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PIGGY (2012) **

16 Avr

2sur5  Les signes extérieurs (affiche, script, promotion) indiquent un film de violence complaisant, voire un torture-porn conventionnel, dégueulasse sans trop sombrer à proximité du snuff ou des objets malades (A Serbian Film, The Butcher et toute la démente compagnie). Comme Piggy se situe au-dessus de cette boue, on l’a beaucoup loué parmi ses quelques spectateurs. C’est un drame ambitieux, soigné (photo maniérée de James Friend), lourd de sens et cherchant à embrasser la complexité. La bêtise la plus grasse est ainsi esquivée, les formes sont plutôt raffinées pour un produit penché sur les bas-fonds, mais la vulgarité dégouline et continue de l’emporter. L’exploitation pure aurait sûrement donné un résultat moins digne, mais la différenciation que Piggy croit gagner est moisie. Le problème de ce film, manifestement très réfléchi, est d’être guidé par une compulsion à l’évitement.

Piggy est une belle (et délicate) croûte post-moderne posée sur le vigilante, le torture-porn et l’ensemble des films de violence ‘initiatiques’ ou servant la catharsis d’un personnage dévirilisé (ici, un poltron vivant dans un univers hostile et souillé par le crime). Impossible de ne pas songer aux productions récentes dans le genre principal : l’australien John Doe:Vigilante, les britanniques Harry BrownEden Lake et surtout Citadel. Tous les motifs mis en avant et par lesquels Piggy clame ses invitations au doute sont pompés à divers degrés sur des films de vengeance (parfois extrêmement fameux) contenant une leçon sur le sujet ou une crise de ces alter ego « sauveurs » permettant le dépassement de soi (parfois empoisonné, ou poussant à l’absurde). Piggy apporte le salut mais sa superbe est toujours un peu entamée, sa nature de vampire excentrique sous emprise d’une drogue quelconque semble précéder sa bienveillance. Ce coach a des airs du type de Dead man’s shoes pris avant l’égarement. La vraie nature du prophète est peu maquillée, avant se laisser ouvertement deviner en milieu de parcours (pendant la séquence avec l’amie passée se confier et la promesse de retrouver les assassins).

Sous ses tours de passe-passe, Piggy ne fait jamais qu’annôner que la violence est une vilaine chose et renvoyer littéralement à l’adage « La violence est l’arme des faibles » (Joe mis face à ses vérités apprend qu’il faut être sans caractère comme lui pour exceller dans le domaine). Cependant il faut capitaliser sur les promesses de genre, jouer avec le glauque, alors les dérapages s’accumulent pendant qu’une petite voix vient toujours interdire leur expression complète – comme si la pudeur était gage de sensibilité. Piggy est un enfilage de pubs Instagram jouant de la lyre (le pire : ces babillages de groupie transie devant son  »grand frère » démarrant par « Piggy was »« Piggy said » – Piggy et sa philosophie ont changé ma life). La vanité stérile de ces postures n’empêche pas pourtant de flirter effectivement avec le vraisemblable, d’esquisser un tableau général fort. Mais en commentant abondamment ce qu’on liquide par ailleurs, décoller n’est pas possible. La volonté de créer l’empathie gâche le film en exigeant un cumul de censures profondes, pendant que la surface ressasse ces motifs ripolinés.

Au final, il ne reste qu’à se confondre dans les caricatures, jouer du violon et sombrer dans la niaiserie. Piggy est un film qui passe son temps à réciter ses intentions, à les illustrer comme s’il était une bande-annonce interminable pour enfants dont il s’agirait de guérir en douceurs les mauvais instincts. Il refuse de résoudre pour préférer endormir, ce qui lui permet après tout permet de se conformer au rapport au monde extérieur du personnage principal. Enfermé dans la violence et ses ambivalences, Joe (Martin Compston) peine à assumer sa haine par lui-même ou comme telle, se condamnant à répéter les mêmes erreurs, les mêmes constats. Mais lui trouve subtilement un moyen de résoudre ses tensions, à s’affirmer et réprimer son sentiment d’absurdité ; le film en lui-même refuse carrément de laisser ces tensions se gonfler, en s’appliquant à les décorer (et les nommer avec une intuition de sermonneur pathétique pour ménagères émoustillées). C’est un peu comme un Citadel transformé en gros sketch inhibé, couvrant le désert par des images éloquentes.

Note globale 46

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Suggestions…

Scénario & Écriture (2), Casting/Personnages (2), Dialogues (2), Son/Musique-BO (2), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (2), Ambition (3), Audace (2), Discours/Morale (2), Intensité/Implication (2), Pertinence/Cohérence (2)

Passage de 45 à 46 avec la mise à jour de 2018.

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L’IVRESSE DE L’ARGENT **

5 Mar

3sur5  Après The Housemaid, Im Sang-Soo poursuit dans la représentation d’une haute-bourgeoisie tyrannique. Do-nui mat, kitschissement et donc adéquatement traduit à l’étranger (The Taste of Money aka L’Ivresse de l’argent) laisse de côté toute prétention formelle au réalisme ou au moralisme – quoique son auteur estime que l’outrance « baroque » soit nécessaire pour peindre fidèlement ses sujets. Avec cet opus il frappe plus fort dans tous les sens du terme, en étant à la fois plus agressif et puéril, en voyant plus grand tout en se vautrant allègrement dans les facilités.

La famille de nantis jouit d’une position bien plus intéressante que celle de The Housemaid (à laquelle il est fait référence – après tout c’était le remake d’un film de 1960). Ses liens avec la société sont mis en valeur, les enjeux dynastiques sont complètement matériels, les préoccupations existentielles se sont tellement érodées que même la cruauté est plus douce. La confrontation à la mort devient bénigne : un accident regrettable en somme. Le lot de complications liés au pouvoir et à son exercice est tellement accablant que ses acteurs perdent de vue les côtés ludiques de la chose. Et surtout on s’entre-déchire entre riches, en famille : ça sent à peine l’apogée que le pourrissement est à l’œuvre.

En face les victimes et serviteurs ne sont pas plus valables. Les seuls membres de la plèbe parvenus ici sont attirés par le luxe et se verraient bien couvés par les grosses fortunes ou les puissants, sans plus. Dans Housemaid, les domestiques étaient là par défaut, éventuellement par candeur. Le successeur de la petite bonne un peu cruche, infantile, est un homme ambitieux et réactif, quoique manquant d’aplomb. Dès la première scène ce jeune chien niais est initié à la corruption. Il n’aura jamais d’états d’âmes ou même un début de jugement à propos de ce qui lui arrive, sinon pour réaliser qu’il est en train de se griller ou vient de se faire dominer en beauté.

Sang-Soo ne tombe pas trop dans les fantasmes triviaux sur l’élite dépravée et corrompue : il prend sa part mais a la sienne d’originalité. Néanmoins Do-nui mat reste une fantaisie un peu gratuite, ne prenant du gallon que dans la farce au fur et à mesure que les images défilent. Par conséquent le film est probablement trop long et manque de chair, de ligne de force. Il est émaillé de petites choses et d’anecdotes croustillantes, aux enchaînements cohérents dans la mesure où les urgences déviantes l’emportent sur la psychologie normale. On dirait un peu du De Palma aguicheur mais méchamment alourdi (plutôt celui de Passion ou Femme fatale).

Sang-Soo excelle dans la gaudriole sophistiquée mais tend à la répétition et souffre du manque d’ambition derrière l’artificialité de principe. Il devient prisonnier de sa foire et gavé par toutes ses ressources un peu comme ses affreux riches méchants. À défaut il dirige un super-soap scabreux, avec décors et costumes somptueux, techniques de maîtres malgré les mouvements de reculs et l’ironie, puis surtout casting en grande forme. Yoon Yeo-Jung, vieille bonne de Housemaid promue matriarche sordide et omnipotente, domine la concurrence à tous points de vue. Sauf sur le plan de l’attractivité, qu’elle n’a qu’a forcer, d’où le viol féminin, qu’il s’agit seulement pour Sang-Soo de rendre pittoresque.

Note globale 62

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Suggestions… The Canyons + Stoker

Scénario & Écriture (2), Casting/Personnages (3), Dialogues (2), Son/Musique-BO (-), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (3), Ambition (3), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (3), Pertinence/Cohérence (2)

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INDIE GAME : THE MOVIE **

27 Fév

3sur5  Documentaire canadien sorti en salles et présenté à Sundance (2012), Indie game the movie a une double vocation : s’adresser aux fans et attirer l’attention sur le parcours des concepteurs indépendants. Le cœur de cible pourra se trouver une proximité avec ses fournisseurs préférés, l’ensemble du public sera sensibilisé à leurs ambitions et difficultés. À cette fin IGM suit trois grandes figures du jeu-vidéo indépendant : Phil Fish pour son FEZ, Jonathan Blow auteur de Braid et le tandem McMillen/Refenes pour le fameux Super Meat Boy.

Le style est empathique et par conséquent partisan, en exposant la solitude de ces individus, tout petits et nus dans la compétition ; l’industrie de masse est vilipendée, surtout pour sa complaisance avec la médiocrité. L’accent est mis sur l’investissement personnel. Tous sont des créateurs entièrement voués à leurs réalisations, à la façon d’artistes et d’inventeurs romantiques, non d’industriels. Fish par exemple se voit comme le mec ayant crée FEZ et rien de plus en somme : c’est son ‘ego’ dit-il. Bien que certains se montrent plus placides ou désabusés, tous les intervenants semblent très sensibles, auto-centrés (McMillen fait exception là-dessus), avec parfois un côté drama-queen décalé (notamment Fish, oscillant souvent entre abattement et agressivité). Même ceux qui revendiquent un mépris des jugements populaires cherchent une ‘connexion’ avec les gens, avec l’extérieur, par leurs créations ; cette validation-là pourrait remplacer toutes les autres. Les difficultés financières ou liées à la gestion sont souvent moins terribles que la confrontation aux réactions.

Sont donc abordées les problématiques liées à l’exposition publique, l’image de soi perçue et renvoyée, celle montée par le collectif anonyme. Là encore Fish est le plus fragilisé, tandis que McMillen affiche un contrôle et un relatif ‘oubli’ de soi. Il trouve son ultime récompense dans la satisfaction des joueurs et une espèce de communion avec des semblables (perfusés au jeu vidéo depuis le berceau), plus que dans une quête de prestige – qu’il obtient par ailleurs avec son plébiscite universel (les passages sur Metacritic en attestent). Le triomphe facile et modeste de McMillen apparaît comme une évidence, autant que les aléas connus par Mr.FEZ dont les préoccupations sont plus restreintes, plus narcissiques. La franchise de ces types rend la séance intéressante quoiqu’il arrive. Néanmoins la démarche du documentaire reste plate (sauf à la rigueur pour la BO) et superficielle pour le reste. Nulle révélation ici, concernant le marché du jeu, le rapport aux grandes corporations ou des aspects techniques (l’approche sur ce plan est réduite à quelques coups-d’œil) ; sur ce dernier point, un peu de pédagogie aurait pu être enrichissant.

Note globale 58

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Suggestions…

Scénario & Écriture (2), Casting/Personnages (4), Dialogues (3), Son/Musique-BO (3), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (3), Originalité (2), Ambition (4), Audace (1), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (3), Pertinence/Cohérence (3)

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TECTONICS (Rappmund) **

21 Fév

2sur5  Troisième film et documentaire de l’américain Peter Bo Rappmund (après Psychohydrography), Tectonics est une compilation d’images diffusées en time-lapse. La séance serait rigoureusement contemplative s’il n’y avait la volonté d’étayer un propos sur la frontière, avec la prétention déclarée d’en poser les « metaphysical quandaries » (via le synopsis). La séparation entre le Mexique et les États-Unis devient le support particulier d’une démonstration globale, gonflant d’ambitions intellectuelles la simple mais remarquable enfilade de paysages.

Certaines scènes en plus d’être en accéléré sont également multipliées. Par exemple, quelques dizaines de secondes d’allers-et-venues d’une bande de mouettes sur la plage, présentées en accéléré ; mais nous y passerons néanmoins le temps réel, puisque la même séquence est reproduite plusieurs fois. Pas de paroles ou dialogues (ou alors lointaines, indistinctes), juste les bruits traînant dans les scènes filmées ; ou d’autres sons, du vent ou de la ville, strictement post-synchronisés ; extraits ambient monomaniaques quelquefois ; grognements décalés ou chants lointains, pourquoi pas.

À cheval entre photographie et cinéma, le film suit le cours des fleuves ou du ciel, montre ce qui renvoie à la notion de frontières ; mais le sens qu’il y a, ou qu’il y aurait, à en tirer ne vient pas d’un discours ou de propriétés propres à ces objets ou ces paysages ; ni, c’est le problème, à la mise en scène. Montrer un camion ‘border patrol’ et les grillages de la tortilla border, par fragments de surcroît, ce n’est pas réfléchir un sujet. C’est bien tout Tectonics : des aperçus issus de la réalité, subvertis par une poésie graphique, elle-même corrompue par cette idée de ‘make sense’ comme s’il allait tomber des nues parce qu’on le trouve joli et légitime.

Bien sûr Rappmund choisit ce qu’il montre, peut-être guidé au maximum par l’instinct ; mais en-dehors de l’indispensable sélection, il ne dresse pas de pistes claires. Il laisse faire ceux qui verront : à tous les coups chez les bénévoles enthousiastes, la turbine à projections va chauffer. Deux grandes possibilités à l’arrivée : soit Rappmund se place en aspirant Sokourov (Le Soleil, Élégie de la traversée), ou en mode Tarkovski dirigeant Stalker ou Le Miroir (déjà lui-même surcoté pour ça, mais pour d’autres raisons et pour un engagement plus profond) ; sot il repose sur une multitude de références pour initiés au monde de la photographie. Auquel cas, il ‘parle’ aux férus de ce 8e art (en fait une extension moderne et post-moderne du 3e) ; et ‘make sense’ pour ceux-là.

Néanmoins là encore, rebondir sur des clins-d’œil c’est recycler des représentations plus sûrement qu’en créer ou tisser une thèse digne de ce nom. Pourtant la richesse du film est déjà là, transparente et aussi un peu prosaïque ; mais pourquoi en faire une gêne, pourquoi ne se suffirait-elle pas ? Cette richesse c’est la beauté visuelle pure et souveraine, toutes ces vues ensoleillées, à l’air libre, ou ces prises incongrues ; Tectonics c’est l’impressionnisme à l’ère Instagram. Le talent qui se savoure pour le moment est ici ; en attendant de le prêter à un film scénarisé (ou simplement flanqué d’orientations solides) et à d’autres ambitions. L’opus précédent signé Rappmund (Vulgar Fractions) assumait mieux cette identité de catalogue charmant et animé, catégorie distincte du roman-photo, dont elle reste l’inférieur (car malgré l’élégance de ses outils, son langage reste plus minimaliste).

Note globale 51

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Suggestions… The Truman Show + Vicent n’a pas d’écailles

Scénario & Écriture (-), Casting/Personnages (-), Dialogues (-), Son/Musique-BO (3), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (2), Ambition (3), Audace (-), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (2), Pertinence/Cohérence (2)

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CHAINED (JC Lynch) **

18 Jan

2sur5   Jennifer Chambers Lynch, fille de David Lynch, s’est engagée pour de bon dans le cinéma avec Surveillance en 2008, quinze ans après la berezina ‘critique’ de son Bowing Helena. Elle réalise un film d’horreur partiellement tourné en Inde (Hisss en 2010) puis un hybride de drame psychologique sans psychologie et de thriller sans suspense : Chained (2012). Capturé enfant par un Bob sociopathe qui tue sa mère dans la foulée, « Rabbit » grandit auprès de lui, dans son antre lugubre et vernie à l’écart du monde extérieur. Il devient l’assistant du serial killer, prédateur bituré et médiocre, qui tâche d’en faire son héritier.

Tout le film se fonde sur des relations impossibles, où les connexions éventuelles demeurent de faux-semblants complets. Passé l’annonce et ses conséquences primaires, Chained s’absout tout seul. Tout objet de tension est évacué et ne reste que l’argument choc du départ : Chained prend une ossature de démonstration, voire de thèse (type Canine), tout en se voulant une immersion, se posant comme le comble de l’étrangeté et de l’angoisse. Ses choix, son minimalisme et la trempe du monde de Bob (Vincent d’Onofrio – Malcolm X, Baleine de Full Metal Jacket) cumulés, cela donne une séance au décalage et à la vacuité remarquables, à défaut d’être époustouflants.

Si la cohérence du système rachitique est tenue, la crédibilité en soi n’est pas au cœur des préoccupations. Bob, sa maison, ses captures, sa fonction, sont difficiles à encaisser, surtout qu’il n’y a pas de logique alternative forte pour tromper ces flottements. Il semble que tout doive être alourdit, pour ne pas se remettre des outrages WTF. L’opacité couvre le manque de substance, laisse l’auteur garder jalousement sa profondeur, la richesse ou la saveur de ses projections. Chained prend la posture d’un mirage, prend tout juste la peine de broder autour de son pitsch, soignant plutôt le climat au point de l’épurer, comme si les maladies dont il était question étaient des mots gentiment illustrés.

Comme d’habitude chez JC Lynch, l’habillage est le principal atout : les gens sont rayés de la carte, l’Humanité semble être passée par un entonnoir et seuls les tarés ou otages du coin seront présents. Pas d’utilité, pas d’existence, à l’égal des autres objets. Avec les résidus high-tech dans des environnements déserts, d’une indifférence sourde ou passivement hostile, ces décors ont l’air issus d’un catalogue morose pour déments à la conscience artificielle. Au-delà de ce cauchemar, le reste ne suis pas, les intuitions ne sont pas étayées. Il y aura du ‘twist’ mais pas d’évolution ou de gain chez les personnages. Cette sorte de sous-Take Shelter confirme donc le style JC Lynch.

Note globale 46

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Suggestions… The Secret

Scénario & Écriture (2), Casting/Personnages (2), Dialogues (1), Son/Musique-BO (2), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (3), Ambition (3), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (2), Pertinence/Cohérence (2)

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