Tag Archives: Jason Statham

THE MEG / EN EAUX TROUBLES **

31 Déc

2sur5   Dans la catégorie c’est un blockbuster, pour le reste c’est une contribution insignifiante à la galaxie des requins au cinéma. Comme c’est un film tous publics, l’expédition est niaise et la violence inexistante. Il n’y a qu’une seule créature mais en quelques copies – voilà l’unique surprise spoilée ! Naturellement ce n’en était pas une. Que l’équipe soit sino-américaine n’apporte aucune originalité, seulement de nouveaux visages, en particulier comme en nature.

L’humour est nul et atteint son paroxysme avec le noir empâté débile. Il s’améliore dans le dernier tiers, comme le reste (au minimum car il y a moins de place pour la gratuité). Les rapports inter-individuels et histoires secondaires sont triviaux et obèses, même ce qui concerne Statham n’est pas concluant. Beaucoup de propos servent seulement aux gens dans la salle et sont infondés voire grotesques sur le plan diégétique (les précisions concernant la plongée, la présence des personnes ; le milliardaire apprenant soudainement l’énormité de son risque financier).

Bien sûr la mise en scène privilégie le spectaculaire à la vraisemblance, mais c’est tout ce qui restreint l’ennui, au lieu de pousser à des exploits même stupides. Les apparitions du mégalodon sont fréquentes, mais cryptées ou lapidaires le plus souvent. La générosité est plus flagrante du côté des incohérences (presque une dizaine d’hommes barbotent sur les ruines du bateau, ça suffit à tromper le requin qui vient de défoncer leur vaisseau).

Les qualités techniques permettent de surnager – elles peuvent même relayer de bonnes idées : pendant l’attaque sur la plage, aux faux airs de Piranha 3D, on trouve un plan excellent où la foule balnéaire ressemble au contenu d’un grand bol de céréales, avec tous les corps et les petites bouées dans l’attente de se faire dévorer. Il y a même de beaux passages grâce aux corails, quoique rien de marquant. Parmi les films à bestioles carnassières, mieux vaut (re)découvrir les crûs de l’an dernier (47 meters down et The Shallows), ou aller chercher du côté des araignées ou crocodiles, donc en direction du bis profond. Foncer droit sur les nanars du genre (comme 5-headed shark attack) sera un gain de temps pour ceux qui souhaitent simplement du lourd.

Note globale 44

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… The Reef + Open Waters + Les Seigneurs de la mer + Les dents de la mer + La planète bleue + Arac Attack

Scénario/Écriture (3), Casting/Personnages (4), Dialogues (4), Son/Musique-BO (5), Esthétique/Mise en scène (6), Visuel/Photo-technique (7), Originalité (3), Ambition (6), Audace (4), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (5), Pertinence/Cohérence (2)

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HOMEFRONT *

15 Jan

1sur5  C‘est un projet important devenu un simple film d’action avec Jason Statham, une de ces productions linéaires et rentre-dedans de plus. À l’origine, Sylvester Stallone qui en est le scénariste voulait en faire le cinquième et dernier opus de Rambo. Il a renoncé et délégué à Statham au moment du tournage de Expendables en 2010. Presque quatre ans plus tard Homefront arrive enfin.

Il a été plutôt bien reçu par les adeptes, peu fréquenté par les autres. On y trouve un flic précocement à la retraite, réfugié à la campagne avec sa fille aussi teigneuse que papa. Bientôt il doit reprendre les armes face à de dangereux trafiquants. Autant y venir tout de suite, c’est totalement nul, à réserver aux amateurs et spécialistes capables d’y prendre goût. Car il faut bien être disposé pour faire fi de ce scénario rachitique, ce style compassé, ce registre obsolète.

Homefront est inintéressant à un point assez prodigieux. Une distinction par le bas. Au mieux c’est un cousin de Hors de contrôle avec Gibson, où un papa flic en retraite se bat pour sa fille. Lui au moins subissait un drame consistant. Pour le reste, la présence de Winona Ryder et surtout de James Franco sent le sapin. Enfin rappelons que le film est écrit par Sylvester Stallone. Lui pardonner, soit. Mais pitié, n’essayez de faire croire à personne qu’il ait la moindre qualité d’auteur, d’artiste ou même de faiseur. Il n’y a même pas de sens du rythme ou du gadget, rien d’un langage de tripes à vif. C’est juste le produit d’un cogneur penaud.

Note globale 34

Page Allocine & IMDB  + chronique Zoga sur SC

 

Suggestions… 

 

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