Tag Archives: Religion

THE MAGDALENE SISTERS ***

22 Déc

magdalene

3sur5  Récompensé du Lion d’Or à la Mostra de Venise en 2002, le film de Peter Mullan (surtout connu en tant qu’acteur) a crée la polémique en étant accusé d’être un brûlot contre l’Eglise. De quoi renforcer son pouvoir d’attraction, malgré le démenti du réalisateur, assez pleutre alors que son film peut être aisément taxé d’anticléricalisme, primaire éventuellement compte tenu du manichéisme exprimé. Rien ne rachète les sœurs du Magdalene Asylum, toutes des bourreaux, leur directrice en particulier.

Cette univocité reste une composante du film, dont la démarche est somme toute assez facile. Elle nourri cependant la dénonciation de deux systèmes concentrationnaires, l’un de nature religieuse donc, l’autre psychiatrique. Ces deux fonctions se chevauchent et le film montre ainsi à quel point la psychiatrie, au cours de son histoire sinon à la racine, est un cancer potentiel et le prétexte des tyrans. Religion et psychanalyse peuvent facilement être employés par des salauds troquant le courage de surmonter les épreuves de l’homme ordinaire pour des grilles de lecture livrées sans ménagement.

Celles-ci referme alors tous les questionnements, y compris sur soi-même et donc la faculté à s’améliorer fondamentalement ; et autorisent à exercer une emprise sur les faibles qui vous sont confiés, si le pouvoir (ou au moins l’autorité) sont complaisants voir du côté de ces systèmes. Mullan ausculte cet abus de position d’autorité et filme minutieusement le quotidien et les états d’âmes des victimes. Il prend leur parti mais ne déguise rien. En revanche, il perd cette combinaison de sympathie ostensible et neutralité dans l’exécution pour diaboliser les figures négatives, lesquelles n’existent que par leurs exactions ou, comme la mère supérieure, ne font que découvrir des couches supplémentaires de nocivité.

Sa vision est telle qu’on croit souvent assister à une série B horrifique, d’ailleurs la mise en scène s’y prête, tout en excluant bien sûr gore et autres manifestations franches. C’est donc un film coup-de-poing dont la valeur est plutôt sentimentale et physique, la critique sociale vers laquelle il tend, peut-être opportunément plus que fondamentalement, étant désuète et fragile. Le label « based on a true story » ne suffit pas à universaliser le propos, sauf, définitivement, s’il s’agit de montrer comme les individus peuvent se rassembler au sein d’organisations malveillantes en se déguisant derrière des postures normatives respectées ou acceptées par la société. Enfin le film doit beaucoup à ses actrices.

Note globale 69

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Dog Pound + Salo ou les 120 journées de Sodome + Boys don’t cry + Boy A + Tyrannosaur 

 Voir l’index cinéma de Zogarok

.

Publicités

THE BURNING HELL **

1 Juin

2sur5  Film de propagande évangélique dont les négatifs originaux de 16mm ont été restaurés (après avoir été victimes d’une inondation en 2010) en partie grâce à Winding Refn (le réalisateur de Drive et Bronson), qui a fait resurgir cet obscur objet, parmi d’autres (comme Night Tide, Hot thrills and warm chills). Celui-ci est probablement le plus méconnu de tous.

Le pasteur du Mississippi, Estus Washington Pirkle, a également participé à deux autres films, dont la réalisation était confiée à Ron Ormond. Cet ancien nom de ‘l’exploitation’ (principalement dans le western) a fait son grand saut chrétien vers 1970, après avoir été rescapé d’un crash aérien. Il garde une efficacité et une brutalité ‘sereine’ dans la mise en boîte de ce projet fondamentaliste.

Techniquement le film peut se montrer assez laborieux – il est presque misérable concernant les maquillages (dignes du Lac des morts-vivants) et la mise en scène de l’absorption par l’Enfer. La charge macabre n’est pas aberrante en elle-même et participe à rendre concret le danger – les tortures sont physiques, l’âme n’est pas citée en priorité (ce n’est peut-être pas à elle qu’il faut ‘ouvertement’ parler, avec les cibles modernes ?), elle doit sans doute être vouée à contempler éternellement cette damnation.

Hors de ces scènes grand-guignoles, le film se concentre sur les propos du directeur de conscience, la plupart du temps dans son sermon à l’Église, face à un public souvent l’air ravi. Il s’oppose notamment à l’idée que l’Enfer serait sur Terre et souhaite diffuser une représentation de l’Enfer conforme à celle du Nouveau Testament. Il a également le mérite de prévenir les non-chrétiens et les pécheurs de ce qui les attend ! À cette fin le film a été traduit en plusieurs langues, comme l’espagnol et le portugais (l’Amérique du Sud doit être dans le viseur) – les français étant un cas désespéré, ils ont été oubliés.

La séance peut donc être amusante (contrairement à Blood Freak, l’anti-drogues ravagé) sinon agréable, à deux conditions. Il faut avoir le goût des montagnes russes artificielles, de cet aller-retour entre ambiance ravie de la crèche et décharges de violences punitives (des mots d’experts aux flirts avec la cruauté de l’Enfer, en passant par les assauts des asticots). Les charmes régressifs du bis et ceux euphorisants de la prêche religieuse se combinent ! Il faut surtout ne pas se sentir crispé ou menacé par le prosélytisme (et de ne pas être un de ces enfants exposés -donc éventuellement troublé- à l’occasion de son catéchisme -ce qui n’a pas dû se reproduire depuis les seventies).

Note globale 48

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Jesus Camp + Fric et Foi

Scénario/Écriture (4), Casting/Personnages (5), Dialogues (5), Son/Musique-BO (5), Esthétique/Mise en scène (5), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (6), Ambition (7), Audace (6), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (5), Pertinence/Cohérence (5)

Voir l’index cinéma de Zogarok

LES SORCIÈRES D’EASTWICK ***

13 Fév

4sur5  George Miller (Babe, Happy Feet) fut d’abord l’auteur de Mad Max, avant d’être embauché par Hollywood, pour un segment de La Quatrième Dimension supervisé par Spielberg ou encore pour Mad Max 3. En 1987, le brillant cinéaste australien se coltine à nouveau une chanteuse pop de l’époque : Cher. Pour la bonne cause cette fois. Succès commercial et critique dans une moindre mesure, malgré de nombreux griefs concernant sa  »vulgarité », Les Sorcières d’Eastwick est l’adaptation d’un livre à succès de John Updike sorti trois ans plus tôt.

Le film jouit d’un casting d’exception (Susan Sarandon, Michelle Pfeiffer et Cher, réunies face à Jack Nicholson), d’une mise en scène grisante et d’un point de vue obscène mais malin sur les différences et relations entre hommes et femmes. Il était une fois les années 1970. Trois amies célibataires se morfondent dans une petite ville très conservatrice nommée Eastwick. Le maire se permet publiquement des commentaires désobligeants envers Sarandon et sa gestion de la chorale, bien que ses efforts soient sans limites. Cher affiche son autonomie avec vanité et incite à se défaire de toutes les attaches, pourtant elle se plie à toutes les conventions afin de satisfaire ce besoin d’affirmation. Enfin Pfeiffer se laisse porter, s’agaçant parfois, mais finissant toujours par se ré-endormir dans sa vie, assurée après tout grâce à son poste de journaliste dans la gazette locale.

Toutes trois se retrouvent tous les Jeudi pour médire et partager leurs espoirs. Elles savent qu’un indésirable statu quo risque de l’emporter. Et soudain un homme arrive en ville et achète l’immense résidence Lenox. Daryl Van Horne (Nicholson) est un personnage hédoniste et exalté, faisant peu cas des traditions et de l’ordre établi. Il diverti les trois femmes, scandalise la population. Et bientôt il les séduit chacune, se présentant comme l’homme de lurs rêves sur-mesure, tout en restant ce diseur de vérités impitoyable et ce grossier personnage fidèle à lui-même en toutes circonstances. Il est dominateur mais joueur, honnête : il sait flatter sans rien compromettre à son sujet ni avoir à mentir. Il se comporte comme un monstre pour Cher, la femme libérée qui croit trouver son antithèse, mais elles vont toutes tomber sous le charme car il a les bons arguments, au-delà des défenses conscientes, de l’idéologie ou de l’orgueil.

Le roman est féministe, il est difficile d’affirmer que le film l’est purement. Naturellement quasiment toutes les critiques amateures et pros cherchant l’évaluation de fond y passent, mais c’est orienter une œuvre bien plus nuancée que ce qu’on veux lui faire dire. Les Sorcières d’Eastwick n’est pas féministe au sens idéologique, il n’a rien de normatif pour s’inscrire dans ce sens-là. Il ne porte pas un discours a-pragmatique ou mystificateur ; au-delà du progressisme et du traditionalisme, qui sont les notions guidant au début ces trois femmes et leur environnement. Il est seulement intelligent, tout en étant un divertissement romanesque. C’est surtout une merveille d’écriture, un conte pour adultes malin ; et aux adultes, on peut raconter toutes les histoires tant qu’elles sont lucides et audacieuses.

L’audace ultime, c’est de donner raison au camp le plus facile à attaquer, sans approuver ses leçons de morale mais en lui accordant une acuité imparable. Un cinquième personnage joue un rôle déterminant dans le film : c’est Felicia, une idéaliste, une vraie. Son puritanisme est le plus élaboré et pénétrant de tous ici à Eastwick. Il suffit de voir la population locale, de simples conformistes du berceau au tombeau, des veaux jugeant mais ne comprenant rien. Leur esprit est si pauvre qu’ils ne sont pas seulement incapables d’analyser ce qui leur est inculqué ou d’en éprouver le désir ; mais qu’ils sont également étrangers à toute révolte lorsque des valeurs fondamentales sont bafouées. Ils sont seulement capables de former des meutes mesquines, pour compenser la tristesse de leur existence et leur impuissance à s’épanouir ou à être ne serait-ce qu’une journée autre chose que des pantins soumis.

La scène du magasin où Sarandon est malmenée est édifiante à ce titre. Que de mégères stériles passant sur celle qui a osé être libre (à leur décharge, en s’affichant de manière criarde et un peu idiote) leur frustration. Mais réjouissons-nous : enfin, elles ont su exprimer un sentiment créateur, enfin elles ont su manifester une quelconque intensité. C’est outrancier certes, mais c’est bien réaliste ! Felicia n’est pas de celles-là, elle leur est bien supérieure. Ce n’est pas non plus une simple bigote ou une femme fruste effrayée par le sexe (mais par son usage non-traditionnel, oui). Par contre elle s’enflamme sur la décadence morale, elle agi lorsqu’elle juge qu’une menace pèse sur l’harmonie ; elle revendique qu’il y avait au début un Paradis (62e minute) et elle aimerait que la réalité s’en inspire pour être plus belle et équilibrée.

Alors si la population est d’une basse morale, Felicia elle est structurée, inspirée, réfléchie même dans ses hallucinations. Et mieux : elle a raison. Il est bien le Diable ! La puritaine offensive a raison ! Et elle ne rejoint pas simplement les trois amies dans leurs lubies féministes, elle se situe encore au-delà : elle savait dès le départ la nature des uns et des autres, leurs besoins aussi : c’est le jugement intolérant qu’elle porte qui relève du délire. Et alors le trio prend ses distances avec le Diable, parce que l’osmose est rompue ; parce qu’une nouvelle innocence est impossible. Mais ce n’est pas un meilleur choix : quelle ingratitude ! Les voilà à se venger de Van Horne, lui pourtant qui fut si bon, si dévoué avec elles. Il voulait simplement les posséder, avec leur loyauté indéfectible et les garder sinon près de lui, au moins sous son emprise. Tout ça Felicia la puritaine, ni féministe ni rien du tout, juste fondamentaliste éclairée, le savait dès le départ. Elle est bien le complément et le reflet de ce bon Diable, à se croire garante d’une vraie émancipation alors qu’elle arrive avec ses gros sabots.

Note globale 77

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…  La Mort vous va si Bien + Batman Returns  

 Voir l’index cinéma de Zogarok

 .

NOUS NE SOMMES PAS DES ANGES **

29 Jan

3sur5  Avant The Crying Game et Entretien avec un vampire, Neil Jordan était connu pour La Compagnie des loups, une adaptation ingénieuse du conte du Petit Chaperon Rouge. Cinq années et un échec retentissant plus tard (High Spirits, dont il est dépossédé), il tourne Nous ne sommes pas des anges (1989), dont on ne se rappelle généralement que pour conforter sa piètre réputation. Dans cette comédie sensible inspirée de pièces de théâtre, il y a pourtant deux motifs de tomber sous le charme : le casting et les décors naturels.

Au début du film, Ned et Jim, deux petits malfrats incarcérés dans un pénitencier américain dans les années 1930, doivent assister à une condamnation à mort. Mais le condamné Bobby était armé et s’évade, les emportant avec lui. Ned (Robert De Niro) et Jim (Sean Penn) se retrouvent dans une petite ville où ils sont pris pour deux théologiens. Ils sont donc hébergés par le groupe de religieux présents pour une commémoration annuelle autour de la Sainte Vierge. Leur but : éviter les patrouilles de Warden (Ray McAnally) et passer la frontière toute proche pour le Canada. Il suffit de passer le pont !

Le ton est léger mais loufoque, bienveillant et l’humeur du metteur en scène philosophe. We’re no Angels prend le parti des deux bandits, dont on ne connait pas le motif de l’incarcération, toutefois vraisemblablement mineur, au contraire de celui de Bobby. Le spectacle est plaisant, surtout pour la délectable performance de De Niro, écartelé entre quiproquos et exigences paradoxales. Son idylle musclée avec Demi Moore est charmante. Mais il y a aussi Sean Penn, son complice de galère, un jeune homme étonné de tout, suggestible, assez faible.

Juvénile mais pur. Patatras. C’est là qu’est tout le problème de We’re no angels. Jordan fait dans l’idéologie facile et le consensus mielleux, à un degré nécessitant une attitude de ravi de la crèche trop avancée. Les éléments de la gentillesse outrée prête à monter sur une petite estrade pour s’écrier « ça suffit maintenant » sont bien là : les autorités cruelles (le commissaire de la prison), prêt à semer le trouble dans la population pour retrouver deux criminels ; la religion organisée, où le dogmatisme revêt plus d’importance que la morale, la justice ou même les valeurs de pardon dont elle se revendique.

Oui, mais il y a néanmoins des gens plus éclairés, des gens modérés et bienveillants. Car il y a partout de bonnes personnes et la religion elle-même peut porter de belles aspirations (symboles appuyés jusqu’à la Vierge en free style sur un toboggan improvisé). C’est charmant, ça passerait sans mal somme toute, mais Jordan fait l’erreur de mettre une emphase totale sur ces moments où la candeur de Jim l’emporte. Faire croire que les aberrations oratoires de ce dernier aient la moindre validité est ridicule.

Lorsque le brave garçon fait son discours public sur la liberté de pensée, sur Dieu auquel il faut croire mais tant qu’on en a envie, sur les malheurs qu’on a tous, il ressemble à une mascotte à la botte de Wesh se mettant à philosopher ; qu’une foule trop abrutie ou enivrée de loukoums de Noël acclame pourtant, sabotant bêtement tant d’énergie.

Heureusement ces élans-là sont rares, même si les éléments sont omniprésents. Quoiqu’il en soit, le film a une véritable beauté, dans ce qu’il exprime à un niveau plus instinctif, au niveau des rencontres de DeNiro et ses réactions ; de Demi Moore et sa situation ; et bien sûr en se contentant d’absorber ces paysages. Sur ce dernier point, Neil Jordan a toujours eu un talent particulier, rarement relevé.

Note globale 62

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…

 Voir l’index cinéma de Zogarok

LEMORA : A CHILD’S TALE OF SUPERNATURAL ***

19 Sep

4sur5  Voilà un exemple de film culte au sens puriste. Lemora n’est d’abord sorti que dans de rares salles le 30 avril 1973 aux USA, avant de ressortir en 1975 dans des proportions plus larges. C’est un film peu connu et oublié, mais pour lequel s’est développé un noyau d’adeptes. Leur existence a permis une sortie en DVD en 2004 même si la version intégrale de 113min reste inaccessible, les copies diffusées proposant un spectacle de 85 minutes.

Lemora est un cauchemar, doux et violent. La petite Lila Lee (Cheryl Smith), treize ans, choriste dans l’église d’un Reverend qui l’a recueillie précocement, rejoint son père mal en point à Astaroth, une ville à l’aura malsaine. Attaquée par des créatures difformes, elle trouve refuge chez Lemora (Lesley Taplin), une femme étrange. Se noue entre elles une relation décalée, dans cet univers incertain et nocturne. Le Mal rôde, une menace sourde est là, on aperçoit des êtres indéfinissables, des processions occultes et des rituels mal définis semblent régenter les lieux.

A child’s tale of the Supernatural utilise les éléments les plus candides du fantastique et de l’horreur avec une grâce certaine, en étoffant le mystère et jouant sur la confusion des perceptions. C’est un film sur la mutation de l’enfance vers l’autre côté du rideau : pas nécessairement vers le camp des adultes, plutôt celui où on devient un artisan de ce jeu d’apparences, mais aussi un prisonnier désormais conscient, au lieu d’en être le simple jouet. Lila Lee est déchirée entre la confiance et la curiosité, la conscience diffuse d’être manipulée et le plaisir d’être ainsi convoitée, sans parler de la stimulation à se trouver ainsi au bord de révélations sur soi et sur la nature de ses prochains.

Le film a plus à voir avec le Phenomena d’Argento ou The Wicker Man qu’une quelconque adaptation d’Alice au pays des merveilles. La sexualité est partout. L’attitude du Reverend est d’autant plus rigide et irrationnelle que le déni de son attirance pour Lila s’accroît à mesure qu’elle grandit. Il y a une ambivalence entre l’innocence et la corruption. Le Reverend et Lemora veulent tirer Lila vers l’un et l’autre pour satisfaire leurs besoins et en faire le prolongement de leur propre existence, d’où sa position actuelle de numéro 2. Le film a été censuré par l’Office du film catholique jusqu’en 1995, mais s’il y avait eu un Office défendant la moralité des adultes il devrait maintenir encore aujourd’hui l’interdiction, car ceux-là sont des initiateurs dangereux et des oppresseurs dérangés dans Lemora.

La censure de cette demie-heure nuit probablement au spectacle, qui apparaît assez hiératique. Cette légère confusion n’a rien à voir avec le climat onirique : un manque se ressent, certaines pièces propres à doper le spectacle ne sont pas là. Ce que nous voyons dans la version de 85 minutes n’en est pas moins fin et visuellement délicieux (éclairages bleus et rouges presque comparables à Inferno). Lemora est servi par ses décors et protagonistes, tous des  »gueules » d’atmosphère. Le piège qu’elle constitue gagne du sens au fur et à mesure même si certains éléments ne sont malheureusement pas éclairés (les créatures et processions), ce qui les empêche de frapper l’esprit alors qu’elles y sont toutes prêtes.

Note globale 73

Pas de page Allocine, page IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Maladolescenza + Au-delà du réel + Necronomicon + Dark Waters + Le cauchemar de Dracula + Sœurs de sang + Legend + Halloween 3 + Nadja + Le repaire du ver blanc + Vampires (1974) + Bloodsuckers (1970)

Voir le film sur YouTube : FRANÇAIS, ESPAGNOL, ANGLAIS avec sous-titres multiples

 Voir l’index cinéma de Zogarok