Tag Archives: animation (cinema)

MINUSCULE LES MANDIBULES DU BOUT DU MONDE ****

5 Fév

4sur5  Un grand et surtout beau film d’aventures, pour les enfants et pour tous les autres. L’essentiel était déjà dans la série mais elle souffrait de l’enfermement dans un humour au souffle court, souvent en percutant les humains ou leurs objets ; de la suite dans ces jets-là était nécessaire. Ces défauts étaient déjà moins prononcés dès la saison 2 et le passage au long-métrage a permis à tout cet univers d’exulter tout le long d’une Vallée des fourmis devenue théâtre d’un grand affrontement, à la façon d’une Citadelle assiégée prenant des libertés. Le réalisme est définitivement mis au placard dans ce second opus (jusqu’à attribuer une petite coupe frisée [sur l’abdomen et sur la tête] à une fourmi noire des Antilles), au service d’une certaine immanence poétique, pas dans une perspective fantasy – le merveilleux vient se superposer au réel. À l’extrême quelques plans pourraient se confondre avec ceux du cinéma de science-fiction, lors d’une course sur câbles ou d’une visite.

Ce mélange de détachement et de présence au monde concret accroche immédiatement. Les créatures sont davantage confrontées à l’Humanité qu’auparavant, en allant marcher sur ses plates-bandes. Le spectateur peut avoir l’agréable impression de ré-infiltrer le monde humain et la joie plus grande de seulement le croiser. Pour les coccinelles et leurs camarades, il faut passer au travers par nécessité, entre deux périodes de stabilité heureuse dans sa micro-communauté (famille et amitiés fortes). La séance a des airs de rêverie anarchiste, de cet anarchisme où les prescriptions superflues du monde n’ont pas prise et où il n’est pas nécessaire de tout compartimenter (non de l’anarchisme des contestataires fixés dans l’insolence à perpétuité) – et surtout où s’exprime une solidarité organique et une moralité immanente (sans vigiles et à une exception sans docteurs). Même l’isolement de la petite diva inventive et mélomane est une robinsonnade tempérée et ne relève pas de l’ivresse égotique – qui dans le tout-venant des films d’animation viendrait se marier au grégarisme débile et hystérique (que Lego prétendait critiquer de l’intérieur pour s’inventer un supplément d’âme que les ex-enfants ont bien voulu valider au nom, probablement, de leurs lointaines imaginations).

Visuellement splendide, Minuscule Mandibule s’inscrit dans la continuité. La part de travail artisanal et de maquettes reste massive. Les effets spéciaux sont impeccables et le sens du détail remarquable (fulgurant lors de la tempête). Seules les apparitions des chenilles urticantes sont clairement artificielles – leur première scène est d’ailleurs étrange avec cette crise à la Bob l’éponge. L’encadrement documentaire s’estompe. La caméra est volontiers mobile, les scènes de vol particulièrement ludiques vues face à un grand écran ou dans les éventuelles conversions futures. L’apport est un peu limité concernant la romance (avec les embrassades bruyantes, pour troubler en douceur les gosses et faire sourire les autres – attendrir est déjà acquis), mais le langage limpide et gracieux – le plus souvent seules d’infimes variations (oculaires, ou des grésillements) sont nécessaires (seule une communauté semblant venue d’ailleurs laissera dans l’expectative aussi bien devant qu’à l’écran). De quoi en faire un exemplaire remarquable parmi les rares films non-muets sans dialogue (il ne commet l’erreur de laisser les hommes l’ouvrir – ce qui tend à les priver d’une bonne part de leur contenance, les rendant plus manifestement crétins aliénés – pas nécessairement antipathiques, plutôt oublieux de l’absence de séparation entre eux et la Nature).

Les films Minuscule sont définitivement meilleurs [que la série et que l’ensemble de la concurrence] et libèrent le potentiel de son univers grâce à la poursuite d’intrigues étoffées ; en laissant de la place pour les personnages ; en autorisant surtout à prendre le large ou attaquer de gros conflits. Mandibule est moins théâtral que le premier mais draine toujours son lot de rencontres et de cameo pittoresques ; comme lui il a le mérite de ne jamais entrer dans la comédie à gros sabots (les adeptes de cartoon ne doivent pas fantasmer cet opus). Ses rebondissements sont plus nombreux mais aussi plus prévisibles et de moindre ampleur, le scénario en général n’étant pas vecteur d’originalité. Mandibule profite d’améliorations techniques et d’une musique spéciale sous influence de Ravel. Enfin les adeptes du ‘cocorico’ seront repus puisque, si on en croit son équipe, le film a été intégralement tourné en France – la seule fausse note est cette portion de financement chinois, probablement responsable de l’épilogue sans autre intérêt qu’une promesse de Minuscule 3 à Macao.

Note globale 84

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… La Grande Aventure + La Tortue rouge + Le renard et l’enfant + Koyaanisqatsi + Dragons + Shaun le mouton le film + Playtime + L’Île nue + Begotten

Scénario/Écriture (7), Casting/Personnages (9), Dialogues (-), Son/Musique-BO (8+), Esthétique/Mise en scène (9), Visuel/Photo-technique (9), Originalité (7), Ambition (8), Audace (6), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (8), Pertinence/Cohérence (6)

Voir l’index cinéma de Zogarok

Publicités

LE MONDE DE NEMO **

10 Oct

le monde de nemo

2sur5  Cinquième long-métrage des studios Pixar, Le Monde de Nemo (2003) connaît comme les autres un immense succès critique et commercial. Il fait même partie des plus grosses réussites de Pixar puisque sa petite créature éponyme donne l’impulsion à de nombreux produits dérivés, certes sans atteindre l’ampleur des deux bouffons de Monstres & Cie. Les chiffres au box-office sont les meilleurs connus par ces studios étroitement liés à Disney, seul Toy Story 3 venant battre ce record en 2010, en dépassant le milliard de $ pour les recettes mondiales.

Le Monde de Nemo est pourtant la preuve que Pixar est capable de ne pas produire que des films formidables ou originaux – et cela avant le crash de Cars (2006). Dans cet opus, le papa de Nemo, sorte de calimero phobique et sur-protecteur envers son enfant, se trouve séparé de ce dernier, qui atterrit dans un aquarium. Marin le papa poisson-clown se lance alors à la recherche de son fils disparu, qu’il hésitait ce matin-même à confier à l’école, craignant d’exposer sa progéniture aux menaces de l’existence. Affublé d’un poisson femelle victime d’un trouble de la mémoire immédiate (une paracanthurus hepatus, ou « chirurgien-bleu »), il se trouve embarqué dans des aventures trépidantes loin de son quotidien cotonneux et balisé.

Cette camarade est un sacré fardeau. Si son tempérament hystérique et sociable permet à Marin d’avancer plus rapidement dans sa mission, c’est pour mieux s’accorder à ce monde de sanguins primaires et exaltés. La ‘poissonne’ est très conne, tout l’univers du film est harassant, de l’emplacement initial des poissons-clowns où règne la niaiserie à la sauvagerie criarde des aventuriers de la mer. La bande-son est insupportable, les personnages grossiers au mieux, les dialogues bouffis : tout suinte la séduction grasse. Comme série d’aventures, Le Monde de Nemo a une force, une capacité d’envoûtement évidente auprès d’un public familial ou particulièrement jeune. De plus Pixar sort les grands moyens, mettant la technique d’images de synthèse au service d’une faune luxuriante et d’un visuel fluorescent du plus bel effet.

Le spectacle demeure d’une intense bêtise. Le très vulgaire Gang de requins sera tout aussi aimable, bien moins sophistiqué d’un point de vue plastique, largement plus digeste dans sa narration. Les voix VF rendent l’affaire encore plus pénible, mais l’orientation générale est telle qu’aucune version ne saurait inverser la tendance, ou alors le film n’aurait plus aucune cohésion. La seconde moitié est plus plaisante, quelques gags sont au rendez-vous (la fuite finale, la famine chez le dentiste) et les animateurs font preuve de maestria pour les cascades des petits héros, à défaut d’invention. Reste qu’avec sa morale misérable et par rapport à des films denses et majestueux comme Le Roi Lion ou même Shrek, Le Monde de Nemo est ridicule ; un pauvre film d’animation hystérique et simplet, bien de sa décennie. Retour au niveau de La Petite Sirène.

Note globale 44

Page Allocine & IMDB   + Zoga sur SC

Suggestions… Les Dents de la Mer

 

Tout Pixar sur Zogarok >> Le Monde de Nemo (2003) + Monstres & Cie (2002)

 

Scénario & Ecriture (2), Dialogues (2), Casting/Personnages (2), Son/Musique-BO (1), Esthétique/Mise en scène (2), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (2), Ambition (3), Audace (1), Discours/Morale (2), Intensité/Implication (1), Pertinence/Cohérence (2)

Passage de la note de 43 à 44 suite à la réduction de l’éventail, lors de la publication sur ce blog.

 Voir l’index cinéma de Zogarok

.

PARVANA, UNE ENFANCE EN AFGHANISTAN ***

8 Août

4sur5 Film d’animation d’occidentaux en vadrouille à Kaboul par le biais d’une afghane de dix ans aux yeux verts. Cette petite fille courageuse souhaite retrouver son père, placé en prison (car inspiré par le démon : « il a des livres interdits et donne du savoir aux femmes ») par un pouvoir abusif (et misogyne, c’est une part de son universalité) appliquant le chariah. Signé par la coréalisatrice de Brendan le secret de Kells avec Tomm Moore (qui a travaillé avec lui pour Le chant de la mer), Parvana devrait plaire aux spectateurs charmés par Valse avec Bachir. Le style graphique rappelle parfois Kirikou voire un peu du jeu Samorost. Le film est politique et franc, dénonce l’autoritarisme religieux des talibans. Il prive de passé et de futur, d’auto-détermination et de zone de fuite – sauf à se tapir comme un animal après avoir accompli ses devoirs.

Sauf dans les endroits publics bruyants destinés aux affaires, les gens du film semblent avoir fait vœu d’insignifiance (ou de soumission manifeste) voire (indirectement surtout) de silence. Ils font profil bas, pratiquent un oubli de soi ‘collectif’ – sont agressifs ou bêtes, dans la mesure de l’autorisé. Parvana ne peut trouver d’alliés dans ce contexte que sous couverture – ou par la réflexion, qu’elle ne peut alimenter que de faits eux-mêmes écrasés par la grille de lecture des tyrans (les petits chefs et petits miliciens sont aux aguets). L’histoire parallèle (Souleymane et l’éléphant), animée en papier découpé, n’a pas pour seul rôle de promettre le salut par la rêverie, pour se séparer du réel. Elle vient renforcer l’idée que la culture, héritage folklorique compris, offre un soutien pratique et des espaces de liberté. Cette évasion, comme l’imaginaire propre à soi, est une ressource : elle a une fonction défensive, réparatrice (elle soustrait à une réalité pénible), elle a aussi des vertus assertives, stimule l’intelligence, apporte des modèles et des idéaux employables contre ceux à l’œuvre dans notre cadre toujours restreint voire fini – et microscopique grâce au misérable programme des islamistes.

Parvana fait partie de ces films d’animation hautement valables, accessibles aux enfants, plaisant pour les autres, soutenables par tous – intelligents, se passant de sentences ou de mièvreries, néanmoins ‘engagés’ – significatifs, pas produits pour être vite digérés et agréables à l’œil. Il est sobre, pas moraliste bien qu’il soutienne une sorte d’ordre moral séculaire (spontané et compatible avec la tradition). Son héroïne et son discours sont optimistes – il faut l’être envers les éléments pourris et négatifs. La persévérance, la ruse, une bonne dose de chance et de bonnes connaissances sont de meilleurs alliés que les fantaisies, le réconfort, ou toute autre licence accordée par un scénariste (et les gamines n’ont pas de vertus confinant aux super-pouvoirs, ni de muscles de petit homme). C’est donc un film pertinent, mais sans la force émotionnelle de Coco ou des meilleurs Pixar, car un peu inhibé face aux données soulignées. Il ne peut qu’esquisser la violence, expliciter sans les sonder les drames intimes, sans entrer dans certaines considérations plus adultes et ‘décentrées’ (en montrant le point de vue ou simplement la hiérarchie et l’organisation des antagonistes). Ce qui l’amène à ‘arrondir les angles’ narratifs et alléger les moments douloureux, donc à s’affaiblir en deuxième moitié.

Dans son développement et non en lui-même, le propos s’avère un peu ‘limité’ : on part avec un élan universel et finit à se démener dans le particulier, on commence sur une pente de ‘combat’ généralisé puis glisse dans une combativité individuelle présentée de façon poétique. Ces restrictions empêchent le film de devenir pompeux, de ‘trop’ en dire ou en vouloir. Le conte est plus fort en se concentrant sur la réalité (en affichant la corruption, la méchanceté, la lâcheté) et laissant de côté la morale ou toutes velléités prescriptives (contrairement aux films ‘live’ dénonçant, à destination des Occidentaux [par défaut ou par préférence], l’oppression islamique ou la corruption au Moyen ou Proche-Orient, comme Taxi Téhéran ou Les chats persans). Il formule une revendication simple, pour la liberté, contre les barrières arbitraires empêchant de vivre ou penser sainement, interdisant à l’individu de croître, se cultiver, améliorer son sort et celui de sa famille.

Note globale 72

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…

Scénario/Écriture (7), Casting/Personnages (7), Dialogues (7), Son/Musique-BO (7), Esthétique/Mise en scène (7), Visuel/Photo-technique (8), Originalité (6), Ambition (7), Audace (7), Discours/Morale (8), Intensité/Implication (7), Pertinence/Cohérence (7)

Voir l’index cinéma de Zogarok

PERFECT BLUE **

25 Mar

perfect blue

3sur5  Premier long-métrage d’un génie de la japanim, mort avant d’élever sa notoriété au niveau de Miyazaki ou Takahata, Perfect Blue est une démonstration remarquable mais aussi un spectacle intensément frustrant. La découverte d’un style neuf et une intelligence roublarde font de ce film une référence classique de l’animation japonaise mais un parfum d’escroquerie flambante reste. Inspirant considérablement Black Swan de Arronofksy, Perfect Blue renvoie lui-même à des références très fortes : De Palma et surtout David Lynch.

Satoshi Kon crée une atmosphère lynchéenne, casse les repères, instaure une ambiguité avec la réalité, d’autant mieux cultivée que l’héroine doit créer un rapport à son nouveau milieu (une chanteuse passant au cinéma). La dépersonnalisation connue par l’héroine sert cette démarche tout en donnant à ressentir la condition d’idole, la puissance acquise par son image, la perte de soi et les menaces de cette exposition. Satoshi Kon se réfère à cette catégorie comme à une institution impersonnelle et durable, ce que ses figurants ne sont pas.

Audacieux en apparence, l’édifice est fragile et l’originalité chiquée. Le film s’appuie sur des images sensationnelles, parfois brillantes, mais vides ; tisse son histoire sur des clichés culturels, mais aligne de jolis motifs en faisant de la schizophrénie latente une méthode de mise en abyme. Néanmoins les ficelles sont trop volumineuses et l’agacement règne, même si une tension très esthétique maintient l’intérêt en toutes circonstances. À ce moment-là, cet ambitieux bricolage ne fait pas seulement la synthèse de Lynch, il se rapproche (et sans doute se nourrit) fortement du De Palma le plus théorique et clinquant.

Les références sont spécifiquement Body Double et Dressed to Kill. Même aspiration au calcul virtuose, au film de malin étourdissant et implacable ; même propension kitsch malgré une prodigieuse élégance, ou au moins une tension vers elle. Perfect Blue n’a pas leur grâce et son intelligence apparaît du coup plus frelatée, le tour de magie plus grossier. À la place, Perfect Blue est plutôt le Machinist de la japanim : un délicieux objet laqué, puissamment stylé, doté d’un certain pouvoir d’envoûtement, si creux malheureusement, si pâle fondamentalement tant il investi des sentiers éculés comme un fantôme arrogant aux parures luxueuses.

Les autres réalisations de Satoshi Kon seront généralement plus convaincantes que cette œuvre-clé là. Le Satoshi Kon expérimental et conceptuel a toujours été plus pesant et Millenium Actress, malgré son initiative lumineuse, sera assez pénible tout en suscitant le respect. Au contraire, Tokyo Godfathers, simple chronique avec des marginaux est un spectacle grisant et émouvant, un film de Noël exceptionnel. Puis Paprika sera le chef-d’oeuvre, où la dialectique sert la profusion et non la supercherie virtuose. La mort prématurée de Kon en 2010 est tragique car elle coupe dans son élan ce qui s’annonçait, dès ce Perfect Blue adulte et introspectif quelque soit ses défauts, comme un nouveau maître de l’animation, tout court.

Note globale 60

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…

 Voir l’index cinéma de Zogarok

.

NINJA SCROLL ****

21 Nov

ninja scroll

4sur5  Dans le Japon médiéval, Jubei Kibagami, samouraï vagabond, s’associe à la kunoichi (ninja) Kagero pour combattre les huit démons de Kimon. Féodalité, pouvoirs spéciaux, maisons divergentes et réseaux d’ennemis ou d’alliés sont au programme. Malgré cette profusion, Ninja Scroll est un spectacle limpide, agencé à merveille et aux qualités esthétiques remarquables. Conçu en 1993, il possède une large postérité, avec des déclinaisons en série et bande-dessinée, ainsi qu’une fausse suite américaine, rappelant les pseudo-sequel opportunes de Zombie notamment.

Même s’il n’y a pas eu de saga au cinéma, Ninja Scrolla vait de quoi en alimenter une très riche. Le film a une place méritée au milieu des Totoro, Akira et Ghost in the Shell dans les grands classements, qu’il doit en Occident principalement à ses spectateurs de l’époque, qui l’ont découvert en VHS. Chevauchant les genres (histoire, action et fantastique), il jouit de s’un vaste univers, si bien que la séance ressemble à l’exploration d’une carte de référence, avant d’éventuels plongeons encore plus profonds. C’est-à-dire qu’il y a ici la consistance matricielle d’un Star Wars.

Cette multiplicité présente un risque, le manque de profondeur. Comme pour une majorité des anime, le scénario ne se distingue pas par ses qualités particulières, sinon en tant que fournisseur insatiable. Le film est loin d’en souffrir, car les éléments mis en avant sont puissants et les personnages percutants. Le rythme est extrêmement intense, la violence courante, les femmes fatales et objets aussi, dans des proportions licencieuses assez corsées. Peu importe la légèreté de son écriture par endroits, Ninja Scroll est un divertissement étincelant, frappant comme un classique instantané dans son domaine.

Sa beauté plastique, la fluidité de l’animation et la fureur qui la soutient lui garantissent de résister aux outrages du temps. Les fans pourront y revenir en redécouvrant le film et captant de nouveaux détails, car le potentiel de Ninja Scroll comme manne geek est profond. Le réalisateur Yoshiaki Kawajiri a confirmé par la suite, contribuant à Memories en 1995 et à Animatrix, puis mettant au point l’admirable Vampire Hunter D.

Note globale 80

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Urotsukidoji + Massacre à la tronçonneuse 2

Voir le film sur FilmVF.net ou Dailymotion en français ou anglais

 Voir l’index cinéma de Zogarok

.