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FEHERLOFIA / SON OF THE WHITE MARE ***

11 Sep

4sur5  Avis aux amateurs d’escapades psychédéliques, de bandes excentriques et à tous ceux aimant être mystifiés. Son of the White Mare est pour vous. C’est un film d’animation signé Marcell Jankovics, la seconde réalisation de cette référence en Hongrie inconnue en-dehors de ses frontières ; comme pour le tchèque Svankmajer (Les Possibilités du dialogue, Otesanek), en nettement plus accentué. Il faut dire que Fehérlófia, fabriqué à partir de contes populaires nationaux, emploie un langage peu commun de surcroît.

En effet, autour d’une ligne directrice traditionnelle complètement noyée, le surréalisme est roi jusque dans les moindres détails. L’ensemble des actions et des éléments, mais aussi des personnages, relève du symbolisme au sens le plus cru. Le postulat de base sert de boussole et le script est assez simple : les dragons ont pris le pouvoir sur le monde extérieur. Fehérlófia et ses deux frères, aux capacités surhumaines, apparences lumineuses et coiffures solaires, partent lutter contre les trois principaux dragons et chercher trois princesses. Puis il y a tout le reste, charrié avec force et exubérance.

Des chevaux comme instruments de destruction de masse à la femme rouge à l’antre confortable, le spectacle grouille, se répète sur le fond, se montre inlassable sur la forme. Il diverti plus expressément que la majorité des dessins animés psychédéliques de l’époque, car il est très speed et voyant (contrairement à une Planète Sauvage). Malgré l’illisibilité relative a-priori, Son of the White Mare est un spectacle percutant en raison de son exotisme et de la puissance d’imagination déployée. L’animation est extrêmement agitée, haute-en-couleur au propre comme au figuré, avec des couleurs flashy à volonté.

Toutefois, le problème reste : Son of the White Mare est plus abordable pour une psyché familière à ces contes et la nature de leurs représentations, sauf si on est sensible à ce déversement certes explosif mais aveugle voir redondant. Kirikou, au langage sinon universel, au moins limpide et soutenu par une narration structurée, reste une merveille à tous les degrés. À la profondeur et la simplicité, il faudra préférer l’ivresse et l’opulence. C’est en tout cas le trip virulent auquel beaucoup aurons rêvé.

Note globale 73

Pas de page Allocine, page IMDB   + Zoga sur SC

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