LES DÉMONS DU MAÏS *

18 Jan

2sur5  Stephen King rédige la nouvelle Children of the corn en 1977. Elle est publiée dans le magazine Penthouse puis dans son premier recueil, Night Shift (1978). Le court Disciples of the Crow (1983) en est une première adaptation, peu remarquée et mal diffusée. Le véritable ‘hommage’ vient l’année plus tard, avec la projection sur grand écran des Démons du mais, premier film de l’américain Fritz Kiersch, qui persévérera dans le bis (trop) kitsch.

Ce film connaît un vif succès commercial à l’époque, grâce à la popularité de King et à la présence de Linda Hamilton (épouse de Cameron, interprète de Sarah Connor dans les deux premiers Terminator). Il est resté un peu connu, en tout cas aux USA et chez les geeks du fantastique, mais traîne une piètre réputation, méritée. Les 92 minutes n’ennuient pas tellement ; elles poussent plutôt à l’absence. La réalisation est étriquée, bancale, l’action patraque et l’écriture plus encore. Malgré les mouvements ‘objectifs’ des protagonistes, Les démons donne la sensation de faire du surplace.

Les performances des enfants sont peu en cause, contrairement à de nombreux films misant beaucoup sur eux. Les séquences avec les jeunes adultes sont plus problématiques : un cumul d’égarements vains et infondés. Avec eux l’hébétude atteint son point culminant. Les démons a tout de même un petit charme désuet, recèle quelques images ‘fortes’ même si le cadrage ne suis pas, possède un folklore (avec les rituels rappelant Wicker Man en plus doux) bien qu’il l’exploite sans le moindre génie. Les délires bibliques des enfants sont aussi riches qu’un épisode mal fagoté de Chair de Poule.

Malgré quelques moments de conflits ou de pétages de plombs impliquant les enfants, il reste trop aride et plombant pour accéder au nanar, en tout cas au sens ‘jubilatoire’ que ce terme recouvre. En revanche il peut divertir, à sa manière piteuse de bâtard des Révoltés de l’an 2000 et de Sa Majesté des Mouches. Quelques moments de franche violence (l’intro ; le sang pour la cérémonie) sauront nuancer la léthargie. Si par hasard quelques-uns s’amourachaient de ce triste pillage de King (qui lui-même a connu l’échec en s’auto-adaptant, avec Maximum Overdrive), six suites (et deux téléfilms en écho à la nouvelle) les attendent : avec elles, Les démons du mais forme une saga de rang Z.

Note globale 37

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…

Scénario & Écriture (1), Casting/Personnages (1), Dialogues (1), Son/Musique-BO (2), Esthétique/Mise en scène (1), Visuel/Photo-technique (2), Originalité (2), Ambition (2), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (1), Pertinence/Cohérence (1)

Voir l’index cinéma de Zogarok

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