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LE SOCIAL-LIBÉRALISME DU PS : RENONCEMENTS & PRÉLÈVEMENTS

6 Mar

On sait que le Parti Socialiste français n’a de socialiste que le nom. Et c’est tant mieux ; pourquoi espérer de lui une telle posture ? Celui qui attend tout d’un ordre supérieur a renoncé à lui-même ; celui-là ne mérite pas d’être secouru, il lui faut d’abord retrouver une exigence, ou quitter la scène sans prendre en otage la Société au nom de ses humeurs hagardes, de son refus d’éclore, de sa passion de régression.

Mais ce Parti Socialiste n’est pas non plus « social-démocrate », comme le claironnent tous les ahuris déculturés. Il est social-libéral, par défaut plus que par conviction, parce que s’il s’écrase devant la droite économique, celle qui dérégule et entube des foules de petits rentiers, d’indépendants et micro-entrepreneurs qui sont simplement la chaire électorale d’un corps que des harpies comme Copé autopsient en ce moment.

Il tente encore de s’en distinguer, outre par sa brigade des mœurs aux subtilités déjà largement tombées en désuétude, par quelques élans de générosités improvisés et à courte-vue ; parfois même, quelques bouffées antilibérales obnubilent cette sinistre équipe, à l’instar de ces 75% de taxation aux grosses fortunes. Naturellement, nous savons que personne ne mérite intrinsèquement la fortune d’un Johnny Halliday ; parce qu’il n’y a pas un homme qui ait tellement de valeur ou dont les contributions soient suffisamment imposantes pour mériter une telle déférence.

Mais c’est là qu’est le grand malentendu. Au lieu de fabriquer des ennemis dans la maison, nous devrions en faire des moteurs dont nous serions fiers ; peut-être que ces moteurs n’ont pas de raisons fondamentalement altruistes, mais eux détiennent un potentiel qui pourrait trahir notre neurasthénie. On dit que les États n’ont plus de pouvoirs et que c’est mieux ainsi, que la raison c’est d’admettre que l’économie a l’ascendant. Soit ; dans ce cas, où est le pragmatisme dans la taxation des super-riches, alors que dans le même temps, l’État n’engendre plus rien. Aucun substitut, aucune initiative.

Pourquoi ne pas chercher à instaurer une interdépendance, plutôt que de déclarer la guerre à ceux dont notre dynamisme dépend ? Le gouvernement social-libéral est incapable de restaurer une vitalité à la France, que ce soit par une planification économique ou par la remobilisation de ses forces ; alors par compensation, il exhibe des réflexes archaïques et délirants mais qu’il n’assume même pas, puisqu’ils s’ajoutent à une logique de soumission et de trahison.

Sur-taxer les multinationales, c’est légitime. Sur-taxer des individus aux revenus exceptionnels, c’est toxique, c’est  »antilibéral » au sens strict (originel, du libéralisme philosophique) et au sens élargi (du libéralisme de droite économique et du néolibéralisme, réactionnaire ou pas, qui en ces heures gagne la partie). Que ces entrepreneurs chanceux ou ces stars méritent ou pas leurs salaires ; ici nous entrons sur le terrain des valeurs et chacun peut arguer de sa petite conscience, ça ne compte pas pour le bien commun.

Ce qui compte, c’est de rendre la France et ses enfants qui  »réussissent » interdépendants. Ça ne tient pas en quelques réformettes onéreuses et généreuses ; c’est l’affaire de plusieurs années où la classe politique visible se consacrerait à se réapproprier une marge de manœuvre, et où la France reprendrait conscience d’elle-même. Ce n’est pas quelques entreprises qu’il faut promettre de « nationaliser » ; c’est la France qu’il faut récupérer, c’est elle le matériau.

Que tous les autres engagements soient tenus ou pas n’a aucune espèce d’importance. Ce ne sont que des diversions ; et dans notre contexte éclaté, où tout n’est que confusion, ces diversions peinent chaque jour un peu plus à faire illusion, parce qu’elles sont indissociables de la logique de compensation communautaire qui fait tenir le Parti Socialiste et lui assure une clientèle. Voilà comment notre Obama bedonnant est devenu le leader d’une « gauche américaine » de la pire nature qui soit. 

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DERRIÈRE L’ARMÉE MEXICAINE, DES LÉGIONS ENTIÈRES A RASSASIER

23 Déc

 

Avant de sauter au plafond il faut savoir que c’est une coutume ancrée depuis plusieurs décennies. La vraie information, c’est que le gouvernement « social-libéral » et « progressiste » d’Ayrault n’a pas jugé bon de moraliser ou de purger cette infamie-là. C’est sa façon d’assumer la tradition française.

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En France, chaque ministre dispose d’un budget pour les primes de fin d’années. Valls, Taubira, Sapin, Duflot, Touraine ont reversé 50% à 60% de ce portefeuille à leurs collaborateurs, soit aux alentours de 10.000 euros par assistant et autre soldat inconnu en moyenne.

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La part restante revient naturellement au Ministre concerné. Avec des « budgets prime » entre 500.000 et 700.000 euros, les acolytes de Jean-Marc Ayrault écopent donc d’un treizième mois à 200.000 euros pour les plus fauchés, 300.000 euros pour les mieux lotis comme Moscovici. Hors-catégorie, Laurent Fabius, l’aîné de la bande, approche le demi-million.

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C’est là tout le drame : derrière les petites saillies « anti-riches » et le détournement d’exils fiscaux, le gouvernement PS refuse d’appliquer à lui-même la rigueur économique qu’il fait subir au peuple (voir la vidéo-contraste de cet article) ; et refuse d’appliquer à lui-même l’exigence moral qu’il réclame aux « riches » dont il fait son gibier alors qu’il en est l’otage (affaire des  »pigeons »).

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Un gouvernement qui cède à la tentation de l’argent et du populisme de petite envergure au moment où il n’a pas le courage de s’imposer ni face aux Banques, ni face aux partenaires européens. Un gouvernement qui reproche aux « riches » d’assumer un train de vie similaire au sien, alors que ceux-là ne sont pas intrinsèquement soumis aux dominants réels.

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On comprend comme cette impuissance (à réformer le pays et à impacter le réel) doit être pénible, on sait bien qu’il faut absolument la masquer, on devine qu’elle doit être consolée… Notre gouvernement jalouse les  »affranchis » et les  »décideurs », alors il compense, en gratifiant ses proches confrontés au même vide, mais placés.

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  • AYRAULT
  • Budget primes: 5 850 000 €
  • Nb membres de son équipe: 456
  • Nb membres de son équipe: 53
  • Nbre de fonctions support: 403
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 3 394 657 €
  • Soit un taux de 58% du budget total
  • Soit 12 829 € en moyenne par personne
  • VALLS
  • Budget primes: 1 547 532 €
  • Nb membres de son équipe : 252
  • Nb membres de son équipe:12
  • Nb de fonctions support: 240
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 932 917 €
  • Soit un taux de 60% du budget total
  • Soit 6 141 € en moyenne par personne
  • TAUBIRA
  • Budget primes: 983 000 €
  • Nb membres de son équipe: 169
  • Nb membres de son équipe:14
  • Nb de fonctions support: 155
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 614 375 €
  • Soit un taux de 62% du budget total
  • Soit 5 817 € en moyenne par personne

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  • TOURAINE
  • Budget primes: 878 408 €
  • Nb membres de son équipe: 64
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 49
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 549 005 €
  • Soit un taux de 63% du budget total
  • Soit 13 725 € en moyenne par personne

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  • MONTEBOURG
  • Budget primes: 679 058 €
  • Nb membres de son équipe: 57
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 42
  • Dépenses prévues au 31/12/012: 422 000 €
  • Soit un taux de 62% du budget total
  • Soit 11 913 € en moyenne par personne

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  • BELKACEM
  • Budget primes: 552 001 €
  • Nb membres de son équipe: 47
  • Nb membres de son équipe:13
  • Nb de fonctions support: 34
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 396 112 €
  • Soit un taux de 72% du budget total
  • Soit 11 745 € en moyenne par personne

 

  • MOSCOVICI
  • Budget primes: 730 304 €
  • Nb membres de son équipe: 67
  • Nb membres de son équipe:20
  • Nb de fonctions support: 47
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 453 000 €
  • Soit un taux de 62% du budget total
  • Soit 10 900 € en moyenne par personne

 

  • FABIUS
  • Budget primes: 1 091 082 €
  • Nb membres de son équipe: 150
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 135
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 652 171 €
  • Soit un taux de 60% du budget total
  • Soit 7 274 € en moyenne par personne

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  • DUFLOT
  • Budget primes: 580 950 €
  • Nb membres de son équipe: 57
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 42
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 363 093 €
  • Soit un taux de 62% du budget total
  • Soit 10 192 € en moyenne par personne


  • PEILLON
  • Budget primes: 616 000 €
  • Nb membres de son équipe: 61
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 46
  • Dépenses prévues au 31/12/2012:403 750 €
  • Soit un taux de 66% du budget total
  • Soit 10 098 € en moyenne par personne


  • LEBRANCHU
  • Budget primes: 543 636 €
  • Nb membres de son équipe: 55
  • Nb membres de son équipe:12
  • Nb de fonctions support: 43
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 337 000 €
  • Soit un taux de 62% du budget total
  • Soit 9 884 € en moyenne par personne


  • FIORASO
  • Budget primes: 564 000 €
  • Nb membres de son équipe: 58
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 43
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 352 500 €
  • Soit un taux de 63% du budget total
  • Soit 9 724 € en moyenne par personne


  • LUREL
  • Budget primes: 552 347 €
  • Nb membres de son équipe: 63
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 48
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 299 667 €
  • Soit un taux de 54% du budget totalSoit 8 767 € en moyenne par personne


  • FILIPPETTI
  • Budget primes: 642 710 €
  • Nb membres de son équipe: 91
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nbde fonctions support: 76 
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 378 706 €
  • Soit un taux de 59% du budget total
  • Soit 7 063 € en moyenne par personne


  • SAPIN
  • Budget primes: 500 291 €
  • Nb membres de son équipe: 75
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb fonctions support: 60
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 312 682 €
  • Soit un taux de 63% du budget total
  • Soit 6 671 € en moyenne par personne

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  • FOURNEYRON
  • Budget primes: 541 770 €
  • Nb membres de son équipe: 53
  • Nb membres de son équipe:14
  • Nb de fonctions support: 39
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 272 597 €
  • Soit un taux de 50% du budget total
  • Soit 10 222 € en moyenne par personne

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  • BATHO
  • Budget primes: 900 720 €
  • Nb membres de son équipe: 173
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 158
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 562 949 €
  • Soit un taux de 62% du budget total
  • Soit 5 206 € en moyenne par personne

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  • LE FOLL
  • Budget primes: 370 457 €
  • Nb membres de son équipe: 75
  • Nb membres de son équipe:14
  • Nb de fonctions support: 61
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 207 997 €
  • Soit un taux de 56% du budget total
  • Soit 4 939 € en moyenne par personne


  • PINEL
  • Budget primes: 466 268 €
  • Nb membres de son équipe: 39
  • Nb membres de son équipe:10
  • Nb de fonctions support: 29
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 270 000 €
  • Soit un taux de 58% du budget total
  • Soit 11 956 € en moyenne par personne


  • BRICQ
  • Budget primes: 454 052 €
  • Nb membres de son équipe: 38
  • Nb membres de son équipe:11
  • Nb de fonctions support: 27
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 225 000 €
  • Soit un taux de 50% du budget total
  • Soit 11 949 € en moyenne par personne

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  • LE DRIAN
  • Budget primes: 967 238 €
  • Nb membres de son équipe: 158
  • Nb membres de son équipe:15
  • Nb de fonctions support: 143
  • Dépenses prévues au 31/12/2012: 580 566 €
  • Soit un taux de 60% du budget total
  • Soit 6 122 € en moyenne par personne

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Un article à ce sujet : http://www.journaldunet.com/economie/magazine/primes-des-ministres/

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A noter que Najat Vallaud-Belkacem est, de très loin, la plus généreuse avec ses collaborateurs, puisqu’elle ne garde pour elle que 28% de son « budget prime ». 

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LA DISSOLUTION DE L’ETAT FRANÇAIS

28 Nov

Marie-France Garaud est une femme politique et une avocate ; gaulliste, elle fut conseiller des Premier Ministre Georges Pompidou et Jacques Chirac, qu’elle a largement formaté avant de le renier avec sa véhémence froide caractéristique.

Son influence a été considérable auprès des décideurs politiques dans les 70s ; elle est même classée « femme la plus puissante de France » par Newsweek en 1973.

Par attachement gaulliste et convictions souverainistes, Marie-France Garaud a fait campagne pour le NON au Référendum de Maastricht (1992), puis  à nouveau contre le Référendum pour la Constitution Européenne de 2005.

L’ « éminence grise » est aujourd’hui un porte-voix eurosceptique ; à l’occasion de la publication de plusieurs essais (dont Impostures Politiques en 2010), elle est remontée sur la scène médiatique, moins pour y déverser ses brillants sarcasmes que pour alerter sur la démission du pouvoir politique et les failles de l’organisation Européenne. Avec sa dernière intervention publique, dans Ce Soir Ou Jamais le 23 octobre, elle vient synthétiser les critiques sur la faillite des Etats et l’omnipotence pressante d’une UE tyrannique et illusionnée.

LA DROITE AVEC DES COUILLES

5 Nov

Après le libéral-populisme clinquant par Sarkozy candidat ; le libéral-populisme couillu du Copé postulant.

Avec Jean-François Copé et ses acolytes de « la Droite Forte » et de la « Droite Populaire », la droite française reprend de ses couleurs, cogne et redevient celle qui ose dire son nom. C’est au moins le message envoyé.

Copé parle immigration, patrie, peuple : « enfin ! », sont sommés de s’exclamer les enfumeurs, les entreteneurs d’illusions. La plèbe de droite doit être ravie que les mouvements gouvernementaux (majorité de l’UMP) prenne en charge ses sujets de prédilection.

Mais il n’en est rien. Copé et ses camarades font du sous-Le Pen, avec la même tactique et les mêmes effets, mais quelques tons en-dessous. Le principe : fâcher la « bien-pensance » médiatique, mais pas trop, pour donner l’impression de remuer les débats, sans toucher aux tables des lois ni aux sujets sacrés.

Copé a donc enchaîné les petites phrases, avec une fausse naïveté (dans le débit et dans la réaction aux réactions) : ses simulacres populistes comme le « pain au chocolat » réduisent les troubles des Français à des images grossières et caricaturales, d’autant que la solennité et l’emphase accordée à ce type de saillies par les membres de la Majorité est supposée en faire les avocats sincères du peuple français.

En marge, l’aile gauche et libérale-démocrate de l’UMP, ainsi que ses roudoudous anonymes et autres centristes amorphes, tâcle ces dérives tout en restant ancré à la niche. Avec l’UDI de Borloo, ceux-là ont maintenant un moyen de pression à portée, et un nouveau refuge éventuel. Mais cette fraîche et innocente UDI n’est pas taillée pour mener ; elle peut ratisser large, mais elle n’engendrera rien et chacun le sait, et c’est pour cela que l’UMP gardera son ascendant sur la droite et que ses petits dissidents occasionnels resteront de simples soldats dissipés.

Ne nous leurrons pas : la droite façon Copé est hypocrite, nuisible et impuissante. Elle est nuisible parce qu’elle récupère les colères et cherche à précipiter les électorats de droite dans sa nasse. Elle est hypocrite parce qu’elle reprend une partie du logiciel du FN en prétendant le ramener à la raison, tout en osant avoir le courage d’investir des terrains difficiles, alors qu’elle ne fait que chercher à contenir la montée du FN et aliéner la droite radicale, pour mieux l’associer à la droite molle tenue par l’UDI naissant ; ainsi, chacun sera la caution de l’autre, l’UDI sera la caution  »modérée » et  »sociale » pour la grinçante UMP, l’UMP copéenne ou copéisée sera la caution  »pragmatique »,  »frondeuse » et  »assumée » de la tiède UDI.

Impuissante, pour deux raisons. Une raison viscérale, relevant de sa nature-même : l’UMP est la plus outrageusement accrochée aux dogmes économiques orientant l’Europe et le Monde occidental ; sur le plan culturel, elle est la plus conservatrice devant le Front National et sur le plan social, elle s’adresse d’abord aux classes aisées, cherchant à subordonner les classes moyennes avec les méthodes du « rêve américain » et les classes populaires et défavorisées par des préjugés crasseux, une homophobie et une xénophobie, qu’elle prête aux populations démunies.

Impuissante aussi pour une raison pratique : à partir du 1er janvier 2013, la France ne sera plus qu’une circonscription européenne, une division administrative. Le souci pour la classe politique est dans la méthode à employer pour relayer les commandements émanants de la technocratie continentale ; et de déterminer à quel point il faut les appuyer, peut-être les devancer, éventuellement les nuancer. Mais la France n’a plus d’autorité sur elle-même, d’ailleurs Copé et sa bande le savent bien et c’est pour cela qu’ils peuvent se permettre d’enchaîner les discours « musclés » : car leurs postures, tranchées et ponctuelles, n’entravent pas les planifications auxquelles par ailleurs, ils adhèrent, et qu’ils s’acharnent à justifier en accablant l’état-providence et fantasmant  »la Gauche » qui n’est que sa sparring-partner, accommodante devant les mêmes commandements. 

Voir l’index politique de Zogarok

L’ABSURDE ET DÉLÉTÈRE RÈGLE D’OR

24 Oct

Dès le 1er janvier 2013, le nouveau Pacte Budgétaire européen sera appliqué dans l’ensemble de l’Union Européenne. Il instaure l’austérité à perpétuité, puisqu’il inscrit jusque dans les Constitutions nationales l’impératif de ne pas dépasser les 0.5% de déficit structurel du PIB. La Commission Européenne sera chargée de recadrer les Etats déficitaires et des sanctions s’appliqueront automatiquement en cas de non-respect du dogme.

Or cet « équilibre budgétaire » est totalement intenable, ne tient pas compte des aléas et surtout, intervient au moment de la plus grave crise du modèle capitaliste. Il aura pour effet de faire encore reculer toutes considérations sociales ; en même temps, les Parlements nationaux se trouvent définitivement dépossédés et les états-nations deviennent, concrètement, des localités et les régions d’un Empire Européen. Le pouvoir de la technocratie prive d’autant plus les peuples que la démocratie par l’Europe reste toujours un leitmotiv sans écho.

Signé le 2 mars 2012 à Bruxelles par 25 des 27 chefs d’Etats européens, le TSCG n’a pas été modifié par les sociaux-démocrates et socio-libéraux européens, les membres du PSE (Parti Socialiste Européen) s’avérant flous et accommodants  Suite à son élection, François Hollande a appliqué une politique de taxations inappropriées (sur les heures supplémentaires notamment, mais aussi par le biais d’impôts accrus) pour mieux compenser ou déguiser ses renoncements prévisibles.

Il restera néanmoins une porte de sortie théorique, puisque face aux excès des européistes, les Etats « déficients » ou « dissidents » devront réunir une majorité de 55% d’Etats réunissant 65% de la population de l’UE pour passer outre les « recommandations » du Traité Européen. Cependant, dans cette déconcertante logique d’aliénation et d’infantilisation des Nations, n’importe quel pays peut saisir la Cour de Justice Européenne pour dénoncer les manquements d’un autre.  Par ailleurs, le MES (Mécanisme Européen de Stabilité), complément direct du TSCG, conduit les Etats-membres à emprunter sur les marchés financiers pour assumer leurs déficits ou renflouer leur trésorerie. Il n’y a pas d’évocation d’un quelconque « mutualisme » européen.

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La Vidéo… 6 > Une crise sous contrôle, jusqu’à quel point ?

La Vidéo… 4 > SOS Racisme, brance organique du PS libéral-bourgeois

La Vidéo… 3 > Asselineau dans CSOJ

La Vidéo… 2 > Féminisme – Tiens-ta langue ou disparaît

La Vidéo… 1 > Mirage anti-passéiste des ploucs élitistes de Gauche

La Vidéo… 0 > Marion Maréchal Le Pen – quelle envergure pour le nouveau FN ?