Tag Archives: Nanar

LE CLANDESTIN *

20 Août

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1sur5  Uninvited est une daube radicale mais un tout petit peu soignée dans sa connerie, dont le statut de nanar ultime est malvenu. Il s’agit en effet d’un des plus adulés par les nanardophiles pointus, quasiment au rang de films comme Turkish Star Wars ou Blood Freak ; ou, dans une moindre mesure et auprès de publics plus étroits, Virus cannibale (en fait, un zombie-movie Z assez sympathique). Les atouts du Clandestin ne sont pas du côté de sa créature ni même de ce postulat improbable avec son sang contaminé : la bête immonde apparaît peu, les exploits gore en caoutchouc sont limités et pas si énormes.

En outre, comme croisière badass et nanardesque, la virée de Jason à Manhattan (Vendredi 13 chapitre 8) est autrement volontariste. L’intérêt du Clandestin est plutôt dans ses personnages, bien humains, trop pitoyablement humains justement. Ils sont taillés au burin avec un certain panache et parsèment le film de saillies percutantes : « les gonzesses c’est des emmerdeuses », « les gens désespérés font des choses désespérées », « ce n’est qu’un obsédé, comme tous les hommes : oui on est pas les seuls ». Pendant que le film ne fait que titiller, mais sans arrêt, les corps reluisants des jeunes bimbos, la bêtise masculine est exacerbée.

Mais ces beauferies en rafale et la flegmatique couche d’ironie ne suffisent pas à faire du Clandestin un spectacle réjouissant ni même une anecdote valable dans son domaine. L’absurde ouverture était pourtant prometteuse, mais bien vite le manque de pittoresque incite à se détourner. Somme toute, Uninvited est un film à la ramasse mais avec un certain dynamisme, relativement aux productions fauchées dans son genre. Il est complètement foireux et délibérément idiot, pas trop ennuyeux ni désagréable en rien : mais il est aussi tout juste pince-sans-rire de temps à temps et ne remplit pas tellement la mission d’un produit introduit par le label « amazing movies presents ». Un nanar sans ambition ne sera jamais au niveau d’une excentricité véritable ou d’une comédie potache mais réfléchie.

Note globale 23

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Suggestions…

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KILL FOR LOVE *

16 Août

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2sur5  Dans l’histoire du nanar français, c’est un totem ! Réalisateur de films pornos et érotiques, Jean-Marie Pallardy s’est finalement détaché du genre pour concevoir ses thrillers et même un film d’arts martiaux. Avec Vivre pour survivre, Kill for Love est son autre super-nanar non-X. Mais Kill for Love abonde de réminiscences dénudées pour le plus grand plaisir du spectateur-voyeur. Il est accessoirement une berezina intégrale, portée par une grande foi et une générosité n’ayant d’égal que la négligence dans la réalisation.

Pallardy n’est pas un bâtisseur de système, c’est un artisan badass, assez fainéant mais somme toute stratégique, car il sait placer les bons arguments (le porno soft), même les plus pervers (la jouissance du nanar) pour s’éviter des travaux pesants et, c’est vrai, dont on est jamais sûr du résultat. Le film s’ouvre sur une version pétillante de Con te Partiro et déjà c’est le fou rire : un vrai, pas celui forcé pour les nanars et navets quelconques. Le talent de Kill for Love est là : même pour les réfractaires à ce monde curieux du nanar et du Z foireux, le spectacle est délectable. Les mauvais esprits le railleront avec sadisme, mais il faut l’assumer : on est bien devant Kill for Love, car à quelque degré que ce soit, un tel voyage est une satisfaction.

Attention cependant au contre-coup des sons post-synchors. Si vous suivez Kill for Love avec un casque ou des écouteurs, vous allez croire à des séquences d’hallucination auditive – un peu comme dans Clean Shaven après tout ! C’en est bien sûr, à leur manière, mais il s’agit avant tout d’un bug d’amateurs. L’argument fièrement revendiqué dans la promotion et sur l’affiche en souffre : la moitié des dialogues de Fabienne Carat ont été ajoutés, maladroitement conformément à l’âme de ce film Z. Avec son rôle d’inspectrice, l’atout issu de Plus belle la vie occupe finalement une place tout à fait secondaire.

La plupart des autres acteurs ont plus de chance car leurs personnages sont beaucoup plus aberrants et passionnés. La mention spéciale en revient naturellement à Marie-Paule, d’abord une pauvre fille récupérée par le milliardaire Pallardy, devenant bientôt une machiavélique sorcière vénéneuse. Mais Marie-Paule n’est pas le vrai monstre de cette histoire ou plutôt, pas le plus retors ! Il faut remettre les choses en ordre sur ce point : Irina Sirbu, comme une bonne partie de ses camarades, n’est sans doute une actrice au jeu sidérant de précision et d’authenticité. Mais elle fait avec ce qu’on lui donne ! Et rapporté à cette donne, elle est parfaite.

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Probablement peu d’interprètes sont capables d’exprimer le niveau de kitscherie désinhibée prévu au programme sans tomber dans un résultat fadasse. Ici certains acteurs se permettent tout et ils ont bien raison. C’est plutôt ceux qui demeurent rigides, comme si cela les rendant  »pro », qui sont en faute (même s’ils alimentent le statut culte du film). Avec leurs excès pathétiques, Sirbu et Triin Roslender ne sont pas à blâmer et sont desservies par le montage lamentable. Mieux, elles rendent le nanar délectable.

Pallardy lui-même participe aux festivités. Au travers de son personnage richissime balayé par un malheureux accident, il campe une espèce de Jodorowsky cheap. Ses états d’âmes et monologues sont des crash spectaculaires et hilarants, mais c’est le commentaire intérieur commis pendant la scène du dîner qui va atteindre les stratosphères ! Merveilleuse séquence, beauf au possible et tellement implacable ! Pour le reste, les dialogues se distinguent également dans leur ensemble, par leur grandiloquence injustifiable.

Kill for Love osera tout, même la chanson éponyme et pose ses slogans propres : « seul le vent connaît la réponse » ou encore « on peut tout faire par amour, même l’impossible ». Le fil narratif est pauvre mais pas si apocalyptique et les incohérences modérées, les décors peu synchrones avec l’histoire et le contexte présumé (en particulier quand les grands-bourgeois prennent le déjeuner dans une grande pièce vétuste) : c’est bien un nanar important, mais c’est aussi le film exalté d’un auteur aveugle !

Il devient un vrai plaisir redoublé par sa romance saphique. Avec tous ses atouts, même s’ils peuvent être navrants, Kill for Love est finalement un film valable en soi. Un film médiocre mais généreux, dont les outrances ressemblent à De Palma paillard : les aventures d’Irina et Triin, c’est Femme fatale sans le fric ni la retenue. Voilà somme toute une leçon dans son domaine : enfin un nanar pour jouir et non juste pour se moquer sournoisement.

Note globale 38

Page IMDB, pas de page Allocine  + Zoga sur SC

Suggestions… Captivity 

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HOUSE OF THE DEAD *

26 Avr

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2sur5  C‘est ici qu’Uwe Boll entre dans la légende. Avec House of the Dead en 2003, le réalisateur allemand se lance dans une série d’adaptations de jeu vidéo : Alone in the Dark, BloodRayne suivront. Ces produits vont déchaîner la fureur des fans et générer des communautés anti-Boll sur le Net, alimentées par les provocations du réalisateur lui-même, qui affirmera ne pas s’être intéressé aux jeux qu’il adaptait. Ecopant des titres de « pire cinéaste du monde », « nouvel Ed Wood » ou « Master of Error », Uwe Boll jettera encore de l’huile sur le feu et se distinguera en organisant un match de boxe l’opposant à ses détracteurs ; avant de leur annoncer qu’il est un ancien boxeur, il les lamine tous. S’estimant incompris et se comparant notamment à Scorsese, Uwe Boll est aussi l’auteur de projets plus personnels ou sérieux ; il affiche des ambitions plus élevées avec Stoic et Rampage et, dès 2007, s’attire des légions de fans (à quelque degré que ce soit) grâce à Postal, une comédie potache politisée.

Contrairement à certains de ces films où Uwe Boll vise la thèse, House of the Dead n’est pas agaçant ; contrairement à d’autres de ses ‘purges’, il n’est pas spécialement ennuyeux. Il n’en demeure pas moins déplorable : démarrant comme un téléfilm zeddard, bruyant et mou, House of the Dead s’installe entre le film d’exploitation random type Anaconda et la baudruche défectueuse pour amoureux de nanars et produits bien discount – ce qu’il n’est pas, en vertu de son budget (5 millions de $, soit six fois moins qu’un blockbuster routinier). Le résultat est un bourrinage surréaliste, médiocre, fabriqué tout entier sur des ‘clichés’, ponctués de quelques initiatives misérables et lapidaires. Les actes incohérents se mutliplient, des éléments débarquent à l’improviste en snobant la continuité. Les combats contre les zombies tiennent du Chair de poule régressif, les inserts en provenance du jeu sont maladroits et inutiles. Et surtout il y a ces redites, littérales ; propension ahurissante toujours présente chez Boll, soit dès son essai Amoklauf de 1994.

Les dialogues sont ouvertement stupides et bâclés, toutefois le film n’est pas ‘passivement’ mauvais. Il recèle des côtés ‘comiques’ délibérés, dont le marin est la plus vibrante illustration. Les punchline imbéciles habituelles sont tirées vers une espèce de sarcasme, écho bâtard du ‘second degré’ des blockbuster d’aventures à tendance cartoonesque. Dès les origines, Uwe Boll était donc enclin à la négligence appuyée et à la plaisanterie lourdingue, moquant ‘l’âme’ de ses propres œuvres à dessein commercial. Son investissement dans ce film est celui d’un faiseur au j’men foutisme flamboyant. Toute cette idiotie devient relativement plaisante lorsqu’on se sait devant un ‘nanar’ (ou navet) de première catégorie. House of the Dead n’est pas aussi ‘spectaculaire’ que Zombie the beginning de Mattéi, mais plus dynamique ; c’est exécrable, tapageur, un peu exotique, on finit par s’adapter. Après tout, les ‘mauvais films’ dont la médiocrité est réjouissante ne sont pas si fréquents : voir Hitman le cobra est largement plus plombant. Et puis cet House of the Dead n’est pas ‘vide’ : bête, mais pas vide.

Note globale 34

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Suggestions… Rogue + Wolf Creek

Scénario & Ecriture (1), Casting/Personnages (2), Dialogues (1), Son/Musique-BO (1), Esthétique/Mise en scène (1), Visuel/Photo-technique (1), Originalité (2), Ambition (1), Audace (2), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (2), Pertinence/Cohérence (1)

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BLOOD FREAK *

24 Avr

1sur5  Richard/Herschell le motard croise une jeune catholique. Elle l’emmène avec elle et ils passent chez sa sœur, où se trouve son groupe d’amis, des hippies bourgeois. Et la voilà à réciter les prescriptions de son pasteur et les commandements de son catéchisme devant des décadents interrogatifs mais fondamentalement sceptiques, puis fondamentalement dépassés par toutes ces louanges, parfois même moqueurs

Herschell va se rapprocher de cette sœur, la petite sorcière corrompue (affinons les symboles imbéciles de ce film, par charité et pour que ça soit plus digeste), qui va lui trouver un travail. Il sera donc cobaye pour un scientifique et son acolyte légèrement stone. Mal justifiée, l’expérience tourne au drame et transforme Herschell en homme-dindon meurtrier. Incarnation des dérives de la drogue, il est également la main de Dieu et du bon sens venue punir les comportements déviants des hommes.

Ce n’est pas une blague, Blood Freak est un film activiste, une propagande anti-drogues au parti-pris ouvertement religieux. Du T’aime destroy de service public, aussi débile que premier degré. Le point de vue est très clair. Voyons d’abord ce motard : c’est un petit con d’apparence, certes ; mais c’est surtout une brebis égarée et mieux, elle cherche à reprendre le bon chemin !

Qui est l’ordure, ce n’est pas le blouson noir ! Blood Freak est manichéen mais c’est un film avec la foi (estampillée catholique pour les puristes) et son regard sur l’Humanité se veut pénétrant et ose bousculer les positions, entre les bons et les salauds, les êtres de lumière et les forces obscures. Ces derniers sont retournés : voyons ces vils scientifiques. Eux aussi mettent au défi le pauvre petit homme perdu en titillant son orgueil de jeune mâle en besoin d’affirmation ; les transgressistes de tous poils savent comment manipuler les plus fragiles !

Comme dans tous les nanars, il faut traverser de grosses séquences d’ennui. Notamment lorsqu’il est l’heure de céder aux tentations (le sexe en particulier), moments censés constituer de vilaines déviances déguisées en pures extases. C’est le cas aussi pendant l’entre-deux, entre le début de l’expérience et le débarquement du dindon mutant. Entre la 24e et la 42e minute, une heure semble s’être écoulée. Mais ça ne s’améliorera pas. Le dindon s’infiltre : ça glousse à partir de la 20e minute, ça vient du hors-champ, ça devrait nous tomber dessus.

L’entrée en scène du dindon ne vaut rien, à quelque degré que ce soit. Ironiquement, un film a réussi à rendre un tueur pourvu d’un costume très similaire tout à fait impressionnant : Bloody Bird (1987), hybride de slasher et de giallo d’une grande beauté criarde. Blood Freak est juste désespérant : la nullité, sans la grâce qui pue qu’un nanar pétri de conviction est censée cultiver presque malgré lui. Le film aimerait virer au gore sale comme une belle croisade punitive et se donne en pré-Borderland du pauvre.

Il se répand en cris insanes, meurtres confus où les acteurs font du surplace en agitant vaguement leurs membres. Imaginez un mec avec un masque en gomme et papier mâché continuer à s’agiter pendant des minutes entières tout en restant bloqué face à un mur – ou au plancher : voilà, c’est Blood Freak, c’est lamentable et difficile d’en rire.

Il y a certes deux-trois résidus burlesques perdus de çi de là… Mais c’est un ratage et un produit totalement vain, y compris en tant que nanar folklorique. Au départ, Blood Freak sidère par ses dialogues ahurissants, avec la séquence chez les junkies mais aussi son intro où un présentateur s’illustre par ses déblatérations sur le changement constant et le rapport des catholiques à ce changement de nature mystique.

Blood Freak est donc à consommer de préférence avec sa VF de folie. Il alignera encore des dialogues d’une maladresse redoutable (« juste un extra ajouté au bonus »), mais rien n’y fait : 15 minutes de plaisir pour 60 de mort lente. Allez plutôt voir Turkish Star Wars, assez éprouvant mais pas à ce degré, capable de surprendre et de faire sourire. Pour du nanar qui en impose, autant sortir des classiques et allez découvrir De retour pour minuit ; pour du nanar total mais ambitieux, Virus Cannibale, qui n’est pas un si mauvais film, ou Zombie:the Beginning, effectivement une calamité quand à lui.

Note globale 16

 

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Suggestions…

Note arrondie de 15 à 16 suite à la mise à jour générale des notes.

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LES VISITEURS 2, LES COULOIRS DU TEMPS ****

22 Fév

5sur5 La suite des Visiteurs fut accouchée dans la douleur. Des fans volent des morceaux de décors, le tournage est catastrophique, l’ambiance entre Muriel Robin et le reste de l’équipe est très mauvaise. Le résultat : un cartoon extrême, avec désastres en série.

Le grand reproche posé au film concerne la prestation de Muriel Robin, qui remplace Valérie Lemercier de le rôle de Béatrice de Montmirail. En un sens il est légitime : l’humoriste incarne moins l’héritière de l’aristocratie. Elle ressemble plutôt à une bourgeoise (de ceux qu’on moque pourtant dans le premier, en lien avec les schémas héréditaires – comme Jacquard) ou une aristo kitsch. Alors certes, elle ne correspond pas au cliché. Mais j’ose : Muriel Robin est géniale. Par sa performance volcanique, elle dépasse Lemercier en charisme brut. Et elle correspond parfaitement à l’atmosphère de ce second opus ; mieux, elle est un beau symbole.

Au lieu du simple débarquement à une autre époque, Poiré prend en compte les couloirs du temps. Ce superbe gadget offre une infinité d’aller-retours entre les époques, décuplant le chaos généralisé. Car Les Visiteurs 2, c’est du jamais vu, même le dernier tiers de Mars Attacks ! ne partant pas à ce point dans le bordel euphorique. C’est incroyable : tout est surréaliste, il y a quasiment un gag par seconde, les acteurs sont hystériques et semblent sous substance. Chacun semble dans sa propre ivresse en plus de celle collective : un bon exemple à ce titre, c’est lorsque Ginette s’enfuit vers Saint-Tropez et refuse de boire son cho-cho-cho-caca-o, alors que Jacquouille de son côté se prépare à lui couper la main : chacun hurle et court en ignorant totalement le projet de l’autre.

Clairement, Les Visiteurs 2 surpasse son prédécesseur dans la pure farce. Il est bien plus bourrin et même paillard ; mais il est encore bien au-delà de ça. Dans Les Visiteurs, à l’outrance burlesque s’ajoutait une espèce de mysticisme soft ; or dans Les Visiteurs 2, c’est un carnaval euphorique, totalement absurde, presque inhumain par ses excès.

Par conséquent il n’essaie pas d’être un film  »normal » : tout consiste à envenimer l’anarchie. La construction est extrêmement bizarre : d’une part, au placard Costa-Gavras, ici les plans durent deux à quatre secondes pas plus [règle générale évidemment]. Mais aussi, des voix parasites s’incrustent (une sorte de « Putain Marielle » au milieu d’une des seules séquences censément premier degré, car d’une fonction importante pour l’avancée du script) ou des répliques magnifiquement saugrenues s’infiltrent l’air de rien (« arrêtez de gueuler saucisse »). Par cette absence hallucinante de sérieux et de profondeur, Les Visiteurs 2 peut d’autant plus être perçu et tenu comme un navet ou un nanar. Totalement destroy, le spectacle défie quelquefois la cohérence et la vraisemblance (sans tomber dans l’aberration – qui gâcherait tout – mais en rebondissant toujours plus loin qu’on pu l’espérer), flirte avec le slapstick. Au-delà du face-à-face guindés/pouilleux, on se délecte de la rencontre de Jacquouille avec la société de consommation, dont il est le meilleur fan et annihilateur.

Et puis surtout, c’est une avalanche de répliques cultes : indépendamment du crédit qu’on lui accorde, on assiste à une rafale de dialogues folkloriques. Même les plus sceptiques en reconnaîtront l’intensité – en même temps, cette logorrhée absolue peut épuiser. C’est leur affaire. Les Visiteurs 2 est une série Z punk avec des moyens de grosse production, un produit extraordinaire où on s’amuse à tout faire voler en éclats, avec une énergie prodigieuse. Pour ceux qui n’entreront pas dans le délire, ce sera harassant, pour les autres, cette tornade est jouissive. C’est, de toutes façons, un exploit cinématographique… ou un contre-exploit. Merci aux aléas du tournage et du montage pour leur collaboration. 

Note globale 91

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