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ALBUMS 2018 (BILAN)

4 Jan

De nouveau une année quasiment sans déchets, mais cette fois peu de grosses notes et pas de découvertes majeures (en genres ou en compositeurs). Normal puisque c’est une année très faible comparée aux précédentes : 114 nouveaux albums, contre 215 l’an précédent, 363 en 2016 et loin derrière le pic de 2015 à 614. Mais c’est encore davantage qu’en 2014 (avec 58), dernière année où j’écoutais encore par plaisir ou sincère enthousiasme plutôt que par curiosité.

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82

  • Zenzile & High Tone – Zentone (France 2006) dub

80

  • Urfaust – The Constellatory Practice (Pays-Bas 2018) metal-doom
  • Harold Budd – The Pavillion of Dreams (USA 1977)

78

  • [Live] The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble – I Forsee The Dark Ahead, If I Stay (Pays-Bas 2011)

76

  • [OST] Mikko Tarmia – Amnesia : The Dark Descent (Finlande 2011)
  • Skepticism – Alloy (Finlande 2008) ‘funeral’ doom metal

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74

  • Mythic Sunship – Upheaval (2018) rock psychédélique
  • Blut aus Nord – Ultima Thulée (France 1995) black metal
  • Absent – Towards the Void (Brésil 2018) psych-doom metal
  • The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble – The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble (Pays-Bas 2006)
  • Youth Lagoon – Wondrous Bughouse (USA 2013) pop psychédélique
  • FKA twigs – LP1 (UK 2014)

72

  • The Cure – Wish (UK 1992) pop rock/new wave. ‘Letter to Elise’ et ‘Friday’, pourtant sortis en singles, sont triviales et très inférieures.
  • Altus – Coma Cluster (Canada 2009) space ambient
  • Mac DeMarco – This Old Dog (Canada 2007) pop
  • Beach House – 7 (USA 2018) dream pop
  • Camel – The Snow Goose (UK 1975) rock progressif
  • Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures (USA 2018)

70

  • Zenzile – Totem (France 2002) dub
  • High Tone – Acid Dub Nucleik (France 2002) dub. Régressif par tiers.
  • Happy the Man – Happy the Man (USA 1972) rock progressif
  • Dopethrone – Hochelaga (Canada 2015) sludge-doom metal
  • My Sleeping Karma – Moksha (Allemagne 2015) rock psychédélique
  • Vox Low – Vox Low (France 2018)
  • Carbon Based Lifeforms – Derelicts (Suède 2017)
  • Rondo Veneziano – Rondo Veneziano (Italie 1980)

68

  • Zenzile – Sachem in Salem (France 1999) dub
  • The Blaze – Dancehall (France 2018) house
  • Deafheaven – New Bermuda (2015) post-rock/blackgaze
  • Drab Makesty – The Demonstration (2017)
  • Dopethrone – Transcanadian Anger (Québec 2018) sludge-doom metal
  • Somali Yacht Club – The Sea (Ukraine 2018)
  • Hiroshi Yoshimura – Flora 1987 (Japon 2006)
  • Hiroshi Yoshimura – Wet Land (Japon 1993)

66

  • Bob Marley & The Wailers – Catch a Fire (Jamaïque 1973) reggae
  • Boar – Poseidon (Finlande 2018) doom metal
  • The Prodigy – The Fat of the Land (UK 1997)
  • [OST] Piero Piccioni – Il dio sotto la pelle (Italie 1974)

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64

  • Japan – Tin Drum (UK 1981) art-pop. Deux derniers morceaux bien meilleurs.
  • Arctic Monkeys – Tranquility Base Hotel + Casino (UK 2018) art rock
  • Youth Lagoon – The Year of Hibernation (USA 2011) dream-pop
  • Rondo Veneziano – Casanova (Italie 1985) ++

62

  • Zenzile – Modus Vivendi (France 2005) dub
  • High Tone – Bass Temperature (France 2001) dub
  • Happy the Man – Crafty Hands (USA 1978) rock progressif
  • [Live] Plastikman – EX (Allemagne 2014)
  • Sunnata – Outlands (Pologne 2018) sludge metal
  • FKA twigs – M3LL155X [EP] (UK 2015)
  • Lone – Levitate (UK 2016)
  • The Prodigy – Music for the Jilted Generation (UK 1994)

60

  • High Tone – Opus Incertum (France 2000) dub
  • [EP] The Cure – Lost Wishes (UK 1993) instrumental
  • Tyler the Creator – Flower Boy (Californie 2017) hip hop
  • Astrodome – II (Portugal 2018) rock psychédélique
  • [Live] Skepticism – Ordeal (Finlande 2015)
  • Alexander Kowalski – Echoes (Allemagne 2001) techno
  • Anna Domino – East and West (USA 1984)
  • Caribou – Swin (2010)
  • Allah-Las – Allah-Las (USA 2012)

58

  • Bob Marley & The Wailers – Burnin’ (Jamaïque 1973) reggae
  • Mgla – With Hearts Toward None (Pologne 2012) black metal
  • Moonsorrow – V: Havitetty (Finlande 2007) folk metal
  • Mare Cognitum – Phobos Monolith (Californie 2014) black metal
  • Mystic Braves – Mystic Braves (USA 2012) rock psychédélique
  • oOoOO – oOoOO [EP] (USA 2010)
  • Godspeed You ! Black Emperor – F#A@°° (Canada 1997)
  • The Feelies – Crazy Rhtyms (USA 1980)
  • H.P. Lovecraft – H.P. Lovecraft (USA 1967)
  • Carbon Based Lifeforms – MOS 6581 Remixes [remix] (Suède 2016)

56

  • Kaly Live Dub – Hydrophonic (France 2002) dub
  • Dimmu Borgir – Stormblast (Norvège 1996) black metal
  • Sons of the Stone – Stone Tales (France 2018) stoner rock
  • Wicked Wizzard – Wicked Wizzard (2018) stoner rock
  • Youth Laggon – Savage Hills Ballroom (2015) pop
  • Acrimony – Tumuli Shroomaroom (UK 1997)
  • Autobahn – The Moral Crossing (UK 2017)

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54

  • The Voidz – Virtue (USA 2018)
  • oOoOO – Our Loving Is Hurting Us [EP] (USA 2012)
  • Times Machines (Coil) – Times Machines (UK 1998)
  • Bjork – Utopia (USA 2017)

52

  • Julian Casablancas + The Voidz – Tyranny (USA 2014)
  • My Bloody Valentine – Isn’t Anything (Irlande 1988) shoegaze, pop-dream/noise
  • H.P. Lovecraft – H.P. Lovecraft II (USA 1968)
  • NxxxxxS – Market Crash [EP] (France 2016)

50

  • Tom Misch – Geography (UK 2018)
  • [EP] Sadistict Intent – Resurrection (Californie 1994) death metal
  • Joanna Brouk – The Space Between (USA 1981)

48

  • Tyler the Creator – Wolf (Californie 2013) hip hop
  • Neo Obliviscaris – Portal of I (Australie 2012) métal progressif
  • Suffocation – Pierced From Within (USA 1995)

46

  • Sufjan Stevens – Planetarium (USA 2017) note=58 pour la version Live (multiple) antérieure.
  • Parliament – Mothership Connection (USA 1975) funk
  • Queens of the Stoned Age – Songs for the Deaf (USA 2002)

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42

  • Blackfield – Welcome to DNA (2011) pop rock

38

  • Arctic Monkeys – Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not (2006) rock alternatif

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28

  • [EP] Lolishit – Real Loli Shit (2015)

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Ré-écoutés et déjà notés/ laissés en suspens :

  • 76 : Autechre – Tris Repetae (UK 1995) electro. 8/10 pour : 1-Dael, 2-Clipper, 3-Leterel, 4-Rotar, 7-C Pach. 7/10 pour : 6-Eutow, 9-Overand, 10-Rsdio. 6/10 pour : 5-Stud, 8-Gnit.

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Bilans albums : 2017

Autres bilans de 2018 : Cinéma les découvertes, Cinéma Top annuel, BD, Séries, Jeux-vidéos, Livres 

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VELVET GOLDMINE ***

17 Août

4sur5  Cette ode au glam-rock n’est pas une hagiographie d’un univers et de ses protagonistes ; c’en est une exposition mélancolique et flamboyante, fidèle à l’essence de ce courant, reflet avisé de ses avatars, tout en optant pour un filtre profondément subjectif. Dans Velvet Goldmine, un journaliste (Christian Bale) est sur la piste d’un chanteur disparu lors d’un attentat. À cette époque, il y a dix ans, Arthur Stuart était fan de Brian Slade (Jonathan Rhys Meyers) et le glam-rock lui a fourni des codes extérieurs qui à ses yeux reflétaient sa propre personnalité, ses désirs, son identité, sa vérité que lui ne savait exprimer.

Le film se propose comme un enchaînement de flash-backs, de scènes décisives, en mettant progressivement de côté l’enquête. En marge des émulations adolescentes pathétiques de Arthur, le spectateur suit l’évolution de Brian Slade, star quasiment décalquée sur David Bowie et empruntant notamment à son Ziggy Stardust, mais aussi au leader de T.Rex, Marc Bolan. Dans le sillage de sa révolution musicale et sexuelle, il se lie à Curt Wild (Ewan McGregor), amalgame de Iggy Pop et de Lou Reed. Le film met en valeur, au plan subjectif (individuel) et objectif (social) l’effet dans les médias et la société de leurs pérégrinations, quintessence du glam-rock.

Il n’y a pas d’allégresse dans la représentation de Todd Haynes, pas plus que d’impunité pour les protagonistes. Le glam rock est un rêve impossible, accompli pendant une période néanmoins (le début des seventies – 1971/1974), mais il s’impose en même temps qu’il signe d’avance ses contrecoups, voir sa mort imminente. Cette mode est comme une idéologie où se confondraient exultation et sacrifice. La jouissance pourra durer éternellement mais la douleur se fera sentir simultanément, comme le prix de l’outrance et de la singularité.

Les fantômes histrioniques se déploient, renvoient aux figures réelles (Jack Ferry prend la place de Brian Ferry), s’ajoutent à elle ou viennent les nuancer avec le filtre de celui qui vit la chose sans recul. Les costumes androgynes défilent, toujours glamour et percutants, souvent ridicules, parfois drôles. « La révolte sexuelle » se propose comme une nouvelle aventure dans l’histoire du rock, une étape de transition laissant des traces et ouvrant des voies, mais s’interdisant à elle-même un propre avenir. Elle trouve un public mais heurte en premier lieu les meutes du rock, comme celles composant les groupies souvent rustres de Curt Wild.

Velvet Goldmine livre tout de son sujet et a la même attitude de défi et de décadentisme suave. Il expose toute la valeur du glam rock, de cette musique, ce personnage et ces artifices ; ainsi que de ses ouvriers, actifs ou  »civils ». Il ne cache aucun de leurs travers, de leur superficialité ou de leur détresse abyssale ; tout comme il expose le sens profond, immanent, de leur attitude (« le premier devoir dans la société est d’adopter une attitude »). Comme eux il accepte de se piéger dans un processus de tragédie et va jusqu’à l’alimenter.

Il épouse cette attitude avec cette même complaisance étrange, à la fois morbide et opulente, dans la séduction – mais sait contempler cette démarche, en rendre compte, comme un prisonnier capable de ressentir son destin. Brian Slade apparaît tout à fait sincère dans sa démarche, comme un adolescent désenchanté peut l’être ; là où les autres sont des inventeurs et des performers, lui et ses acolytes vivent et purgent par eux-mêmes et via eux-mêmes leurs passions. C’est l’une des grandes vertus des artistes publics : être et expérimenter ce que des anonymes n’oseront accomplir ou révéler, sinon à eux-mêmes.

Note globale 75

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… L’Homme qui venait d’ailleurs + Mysterious Skin + Boogie Nights + Billy Elliott + Man on the Moon 

 Voir l’index cinéma de Zogarok

IBERIA ***

23 Juil

3sur5  À ses débuts Carlos Saura réalise des films sur la société espagnole à l’ère du franquisme, souvent en avançant déguisé. Il satisfait ainsi des raisons pratiques ou politiques et les exigences de son style. Cria Cuervos restera son opus le plus reconnu. C’est peu après la vague de consécrations autour de ce film que sa carrière évolue radicalement. Dès le début des années 1980 avec une trilogie sur le flamenco (Noces de sang, Carmen, L’amour sorcier), Saura laisse de plus en plus de place à un cinéma sans narration conventionnelle et centré sur la musique et la danse. Iberia fait partie de cette catégorie et se pose officiellement comme un documentaire sur le flamenco. Il rend hommage à l’œuvre du compositeur espagnol Isaac Albéniz et s’inspire d’Iberia essentiellement.

Seul le contexte des répétitions, l’absence de costumes pour certains acteurs et le début dans la grande salle légitiment l’inscription en ‘documentaire’ ; mais c’est un spectacle musical avant tout, dont on ne fait qu’apercevoir quelques instants un bout des coulisses – et ceux de l’immédiat, le service technique. Dans l’ensemble, Iberia tient plutôt du concert sans public à l’écran ni hors-champ, répandu sur plusieurs salles (les ‘murs’ et les transitions sautent au montage). Il est livré en plusieurs parties, sans textes (hormis leurs noms) ni dialogues (sauf onomatopées, notamment celles des mamas sur Torre Bermeja), avec pour seul ‘texte’ une poignée de chants (sur El Puerto et celui, assommant, de Corpus Sevilla). Toutes les explications viennent de la musique et des performances physiques. Des photos d’Albéniz, de sa famille et ses proches, sont affichées à certaines reprises, notamment pendant Triana (sur les murs et dans les couloirs autour des danseurs, ou simplement en écran complet).

Le gain de cet Iberia, par rapport à un aperçu en direct ou via une vidéo ‘brute’ tient aux mouvements de caméra et à quelques astuces de mise en scène (le faux split screen au début par exemple). Le goût du symbolisme, la tendance aux métaphores présentes chez Saura servent son cinéma lorsqu’il touche à la musique – sans quoi il est livré à un ‘regard’ feutré à l’extrême, d’ailleurs le sous-texte est toujours un peu inerte et morcelé ici. Iberia pourra convaincre et surtout séduire au-delà du noyau dur visé, car il présente des qualités cinématographiques, une certaine intensité et un langage clair, vif (délassement possible pour les cinéphiles repus, à condition de se laisser aimanter). Le film est découpé en dix-huit morceaux et ne s’éternise jamais sur un morceau ou un angle de vue (tout au plus, quelques secondes de trop fixé sur le piano – sans bénéfice narratif ni d’ambiance). Deux ans plus tard Saura se penchera sur le genre portugais le plus typé avec Fados, puis retournera au flamenco avec toujours Sara Baras en vedette.

Note globale 68

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… La Vida Loca + Les Chaussons Rouges  

Voir sur YouTube (image moyenne)

Scénario & Écriture (-), Casting/Personnages (2), Dialogues (-), Son/Musique-BO (4), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (3), Ambition (3), Audace (-), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (3), Pertinence/Cohérence (2)

Note arrondie de 67 à 68 suite à la mise à jour générale des notes.

Voir l’index cinéma de Zogarok

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PLAYLIST ZOGAROK n°18

24 Nov

JOAKIM – IN THE CAVE ****

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JAMES LAST – MITTERNACHTBLUES (MIDNIGHT BLUES) *****

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BERLIOZ – A BALL ****

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JULEE CRUISE – WORLD SPINS ****

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ZBIGNIEW PREISNER  – LACRIMOSA ****

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Toutes les Playlists : 20, 19, 18, 17, 16, 15, 14, 13, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1

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PLAYLIST ZOGAROK n°17

21 Nov

DyE – FANTASY *****

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ETHER/SEI A – HOTEL COSTES 12 ****

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GRIMES – OBLIVION ****

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ISABELLE ADJANI – PULL MARINE ****

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BORIS BREJCHA – LOST MEMORIES ****

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GESAFFELSTEIN – VIOL ****

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Toutes les Playlists : 20, 19, 18, 17, 16, 15, 14, 13, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1

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