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LES VESTIGES DU JOUR ****

15 Juin

5sur5  Un des rares reproches qu’on pourrait adresser aux Vestiges du Jour, c’est son classicisme exagéré, son perfectionnisme absolu frisant avec le conservatisme figé. Or c’est justement son sujet ; et c’est bien ce traitement en adéquation qui rend la balade si passionnante. Réalisé par James Ivory (Maurice, Chambre avec vue), cette adaptation respectueuse du roman éponyme de Kazuo raconte l’histoire de James Stevens (Anthony Hopkins), majordome d’une noble famille anglaise, collaborant avec la nouvelle intendante Miss Kenton (Emma Thompson). En arrière-plan, les tensions géopolitiques en Europe ; Lord Darlington reçoit en effet des grands de ce monde dans son château, au moment où les revendications allemandes troublent le climat politique.

Maintenir à flot les charmes de la tradition

Les Vestiges du Jour est une tragédie existentielle : sur le plan intime, il montre une dévotion qui pourrait s’avérer une aliénation inutile ; sur le plan global, il représente un renversement des valeurs, entre un ancien monde essoufflé mais droit, et une réalité objective sapant ces efforts de chaque instant. Les Vestiges du Jour capture à merveille les mécanismes, la philosophie et bien sûr les contradictions et désillusions de ce qui fonde un champ idéologique précis : le conservatisme de droite (et/ou le traditionalisme). Celui-ci n’a pas simplement sa définition contextuelle, c’est un mode de vie et de pensée : et rarement une œuvre l’aura si bien traduit, non sans montrer la sensation de finitude et le fatalisme inhérent à ce qui est d’abord une disposition instinctive et un mode d’adaptation à la réalité.

Ce conservatisme, James Stevens en partage les traits au plus profond de sa psychologie : au point même de faire engager son père, dont il a hérité la fonction qu’il honore et qu’il dépasse dans son rôle. Il exprime également les valeurs organiques du conservateur par son acceptation de l’autorité, son humilité déprimante, sa résignation devant les faits ; mais aussi sa dévotion à une structure où il n’a pourtant qu’un second rôle sans véritable bénéfice ni valorisation. Ce sens des choses rangées, de l’ordre et de l’estime est renforcé par une tendance personnelle au perfectionnisme ; et une mentalité de missionnaire que Stevens emploie à son travail : ainsi toute sa vie est concentrée sur sa fonction. Pourtant, cette interdépendance est vécue froidement, sans la moindre passion – et ce conservatisme strict, qui ressemble à une paresse de conquérir de nouvelles terres sublimée, prépare justement son propre tombeau. Au contraire, Miss Kenton se montre davantage consciente et emphatique lorsqu’elle est tendue vers l’objet commun de ce tandem : assumer les tâches avec virtuosité, améliorer le pan du monde qui conditionne notre quotidien. Elle met de la chair et de la foi là où lui n’est que dans l’application aveugle du normopathe précieux ; elle abandonne aussi ce totem desséché pour allez vivre ailleurs et vivre pour elle-même, en construisant au lieu de rafistoler cette luxueuse barque triste dont le prestige sera bientôt broyé.

La grâce du conformisme, la logique de l’idéaliste en mode automatique

James Stevens est en effet une personnalité absente en dépit de son autorité mais aussi de ses prouesses permanentes. Les détails du quotidien prennent une place démesurée : l’exactitude, la retenue, le travail bien fait et l’élégance, compulsions reines, ne lui fournissent pourtant qu’une satisfaction morose. Limité par cette docte courtoisie, il est coupé de ses émotions ; ses affects pauvres lui interdisent finalement la communication et lorsqu’on lui parle, c’est toujours à une coquille remplie de formules, de codes et de devoirs, sans essence particulière. Cette sophistication sans lendemain, à la flamme presque morte, le rend pathétique et désuet – sans être inutile. Cette précision, cette rigueur, flirtant parfois avec le ridicule et le récital, sont aussi superflues qu’excessives ; même pour les aristocrates dont il est sous les ordres, elle est bigger than life.

C’est pourtant bien cette personnalité comprimée le cœur du film ; et c’est un objet de fascination. Indirectement, Les Vestiges du Jour est le parfait portrait d’un héros universel, débarrassé de (presque) toute sa subjectivité, mais aussi de son originalité et de sa capacité d’analyse et d’abstraction : un conformiste, irritant par sa étroitesse. Pas d’ouverture, pas de curiosité ; et donc, pas de possibilité de progrès ou de création, ni d’aptitudes aux choses de l’esprit. Arrive alors le paradoxe que James Stevens est finalement coupé de toute spiritualité, mais aussi de tout rapport actif à la société (sinon par ses actes rituels et circonscrits) qui pourtant aspire l’intégralité de son attention et conditionne chacun de ses mouvements ; il est donc incapable de faire écho lors d’un débat (et cette inaptitude lui vaudra d’ailleurs d’être humilié par un dignitaire anglais).

La vie et la vocation, ou rien

Le paradoxe est aussi dans l’effet provoqué par cette attitude : pourquoi cet attachement, de la part de Miss Kenton et de la nôtre, à celui qui ne se donne jamais, sinon que comme un mur, loyal et disposé à nous entendre sans réagir dans le meilleur des cas ? Fondamentalement, parce que James est héroïque, pas simplement pour son désintérêt envers sa propre identité, mais car il est sans relâche dans la représentation de la pureté. Celle-ci a beau être impersonnelle, l’attitude n’en est pas moins exemplaire et désarmante. D’ailleurs, alors que son rigorisme et son premier degré pourraient être moqués, ils suscitent plutôt chez les gens l’admiration et la sidération.

Ce qui rend Stevens si fascinant, en dépit de l’absence de ferveur et d’inventivité dont il fait preuve et qui ne fait que nuire à l’objet de son dévouement ; c’est cette capacité d’être toujours à la hauteur de l’événement. Car la dimension profonde, désirable et stimulante de cet intégrisme futile des bonnes manières, c’est de conditionner le monde selon ce que la volonté humaine a générée de meilleur. La grandeur du travail de James, c’est de peaufiner l’arrière-plan des grands tableaux vivants de ce monde, leur insuffler une épaisseur, du caractère. Une joute flamboyante n’est rien sans un théâtre : il faut élaborer une image pour enrichir un moment, fût-elle standard ou visionnaire.

Et puis James est aussi le gardien d’un art de vivre et un chef-d’orchestre. Il presse son armada d’employés de se comporter comme si elle était à la tête d’un  »bataillon » ; dans ces moments-là il décolle enfin, pour de bon, employant un champ lexical solennel, quasiment militaire, renvoyant « chacun à sa tâche », à la conquête de l’excellence formelle et du prestige. Dommage que la mise en scène ne soit que recyclage inerte, que l’aspect grandiose ne soit plus que parodié ; dommage peut-être aussi que cette vie s’y soit abandonnée, quand les autres ont préférées des perspectives différentes (mais toujours, c’est le drame, seulement personnelles, sans épouser une vocation).

Note globale 87

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MBTI-Enneagramme = Le personnage de Hopkins est un ISTJ caricatural ; mais aussi un 1-SO archétypique. Un 1 SX serait moins littéral, déverserait ouvertement ses ressentis et sa colère, se montrerait communicatif et emphatique (tout en conservant le sérieux, la discipline et le sens de la mission), serait attentif à ce qu’il incarne mais aussi à ce que les autres réussissent ou ratent, en se comparant à eux ; un 1 SP (comme l’est son père, ISTJ-1w9 lui aussi par ailleurs) aurait sans doute plus de recul ou de ‘souplesse’ dans la pratique. Il s’agit d’un profil classique (ISTJ-1w9 so/sp), une image caractéristique que chaque nuance (l’aile, le second instinct, le Si-dom) renforce.

Plus vivace et expressive, plus ouvertement directive aussi, encline à la confrontation ; elle est une 1w2 (sp/sx, une FJ – comme l’actrice Emma Thompson elle-même), contrastant radicalement, tout en partageant le même sens des valeurs, les idéaux élevés pour lesquels elle se sacrifie (et se blâme lorsqu’elle échoue à les tenir). 

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L’AGE DU CRISTAL ***

22 Fév

4sur5   À l’image de l’improbable Zardoz, L’Age de Cristal est un chef du file du cinéma de science-fiction kitsch et visionnaire. Adaptation libre du roman Logan’s run de William F.Nolan, ce film de Michael Anderson (Orca) plante son action au XXIIIe siècle. L’humanité post-cataclysme vit dans une société hautement rationalisée mais aussi orientée vers la jouissance et le plaisir. Chaque citoyen doit mourir à 30 ans, par refus du déclin organique et pour éviter la surpopulation. La mort se déroule lors du Carrousel, une cérémonie au terme de laquelle les sacrifiés sont présumés renaître.

La dystopie de L’Âge du Cristal est originale et assez téméraire puisqu’elle porte ses coups sur l’idéal accompli du totalitarisme libertaire. Anderson met en scène un monde où le jeunisme et la superficialité règnent sans partage. Sous couvert de la satisfaction immédiate et sensorielle qu’elles apportent, les valeurs prescrites sont aliénantes et la société uniforme. Le bonheur obligé et systématique, la jeunesse, la consommation, le luxe, constituent les normes de cet ordre moral. L’homme qui réfléchit est dans la négativité, parasite inadapté à ce monde aux allures de jolie galerie commerciale. Il n’y a pas de naissance normale et seulement des bébés-éprouvettes dans les crèches. La désintégration de la famille, émancipation ultime pour certains, est ici une réalité banale ; c’est justement cette absence qui rend les individus si peu autonomes, si résolument soumis à la tyrannie du mainstream.

Entre décors rétro-futuristes et retour vers une nature rayonnante et triviale où trônent les ruines de la civilisation, L’Âge du Cristal donne chair à son sujet. Avec toute sa radicalité idéologique, le film est un périple et non un pensum, une exploration même plutôt qu’un hymne. Dans le fond, à l’optimisme borné de cette société sous dôme, un scepticisme salvateur se pose en antidote. La prise de conscience de Logan 5 (Michael York) grâce à sa rencontre avec Jessica 6 (Jenny Agutter) se concrétise par une redécouverte de la Nature, refoulée mais jamais vaincue ; et finalement, les retrouvailles avec la liberté. La liberté sans le libertarisme, la liberté réelle, où on se retrouve face à la sensation de la mort, face à sa solitude, galvanisé aussi par la plénitude d’une vie pure et transparente, sans fictions aberrantes, sans surcompensations ridicules. La vie où l’amour et la cruauté existent, où il faut être plutôt que se liquéfier, où même la souffrance est constitutive.

C’est donc un grand repère de ces 70s pessimistes, toutefois L’Âge de Cristal n’est pas si désespéré. Son point de vue écologiste et conservateur est positif et envisage une issue, un dépassement des aberrations : il prétend que la vérité éclate, fait le pari que les instincts reprendront toujours le dessus pour ajuster l’Homme, qu’il place donc plus haut que ses vanités.

L’Age de Cristal est le premier film utilisant la  »laser photography », ce qui renforce son aura kitsch. Le style graphique est à la fois sublime et parfaitement ancré dans son époque, avec notamment une séquence psychédélique (la « salle d’amour ») anticipant Enter the Void. Ce mélange d’outrance, de couleurs chaudes et de grâce a naturellement séduit Nicolas Winding Refn qui pourrait signer un remake. Notons enfin que L’Âge de Cristal, récompensé par le Saturn Award du meilleur film de SF en 1977, a engendré une série éponyme de 14 épisodes, l’année même de sa sortie.

Note globale 76

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Suggestions… Soleil Vert + Rollerball + La Planète des Singes

 

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HARDCORE ****

9 Nov

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5sur5  Industriel dans l’Amérique rurale, Jacke VonDorn est un homme pieux (affilié à l’église réformée hollandaise) et très traditionnel. Individu paternaliste, un peu pénible, bien obtus, il amalgame avec un sens inné de l’équilibre la discrétion (par sa retenue, sa modération) et la lourdeur (il s’insinue dans tout). Il peut être sec, il sera toujours fiable, il a bon fond, il est travailleur, sans mystères. Voilà qu’il apprend grâce au détective Mast que sa fille, partie pour la Youth calvinist convention, tourne dans des films pornographiques de seconde zone. Ni Mast ni la police ne l’aideront, il part donc seul la retrouver.

Scénariste pour les géniaux (au moins) Taxi Driver et Obsession, Paul Schrader a pu se lancer dans la réalisation dès 1978 avec Blue Scolar. Hardcore est son second film, un an plus tard. Avec une finesse et une profondeur cristallines, Schrader met en scène la mentalité d’assiégé, de dernier homme, que partagent aussi bien les îlotiers, les survivants que les prudes. Cette approche est orientée par l’axe de jugement préféré de Schrader : celui des mœurs. Ainsi Hardcore nous raconte l’angoisse d’un père et d’un homme issu d’une communauté préservée de la corruption et de l’immoralité du monde extérieur.

Précipité dans un monde où on se moque de lui et qui l’horrifie, Jacke fait, pour le spectateur, la démonstration des vertus de son caractère. Sa rigidité a le mérite d’en faire un homme droit et fort, indifférent aux considérations extérieures, ne cherchant que l’ordre et le salut. Il se retrouve dans le piège des bordels contemporains, destinés à extorquer contre des jouissances frustes et bien compartimentées, pas par ses propres soins (Edmond de Yuzna épiloguera là-dessus). Il découvre toutefois une alliée dans ce monde-là, Niki (Season Hubley) un substitut de sa fille, de son versant inconnu. Avec elle il arrivera aux portes du snuff-movie. Il cherche, interroge les gens, sans honte ni précaution : évidemment personne ne lui répond, parce qu’il frappe aux mauvaises portes.

Alors il se fait passer pour un entrepreneur cherchant à financer un film porno ; puis pour un réalisateur faisant passer des casting. Il emprunte le costume et reste à distance, en revanche, la résistance aux tentations, pas celle du sexe mais des pulsions de violence, devient consciente. Cette violence cependant lui permet de garder pied dans ce monde où sa vie est menacée. Il l’ignore, évidemment, mais il pourrait y revendiquer sa place de dominant ; il commet les abus intrinsèques de cette position (naturelle), par exemple en s’en prenant violemment à un partenaire de sa fille vu sur une photo, lequel n’est responsable de rien.

La présence de cet homme, dominant, grave, humble, inhibé, amène tout un lot de limitations, mais aussi une réassurance. Son monde d’origine, où règne un traditionalisme radical, n’a rien de méchant, rien de morbide. Il est juste une invitation à la résignation. C’est un univers très terre-à-terre, mélancolique mais sans troubles. Jacke en est la parfaite incarnation. Il est impossible de ne pas éprouver de l’empathie de Jacke, même si son acception de l’harmonie est douloureuse à porter pour lui comme pour l’autre. Schrader le sait et se montre équitable dans son point de vue.

Ce que Jacke ne conçoit pas une seconde, c’est que sa fille pourrait être, sinon bien là où elle est, au moins volontaire. Peut-être que personne ne lui a retourné le cerveau, peut-être que c’est elle qui a souhaité s’engager sur la mauvaise pente ! Que les parents soient prévenus : à force d’être tenus dans la répression, un jour vos enfants imploseront ! Les parents comme Jacke ne sont pas des monstres, bien au contraire. Toutefois ils ne réalisent pas l’effet de leur attitude et sont coupables. Une emprise écrasante sans contrepartie, même soutenue par des intentions saines ou se voulant telles, poussera à un recours auto-agressif ou nihiliste à la liberté.

Les enfants opprimés sur-compensent de manière particulièrement agressive : ils ont eu tout le temps de percevoir les attentats possibles à ce rouleau-compresseur de la sérénité, au parfum si mortifère. Schrader dresse un avertissement sans condescendance : il nous fait respecter, sinon aimer, ce type. Le point de vue de Schrader est ouvertement  »conservateur » lui-même, pas dupe ni de ses limites ni des règles du jeu. L’auteur se range avec son héros du côté de la fatalité, avec détachement et philosophie, en y trouvant une certaine légitimité, un charme aussi, même triste. Et finalement même les saints et les héros ne peuvent sauver les damnés. 

Note globale 87

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Suggestions… Harry Brown + The Canyons + L’Impasse + Pulsions/Dressed to Kill   

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YOUR MORALS, LES 5 VALEURS FONDAMENTALES EN POLITIQUE

27 Jan

En voulant découvrir « les racines morales des libéraux et des conservateurs » aux Etats-Unis, Jonathan Haidt a mis au point un modèle présentant cinq grands groupes de valeurs communément partagés (ou pas).
  1. Présentation des 5 valeurs (universelles et innées)
  2. Distribution des valeurs à Droite & à Gauche (affinités politiques)
  3. Passer le test « Your Morals »
  4. Voir les propositions
  5. Moral Matrix, le prolongement
 
haidt_moral_foundations

LES VALEURS

Cette échelle comprend cinq valeursIl s’agit de :
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* Harm * (le Bien & le Mal, les soins/la prise en charge) This foundation is related to our long evolution as mammals with attachment systems and an ability to feel (and dislike) the pain of others. It underlies virtues of kindness, gentleness, and nurturance.
* Fairness * (le sens de l’équité/réciprocité et de la Justice)  This foundation is related to the evolutionary process of reciprocal altruism. It generates ideas of justice, rights, and autonomy.
* Loyalty * This foundation is related to our long history as tribal creatures able to form shifting coalitions. It underlies virtues of patriotism and self-sacrifice for the group. It is active anytime people feel that it’s « one for all, and all for one. »
* Authority * This foundation was shaped by our long primate history of hierarchical social interactions. It underlies virtues of leadership and followership, including deference to legitimate authority and respect for traditions.
* Purity * (ce dernier point comprend les valeurs religieuses, entre autres) This foundation was shaped by the psychology of disgust and contamination. It underlies religious notions of striving to live in an elevated, less carnal, more noble way. It underlies the widespread idea that the body is a temple which can be desecrated by immoral activities and contaminants (an idea not unique to religious traditions).
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Une sixième avait été ajoutée : 
* Liberty * (vs Oppression)
Cette valeur n’est pas anodine, c’est peut-être la plus fondamentale et instinctive. Et justement, pour cette raison elle peut paraître négligeable ; c’est plutôt l’intensité de sa présence qui permet d’en faire un indicateur. Hormis avec quelques tendances politiques comme le Fascisme, il est rare voir anti-naturel de trouver des individus ou des pensées s’opposant catégoriquement et/ou de manière structurée à une telle valeur.
 

LES VALEURS CONDITIONNENT LA DÉMARCHE POLITIQUE

rep demo global morals
Voici les moyennes pour les USA, entre Démocrates (bleu) et Républicains (Rouge). Lorsque vous passerez le test, votre résultat vous sera indiqué en Vert.
 
Partout dans le monde, les individus s’identifiant à gauche, dans le camp des progressistes ou l’équivalent, ont eu en moyenne un indice très élevé pour les deux premières valeurs, tandis qu’ils accordaient une faible importance aux trois autres (allant jusqu’à flirter avec le rejet, notamment pour le dernier, la Pureté).
Chez les conservateurs, la droite ou les équivalents, les cinq valeurs sont adoptées ; mieux, elles sont assimilées de façon lisse. Les résultats sont marqués mais modérés, contrairement à ceux de  »la gauche » où ils sont passent d’une radicalité à l’autre. Toutefois, les scores en  »Authority » se détachent quelque peu, pour en faire la valeur championne – tandis que ceux en  »Pureté » sont en très léger retrait – mais là encore, les écarts sont faibles.
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Vous pouvez voir ici les indices rapportés à trois catégories : liberal US (gauche), conservative (« right-wing ») et libertarian.
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VOUS ET LES CINQ VALEURS FONDAMENTALES

Jonathan Haidt a fondé le site YourMorals, sur lequel sont rassemblés des dizaines de tests sur un grand ensemble de sujets sociaux et humains. Ils vous déterminent généralement selon des groupes de sensibilités politiques, parfois selon des appartenances (religieuses, de genre, etc).
 

Le test principal est celui-ci : Moral Foundations (inscription nécessaire)

Vous pouvez retrouver ce sujet développé par Zogarok ici, avec différents profils pour l’occasion.

LES PROPOSITIONS

Voici les propositions que vous devrez noter de 0 à 5 :
Whether or not someone cared for someone weak or vulnerable.
Whether or not someone was cruel.
Whether or not someone suffered emotionally.
Whether or not someone acted unfairly.
Whether or not some people were treated differently than others.
Whether or not someone was denied his or her rights.
Whether or not someone showed a lack of loyalty.
Whether or not someone did something to betray his or her group.
Whether or not someone’s action showed love for his or her country.
Whether or not someone conformed to the traditions of society.
Whether or not someone showed a lack of respect for authority.
Whether or not an action caused chaos or disorder.
Whether or not someone was good at math.
Whether or not someone acted in a way that God would approve of.
Whether or not someone did something disgusting.
Whether or not someone violated standards of purity and decency.

It is better to do good than to do bad.
It can never be right to kill a human being.
Compassion for those who are suffering is the most crucial virtue.
One of the worst things a person could do is hurt a defenseless animal.
Justice is the most important requirement for a society. 
When the government makes laws, the number one principle should be ensuring that everyone is treated fairly.
I think it’s morally wrong that rich children inherit a lot of money while poor children inherit nothing.
People should be loyal to their family members, even when they have done something wrong.
I am proud of my country’s history.
It is more important to be a team player than to express oneself.
If I were a soldier and disagreed with my commanding officer’s orders, I would obey anyway because that is my duty.
Men and women each have different roles to play in society.
Respect for authority is something all children need to learn.

I would call some acts wrong on the grounds that they are unnatural.
People should not do things that are disgusting, even if no one is harmed.
Chastity is an important and valuable virtue.
==> Pour ma part, je n’ai aucun réponse à zéro, seulement deux à 1 concernant la Pureté (« Some acts are unnatural » et « Chastity »). Une forte minorité de questions a été évaluée à 2, notamment concernant les catégories Purity, Care/Harm et Authority. Cinq réponses à 5sur5 concernant mes deux piliers, Fairness et Loyalty.
 
 

LE MORAL MATRIX

Le Moral Matrix est un dérivé de YourMorals. Il met en scène deux axes, censés refléter plus finement les tendances déterminant les camps politiques pour lesquels nous développerons une sensibilité. Il oppose ainsi la priorité donnée à l’Individu ou à la Collectivité ; au Jugement ou à l’Egalité. La traditionnelle dichotomie économique/social se ressent, cependant l’outil va en profondeur et sonde bien la morale et la philosophie, plus que les positions pures, bien qu’il nous donne l’aperçu de ce qu’elles devraient être, dans une logique littérale.
J’y viendrais en particulier dans un prochain article ; un autre présentera ma position sur ce Moral Matrix et sur le YourMorals, dans la foulée d’articles spéciaux sur des tests politiques.

LES GAY-FRIENDLY FACON REAC

6 Mai

barjot et gays

Le réactionnaire n’est pas un simple pessimiste, ni un esprit condescendant à l’égard de naïfs présumés, ou un personnage cynique devant le déroulé constant des choses. Il est probablement tout cela mais ce n’est pas systématique et la vulgarisation des notions crée une confusion avec d’autres formes, d’autres attitudes. Il faut aller au sens des mots : et la définition veut qu’un réactionnaire soit le promoteur du passé. Le réactionnaire invoque les vertus d’un temps écoulé, éventuellement en l’idéalisant (quelquefois même en fabriquant des motivations entre les lignes de l’Histoire). Il y a trois postulats : dans le premier, l’époque regrettée porte les solutions aux maux d’aujourd’hui et dans ce cas, nous avons eu tort de nous écarter de ses schémas. Dans une version plus romantique et radicalisée, ce temps révolu est légitime, car il était au plus près de la réalité, d’un ordre naturel ; éventuellement, il rangeait les hommes à leur place. Enfin, la réaction peut être motivée par le refus de la réalité actuelle ou de basculements en cours, sans pour autant qu’un projet pour l’avenir n’intervienne, soit par amertume ou scepticisme, soit par indifférence.

Cette forme réactionnaire-là est plus pragmatique, orientée vers le confort ; l’enjeu n’est pas de maîtriser, mais de soumettre la société à une logique sécurisante et fermée, où une zone de jouissance est maintenue, quand bien même elle induit des souffrances ou une hypocrisie trop flagrante. Ainsi est celui qui se précipite dans les habits de l’artiste maudit ; ou encore le représentant politique issu des classes populaires, parlant en leur nom et les dénigrant de façon complice. Tous s’enferment dans un ghetto psychique leur permettant de cyniquement jouer un rôle social cadenassé, parfois dévalorisant, mais duquel ils tirent une satisfaction personnelle suffisante ; quitte à enfermer, dans leur caricature, ceux qui les rejoignent par l’attribut sociologique, culturel ou idéologique dont ils se réclament.

La garde hideuse d’un christianisme vociférant

Tout le monde connaît le borborygme boutiniste des « amis homosexuels ». Christine Boutin a raison ; elle et ses amis ne sont pas homophobes. Une part est simplement obtus ; il faut se rappeler aussi du magnifique « J’ai une grande capacité de pardon » lâché à l’intention, non pas des criminels ou des délinquants sexuels, mais des gays que Boutin connaîtrait si bien. Il ne s’agit dès lors plus d’affirmer un certain héritage, revendiquer des valeurs, ou même opposer à la ferveur aveugle d’un mouvement progressiste, le principe de précaution et de mise en doute ; non, il s’agit bien d’affirmer un principe théologique dans la démocratie. En confondant la loi et son esprit, le doigt de Dieu et la lune, etc.

Boutin et son PCD (Parti Chrétien-démocrate) sont intrinsèquement conservateurs ; mais son leader est une notable, une notable d’action éventuellement. Il faut comprendre que ce ne sont pas des idées ou une vision qui la pousse, ni même (et c’est plus préjudiciable) des croyances ou convictions réelles. Ainsi Boutin n’a que des combats négatifs – et peut remercier ces pédés, dont elle accueille des exemplaires pour « les vacances », de lui avoir permis de sortir du bois.

Alors que les chrétiens-démocrates classiques, qui ont dominé le centre et la droite modérée pendant l’après-guerre (le parti d’Angela Merkel, le CDU, reste ancré dans cette mouvance) étaient pragmatiques et traditionalistes, mais aussi proches des  »conservateurs compatissants » ; Boutin elle, rejette des valeurs plutôt qu’elle n’en défend. Cette attitude participe d’ailleurs à la déliquescence du christianisme en tant qu’agent social ; indirectement, Christine Boutin amène un dernier petit fagot et exclue la représentation religieuse et sa parole du sérieux politique.

Le confort de l’esclave

Ce qui frappe chez certains anti-Mariage pour tous de la droite littéraire façon Zemmour, ou des activistes apolitiques comme Frigide Barjot, c’est à quel point leur vision du gay est réactionnaire : elle en revanche ne contient plus un soupçon d’homophobie (ou si peu), mais exalte la grandeur d’un folklore et préfère l’homosexuel soit en  »zaza » soit en  »privé », soit en artiste torturé. Ils promeuvent un gay demeurant  »différent », à la marge de la société où il est très bien loti, pour le bien de tous. Un gay non-revendicatif, un fêtard voir une folle amusante, inconsistante et amicale.

Ce qu’ils aiment, c’est un gay liquéfié, pathétique, grossier, prévisible donc manipulable et duquel il n’y a rien à craindre. Ils aiment le pire du gay, car ils ont besoin du pire de tous les hommes, afin de l’instrumentaliser et de maintenir un désordre mesquin ; tout comme les vieux communistes académiques profèrent les louanges d’une classe ouvrière dont ils exploitent et affichent le plus laid et le plus trivial, afin de le garder dépendant et hors-d’état de nuire.

Ils n’aiment l’homosexualité que pour ce qu’elle a de criard et dégueulasse ; tout comme eux-mêmes sont grotesques et répugnants, entre la nonne recalée (et manipulée par Sarkozy) pour sa bêtise et sa mesquinerie ; et la vieille people délabrée et parasitaire.

Alors ils citent les vieilles figures, des auteurs du passé, dont l’homosexualité n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui ; et qui, croyez-le bien, jamais n’auraient adhérés à toutes ces manifestations, voir auraient préférés qu’on les « laisse tranquille », ou encore rejetteraient à leurs côtés les pro-Mariage pour Tous.

Voilà une posture entre nostalgie et fantasme d’un passé parfaitement structuré et ataraxique. Du reste, certains  »gays » s’y retrouvent, ou au moins essaient effectivement d’apporter un renfort ou une voix dissonante en s’opposant à la loi. Ainsi le gay-conseiller de Boutin ou le collectif  »+gay sans mariage ».

Dégénérés opportunistes de toutes les corporations, unissez-vous !

C’est une vision totalement compatible avec celle de Frigide Bardot (qui la rejoint par intérêt et expérience plus que par idéologie ou sens commun). Elle a depuis toujours fréquenté la communauté gay, non pour la valoriser ou l’élever, mais pour la rejoindre et s’adonner avec elle à la cuite et les parades vulgaires.

En effet, c’est là qu’on retrouve de façon paroxystique cette collusion amusante entre  »gay passéiste » et  »gay hédoniste aveugle », communautaire replié et outrancier. Certes, ces derniers ne revendiquent pas tellement, ni ne cherchent un regard spécifique ; en revanche, entre folle réformée, jouissance monomaniaque. Ils sont obsédés par leur orientation bien qu’ils s’en défendent ; et se vivent essentiellement par là. Ils sont tout à fait à l’aise dans un contexte officieusement permissif et officiellement conformiste comme le nôtre (pour n’importe qui, s’il y a sa place, ce n’est pas une mauvaise formule, c’est même une certaine organisation sociale fonctionnelle). Dès lors, qu’ils soient inclus dans la société, sans plus pouvoir être des anomalies de confort est agaçant pour eux. En effet, ils y perdent le seul marqueur de leur consistance, la compensation à leur absence mortifère d’intériorité. La crainte d’être exposé dans le débat n’est rien, par rapport à celle de perdre le plus précieux des acquis : une identité exotique et affranchie, ou sa parodie.

Forcément, que ce théâtre laid s’arrête, que les pédés deviennent des individus libres et responsables est un crève-cœur pour Frigide, qui risque d’y perdre ses compagnons de dissolution et d’avilissement.

D’un autre côté, les pro-Mariage gay sont énormément plombés par les libertaires dégénérés, dans et hors de leurs rangs ; pendant que leur vision petite-bourgeoise de la saine homosexualité intégrée file de l’urticaire à n’importe qui évaluant le sujet depuis une distance moyenne, qu’il soit concerné ou pas, phobique ou empathique. De la même manière que les réactionnaires aveugles et pseudo-réalistes comme Christine Boutin se rassurent en faisant des individus les esclaves de formes rigides dont l’arbitraire est un moyen et non une fin ; les progressistes conformistes écrasent les individus sous le poids des catégories lisses et rabougries qu’ils cherchent à instaurer, dans un réel toujours insuffisamment discipliné et ouvert à leur conception horizontale de la matière humaine.

Par-delà toutes ces considérations, on oublie qu’il a longtemps s’agit de « mariage gay », label toujours utilisé, de tous bords. Pourtant voilà un terme déshonorant, relevant du ségrégationnisme bienveillant ; il est digne de la  »discrimination positive » de la droite paternaliste pressée de s’ouvrir au monde. La requalification en « Mariage pour tous » fut tardive et emmène d’une aberration sémantique à une éructation pas moins révélatrice ; le caractère grégaire et aveugle de la formule tend à subordonner une institution aux désirs de chacun. Comme si le progrès était dans l’abattement de toutes les frontières, la remise au niveau de chaque égo et chaque demande des constructions manifestes ; c’est une certaine définition de la Gauche.

La brimade progressiste

Le premier problème du projet de loi est sa confusion, car on ignore où s’arrêtent ses engagements. En vérité, nous savons tous qu’une petite majorité de la population est favorable au mariage, dans l’acceptation ou l’indifférence ; mais qu’une un peu moins courte majorité est plus sceptique sur l’adoption ainsi que sur l’autorisation du recours à la PMA. C’est la position d’un bloc important de l’opinion, tout comme de personnalités publiques à l’instar d’Alain Juppé.

L’autre grand problème posé par cette loi, c’est qu’elle bouscule la société à un moment inopportun ; en temps d’agitation et de frustration sociale, une telle réforme sociétale est vécue à la fois comme un mépris de la condition des masses, un cache-misère de la part du gouvernement, mais aussi pour certains comme une façon de priver des repères sécurisants ; et là aussi, de formes identitaires constitutives d’un mode de vie, d’un code social, d’une interprétation des rapports entre les hommes, qui est une richesse première. Si les élites ne perdent rien lorsque les traditions sont chamboulées, les catégories plus démunies elles, en revanche, se voient soudain culpabilisées et mises à l’écart pour les conceptions demeurant rennes chez eux. Certains progrès peuvent ainsi, à tort ou à raison, être ostracisant pour les populations qui elles, n’ont pas intérêt à remettre en doute l’ordre établi, car elles n’ont pas de parachute pour se prémunir de l’incertitude et que leurs valeurs y sont ancrées.

Par ailleurs, le projet n’est pas simplement en faveur d’un mariage assorti éventuellement d’une adoption sous condition ; il révise effectivement la notion de famille. Et à ceux qui se sentent ainsi floués, citoyens inaudibles dans une société civile confuse et anémiée, s’ajoute un mépris pour leur cadre de vie.

Ainsi, les Manif pour tous ont cristallisées ces angoisses ; il y a, par-delà toutes les réformes engagées, la colère d’être ainsi abandonné par le pouvoir, les autorités publiques ; et l’horreur de réaliser que la politique devient sa parodie.

Les représentants politiques jouent avec cela : la droite s’est trouvée un cheval de bataille ; la gauche fait s’éterniser la mise en œuvre et ces professionnels retrouvent ainsi une contenance, par la clivage artificiel.

La polémique creuse des égoïstes

Par conséquent, le monde politique apparaît caché derrière une confusion auto-entretenue. Sous le bruit et les bavardages, on ressent le dénigrement d’une politique ambitieuse. Le Parlement se prête à l’empoignade de circonstance plutôt qu’à la mise en forme de la société, ou même à se faire son réceptacle, son écho. Dans le même temps, c’est l’abandon des populations inaptes au mouvement qui est scellé ; en parallèle de la consciencieuse et profonde démolition des identités et les institutions nationales, les cadres traditionnels sont démantelés, après que leurs figures aient perdue une guerre culturelle où elle n’avaient guère de représentants. Pour les forces dominatrices (extrême-centre, libéraux de gauche et libéraux de droite), la droite conservatrice est une tout aussi profonde entrave que la droite souverainiste et nationale, c’est aussi l’ennemie la plus pratique, un sparring partner facile.

A l’arrivée, la peur est autant dans cette horizontalité des modèles familiaux ; que dans la sensation de n’être plus qu’une « variable d’ajustement » (comme le dit si bien Christine Boutin sans assimiler le message), au regard de gestionnaires passifs et virtuoses usurpant la place de décideurs. La question qui se pose est  »moi qui n’appartient à aucune minorité, moi qui ne me distingue pas de la masse, ais-je une valeur sociale, suis-je l’objet ou la cible d’une réforme ? » et la réponse auto-administrée sera, plutôt à raison,  »Les élites ne répondent plus à mes préoccupations d’homme ordinaire ou de composante d’un ensemble social, d’une communauté par-delà les communautés et les intérêts particuliers ; elles m’approchent éventuellement, par clientélisme, de la même manière qu’une entreprise s’enquiert des segments du marché s’offrant devant elle. » Car la politique sans vision, sans principes ni dynamiques, n’est plus qu’une boutique.

Et effectivement cette caste politique est essentiellement peuplée de fantômes et de challengers ; d’ailleurs les aventures personnelles ont pris le pas, avec les polémiques proches de la farce, pour mieux excuser l’abaissement des confrontations politiques et l’évaporation des projets cohérents et soutenus. Il est naturel que le monde politique soit un nid à carriériste, mais il est inquiétant qu’il n’offre plus, pour l’essentiel, que des caricatures cyniques. Les quelques héros isolés (Montebourg, Peltier) et pantins rugissants ne font qu’insuffler un relief ponctuel à un paysage désenchanté.

Le caractère factice et bassement opportuniste de l’engagement politique fut parfaitement traduit par l’approbation de deux seuls votants UMP lors de la présentation du texte de loi du  »Mariage pour tous » (retour du texte au Parlement le 23 avril). Parmi eux, Franck Riester, gay lui-même, c’est-à-dire personnalité n’intervenant que pour ses intérêts propres (et ayant trouvé la notoriété par le coming-out), se plaçant servilement dans le sillage tracé par sa tribu copéenne pour le reste. D’ailleurs, on attend toujours l’intérêt de la présence de Riester, la particularité de son profil ou de son logiciel. Sinon le refus de dévoiler son patrimoine personnel lors de la loi sur la transparence de l’après-Cahuzac, rien ne le distingue de sa horde. Par extension, on peut se rappeler de Roger Karoutchi qui avait tenté par le coming-out de relancer sa campagne pour les régionales. Il n’a pas bénéficié de la prime aux innovateurs (premier ministre en exercice à se dévoiler sur ce sujet) et fut sèchement battu dans ce scrutin interne à l’UMP.