SEANCES EXPRESS n°24

24 Oct

> Les Enfants du Capitaine Grant** (61) aventures – familial US

> 5150, rue des Ormes** (59) thriller Canada

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LES ENFANTS DU CAPITAINE GRANT **

3sur5 Les Enfants du Capitaine Grant est un film Disney tiré de l’œuvre de Jules Verne, sur lequel les studios s’étaient déjà basé à plusieurs reprises, dont notamment 20 000 lieues sous les mers. Il a été tourné par Robert Stevenson en 1962, quelques années avant ses célèbres Mary Poppins ou Un amour de coccinelle.

Soutenus par le professeur Paganel, deux enfants se lancent à la recherche de leur père en se basant sur un indice dérisoire (le message trouvé dans une bouteille). Ils vont devoir traverser les océans. Au programme, enlèvement par un condor, scènes d’évasion et de poursuite, escapades à haut risque et associés malhonnêtes.

Le film est en perte de vitesse dans son second tiers, mais c’est juste avant d’atteindre son climax auprès du volcan, séquences aux puissants charmes et effets spéciaux, où notre joyeuse troupe doit fuir des Maori teigneux, une nature démente et retrouver le vaisseau et les bandits qui les en ont débarqué.

C’est un film ravi de la crèche, avec un sens de l’aventure et un optimisme à toute épreuve.Les personnages affrontent la montagne et les tempêtes avec une humeur guillerette et volontaire bonne à dérider le plus blasé des spectateurs. L’ensemble est néanmoins orienté vers un public enfantin, les autres n’étant pas concernés de la même façon. Il est donc idéal pour un public familial, juvénile ou en périodes de loisirs.

Il n’empêche, on prend plus de plaisir ici que devant des adaptations censément  »adultes » et pas moins grand-guignolesques de l’œuvre de Jules Verne, comme L’Île Mystérieuse. Avec son lot de facéties, de chausse-trappe et d’excentriques sympathiques, le film propage une joie précieuse. Il se referme sur de magnifiques généralités claironnées par Maurice Chevalier, lumineux : « plus ça change et plus c’est pareil ; et puis mes amis, tous les climats sont propices à l’amour ». Et tout est dans ce registre. Naïf, pour le meilleur.

Note globale 61

Page Allocine & IMDB

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5150, RUE DES ORMES **

3sur5 Prix du Public de Gerardmer en 2010, ce film québécois de Éric Tessier a été tourné en collaboration avec le romancier Patrick Sénécal, dont l’œuvre a directement inspiré le métrage. Dans le film comme le roman, un étudiant est pris en otage par une famille, dont le père d’apparence insipide, prend très à cœur sa mission de justicier.

Vivace et imprévisible, le résultat est le fruit d’un parti-pris radical. Nous passons deux heures d’une banalité aberrante au sein de cette tribu tarée, enchaînant les face-à-face bigger-than-life et les petits événements légèrement surréalistes. La famille est au bord de l’implosion, tandis que Yannick noue des contacts subtils et contradictoires avec ses hôtes, tentant notamment d’amadouer la mère dépendante.

On peut rester pantois, d’autant que le film s’éparpille (incrustations fantastiques, bizarreries permanentes) puis resserre l’étau, toujours en se donnant comme un témoignage issu d’une galaxie parallèle ; mais certainement pas froid, tant Rue des Ormes s’assimile à un laboratoire psychologique sans la moindre distance avec son sujet. Une logique se découvre progressivement autour de ce combat illuminé pour le Bien et de cette histoire de séquestrations plus ou moins consenties.

Malheureusement, Marc-André Grondin (vu dans C.R.A.Z.Y) campe un personnage décevant dès le départ, apparaissant comme le  »jeune » de BD ringarde. Résumable à ses pathétiques  »fuck » en réponse à toutes choses et à sa tête de grunge apathique, il n’inspire aucune affection, les auteurs eux-mêmes semblant ne l’envisager que comme un cobaye. Malgré les avancées du film et la complexité accordée à chacun des protagonistes, cette limite concernant le héros restera, privant d’une attache qui serait décisive pour adhérer à ce projet décalé.

Entre Bernie, Canine et les travaux de Bouli Lanners, un thriller ironique avec une atmosphère spécifique, jamais glauque ni même tellement inquiétante malgré son sujet.

Note globale 59

Page Allocine & IMDB

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Séances Express : 21, 20, 19, 18, 17, 16, 15, 14, 13, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1

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Voir l’index cinéma de Zogarok

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