LES NOUVEAUX HEROS **

9 Avr

nouveaux héros 1

3sur5  Cet opus sorti en 2015 marque la première introduction d’un personnage issu de Marvel Comics dans un film de Disney. Les studios en étaient pourtant les détenteurs depuis le rachat de 2009, cependant Marvel est demeuré un organe distinct, en tout cas largement indépendant d’un point de vue artistique, à l’instar de Pixar.

Big Hero 6 met en scène un petit prodige de la robotique, Hiro Hamada, dont le frère meurt lors de l’explosion d’un laboratoire, alors qu’il venait d’approcher une élite technologique à même de satisfaire sa vocation. Surprise, le robot Baymax est toujours dans ses bagages et s’avère fonctionnel. Avec cet assistant médical humanoide conçu par son frère, puis ses propres créations et l’équipe de son frère, Hiro va tenter de déjouer un complot criminel.

Le spectacle mêle film d’aventure, mélo sobre et graine de potache. La façon dont est traitée la dimension initiatique et le thème du passage à une maturité supérieure donnent l’impression d’un Géant de fer light, à l’optimisme plus manifeste. La dialectique reste très conventionnelle et relativement paresseuse, même si le jeune héros est chargé de quelques ambiguités concernant sa confiance en lui ou ses ambitions.

La remise en question de l’autorité est balancée par le nécessaire apprentissage de la sagesse. Le dépassement des antagonismes et des sentiments négatifs est martelé avec brio. Il est relayé par l’absence de véritable méchant et des justifications pour les écarts, certes puériles mais existantes. Cette perspective d’apaisement et de reconstruction rend possible l’expérience d’émotions assez violentes (ainsi avec la mort du frère, quoique la noirceure de certains éléments du Disney des années 1930-40 est loin).

Le manque de profondeur de Big Hero 6 et sa trop grande emphase sur les intentions marquent ses limites. En dépit de la sympathie intense qu’il peut générer, Big Hero 6 ne fournit pas de personnages suffisamment travaillés. Hormis Baymax et malgré sa sensibilité restreinte, le cortège de mascottes ne s’épanouit pas. Le climat joyeux et résilient permet de surmonter allègrement ces angles morts, à l’échelle d’expérience de spectateur.

Note globale 61

Page Allocine & IMDB   + Zoga sur SC

Suggestions… Les Indestructibles 

 Voir l’index cinéma de Zogarok

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