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LES AILES DE L’ENFER **

12 Août

ailes de l'enfer

2sur5  Con Air sort en 1997, période des bourrins sur laquelle règne Emmerich (Independance Day) et Michael Bay (Rock, Armageddon). Un cortège de stars est réuni autour de Nicolas Cage, armé d’une des coiffures les plus aberrantes de sa carrière. Il incarne un taulard embarqué malgré lui dans la tentative d’évasion d’un groupe de grands criminels. Cameron aimerait juste finir sa peine et retrouver sa famille : mais le repenti au grand cœur va devoir exalter sa fibre badass pour composer avec cet imprévu.

Voilà un produit massif et con, avec montage saccadé, images ‘fortes’ (reposants sur les lieux), punchlines gentiment trash. Quelques symboles lourds traînent ainsi que des émotions bien marquées ; tout est expédié et on a, heureusement, pas le malheur de contempler la stupidité de l’histoire. À l’inverse des faiblesses du gang de criminels piégé en haute altitude. Entre gros durs, histrions WTF et psychopathes folkloriques, Les ailes de l’enfer fourni au spectateur une généreuse brochette de fous dangereux.

Malheureusement tout les portraits restent médiocres et le ridicule personnage de Cage a pour lui sa cohérence grotesque, vivement valorisée par contraste. Le malheur des Ailes de l’enfer c’est d’être finalement assez rapidement gonflant. La promesse d’un pop-corn movie explosif est tenue, le divertissement réel lui n’est pas garanti. Trop lapidaire, trop décérébré, trop blasant. Les poussées d’adrénaline ne sont pas partagées, l’intensité modeste : un produit comme Daylight est supérieur à tous points de vue. En-dehors des pirouettes dans les grands espaces, tout ça n’est pas vraiment stimulant.

Note globale 47

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Le Cinquième Élément 

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Scénario & Ecriture (1)

Acteurs/Casting (3)

Dialogues (3)

Son/Musique-BO (2)

Esthétique/Mise en scène (2)

Visuel/Photo-technique (3)

Originalité (2)

Ambition (3)

Audace (2)

Discours/Morale (-)

Intensité/Implication (2)

Pertinence/Cohérence (1)

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INCEPTION ****

2 Fév

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4sur5  À l’instar des coups-d’éclats antérieurs de Nolan (Batman Begins, Memento), Inception donne une idée de ce que pourrait être le divertissement formaté et grand-spectacle de demain : ludique toujours, mais aussi plus tortueux, se permettant davantage d’audaces dans ses postulats. C’est une probabilité, pas une destinée.

 

Inception est en tout cas le blockbuster parfait, revivifiant les principes de James Bond, de Matrix et De Palma (Blow Out, Les Incorruptibles) simultanément. Nolan exploite à merveille son concept de l’extraction et crée un dédale de niveaux de réalité très vaste et jamais fumeux, où chaque porte mène à un espace-temps autonome. On y contemple et explore l’effet de la modification de quelques propriétés de la réalité objective. C’est à la fois limpide et vertigineux. Inception donne l’impression d’être inépuisable, ce qui est bien plus important qu’être insaisissable.

 

En l’occurence, une influence parasite dans le subconscient de Dom Cobb, leader de l’opération commandée par un milliardaire, va contraindre le spécialiste et son équipe à une fuite en avant où les limites de l’extraction sont dangereusement abattues. Nolan s’en donne à cœur joie pour créer des espaces mentaux où dominent des alternatives et des passions secrètes. La pression est décuplée tout le long qu’évoluent spectateurs et protagonistes dans ce grand système complexe et dynamique.

 

Le film se donne à vivre comme rarement. Il a l’évidence de ces coups de génie qui amènent cependant avec leur potentiel des angles morts. Théorique et intense, Inception est moins pertinent dans le registre de l’émotion conforme à son cahier des charges. La trajectoire de son couple virtuel et fantôme subjugue, mais les critères de film à Oscar viennent alourdir le trait. Résultat, la dernière demie-heure est à la fois merveilleuse et entravée ; idem en ce qui concerne la manipulation des rêves et la conclusion de l’affaire Fischer, où une sorte de censure semble précipiter la fermeture des options.

 

Inception n’en demeure pas moins un blockbuster visionnaire (pour une fois, reconnu à juste titre), l’exception, le petit miracle comme on a quelquefois. Sauf que c’est Nolan, donc c’est aussi simplement le sommet qu’il devait inéluctablement accoucher.

Note globale 79

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions… Le Prestige + J’ai rencontré le Diable 

 

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TRUE LIES ***

3 Juil

 

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3sur5  Remake d’un film français, La Totale de Claude Zidi, True Lies ne reprend pas à son compte la dérision ni l’approximation franchouillardes. C’est également une comédie, plus achevée tout en donnant dans la vanne simple ; et un film d’action, avec des moyens conséquents, James Cameron oblige – auteur des deux plus gros succès planétaires de son temps, Titanic puis Avatar.

 

C’est une question de budget bien sûr, mais aussi de goût ; True Lies exploite les possibilités glamour et spectaculaires de l’intrigue et les sert avec des effets spéciaux puissants. Il pousse aussi le concept à bout, au point de prendre quelques risques par rapport aux sentiers battus du divertissement standard, lorsqu’il s’attarde sur la thérapie de couple explosive et chahute la trame générale. Il en résulte des séquences plus posées et très réussies, comme celle de l’interrogatoire.

 

Ici Cameron fait la démonstration d’une facette parfois contrariée : son talent pour la direction d’acteurs. Schwarzenegger n’a jamais été si drôle, tandis que Jamie Lee Curtis livre une performance particulièrement audacieuse. Remanié, le scénario joue avec les clichés de l’agent secret (séducteur et omnipotent) et sa double vie (la petite famille rangée) et envoie valser tous ces clichés, car rien ni personne n’est conforme au costume habituel.

 

Schwarzy en premier lieu, le surhomme rationnel ; Jamie Lee Curtis, l’épouse pince-sans-rire ; la fille, précocement cynique, sans être du tout une de ces espèces d’ado rebelle imbuvables. En se concentrant sur le couple, True Lies gagne en intensité même s’il rate les opportunités criantes des autres personnages. Enfin le film ne s’embarrasse pas de commentaires lourdauds comme le modèle qu’il trahit allègrement, se contentant de faire son office dans le show de masse.

Note globale 67

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions… Dommage collatéral + Vanilla Sky + Le Fugitif 

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IRON MAN **

8 Fév

2sur5  C’est avec Iron Man que Marvel Studios produit son premier film, après avoir contribué aux Spider-Man, X-Men, Blade ou encore aux 4 Fantastiques. Il ouvre dans le même temps le Marvel Cinematic Universe, dès lors franchise officielle d’adaptations des comics. Circulant entre les poncifs, à la lisière de l’Indiana Jones méditatif ou du X-Men visionnaire, Iron Man présente un aspect désuet, presque nostalgique, exaltant une morale héroïque pour le plaisir du geste.

La séance est assez curieuse, la longue et intense exposition en Afghanistan précédant un déroulement presque morose ; Jon Favreau et ses associés préparent le terrain et la procrastination est manifeste. Cultivant malgré lui la frustration et le rebondissement pépère, Iron Man se développe le mieux sur le terrain sentimental, avec la confrontation de ce vieux garçon cynique (Robert Downey Jr, savant furieux et sauveur blasé) et de son assistante dévouée.

Dans l’ensemble, Iron Man ne fait que s’inscrire dans la tradition de ces grands spectacles ennuyeux mais virtuoses, passant de l’hystérie à la vacuité tout en créant un ronron cotonneux ; ces spectacles qui ont si peu à raconter mais savent si bien meubler, parfois avant de dévoiler le grand jeu. Au public de prendre ses réservations pour le second opus : après ce final, c’est promis, il n’y aura plus moyen de louvoyer.

Note globale 50

Page Allocine & Metacritic & IMDB    + Zoga sur SC

Suggestions… The Avengers + Les Gardiens de la Galaxie    

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Aspects favorables

Aspects défavorables

* entertainment de haut-vol dans son premier-tiers

* scènes d’action, personnages et pistes prometteuses

* un show ouvertement vide

* la légèreté, l’euphorie ou les deux ? Une décision !

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LES GARDIENS DE LA GALAXIE *

20 Déc

les gardiens de la galaxie

2sur5  Dixième film de la franchise Marvel Cinematic Universe, Guardians of the Galaxy est le premier à n’être pas centré sur une créature issue des Avengers. Mais comme dans le film Avengers justement, il s’agit de la réunion d’une équipe de super-héros. Cette relève est assurée par les membres présents dans la seconde version du comics (lancé en 1969), celle remaniée en 2008, se centrant sur Star-Lord, Rocket (le raton-laveur), Groot (l’arbre), Gamora et Drax.

La direction a été confiée à James Gunn, auteur de Super en 2010, également un des participants de My Movie Project en 2013. Il a commencé sa carrière de réalisateur avec Horribilis, série B d’horreur fantaisiste et ratée, malgré quelques trouvailles visuelles. Neuf ans plus tard, il contribue à un blockbuster où le ‘second degré’ atteint des hauteurs désespérantes. Le héros Star-Lord a peu de charisme et la mascotte Rocket omet d’être un peu plus que vulgaire.

Déjà le rassemblement de super-héros pour Avengers était étonnamment fade et standardisé ; soit on s’extasiait éventuellement car il s’agissait de ses jouets favoris, soit on passait simplement son chemin. Les Gardiens de la Galaxie est bien plus agaçant, peut-être parce qu’il est plus flambeur et que son manque de caractère n’en est que plus voyant. Le film ne permet aucune profondeur, aucune attache possible : ses personnages sont là, existent et gesticulent, s’expriment comme les mecs cools des blockbusters pour enfants.

On est là pour s’éclater, soit. Mais l’humour navrant et la légèreté seuls, ça n’irait pas : alors il y aura les grands élans en carton et l’héroïsme cheap. Solitude devant l’écran, même pas intense, devant toute cette inanité managée par le bruit, les violons et la coolitude expéditive. À l’usure, le show inspire une certaine amabilité. Ce n’est pas une souffrance, ce n’est jamais tout à fait médiocre, mais c’est une sorte de retour dans les années 1990 d’un manque de vitalité et d’inspiration extrêmement saoulants.

Note globale 42

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Kick-Ass + Scott Pilgrim + Flash Gordon + Watchmen + Judge Dredd   

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Marvel sur Zogarok >> Les Gardiens de l’Espace (2014) + Thor : le monde des ténèbres (2013) + Iron Man 3 (2013) + Avengers (2012) + Iron Man 2 (2010) + L’Incroyable Hulk (2008) + Iron Man (2008)

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