste. Niaiserie ravageuse (et convenue comme le reste) dans la dernière partie. (48)

Au Service Secret de Sa Majesté ** (1969) : Second que je vois de la franchise, à nouveau sur FranceO. C’est un James Bond à part, avec l’australien George Lazenby et une ‘vraie’ romance avec engagement. Les décors (dans les montagnes suisses) et la musique forment les points forts. L’action (non le rythme) comble le vide. (48)

L’étudiante et monsieur Henri ** (France 2015) : Auto-adaptation d’une pièce de théâtre par le réalisateur qui avait commencé fort mal via Irène. Vu à la télévision où il paraît au mieux. Naïveté et réalisme, bons mots, bons interprètes. (58)

Bob le flambeur ** (1956) : La raideur habituelle de Melville est poussée à son comble, la lenteur est toujours de la partie et affecte surtout le scénario. Tout est dans le style pour cet espèce de cartoon très langoureux, propre et superficiel(lement ‘noir’). Avec un braquage en perspective, c’est en fait un film de gangsters, dotés du swag de l’époque. Les démêlées du groupe et les faiblesses des personnes occupent presque tout l’espace, l’action est rare, les buts restent mous, la direction est floue. (56)

Fatima ** (France 2015) : La femme du titre est une femme de ménage peu intégrée en France, avec deux filles qui elles parlent le français et n’ont pas grandi au bled (recrée sur place par les bigotes et faute d’accès à mieux). Le film s’attache à sa vie minable sans faire dans le misérabilisme. Il relève d’une école ou à défaut d’une catégorie ‘réaliste’ remplissant un job de fonctionnaire et préférant la vérité sociale à l’art, à la subjectivité (sauf celle d’une ‘héroïne’ mais toujours en plaçant sur elle une expression qui n’est pas la sienne, commente son ressenti de façon didactique). À la rigueur il pourrait être téléfilm et remplirait aussi bien sa mission – ou plutôt sa fonction. Le scénario et le contenu sont minimalistes et sans complexité, mais le film est sensible à son triple-cas, synthétique. La fin abrupte rend l’ensemble assez débile. Dans les quinze dernières minutes la politique commence à s’installer sérieusement et le film ne met plus seulement des mots dans la bouche de Fatima, mais aussi des convictions, les résidus d’une représentation du monde – c’est le rôle de sa lettre, pleine de ressentiment. Le film s’écrase alors : il a pu faire illusion, mais finalement n’est qu’un produit de convaincu, de partisan, qui s’est contenté de faits orchestrés, s’est bien dépouillé, pour installer le terrain et ne dire rien d’autre que ce dont son engagement a besoin. C’est dommage, car il y a de l’efficacité, un joli élan, de l’empathie clinique, une façon de se poser dans la laideur et la bête réalité qui avec davantage de perspective aurait joué un rôle constructif (à une échelle plus large que faire tenir des tranches de vie). (52)

La Ritournelle ** (France 2014) : Film français très classique puisque très humble et portant sur l’adultère avec doutage joyeux et relance à la clé. Donne envie pour un contre-emploi insolite : Isabelle Huppert en femme d’agriculteur (en Normandie). Elle reste une névrosée planant au-dessus ou en-dehors du milieu et de ses fonctions – enfin, une Bovary plutôt qu’une névrosée. Les personnages autour d’elle, sauf le suédois, sont souvent dans la connerie ; elle a une tendance à la fuite, se montre intrépide puis lâche, déterminée mais distraite (elle part à Paris pour retrouver un homme, passe méthodiquement dans tous les magasins de la ligne où il doit se trouver, mais n’a pas prévu ce qu’il faudra lui dire). (58)

Gribouille ** (France 1937) : Vu dans le Cinéma de minuit de France3 avec un préambule peu engageant, où le narrateur n’a de mots que pour les acteurs et les films relatifs. Il indique qu’un remake hollywoodien a été tourné en 1940. Vu pour Michèle Morgan, qui n’est pas à son meilleur dans un rôle pourtant à fort potentiel et approprié (probable tueuse de son amant créant la confusion dans la famille qui la prend en charge). Lourd et traînant. Sorte de comédie à suspense, d’un registre courant dans les années 1930-40. La musique est le meilleur. Raimu chante Gloria In Exelcis Deo à l’Église – l’ensemble des scènes reste insignifiante. (36)

Chérie, je me sens rajeunir ** (USA 1952) : Comédie loufoque ou burlesque de Howard Hawks. J’ai peu accroché au début et sur la fin, aimé les phases de folie ou de régression de Cary Grant et Ginger Rogers, ou encore la participation du singe. Le film se renouvelle trop peu malheureusement et le silence aurait été préférable au laïus final sur la jeunesse en esprit, même s’il dure une vingtaine de secondes (avant le baiser convenu puis ‘the end’). Marilyn Monroe joue une secrétaire-potiche allumeuse (à quel degré de conscience ?). (56)

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Autres Mini-critiques : 9, 7654321 + Mubi 4, 3, 21 + Courts 2, 1 + Mubi courts 2, 1

BD 2017 (BILAN)

8 Jan

Je posterais chaque début d’année le bilan de la précédente dans tous les autres domaines que le cinéma. L’ensemble des œuvres parcourues concernant ce dernier sont également compilées grâce aux mini-critiques – et l’étaient déjà, au moins théoriquement, grâce aux critiques systématiques.

Les bugs sur SensCritique et l’avenir incertain réservé aux membres m’ont également poussé à établir ces listes sur mon blog – d’ici le grand crash ce site garde son intérêt [au moins] en tant que ‘répertoire’ (voir les Collections et les variantes du Journal).

2017 est l’année où j’aurais entamé mon exploration des jeux-vidéos et de la BD. Pour les BD j’ai commencé au mois de Mai. Avant ça, je connaissais (comme ‘tout le monde’) les Tintin/Astérix et surtout les Picsou, lus enfant. Ils se confondent dans un grand fouillis et il y a sûrement d’autres choses dont je n’ai pas le souvenir.

J’avais tout de même cochées 40 BD sur SC (dont certaines des deux premières franchises citées), ce qui en faisait le 5e univers le plus parcouru sur 6, loin derrière les Livres et Séries (à 259 et 249 à la fin de cette année) et devant les Jeux vidéos (le dernier univers encore étranger). Trois BD seulement avaient été enregistrées depuis mon arrivée sur SC (septembre 2013).

Les ‘grosses’ périodes de lecture sont en mai, octobre, décembre ; dans une moindre mesure en Août grâce à la courte intégrale de Garulfo.

L’ordre est en fonction de la date de lecture (plus récent vers plus ancien). Le même s’appliquera pour les musiques, jeux-vidéos et séries. Sur ces deux derniers, la présentation sera différente, car ils sont plus rares et auront des commentaires systématiques.

9/10

  • De cape et de crocs, tome 7 – Chasseurs de chimères (2006)
  • De cape et de crocs, tome 6 – Luna incognita (2004)
  • De cape et de crocs, tome 5 – Jean sans lune (2002)
  • De cape et de crocs, tome 4 – Le Mystère de l’île étrange (2000)
  • Garulfo, tome 4 – L’Ogre aux yeux de cristal (1998)
  • Garulfo, tome 3 – Le prince aux deux visages (1997)
  • Garulfo, tome 1 – De mares en châteaux (1995)
  • De cape et de crocs, tome 3 – L’archipel du danger (1998)

8/10

  • Largo Winch, tome 16 – La voie et la vertu (2008)
  • Largo Winch, tome 15 – Les trois yeux des gardiens du Tao (2007)
  • Largo Winch, tome 12 – Shadow (2002)
  • Largo Winch, tome 11 – Golden Gate (2000)
  • Largo Winch, tome 10 – … Et mourir (1999)
  • Largo Winch, tome 9 – Voir Venise… (1998)
  • Carthago, tome 2 – L’Abysse Challenger (2009)
  • Largo Winch, tome 7 – La forteresse de Makiling (1996)
  • Largo Winch, tome 6 – Dutch Connection (1995)
  • Front Mission : Dog Life & Dog Style, tome 4 (2012)
  • Front Mission : Dog Life & Dog Style, tome 2 (2012)
  • Front Mission : Dog Life & Dog Style, tome 1 (2007)
  • Largo Winch, tome 5 – H (1994)
  • Gérard – Cinq années dans les pattes de Depardieu (2017)
  • Carthago, tome 1 – Le lagon de Fortuna (2007)
  • Garulfo, tome 6 – La Belle et les bêtes (2002)
  • Garulfo, tome 5 – Preux et prouesses (2000)
  • Garulfo, tome 2 – De mal en pis (1996)
  • Donald Duck – Perdus dans les Andes (1949)
  • Donald Duck – La Bibliothèque perdue (1993)
  • Donald Duck – Le trésor de Crésus (1995)
  • Druuna, tome 2 (1987)
  • Thorgal, tome 3 – Les trois vieillards du pays d’Aran (1981)
  • Druuna, tome 1 – Morbus Gravis (1986)
  • Thorgal, tome 7 – L’enfant des étoiles (1984)
  • Thorgal, tome 1 – La magicienne trahie (1980)
  • De cape et de crocs, tome 2 – Pavillon noir ! (1997)
  • De cape et de crocs, tome 1 – Le secret du janissaire (1995)
  • Largo Winch, tome 3 – O.P.A. (1992)
  • Largo Winch, tome 2 – Le groupe W (1991)
  • Largo Winch, tome 1 – L’Héritier (1990)
  • Sanctuaire, tome 3 – Môth (2004)

8-/10

  • Largo Winch, tome 13 – Le prix de l’argent (2004)
  • Chroniques de la lune noire, tome 0 – En un jeu cruel (2011)
  • Les aventures de Lesquen : Objectif Lune Brune (2017)

7+/10

  • Largo Winch, tome 14 – La loi du dollar (2005)
  • Requiem chevalier vampire, tome 4 – Le bal des vampires (2003)
  • Requiem chevalier vampire, tome 3 – Dracula (2002)
  • Requiem chevalier vampire, tome 2 – Danse macabre (2001)
  • Lesquen au pays des Congoides (2016)

7/10

  • Chroniques de la lune noire, tome 10 – L’Aigle foudroyé (2002)
  • Chroniques de la lune noire, tome 9 – Les chants de la négation (2000)
  • Chroniques de la lune noire, tome 4 – Quand sifflent les serpents (1992)
  • Chroniques de la lune noire, tome 3 – La marque des démons (1991)
  • Chroniques de la lune noire, tome 1 – Le signe des ténèbres (1989)
  • Le Monde perdu, tome 1 (2013)
  • Carthago Adventures, tome 2 (2014)
  • Carthago Adventures, tome 1 (2011)
  • Carthago, tome 3 – Le Monstre de Djibouti (2013)
  • Largo Winch, tome 8 – L’Heure du tigre (1997)
  • Front Mission : Dog Life & Dog Style, tome 3 (2012)
  • Spirou et Fantasio, tome 41 – La Vallée des bannis (1989)
  • Largo Winch, tome 4 – Business Blues (1993)
  • Cryozone, tome 2 – Syndrôme Z (1998)
  • Druuna, tome 3 – Creatura (1990)
  • Thorgal, tome 2 – L’île des mers gelées (1980)
  • Zig et Puce, tome 2 – Zig et Puce millionnaires (1928)
  • Zig et Puce, tome 1 (1927)
  • Blake et Mortimer, tome 1 – Le secret de l’espadon 1/3 (1950)
  • Requiem chevalier vampire, tome 1 – Résurrection (2000)
  • Cryozone, tome 1 – Sueurs froides (1996)
  • Sanctuaire, tome 2 – Le puits des abîmes (2002)
  • Bikini Atoll (2016)

7-/10

  • Chroniques de la lune noire, tome 14 – La fin des temps (2008)

6+/10

  • Sanctuaire, tome 1 – USS Nebraska (2001)

6/10

  • Chroniques de la lune noire, tome 12 – La porte des enfers (2005)
  • Chroniques de la lune noire, tome 11 – Ave Tenebrae (2003)
  • Chroniques de la lune noire, tome 8 – Le glaive de la justice (1999)
  • Chroniques de la lune noire, tome 7 – De vents, de jade et de jais (1997)
  • Chroniques de la lune noire, tome 6 – La couronne des ombres (1995)
  • Chroniques de la lune noire, tome 5 – La danse écarlate (1994)
  • Chroniques de la lune noire, tome 2 – Le vent des dragons (1990)
  • Sonar (2016)
  • Les Aventures de Macron : La Start-up mystérieuse (2017)

6-/10

  • Aliens : Stalker + Wraith (2005)

5/10

  • Chroniques de la lune noire, tome 13 – La prophétie (2006)

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BD lues en 2016 :

  • Le vœu maudit (2016). 7/10
  • La maison aux insectes (2015). 7/10
  • Aya de Youpogon, tome 1 (2005). 6/10