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À BOUT DE COURSE ****

24 Août

à bout de course

4sur5  Sidney Lumet est l’auteur d’une cinquantaine de films dont quelques-uns sont parmi les plus respectés ou cités du cinéma contemporain : Douze hommes en colère, Un après-midi de chien, Network, Serpico. C’est un cinéaste ‘liberal’ dont l’œuvre évoque sans relâche l’injustice et la corruption, dans un ton parfois très anxiogène, souvent didactique, avec des constructions narratives et théoriques très claires. À bout de course est à part dans sa carrière. Dans ce film réalisé en 1988, la politique est passée au second plan et est un fardeau du passé. Les grands projets sociaux et élans idéologiques ont menés à l’impasse et la nouvelle génération est otage de ces schémas devenus obsolètes et de luttes devenues absurdes.

À bout de course raconte l’heure du choix pour un adolescent, entre son aventure individuelle jusque-là perpétuellement étouffée et l’allégeance à « une unité » : sa famille, cette micro-société autonome et masquée condamnée au secret et à la fuite. Lorsque Danny (River Phoenix) avait deux ans, ses parents ont fait explosé un laboratoire de napalm en signe de protestation contre la guerre de Viet-Nam. Cet attentat a laissé un blessé grave qui n’aurait pas dû être sur les lieux. Depuis, Arthur et Annie Pope sont poursuivis par la police et imposent à leurs deux fils une vie décalée. Ils ne restent jamais plus de six mois au même endroit et doivent changer d’identité. À chaque fois, une vie d’emprunt recommence.

Les idéalistes d’autrefois sont devenus les prisonniers de leurs fautes passées. Ils ont sacrifié leur jeunesse sans nécessairement parvenir à leurs fins socialement. Non seulement ils n’en ont tiré aucun bénéfice personnel mais cet idéal n’est plus vraiment de la partie ; et au lieu de changer ou remuer le monde ils doivent s’en cacher, se trouvant d’autant plus aliénés bien qu’ils échappent aux lois communes. En outre, ils n’ont pas d’attaches, pas de racines, en plus de n’avoir aucun élan vers l’avenir ni le loisir de se satisfaire de leur existence. C’est un combat perpétuel pour la survie, empêchant tout développement.

La question de la loyauté se pose à Danny. Il subit à la fois cet héritage plombant et l’absence d’ancrage qu’il implique. La problématique identitaire ne s’arrête pas là puisqu’il ne peut développer sa personnalité, exploiter ses compétences et assumer ses intérêts. La scolarité ambitieuse qui lui est proposé est rendue impossible. Il risque de gâcher sa vie et épuiser ses talents, comme celui au piano. Le film raconte ce déchirement entre l’appartenance à un modèle limitatif, mais qui est le seul qu’il ait connu depuis qu’il soit né ; et l’acquisition de l’autonomie, l’entrée dans la réalité et surtout dans sa propre existence.

Sortir de ce piège dans lequel sont tenus ses parents, c’est aussi les trahir. C’est les abandonner et leur enlever la raison de supporter cette situation. C’est aussi les pousser à rompre avec ce cheminement, quitte à se rendre ou à prendre des risques avant un nouvel équilibre. Soit les chemins se séparent, peut-être pour toujours, soit tous coulent ensemble. Sidney Lumet signe là un drame plus ouvert sonnant comme une remise en question très large (avec un script proche de Daniel, opus oublié de 1983). Ses personnages vertueux se sont enfermés dans une spirale vicieuse et sont exclus des progrès de leur époque, y compris de ceux pour lesquels ils avaient combattus.

Passé le temps de la révolte, il y a les conséquences ; il y a aussi un double besoin, celui d’avoir des bases solides auxquelles se rapporter et celui de s’émanciper. Ce double désir frustré, c’est la vie qui défile pendant que vous êtes un passager clandestin. La mère est une dissidente fatiguée, souhaitant pour son fils un confort qu’elle rejetait autrefois car elle a pris conscience de la nécessité de certaines étapes pour arriver à l’épanouissement. Le père est un dissident refoulé, il ne veut pas allez dans le mur mais il restera dans le brouillard, avec ses responsabilités en plus de la culpabilité.

Proche du mélo, brillamment écrit, A bout de course est un film remarquable méritant de figurer parmi les plus grandes réussites de Lumet. Le seul point mitigé concerne la photo, à la fois lumineuse et assez morose, typique de la période, évoquant parfois celle de Birdy, parfois celle des soap de prestige. Le casting est excellent, River Phoenix et les interprètes des parents admirables, Judd Hirsch dans le rôle du premier amour assume un personnage tellement corrompu par ses postures et ses fièvres adolescentes que seul le drame peut la pousser à la cohérence. Sidney Lumet livre un beau film dans le sillage des œuvres d’Elia Kazan (A l’est d’Eden), dont la profondeur du point de vue et la puissance émotionnelle gomme sans ménagement les quelques aspérités.

Note globale 78

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Mosquito Coast + Hardcore + Society + Retour vers le futur + Blue Velvet

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ANGEL HEART ***

20 Mai

4sur5  Thriller suave et poisseux, Angel Heart est une exception dans la carrière d’Alan Parker, dont l’oeuvre est fortement connotée politiquement [Mississipi Burning, Evita, David Gale], véritable pré-Seven exotique. Démarrant dans un registre propre au film noir, il se frotte bientôt au fantastique.

Dans les 50’s, un détective privé au nom de Harry Angel [Mickey Rourke, avant la chute] est envoyé sur les traces d’un crooner d’avant-guerre, Johnny Favorite, à la demande de Louis Cyphre [Robert DeNiro]. D’un cadre urbain délétère, le film évolue vers des sentiers plus tortueux et inattendus en conduisant son héros dans une Louisiane ésotérique. Rourke campe ici un héros peu reluisant, d’abord présenté avec divers symptômes propre au registre noir, mais dans une version plus cabossée encore. Si celui-là n’est pas alcoolique, son absence de tact et de courage en font un personnage amusant et déglingué, mais très équivoque [à l’image du film], tant il se laisse submerger par l’étrangeté qu’il est amené à côtoyer.

Alan Parker ne guide pas le spectateur, sinon par quelques flashs aux significations obscures annonçant dans la première partie le tournant à venir. Le scénario ne s’égare jamais dans de quelconques mystères sans lendemain, mais l’abondance de fausses pistes, d’indices contradictoires, incite à partager la perte de repères de Harry Angel. Un mauvais compagnon pour le spectateur, qui le voit s’abîmer un peu plus à chaque plan dans une enquête intérieure particulièrement retorse.

Angel Heart appartient à une race assez rare, celle de ces films qui vous laissent quelques traces et qui surtout, parce qu’il bénéficie d’un twist redoutable [dont les plus attentifs ne pourront griller au mieux que la portion la moins savoureuse] dont les racines sont ancrées dans le métrage plutôt qu’issu d’un principe de deux ex machina, incite à s’offrir au regard du spectateur une seconde fois. L’ampleur de son univers hybride et de la mise en scène le différencie in fine du film malade, car la cohésion des multiples symboliques [religieuses, vaudou, mais aussi plus esthétisantes, greffées dans les décors] ne fait aucun doute sans pour autant alourdir l’atmosphère. Au contraire, elle la gonfle et consolide un espace qui n’a dès lors de la réalité plus que les traits les plus évidents ; si on avance pas sans heurt dans ce mélange de trivial et d’improbable, de clichés et d’insondable, la balade captive par sa témérité.

Si par hasard ce déroutant objet en laissait quelques-uns dans un flou qu’ils ne sauraient tolérer, ils n’auraient plus qu’à se raccrocher à la perspective de découvrir DeNiro dans une de ses interprétations les plus étonnantes. Il est possible que ce personnage là n’ait pas la profondeur des performances non moins jouissives opérées sous l’égide de Scorsese. Néanmoins, le très chic Mr Cyphre n’aura besoin que de quelques apparitions pour dégager la dimension d’un personnage culte. Même un effet visuel sévèrement daté ne peut entamer la puissance d’une telle démonstration.

Note globale 78

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HÉRÉDITÉ ****

21 Sep

4sur5  L‘horreur mêlée au surnaturel est la variante la plus prisée aujourd’hui (avec Conjuring en mètre-étalon et de nombreuses cash-mashines comme Paranormal Activity, les Ouija), peut-être la préférée depuis cent ans ; le slasher a eu son heure de gloire, courte, d’autres titres fracassants sont restés des exceptions sentant le souffre, le gore pour lui-même ne crée l’événement que chez les amateurs. Avec le surnaturel viennent généralement les bondieuseries, l’hystérie, des manières sensationnalistes et une narration à peu près aussi démente que les pauvres personnages. Si vous n’êtes pas client du genre, mais avez aimées les incursions de Polanski, vous devriez apprécier Hérédité.

Enfin un film de genre (et surtout un à base de possession) efficace, immersif, bien que peu démonstratif. C’est une réussite intrinsèque qui pourrait très bien atterrir dans un autre domaine ou rester indéterminé (sauf bien sûr pour basculer vers la farce – le grotesque est là mais même en étant d’humeur sinistre on y trouverait pas une comédie accidentelle, sauf peut-être si on refuse les audaces et étrangetés de la fin). Comme les ‘chefs-d’œuvre’ de l’horreur et du thriller sombre, avec lesquels il flirte, Hérédité est riche du poids des souffrances de ses protagonistes. Cette richesse de fond s’exprime davantage par les détails de caractères, de dialogues et d’humeurs, que par l’action.

Les originalités ne tiennent par sur le scénario ou quelques avatars – elles paraissent dans l’interprétation, les personnages. Elles s’expriment dans le ton (cet affreux drame familial) – davantage que via le style (cette sorte d’horreur psychique, paranoïaque). La mise en scène très formaliste est subordonnée à l’agenda (l’obscur et le conscient) des protagonistes et en particulier d’Annie (interprétée par Toni Collette). Elle introduit l’empathie, l’attente et l’anxiété, peut aussi amener l’ennui ou l’agacement chez ceux qui ne seront pas embarqués ou intéressés par ces gens à l’agonie, déjà ou bientôt abîmés. On frissonne par désespoir plutôt que par simple peur ou surprise (tout de même au rendez-vous, au-delà de la moyenne). Charlie, en tant qu’individu et ‘cas’, inspire l’effroi et la sympathie. Comme beaucoup de tarés ou déviants ordinaires, elle est un démon en proie à la panique, isolé, à découvert.

Le personnage le plus attractif reste celui d’Annie. Elle aurait pu être un père décent, elle fait une mère difficile. Trop accablée pour pleurer ou gérer sa colère, elle éprouve des difficultés à faire ou dire les bonnes choses aux bons moments (son rôle dans Japanese Story n’était pas si éloigné). Ses faiblesses en font un demi-monstre, sa culpabilité est largement justifiée, pour autant ses malheurs ne sont pas mérités. Sa détresse, son intensité, son hostilité et sa peur péniblement inhibées en font un des individus les plus attachants vus sur grand écran – très différent de ce qui se donne à voir, peut-être simplement car plus profond et sans compromis. Gabriel Byrne en père Graham apporte un peu de sécurité – il est calme, solide, réprimé ou lisse au point de passer pour prosaïque. C’est simplement une pièce rapportée : en-dehors de cette filiation maudite, il est aussi étranger que si nous étions soudain projeté dans cette réalité. Annie, Peter, Charlie n’ont décidément pas d’alliés fonctionnels ; par sa mollesse et d’autres raisons le dernier aura un temps échappé à l’essentiel des troubles.

L’accumulation de pathologies sévères dans la famille proche aurait pu orienter le film vers la foire clinique, le ‘freak show’ façon American Horror Story. Les spectateurs sont bien conviés à la foire mais elle est émotionnelle et, de façon incertaine (puis primaire) spirituelle. Les manières glacées du film, ses travelling lents, ses panoramas aux insinuations tragiques, font sa force – ou seront employés à charge contre un film si restrictif, trop habile et calculateur pour que ses légèretés lui soient pardonnées, ou que son ampleur ne paraisse pas exagérée par rapport à ce qu’il doit nous raconter. L’écriture n’est peut-être pas brillante par elle-même, mais le langage des images est presque parfait. Le spectateur reçoit tous les indices nécessaires et rien n’est gratuit dans le développement.

Des anecdotes, parfois microscopiques, trahissent tout l’édifice sans qu’on les reçoivent depuis le bon étage – avec le recul on constatera leur pertinence psychologique ou scénaristique après avoir deviné seulement l’un ou l’autre. La séance s’embrase dans sa seconde heure grâce à l’apport du paranormal et au secours de Joan (Anne Dowd déjà sensible aux sectes négativistes dans Leftovers). Le gain n’est toutefois pas total ; les explications du dénouement sont irréprochables, mais l’éloignement de l’humain et la résolution express des traumas sont un peu frustrantes (pas vraiment décevantes). Tout ce que je regrette de ce film, ce sont quelques scènes à la tournure prévisible et particulièrement des ‘tropes’ au début : la classe de pré-adultes américains, l’oiseau crashé contre la vitre. Le commentaire littéraire du prof en écho au film est un comble de lourdeur.

Note globale 78

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Ne vous retournez pas + Les Innocents + Get Out + Rosemary’s Baby + Shining + It Follows + Mise à mort du cerf sacré + Mother ! + Split + Mister Babadook + Ghostland + Sans un bruit

Scénario/Écriture (7), Casting/Personnages (8), Dialogues (8), Son/Musique-BO (7+), Esthétique/Mise en scène (8), Visuel/Photo-technique (8), Originalité (7), Ambition (7), Audace (7), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (8), Pertinence/Cohérence (7)

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HITCHER ****

22 Avr

hitcher

4sur5  Hitcher est un thriller (tendant vers l’horreur) respecté, dont le nom est connu de la plupart des cinéphiles mais demeurant peu regardé et attirant peu de louanges. Cette destinée bizarre est probablement due à l’absence de saga autour de ce film, dont le concept ne saurait être décliné à l’infini ; de plus, le réalisateur Robert Harmon est très peu cité. Christine par exemple, si brillant soit ce divertissement, aurait peut-être connu le même sort s’il n’était pas signé Carpenter : toujours présent dans l’esprit des cinéphiles mais étrangement contourné, isolé.

Hitcher mérite davantage que son statut d’idole mineure. Dans la galaxie de l’Horreur et du thriller violent, il incarne ce mélange de subtilité et d’intempérance propre aux productions les plus corsées et impressionnantes, celles où la virtuosité technique et une inspiration maline sont mises au service du dépaysement (comme Haute Tension, The Incident). Le film s’ouvre sur la prise d’un auto-stoppeur par un jeune homme en route vers la Californie. Nous sommes dans le désert et le passager s’avère être un psychopathe. Jim réussit à s’en débarrasser, mais John Ryder le porusuit.

Il ne va pas le tuer tout de suite : il préfère rendre Jim coupable de ses crimes aux yeux de la poursuite, celui-ci étant alors doublement poursuivi, dans un univers hostile et aride où il n’a qu’une seule alliée. L’obsession de Ryder pour ce jeune homme cultive quelques ambiguïtés Les faux-semblants qu’il insinue rendent le film extrêmement tendu et intense, entraînant une cascade de rebondissements : les faits importent moins que la position dans l’environnement. C’est une descente aux enfers jubilatoire pour le spectateur.

La mise en scène est admirable et évoque le meilleur de Carpenter. Les plans d’ensemble ou de demi-ensemble sont somptueux et la course est dopée par un sens visuel percutant et raffiné. Hitcher ressemble souvent à un drame prenant les habits d’un conte sans embrasser ses illusions, flirtant au passage avec l’épique dans un cadre inattendu. Harmon et son équipe semblent plus mal à l’aise dans les espaces confinés, comme au tout début dans la voiture, leur talent s’épanouissant pleinement dès que les personnages deviennent les acteurs de tableaux somptueux.

Note globale 78

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Suggestions… Hitcher (2007) + Le peuple des ténèbres + Duel + Kalifornia + Point limite zéro

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STRANGE DAYS ****

4 Déc

4sur5  Los Angeles en 1999. Un ancien flic s’est reconverti en dealer de clips prohibés. Cette technologie illicite permet d’enregistrer des séquences vécues via l’impression des flux du cortex cérébral. Lenny Nero (Ralph Fiennes) en vend des copies permettant à ses clients de vivre dans la peau d’une autre personne le temps de la séquence. Bientôt Lenny reçoit un blackjack de la part du tueur d’une de ses amies, qui lui montre ainsi sa performance. Avec ses proches, dont Mace (Angela Bassett), il se trouve propulsé sur la piste d’un complot, manifestement de grande ampleur.

Il y a des points à remettre en cause dans le scénario, certaines justifications qui gagneraient à être creusées. Mais si Strange Days n’est pas le film de SF le plus pointu, il est l’un des meilleurs films d’action réalisés. Ses principes sont exploités avec succès dans l’optique du divertissement. Profusion et tension sont maîtres. Les personnages sont forts et le tandem Mace/Lenny vaut tous les buddy movie. Ralph Fiennes incarne un type très intéressant, à la fois  »loser » (il est souvent en faible posture par rapport à d’autres acteurs de son environnement) et brillant businessman des bas-fonds.

Le postulat du film renvoie aux charmes de la virtualité et plus spécifiquement ceux de la fiction au premier degré. Il explore ces possibilités en surface plutôt qu’en profondeur, mais sa démarche est percutante. L’ensemble demeure plus timoré qu’un eXistenZ, mais n’a rien à lui envier. Le meilleur est finalement dans la projection dystopique de Strange Days (1995), situé dans un futur très proche, offrant la vision d’un Los Angeles actuel mais gagné par la corruption et la violence.

Et surtout, la paranoia, filtre déformant en vigueur pendant toute la durée du film. Dans ce monde quasi parallèle, c’est l’infini des possibles offerts par cette technologie subversive, allié à l’insécurité sociale et physique constante, qui engendre le plus de chaos et de peur. Ce monde est dur et cynique, mais ne s’avère pas si hostile ou corrompu. Toutefois dans la situation de ces personnages loin des beautiful people, la gueule de bois induite par la réalité artificielle est particulièrement sévère et anxiogène.

Avec Strange Days, Kathryn Bigelow réalise l’un de ses meilleurs films, dont le scénario lui a été offert par James Cameron (Aliens, Titanic), son ex-mari. Son Strange Days est un spectacle outrancier, sacrifiant à quelques gimmicks traditionnels (l’explication du méchant au héros qu’il s’apprête à tuer) avec bonheur, sans corrompre son propre logiciel. Le final se permet une bonne dose de lyrisme. Il faut imaginer True Lies marié au Cinquième Elément et savoir que le résultat est plus réussi et enthousiasmant que ces deux-là. Pour l’anecdote, on aperçoit Skunk Anansie lors du concert du Nouvel an (2000).

Note globale 78

Page Allocine & IMDB   + Zoga sur SC

Suggestions… Total Recall + 8mm + Old Boy + Inception + Le Cinquième Element + True Lies

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MBTI-Enna = Angela Bassett interprète une ESTJ, probablement 6 so sur l’ennéagramme, mais la piste du 1 n’est pas aberrante.

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