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NECRONOS – TOWER OF DOOM **

10 Mai

2sur5 Z horrifique fantaisiste et érotico-gore. Le début est particulièrement cheap avec la trop manifestement vieille caméra, les lense flare des plus artisanaux en forêt. Puis dans un intérieur incertain on découvre une sorte d’alchimiste avec ses sujets ; c’est grotesque, mais moins ridicule. Le début a la vertu de présenter et pousser à fond les grands défauts du film. Notamment la répétition de sortes de scènes mais aussi carrément de plans ; en particulier cette vue sur un château seul au milieu d’un paysage verdoyant. Intertitres à foison dans ces dix premières minutes – pas traduits ; pas compris tous les dialogues mais de bonnes raisons de pas s’en soucier. Plus tard on aura des sous-titres pour les deux patients anglais.

La séance vaut le coup pour les amateurs grâce à sa générosité, sa hargne et aux décors naturels. Les nombreuses kitscheries ne sont pas nécessairement un mal (mais peuvent être bien lourdes – telles ces portes en bois s’ouvrant comme un portail électrique ou celles d’une grande salle de décideurs de space opera). Ce qui plombe le film même en tenant compte de ses conditions, c’est la trop médiocre direction d’acteurs pendant le long échauffement (puis avec la fille à l’extérieur aux séquences redondantes, pataudes et interminables). Quelques exemples frappants : la partie de sexe quasi pornographique sauf que madame garde son mini-short ; un type se laisse tirer dessus et aucun de ses mouvements musculaires, sinon ceux des yeux, ne traduit une envie de résistance active ou de fuite face à son agresseur. On fait comme si (à nous de suivre) ! Pourquoi cet accidenté s’enfonce en forêt ?

L’inanité de certains comportements est évidemment au service du scénario (sinon pourquoi cet accidenté s’enfoncerait-il en forêt ?). Comme souvent dans l’extrême-bis graphique et gratiné, ou seulement ampoulé, l’équipe du film accorde son attention au spectacle et aux gestes, ne se soucie pas de ‘solidifier’. Les poses surfaites (surtout à cause des limites techniques) des personnages extravagants (plus ou moins démons) sont donc autant des fautes [de goût, de consistance] que des petits éclats cohérents et désirables dans ce cadre.

Note globale 52

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Suggestions…

Les+

  • tient ses promesses, généreux
  • décors et notamment espaces naturels
  • tous les défauts posés au début et poussés au maximum : on sait à quoi se tenir

Les-

  • peu de situations vraiment ou sérieusement percutantes
  • direction d’acteurs négligée, trop cérémonieuse avec les extravagants
  • inconsistances

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L’HOMOSEXUALITÉ EN VÉRITÉ (Philippe Arino) **

27 Fév

2sur5 L‘hypocrisie et l’orgueil catho et homo mêlés : amusant et captivant, puis glauque et accablant. Arino a le mérite de rabrouer les injonctions-explications du présent, d’avancer des observations et des récits pertinents sur l’origine et le vécu de l’homosexualité. Ses généralisations sans partage lui font perdre en crédibilité, sa manie de reprendre le vrai à son compte est regrettable – par exemple l’attachement à la souffrance, qui serait omniprésente puis surtout fondatrice chez les individus de son espèce (s’y rattache l’identification à la femme violée). Comme les autres thématiques monumentales (et comme l’ensemble des échecs et travers narcissiques débouchant sur la haine de soi, l’aspiration à la réification), celle-ci est aspirée dans la perspective exclusive de l’homosexualité – et du psycho-sexuel, comme en psychanalyse.

L’ennemi ultime et contemporain est la « bisexualité psychique » avec son rouleau-compresseur des sexualités et manières d’être. Hétéros et homos sont jumeaux nous annonce l’auteur, juste après avoir étayé sur l’obsession du « désir fusionnel de division » [constant chez les gens atteints du virus tragique mais sublime de l’homosexualité, donc]. L’idée est étayée : dans les recherches et théories psychologiques du XIXe, ils étaient les deux versants du bisexuel, avant d’être séparés pendant que ces termes techniques se répandaient dans le langage commun. Arino reproche à la « société bisexuelle hédoniste » son homophobie ‘refoulée’ mais ‘positive et optimiste’. Elle passerait sous silence les rudes vérités de l’homosexualité (violences, amours instables et faux, solitude, cassures à tous les étages), pour mieux aseptiser les mœurs et laisser in fine les homosexuels à leurs malheurs ; lui au contraire garde les vieilles catégories homosexuelles tout en les dénigrant, mais avec compassion. Voilà deux monstres aux antipodes mais sur la même corde : aliénation et répression – chacun dans l’hypocrisie souriante, l’un négligeant l’âme et l’autre non.

Même si Arino en bonne ouaille prophétique ou bolcho typique pratique l’inversion [accusatoire], il marque des points contre ces cibles externes – malheureusement en manquant de précision [pénétration] et en invalidant (ou compensant) ses propos par d’autres. Car à le suivre il n’y a pas de diversité authentique dans les vocations sexuelles – l’homosexualité serait la pente fatale de l’espèce (à considérer dans un sens moral, non managérial) – bien sûr il ne l’exprime pas catégoriquement, mais c’est ce qu’il faut conclure. Il affirme que le désir homosexuel définit l’homosexuel ; que « le milieu » c’est ce désir et donc il y rattache tous les concernés (non pratiquants, continents et puceaux inclus) ; mais annonce en ouverture de la deuxième grande partie que l’essentiel de l’Humanité est traversée par ce désir primaire (presque bestial), surtout dans la jeunesse [où on se cherche] – pourtant, ça n’en fait pas des homos.

Ce décret d’Arino n’a rien de mystérieux quand on comprend qu’il est jaloux de sa condition. Il souhaite que tous embarquent à bord de son avion des pécheurs ; lui sera l’hôtesse de l’air ou la petite mascotte chargée de divertir, de troubler et d’être entendue. Il veut prendre tous à parti pour continuer son cinéma et l’asseoir dans son identité – renforcée en dénigrant sa ‘caste’ pour mieux en reproduire les travers (caricaturaux – c’est un efféminé raisonnant massivement par les dogmes, les témoignages et les sentiments, avec une certaine finesse dans le développement de sa rhétorique), en manifester l’orgueil. Les autres homosexuels n’auraient donc pas que des raisons superficielles ou ‘modernes’ de réprouver sa propagande, néanmoins ils pourraient se consoler avec les belles places et médailles que sa prose leur garanti (tous les bisexuels et ‘alters’, peut-être aussi les hétéros hédoniques et homos non-enfantins, seront au mieux spectateurs au pire des contre-exemples, avec lesquels il conviendra d’être charitable mais de-n’en-penser-pas-moins en vertu des commandements divins).

Lui et ses camarades seraient les boucs-émissaires du mal-être existentiel des hommes séparés de Dieu, des « viols sociaux » divers (encore une communauté lésée avec prétention au double-poste de martyr universel et de guide de la grande communauté terrestre). Pourtant, les agressions homophobes n’ont lieu que dans le milieu homo, c’est-à-dire avec des personnes marquées par le désir homosexuel (donc les agresseurs s’invitant dans les espaces de ‘copulation’ et de racolage homosexuel sont des homos luttant contre leur propre désir – thèse classique). Bref, à l’instar d’autres remontant à une révélation, une constitution, un événement providentiel en toutes circonstances sérieuses, Arino suggère une généalogie où l’homosexuel devient l’auxiliaire, tandis que l’agent de la Foi traditionnel ou assermenté est le véritable arbitre. La seule chose existant en-dehors du filtre homo : c’est la Foi et l’Amour, confondus en une entité – elle aussi englobante.

Arino me semble un idéaliste souhaitant rester petit garçon spécial. Il encourage et pousse vers l’Église, pratique le prosélytisme pour l’institution et les institutions. Une phrase fameuse, je crois dite ou rapportée par Pasolini, trouve ici un renfort de premier choix : « Les gays sont des Christ ratés ». Les propos d’Arino renvoient constamment à ce complexe – et puis comme tous les gens grandioses, il faut bien remettre sa mégalomanie à quelque chose capable de la canaliser, lui donner du sens et la flatter. Naturellement l’aspiration absolutiste et le déni des différences individuelles sont au rendez-vous. Arino nie la diversité, veut jeter les autres dans le même sac (avec du bien et du moins bien) et place tous ses camarades en orientation « dans le milieu » ; ce qui lui permet de le mettre en opposition à l’affiliation religieuse – il faut alors choisir le bon camp or, comme il se veut rationnel, comme il l’apprécie et ne peut faire autrement, il ne saurait prétendre que l’homosexualité est une invention – donc il plaide pour la chasteté, en laissant aux homosexuels leur identité présumée d’amuseurs lunaires.

Son horrible volonté d’inclusion et de servage s’est confirmée dans les vidéos où il intervient suite à cet essai. Il veut enfermer ses homologues – non dans un rôle ‘de cul’, c’est sa simple différence avec les ‘gays’ habituellement ‘hautement’ visibles en-dehors des revendications. Il veut de la follitude et du catholicisme – mais de la follitude au service de ! Malgré toutes ses prétentions et ses apparences, Arino est symptomatique des supposés vices profonds de la société, de ce qu’il dénonce (après y avoir bien goûté et en conservant des restes tenus pour innocents) ; il a effectivement les manières surfaites et les poses aberrantes des homosexuels des ‘médias sociaux’ (la fibre artistique étant le versant positif de ce théâtre) ; il entremêle son ego et sa mission dévouée (dans une vidéo encore, sa part de projection va jusqu’à généraliser l’aspiration à être des anges), a une attitude de troll involontaire (ses chansons ressemblent à ce qu’un comique déglingué compose pour parodier l’objet de son exaspération – ou à type régressant dans la bonne humeur). Cette confusion entre la bonne volonté catholique et la sienne, sa vérité d’individu exhibitionniste et sa vérité de personne engagée, est gênante et le rend suspect.

Note globale 52

DARK STAR **

16 Juil

dark star

2sur5  L‘intérêt principal de Dark Star, c’est d’être le premier film de John Carpenter, réalisateur de The Thing, Halloween, L’Antre de la Folie ou encore Christine. Il s’agit d’un film de fin d’études, tourné en 1974 alors que Carpenter a 25 ans. Il devait d’abord durer quarante minutes, puis a été allongé au double grâce à la contribution d’un contributeur, amenant le budget à hauteur de 60.000 $. Le contexte est un pot-pourri de la SF éprouvée, empruntant modestement aux produits du passé sans forcément s’approcher de quoi que ce soit.

Sans doute drôle, ennuyeux certainement, Dark Star est un film quasi Z, cheap à mort, à la mise en scène sans génie particulier, donnant dans la surenchère que ses moyens et une fibre trollesque permettent. L’ensemble est proche du gag agrémenté de réflexions philosophiques sans jugement : profondes, sincères, chiquées, peu importe pour le cinéaste. La première demie-heure est juste soporifique, jusqu’à l’entrée du ballon extraterrestre (28e minute). Il y aura de bons moments, comme celui de l’ascenseur (mais s’étalant bien trop) ou le détournement de Figaro (45e).

Malheureusement l’espèce de coccinelle croisée Blob disparaît rapidement et la balade dans l’Espace vire encore aux flottements hagards, jusqu’à ce final avec le glaçon. Ce fut du branque de grande ampleur, qualifié plus tard d’En attendant Godot dans l’Espace par son réalisateur. Ce machin pittoresque était sans doute amusant à concevoir, pour l’écriture comme le tournage, mais c’est d’un faible intérêt sinon. Il y a les prémisses d’Alien dans le scénario et c’est normal puisque Dan O’Bannon réalise lui aussi sa première contribution sur un film.

Mais les idées sont courtes et Carpenter aura tourné son nanar, avec des acteurs interchangeables, ses potes sans doute. Le temps du sérieux viendra rapidement puisque Assaut, c’est dans deux ans, Halloween, dans quatre. Nanar, soit, mais là il n’y a aucune signature, presque rien n’identifie Carpenter. Avec Les aventures d’un homme invisible, cela demeure le boulet (voir hors-piste) total de la carrière de Big John. Il a circulé dans les festivals en 1976 (donc tardivement), est sorti en France en 1980 (moment de Fog) grâce aux premiers succès de Carpenter et est finalement sorti en vidéo en 2014.

Note globale 52

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Suggestions…  Réincarnations/Dead & Buried 

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L’EXORCISME D’EMILY ROSE **

28 Avr

exorcisme emily rose

2sur5  À l’instar de Requiem qui sortira un an plus tard (2006), L’exorcisme d’Emily Rose s’inspire de l’histoire d’Anneliese Michel, jeune allemande décédée à la suite d’une série d’exorcismes en 1976. Le film relate le procès de l’exorciste, entrecoupé de flash-back rapides. Le résultat est mitigé car si l’enthousiasme des auteurs est manifeste, leur produit mal défini, laissant un sentiment de surcharge et de brouillon : sa spécificité en devient presque obsolète.

En effet tout procède par à-coups et la distance demeure permanente sur le sujet. Les élans plus passionnés s’éteignent rapidement quand ils ne sont pas simplement zappés par le flux droit et mollasson rendant ce film aimable et d’une platitude étrange, impropre. Cela n’a pas empêché cette série B de devenir un énorme succès, puis rester l’un des films les plus vus et connus des années 2000-2010 sur l’exorcisme. Elle sait gérer un certain suspense judiciaire et charrier des sujets lourds sans s’engager elle-même, jouant à bon escient de l’ambiguité entre épilepsie ou début de psychose et manifestation surnaturelle.

Au-delà de la réception critique positive mais timide, ce troisième film de Scott Derickson permet à sa carrière de décoller et le remake du Jour où la Terre s’arrêta lui est confié. En 2012 il s’illustre à nouveau dans l’horreur avec Sinister, produit banal mais très réussi. L’intérêt pour les âmes torturées et les réalités invisibles booste manifestement Derrickson (réalisateur auparavant d’Hellraiser V), même s’il ne s’exprime pas en génie dans ce domaine et ne déclame rien de bien valable. Emily Rose a également révélée Jennifer Carpenter, laquelle allait devenir un an plus tard Debra, la sœur de Dexter.

Note globale 52

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Suggestions… Le Dernier Exorcisme + Poltergeist 

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HOSTILES **

20 Avr

2sur5  Le réalisateur des Brasiers de la colère et de Crazy Heart est donc spécialisé dans les drames virils et poignants (ou au moins sérieux, pas gonflés par des tours de scénario ou de mise en scène). Son western Hostiles est sans bavures ni excès. Ce qui prend place n’est pas nécessairement brillant pour autant, mais les spectateurs ne sont pas tenus pour des veaux. On ne leur réserve pas de surprises, ne recycle pas les manières et les détours trop voyants ou à la mode. Le résultat n’est pas niais sur le fond et pompeux sur la forme comme The Revenant (ou de manière plus sereine), c’est une balade linéaire donnant l’occasion d’expier la haine légitime de colonisateurs et de colonisés.

Hostiles a au moins une vertu : avec un minimum d’efforts (aucune originalité, scénario simplet) et d’effets, il se positionne fortement et donne à parler (moins à analyser, car cela reviendra vite à pinailler ou à expliciter à perte – il y a plutôt matière à discourir, y voir et grossir ce que l’on préfère). Le film opère un tour excellent : il est évident à percer mais prend bien soin d’exacerber discrètement chacune de ses propositions (dopant en apparence des dialogues et tensions rebattues). John Ford a ressuscité et fait dans l’épuré. Le récit collectif, orienté valeurs, peut toucher – et alors tout le déroulement est plaisant, on goûte sa dignité, son intégrité. Si ce charme ne s’exerce pas, la pression émotionnelle redescend radicalement. Car le film joue sur une gamme : la souffrance – avec toujours de la dignité et souvent un peu de chaleur.

Avec l’élan vers la réconciliation, cela fait une gamme et demi. Le jeu est précis et se corrompt le moins possible avec l’individualité ou la subjectivité. Hostiles voit les choses d’en haut, prend un ensemble, admire et invite à se recueillir ; il ne veut pas connaître ses sujets ni surtout trop les tourmenter. Ils ont déjà tellement à porter ! Bifurquer reviendrait à les offenser. Cela donne des personnages statiques – assortis au tout-linéaire. En deux heures ils ne se prennent rien de neuf (sauf la femme, près de la démence ou de la furie – ce caractère prometteur sera vite noyé lui aussi). Le seul changement concerne les relations entre convoyés et convoyeurs : elles s’adoucissent. Les deux camps sympathisent, unis dans leurs malheurs malgré l’illusion d’une opposition. Tout ça pour, quand même, en rester au ‘dog-eat-dog’, sans distinction, y compris face à ceux qui nous ressemblent. Le capitaine Blocker et ses hommes se savent donc pourris comme les ennemis officieux, pas tant par nature, plutôt car cette terre et l’Histoire en route sont maudites.

Comme les autres finalement, les plus optimistes et les plus critiques, Hostiles est venu nous démontrer que les États-Unis sont un pays terrible, fixé par son passé funeste. En dernière instance il sera toujours accablé par les égoïstes crispés et les fous de la gâchette – factuellement cela donne une séquence (pré-finale) grotesque avec un péquenaud défendant sa propriété et rejetant la force positive et pacificatrice du gouvernement (un de ces récalcitrants primitifs qu’on regrettait dans Liberty Valence). Enfin Hostiles est un film non-manichéen alors ce péquenaud est quand même courtois, d’ailleurs c’est Hershell de Walking Dead. Tous les autochtones ont vocation à être chahutés voire délogés, car il y a une innocence à se situer dans l’espace, dans le temps, dans un programme ou des rites et pour longtemps. De sentiment, de naissance ou même de souche, les autochtones s’attacheraient en vain, en tout cas aux alentours de cette route traversant le cœur de l’Amérique du nord. C’est pour ça que le film est meilleur à représenter l’usure des hommes : on s’habitue aux choses, les pénibles le restent, mais la douleur n’est pas si vive, elle s’étale, enlace tout. L »arrêt’ produit par un traumatisme, une blessure irréparable, ou la conscience de limites définitives, est comparable au vieillissement.

Note globale 52

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Suggestions…

Scénario/Écriture (4), Casting/Personnages (5), Dialogues (5), Son/Musique-BO (-), Esthétique/Mise en scène (6), Visuel/Photo-technique (7), Originalité (3), Ambition (7), Audace (5), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (5), Pertinence/Cohérence (5)

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