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PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU **

20 Sep

2sur5  Roman-photo érotique tablant sur le haut-de-gamme, pendant féminin et intégriste de Call me by your name, ce Portrait tout en fièvre intérieure est aux antipodes du sociologisme de Bande de filles et montre un apprentissage des sens et l’existence curieusement candide par rapport à Tomboy. Tout s’anticipe à l’exception de l’apparition en costume de la dame blanche (ou plutôt de sa persistance), d’une scène musicale avec des femmes libérées et des passages liés à la visite de la faiseuse d’anges. Ces derniers sont les seuls à véritablement sortir des conventions et leur relative frontalité pourra légitimement réjouir les cohortes prêtes à récupérer ce Portrait dans le sens de leur activisme et de leurs croyances féministes.

Ainsi certains trouveront des fulgurances à cette œuvre ronronnante aux symboliques écrasantes (découpable en quatre phases différemment ambitieuses ou anxieuses, épanouies ou mélancoliques). Elle est constamment habité par un sous-texte criant sa présence tout en se maintenant à très bas régime et dans une absoluité qui devrait conduire à des choix plus radicaux (contemplation totale, réduction à un court-métrage, déclinaison riche et gratuite de ces motifs). Homme ou femme on est invité à admirer des émotions peut-être ressenties mais communiquées avec une sorte de lyrisme plat car embarrassé de lui-même, lourdement appuyées, comme la retenue des personnages. La fibre romanesque est morte-née, les scènes s’emboîtent souvent sans transition, la proximité de l’océan ajuste le climat et celle de l’enfouissement des sentiments garanti une continuité.

C’est terrible à avouer mais dans le cas présent le regard féminin aseptise et rend vainement pesantes les choses. Le conflit est inexistant, la bulle rêveuse timide et maniérée. Le rendu est propre sauf lors du relâchement, toujours corseté mais pourvu en traces de vivant bien saillantes – les filets de bave rescapés de La vie d’Adèle comme témoignage ultime de la sensualité de ce moment si grand (au moins ça n’a pas la bizarrerie, voire l’incohérence, de cette emphase sur le sillon nasogénien de la modèle). Nous sommes dans un temps et des lieux où l’infime devient ou peut traduire l’érotisme ; où tout a ou peut prendre un poids démesuré. Mais sans ces murs il n’y aurait que de la grossièreté fanée et un ennui sans rien pour se cacher. La réalisation tourne le dos à la vie et adore d’autant plus aisément ces icônes raidies, sauf qu’à vouloir les sublimer pour éponger leurs privations, elle ne fait que les rejoindre dans ce grand bal du minimalisme et du fétichisme à petit pas. L’appauvrissement ne vient pas toujours de l’extérieur.

Note globale 48

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Suggestions… Ma Loute + Van Gogh/Pialat + Les garçons sauvages + Boys don’t cry + L’Ile/Ostrov + Jeanne Dielman + The Witch

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UN JOUR DE PLUIE A NEW YORK **

19 Sep

2sur5 Naturellement il est bon de soutenir Woody Allen afin de garnir ses films et nos écrans de jeunes starlettes infantilisées ou dévêtues. Mais hormis ses adeptes et les gens sensibles aux principales recrues (et Elle Fanning en a d’affreuses sales et affamées, peut-être autant qu’Emma Stone), sa première livraison de carrière post-américaine n’a rien pour convaincre. Et pour séduire comme en général, rien de neuf.

Le scénario paresseux pousse les clichés jusqu’à patauger dans l’incohérence. On peut mettre sur le compte de l’impressionnabilité ou de la boisson des erreurs d’Ashleigh, puis finalement non, elle est simplement le réceptacle d’amertumes et de procès décalés en niaiserie. La fille parfaite selon Neon Demon est de loin la plus dévouée et mieux installée dans son rôle, face à un Chalamet décent dans un costume que son allure rend tout de même factice et désespérément creuse. L’usage de Selena Gomez est autrement bancal. La complaisance envers son personnage, la flatterie envers son supposé charisme sexuel et la volonté de la plier à un tel rôle sont de mystérieuses inspirations. Elle n’est pas spécialement mauvaise mais il y a des questions à se poser du côté de la direction voire de la notion d’acteur (pourtant Blue Jasmine est encore récent).

Cette interrogation peut être poussée à d’autres niveaux puisque le film va laisser en plan les intrigues croisées et les trajectoires de tous. Celle de Chalamet est une pâle exception – le devoir de légèreté ! C’est à se demander si ce Jour de pluie a été remonté pour mieux marquer le cynisme et le dédain de son créateur envers son milieu d’origine. Au cours de ce long périple le monde des arts et du cinéma apparaît bête et pimpant, tout en étant trop fade pour accoucher de grands ou beaux monstres. Par lubricité ou en raison d’impératifs mondains ou de pseudo-création, on balaie les questions de la journaliste de bonne volonté qui persiste à voir un génie tourmenté. Réduire le monde du spectacle, même celui des coulisses, à une cohorte de sous-businessman sur-friqués et vaniteux est certainement une bonne chose depuis la lucarne de Woody Allen, son peuple, ses collègues et ex-amis éclairés. Mais au lieu d’allumer des lanternes ou de savoureusement régler des comptes, ça ne conduit qu’à sacraliser une éthique bobo ultime.

Notre petit héros appartient à la haute bourgeoisie, est couvert de privilèges mais il est trop libre et authentiquement sophistiqué pour ça et choisis donc une vie de bohème – insérée en belle carte postale à New York, l’après-midi dans les endroits chics, le soir dans les cafés d’artiste, le réveil à l’hôtel sans le matin-vomi. Même les habituelles petites livraisons comme Scoop sont bien plus significatives et pour le style on redescend à un niveau intermédiaire après le beau Wonder Wheel. Reste la petite musique allenienne, son rythme, le charme des acteurs davantage que leurs personnages excessifs, certaines pointes d’humour mais quand il se fait crû plutôt que réjoui par son ironie – badine heureusement sinon c’était gênant, à la manière des blagues sur les blondes (comme ce poids mort lamentable dans Three Billboards alors que l’actrice a montré l’étendue de son talent un an après via Ready or Not).

Note globale 46

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Suggestions…

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ÇA CHAPITRE 2 **

13 Sep

2sur5  Évidemment un tiers en moins aurait fait le plus grand bien, mais les parties sont équilibrées et les deux tomes de 1986 étaient déjà trop longs. Le problème est ailleurs : ne craignez surtout pas un repas copieux, ce Chapitre 2 pêche par excès de prudence. Il est plus gore que son prédécesseur au succès phénoménal et pour le reste, l’égale ou régresse, spécialement sur l’originalité et l’écriture où il se contente de la décence minimale.

Par rapport au livre, le film diffère peu sauf pour la conclusion. Il accentue les grosses réussites des membres du club (plusieurs sont en mesure d’imposer leurs caprices), tous plongés en milieu urbain, sauf le black resté à Pennywise et celui qui ne les rejoindra pas – on braque la lumière sur les aventures du premier (sans mention de sa ‘lose’) et sur la faiblesse du second. Celui-ci n’y perd pas, surtout par rapport à ses camarades qui au fond n’ont que leurs enveloppes pour briller (même si l’ex-gros a une meilleure trajectoire, elle paraîtrait insignifiante sans ses deux interprètes). Le film est plus propre envers Stan, le citant toujours avec compassion malgré un peu de condescendance. Dans le livre, adulte, il est simplement terrassé par la peur et son suicide n’a pas de raisons altruistes.

Le scénariste se préoccupait de ne pas alourdir le programme ; d’où cette progression narrative très douce (ou cette inertie bien garnie), ce défilé haché. Aucun arc narratif solide ne vient épaissir la trame principale, qui aurait pu se résorber en trois temps rapides (retrouvailles et prise de conscience, préméditations, affrontement : un moyen-métrage pouvait contenir tout ce qu’il y avait d’essentiel et de fort, sans constituer une menace pour les cardiaques). Le recul devrait seulement faire germer des mises au point et réflexions décevantes dans l’esprit des spectateurs ; à moins que ce Chapitre 3 ne sache rebondir sur les nombreux éléments ou éclaboussures graphiques de ce qui n’aurait dû être qu’un appendice du premier, voire son final.

La réalisation peine à passer à l’offensive. Les préparations et histoires entre eux ou en eux prennent toute la place, or l’approche est très pudique. Donc au plus loin il n’y a que cette amourette entre la fille et son élu, avec un crochet potentiel auquel on doit pouvoir croire quelques secondes à condition d’être d’humeur à coopérer. Et au plus profond, des sous-entendus concernant Richie, ou la lutte dans la cave inondée (seule allégorie dépassant le stade du détail). À nouveau il y a ces hontes sur lesquelles le clown joue, mais le film ne se soucie pas de conflits, ni d’en ajouter à ce que le synopsis a déjà inscrit. Donc il meuble habilement, mais inévitablement piétine et n’atteint jamais un niveau d’intensité très élevé. Avant la tardive contre-offensive la séance est même sujette à des flottements, jusqu’à un possible bug de montage (sans transition nous voilà avec Ed dans la scène du couteau). Elle prend presque trois heures (de nos vies) et ne sait pas amener le dénouement, justifier ses spécificités (ce n’est pas qu’on ne l’amène pas correctement : on semble carrément avoir oublié de s’en occuper). Conséquence, un ‘rabaissement’ express encore plus incongru que le fait que toute la troupe n’ait pas déjà été éventrée. Notre monstre fait traîner au-delà du nécessaire et s’il s’agit de perversion, le film a oublié de l’exploiter. Grippe-Sou tient des propos cruels mais on ne le voit guère se délecter des peurs ; il s’adapte et se moque froidement quand vient l’heure. Plus distant et rigide, sans pièges sophistiqués ni discours, le croque-mitaine a perdu de sa sève en deux (vingt-sept ?) ans.

Sur aucun point ce Chapitre 2 n’est une purge mais il ne quitte les eaux basses que via la forme. Il contient de bonnes scènes d’horreur dans la première moitié, quand elles sont encore minorées par la mise en marche et un climat empreint de tristesse. La scène des biscuits porte-bonheur débouche sur des apparitions délicieusement immondes, intégrant des laves à la Alice Madness Returns qu’on reverra dégouliner dans un escalier. La scène phare de la vieille a son charme mais l’apparition est bancale (un mélange de poupée de plastique de boîte de céréales dans les années 1980-90 et de sorcière flétrie et junkie avec option gros museau). Cette forme réapparaît sans que la suggestion d’une filiation de Grippe-Sou soit répétée (elle gâcherait l’origine extraordinaire du démon métamorphe). Le temps de la confrontation contient les seules choses potentiellement marquantes, avec la tête de crabe façon The Thing et surtout l’autre extension crustacée. On trouve de jolis effets que le téléfilm n’aurait pu s’offrir. On explore différents tableaux et les colorimétries typiques dans le genre (instants joliment délavés de vieille vignette viciée -au parc-, ambres/citrine, éclairages émeraudes et bleu nuit dans l’antre de la bête).

Au rayon des petites gâteries, nous avons le cameo de King en vendeur torve et surtout l’apparition d’un fan revendiqué du premier film, le réalisateur Xavier Dolan. Il a dû trouver satisfaction dans sa participation. La seconde séquence du film résonne logiquement avec l’œuvre du créateur de Tom à la ferme, également connu pour des petits rôles où il se fait éclater (dès sa jeunesse grâce à Martyrs). S’il fallait fournir matière à bien paraître lors de la promotion, conserver la sous-intrigue avec le mari de Bev aurait été plus malin en plus d’être probablement bénéfique au film. Et puis il est beau de dénoncer un crime de haine, sauf que l’écrivain tartinait son ouverture du tome 2 de réflexions curieusement viles et incorrectes de sa part (en mode ‘projections extrêmes et inquiétantes’ sur les sombres backroom).

S’il n’y a pas d’anecdotes pour nous accrocher (séquences, détails d’un plan ou d’une performance, cameos), ce film ne laissera rien et sera seulement vu comme il est : bien plat. Son final est faible comme on aura eu tout le temps de le pressentir, mais surtout fait pitié. Cette pommade miteuse, pour apôtres du ‘Moi c’est moi et je crois en mes rêves’ et leur progéniture, donne une impression de racolage désespérément normal et faussement enjoué. En salles il vaut mieux prendre le risque de voir Wedding Nightmare ou même Midsommar (pour le premier les souffrances et la rage seront infiniment plus vives, pour le second le public aura davantage l’occasion de réagir et de façon intéressante).

Note globale 52-54

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Suggestions…  Mama + Freddy 5 + Alien + The Autopsy of Jane Doe

Les+

  • techniquement tout va (très) bien
  • les acteurs
  • bon design horrifique

Les-

  • plat, pics d’intensité modérés voire neutres (donc ratés)
  • personnages vains quand ils ne sont pas nuls
  • pudique pour rien, exploitation des peurs à un tout petit niveau
  • piètrement écrit, dialogues paresseux, narration en mode sommeil
  • foncièrement tiède, banal

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TU MÉRITES UN AMOUR *

12 Sep

2sur5  Rien d’affolant dans cette bluette crue, hormis peut-être son curieux succès critique. Nous assistons à un bout de la vie d’une fille à prendre, qui plane légèrement au-dessus du monde à cause de sa « mélancolie ». Nous avons droit à l’exposition sous tous les angles flatteurs mais réalistes de sa tristesse et sa fatigue, à ses amourettes et connaissances. Autour d’elle [donc pour elle] des gens, scènes et conversations normaux et sans fards – à l’occasion des animaux pas trop sauvages et un pédé à punchline brisant régulièrement l’inertie. Les amateurs de cinéma ‘vrai’ doivent y courir, pourvu que le reste des éléments de la vie humaine soit sorti de leurs préoccupations à ce moment.

Tout au plus aperçoit-on son travail, sinon pas d’autres considérations, ni d’intérêts, pas d’étincelles, aucune tangente chez Lila. Qu’attendre de plus du portrait d’une fausse distante et surtout fausse indépendante, alternativement passive, fuyante, apparemment complaisante ou ouvertement amère. Elle attend trop des autres, compte sur eux pour vivifier son quotidien et son ego : évidemment elle est frustrée constamment. Détachée seulement dans ses rêves (auxquels nous n’avons aucun accès, logique à ce niveau de chérissement et de protection de l’image) elle s’avère une obsessionnelle et revendique sereinement d’avoir placé un logiciel espion sur l’appareil de son ex parti en Bolivie.

L’impuissance du film à montrer son comportement immature et ennuyeux pour ce qu’il est scelle son impuissance générale : on ne peut rien attendre de trop pertinent de cet Un dos tres sans la danse et dont la troupe est réduite à une seule. La fille a trop de soi et de reproches stéréotypés à brandir face à l’adversité (c’est-à-dire les hommes qui ne se conformeraient pas à ses espoirs romantiques) ; le film n’a pas sa préférence pour la voie indirecte, c’est sa grande qualité. Sinon il ne corrige et n’enrichit rien de son point de vue.

Humains comme les autres, tous les hommes non-gays (encore que certains fassent douter) sont là pour elle ou (c’est leur bonus) pour l’aborder. Les conflits sont sommaires, tout au plus les gens s’avèrent des connards conformes aux traditions. Une seule chose pourrait animer encore la séance : le petit jeu consistant à se demander avec qui finira-t-elle !? Osera-t-on la laisser partir seule ? Donc affronter ses manques et dépasser son besoin d’être prise en charge ? Improbable pour une fille avide d’être relevée et poursuivie – pourtant ce second film qui n’arrivera pas aurait pu entrer dans celui-ci, il y avait largement l’espace.

Note globale 42

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Suggestions… Jeune et Jolie + Climax

Les+

  • l’actrice principale
  • parfois drôle
  • de bons seconds rôles
  • cru, un peu bête, ressemble à la vie courante
  • sait meubler

Les-

  • l’absence de perspective face au personnage
  • manque de conflits et d’épaisseur
  • un esprit narcissique qui ne se voit pas et s’enfonce (et assomme)
  • ras-du-bitume
  • fondamentalement insipide sauf pour un public cible et/ou féminin

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PERDRIX **

16 Août

2sur5 Les personnages posés à l’écran sont potentiellement attirants mais la mise en scène est d’une langueur exagérée. Elle est une provocatrice tonitruante, le principe masculin en roue libre, au détachement outrancièrement revendiqué mais effectivement vécu ; lui est fiable mais ne sait trop rien, est consentant avec les autres et ce que lui laisse la vie (explicitement féminisé dans la scène d’inversion avec la vaisselle), il suit les procédures, est doucement malheureux et résigné. Et malheureusement le film est un peu comme lui lorsqu’il s’égaie.

L’écriture est élégante, certainement trop tant le film n’ose rien déflorer (Le mystère des pingouins [sortie simultanée] est moins niais). Du point A au point B s’écoule un minimum d’événements, de rares évolutions toujours sans surprise. Nous avons à peine droit à un état des lieux (chacun préserve son jardin secret). Fanny Ardant campe finalement le personnage le plus complexe, le mieux taillé pour relancer les cartes. En savoir peu sur son cas et en apercevoir autant de ses émotions la fait tenir, sans la rendre très captivante, à moins d’être ému par sa présence ou le style (inviolé) de l’actrice. Le frère est excellent, sa partition bonne mais encore trop timide (reproche qu’on ne pouvait adresser au Couteau dans le cœur où Nicolas Maury était déjà en type délicieusement aberrant et de mauvaise foi). Un seul personnage se révèle en progressant : Michel, le jeune homosexuel houellebecquien (relativement vif et inspiré, encore doté d’un peu de panache pour se lancer dans une dérive existentielle).

Le film cueille quelques fruits de son décalage, notamment avec ses flics naturellement imaginables (tout peut se rêver) mais forcément plus appropriés dans une œuvre située en France. Leur paresse n’est pas nécessairement improbable vu le contexte, le reste de leurs attitudes le sont. La scène où ils élaborent le portrait psychologique du capitaine est le véritable sommet de bizarrerie (de ce doux compromis entre Lelouch et Guiraudie en plein exercice de philosophie). Les dialogues sur-écrits voire inadaptés à leurs détenteurs blessent davantage la qualité du film le reste du temps – spécialement lors de la reconstitution. Le manque de mordant est d’ailleurs accablant à ce moment où les démonstrations de pantins mutiques donnent simplement de quoi sourire, comme on le ferait devant une farce d’enfant. La faute en revient toujours à cette auto-limitation. Pour voir au fond de ses personnages le film mise presque tout sur la parole, puis s’autorise des moqueries douillettes envers les gens en troupeaux, ou quelques envolées fantaisistes pour les affaires intimes. On pourra trouver jolies ces bulles entre silence clipesque et danse allégorique.

Note globale 52

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Suggestions… Je promets d’être sage + Petit Paysan + Un homme et une femme + Rester vertical

Les+

  • un peu original
  • décors
  • écriture fine
  • les dialogues…

Les-

  • assez plat, peu d’action et de conflits
  • trop doux, sa dinguerie en souffre
  • tourne autour de ses personnages : qu’on les secoue davantage !
  • dommage qu’ils n’aillent pas toujours avec leurs corps

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