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BREAKING BAD & L’ALIGNEMENT

12 Déc

L’Alignement de Donjons & Dragons est une classification des personnalités selon deux axes :

  • la morale, le Bien et le Mal, l’altruisme (Good – Neutral – Evil)
  • l’éthique, le rapport à la loi et au chaos (Lawful – Neutral – Chaotic)

Initialement, les joueurs s’en servent pour dessiner les traits de leurs personnages dans le cadre du jeu de rôle. Par extension, ce modèle permet de désigner l’attitude générale des personnages de fiction – on peut naturellement s’en servir pour illustrer n’importe quel rapport au monde ou individu réel.

En combinant la position sur l’axe du Bien&Mal et de la Loi&Chaos, on obtient neuf profils. Vous pouvez les découvrir en détail ici.

Un article reviendra sur cette amusante cartographie du rapport au monde, voir de  »l’aura ». Pour le moment, c’est l’heure d’appliquer cet Alignement de D&D aux héros de la série BREAKING BAD.

Walter-White

WALT ==> Complexe et finalement peu significatif, Walt est un « True Neutral ». Un tableau sur Internet le représente illustrant chacun des neuf profils : c’est un peu vrai. Au fil de ses pérégrinations, Walt passe par tous les états, toutes les considérations éthiques et morales, mais presque toujours de façon lapidaire, épisodique. Il semble toujours revenir à une neutralité franche, une absence de polarisation, en raison d’une certaine ataraxie, d’un jugement détaché. Et d’un tempérament adaptable, à l’écart de toutes considérations, de tous choix profonds. Il vie et survit, organise et improvise, point.

JESSE PINKMAN ==> Un évident « Chaotic Neutral », tendant cependant vers la polarité « Good ». Il agit en faveur des autres à plusieurs reprises, en prenant des risques (le fils des junkies du distributeur). Néanmoins il agit pour son propre compte, indifféremment du reste, à l’écoute de ses seuls besoins, sans considérations éthiques particulières. Son inconsistance à l’égard des règles et de la loi, voir de la logique et d’un simple bon sens universel, sont la source de ses grands problèmes.

JANE ==> Personnage totalement « Lawful Neutral ». Certains la classeront « Chaotic » en raison de son mode de vie, mais c’est une confusion profonde : pour un regard superficiel et caricatural, c’est compréhensible, car une junkie sera par définition à l’écart de « Lawful ». En vérité, ce personnage agit toujours selon des principes bien définis (les siens), a une grande conscience de la loi, reconnaît de nombreuses normes de façon purement pragmatique. Elle respecte aussi ses engagements, est franche, loyale même lorsqu’elle se trouve en-dehors du légalisme. Elle est objectiviste et opiniâtre, tâche de maîtriser ses impulsions et toutes ses actions consistent à maîtriser son monde et mettre de l’ordre… en-dehors des impératifs collectifs et surtout de la morale. Malgré son univers concret, elle n’est en rien anarchiste dans l’esprit ni dans les actes ; et pas vraiment  »individualiste ».

HANK ==> Le beau-frère de Walt est un « Lawful Good ». C’est d’abord un« Lawful » catégorique : par son métier, par son idéal aussi et finalement ses instincts, ses préoccupations quotidiennes, il est un gardien de l’ordre. Cette attitude a un certain relief ; on peut dire qu’il est carrément un promoteur de l’ordre et de ses vertus, le tout sans être dogmatique ou littéral, mais plutôt en reconnaissant la place de chaque chose, la bonne mesure (on le voit aussi dans ses conseils, à son neveu par exemple. Cette bienveillance éclaire sur son ambiguïté entre « Good » et « Neutral » sur la polarité Good/Evil.

SAUL ==> Un « Lawful Neutral » : avec Breaking Bad, ce type est décliné dans des versions originales, loin de l’image de juge étriqué ou de légaliste sans foi qu’elle peut donner au premier degré. Avec sa polarité opposée le « Chaotic Neutral » voir le « True Neutral », c’est en effet le profil le plus ambigu, capable d’engendrer une variété d’applications infinies (les polarités franches sur Evil ou Good donnent des profils plus uniformes).

Il utilise la loi de façon cynique tout en la respectant ; il a également un certain sens de l’honneur, de la justice et de la loyauté, qui surprend car il contraste avec son allure excentrique et anarchique. Finalement, toutes ses émulations sont canalisées par un tempérament « Lawful ». Il est aussi la version pragmatique la plus achevée du « Lawful Neutral » : s’en référer à la loi, jouer de façon honnête, sans s’exposer ni se perdre en considérations d’une autre nature. Simplement, au lieu d’être froid et lisse, il est… un avocat folklorique, manipulateur mais n’ayant qu’une parole.

GUS ==> Un pur exemplaire « Lawful Evil » : il se vante d’être prudent, d’avoir un code personnel, tient en haute estime la loi, les règlements, l’exactitude. Il est le « Lawful » le plus absolu et caricatural, à un point de rigidité presque mortifère. Cette particularité est nuancée par son cynisme total, la position de pouvoir dont il jouit en toute impunité. Il est un « Lawful Evil » se déguisant derrière les lois et les normes pour arriver à ses fins, de manière cruelle. Il peut se montrer moral par pur commodité, voir par ironie, afin de soigner son image ou rester dans les normes. Cependant il n’opprime pas gratuitement et se veut presque un modèle, par son attitude, sa fiabilité, sa manière de tout mener à bien sans jamais commettre la moindre erreur ou approximation.

WALTER WHITE JR ==> Le fils de Walt est un « Neutral Good ». C’est sa bienveillance qui l’amène à tant d’emportements et aussi à prendre à parti, insulter. Il est emphatique, comprend bien les motivations des gens et les met en avant pour éclaircir les situations. En même temps il est parfois très moral et beaucoup moins compréhensif, par exemple lorsque ses parents agissent égoïstement à ses yeux. Par rapport aux lois, à l’ordre et aux règlements, il n’a pas de position particulière. Il est souple et accommodant. 

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Et les autres (saison 2 et après) : Mike (Lawful Evil) + les deux frères (Lawful Evil) + Tuco (Chaotic Evil) + Marie (Neutral? Good?) + Ted (Neutral Good?) + Badger (Chaotic Neutral) + Gretchen (True? Neutral) + Lydia (Lawful Neutral) 

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TROUBLES MENTAUX & MBTI

2 Déc

Les amateurs du MBTI aiment créer des ponts entre ce modèle et d’autres systèmes, qu’il s’agisse de structures de personnalités (Ennéagramme, Théorie des Humeurs) ou de schémas parfois ésotériques ou plus  »ludiques » (Astrologie). Toutes sortes de corrélations sont esquissées sur les forums, ainsi que par les spécialistes reconnus. Chaque trait appelant des forces, des faiblesses, des obstacles et des ouvertures inhérentes, les différentes personnalités s’exposent chacune naturellement à des troubles psychiques précis. Il n’est pas dit en revanche quels types sont les plus propices à développer des troubles ; de même, aucune hiérarchie n’est faite entre les troubles.

Chaque personnalité est donc propice à une foule de désordres mentaux et chaque type a, en quelque sorte, sa dégénérescence ou névrose caractéristique.

Voici le tableau standard :

ENFJ Obsessive-Compulsive (Personnalité obsessionnelle-compulsive) 
INFJ Avoidant (Personnalité évitante)
ENFP Paranoid (Paranoïaque)
INFP Histrionic  (Histrionique) 

ENTJ Sadistic (Sadique)
INTJ Schizotypal (Schizotype)
ENTP Compensatory Narcissistic (Narcissique compensatoire)
INTP Schizoid (Schizoide)

ESTJ Passive-Aggressive (Personnalité passive-agressive)
ISTJ Depressive (Personnalité dépressive)
ESFJ Masochistic (Masochiste)
ISFJ Dependent (Personnalité dépendante)

ESTP Narcissistic  (Narcissique)
ISTP Antisocial  (Antisocial)
ESFP Borderline  (Borderline)
ISFP Cyclothymic  (…….)

Cette catégorisation très rigide doit être prise avec recul : néanmoins, c’est un excellent indicateur, une bonne base pour cerner le MBTI et les « archétypes » récurrents dans l’ensemble des approches typologiques. A noter cependant que la personnalité paranoiaque attribuée ici à l’ENFP est un trait également prégnant -presque caricatural- des IST et en particulier des ISTJ. Quand à la personnalité passive-agressive attribuée à l’ESTJ, elle se niche aisément chez l’INTP, dont les fonctions et le mode d’action sont un terreau extrêmement favorables à ce genre d’attitudes.

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Catégorisation supplémentaire

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Les informations présentes sur le site Celebrity Types permettent de compléter ce tableau schématique. L’approche au cas par cas permet de créer des corrélations plus vastes. Il ne s’agit plus de trouver l’exemple parfait, mais relever les affinités naturelles entre types et perturbations cliniques.

* Antisocial = ENTP (strongly), ESTP, ISTP (somewhat)

TP sauf l’INTP

* Avoidant (évitante) = INFP (strongly), ENFJ, ISFJ, ISFP (somewhat)

ENFJ !… et INFJ évaporé

* Borderline = ENFP, ESFP (somewhat)

ExFP

* Compulsive = ENTJ, ISTJ, ESFJ (strongly), INTJ, ESTJ, ISFJ (somewhat)

SJ & NTJ

* Dependent = INFJ, ISFJ, ISFP (strongly), ESFJ, ESFP (somewhat)

SF & INFJ

* Depressive = INFJ (somewhat)

* Histrionic = ENFP, ESTP, ESFP (strongly), ENTP, ENFJ, ISFP (somewhat)

ExxP & ENFJ/ISFP ; l’INFP a disparu !

* Hypomaniac = ENTP, INFP, ENFP, ESTP, ESFP (somewhat)

ExxP & INFP

* Masochistic = ISFJ (somewhat)

* Narcissistic = INTJ, ENFJ (strongly), INFP, INFJ, ENFP (somewhat)

NF + INTJ

* Negativistic = ISTP (strongly), ESTJ, ESFJ (somewhat)

ESxJ + ISTP

* Paranoid = ISTJ (somewhat)

Contradiction totale avec le modèle épuré ; la qualification de « paranoid » n’est pas rapportée sur la page de l’ENFP

* Sadistic = ESTJ (strongly), ENTJ (somewhat)

ExTJ

* Schizoid = INTP, ISTP (somewhat)

IxTP

* Schizotypal = INTP (strongly)

en contradiction avec la plupart des sites ou forums, l’attribuant très souvent à l’INTJ voir aux INF, ensuite seulement à l’INTP

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Synthèse 

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* Antisocial = TP (S-N), NTJ

* Hypomaniac = EP, NFP

* Masochiste = SFJ, FJ

* Narcissique = ETP, NF

* Sadique = ETJ, TJ, STP

* Schizoide = IT

* Schizotype = IN

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Cet article se veut le plus informatif et objectif possible. Les digressions, analyses et torsions viendront plus tard.

POLÉMISTES MEDIAS : LEUR TYPOLOGIE

13 Nov

Passage en revue des polémistes, animateurs, chroniqueurs et éditorialistes les plus exposés ou les plus remarquables.

L’approche est guidée sous le sceau du MBTI ; l’enneatype est indiqué en complément. 

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AUDREY PULVAR = ENFJ (3w4)

Absolue fausse polémiste, toute entière construite sur des valeurs ajoutées. La dépendance aux standards et même à l’inconscient collectif est édifiante : Pulvar chausse les grosses lunettes pour jouer les chroniqueuses, puis la coiffure afro pour aborder la direction des Inrocks, magazine de la gauche bobo, « branchée » (terme ringard à tout jamais) et culturelle s’il en est. C’est une moraliste conformiste (EFJ oblige), pas une chercheuse téméraire (trait plutôt propre aux NTP ou aux IN), comme son agressivité et sa partialité cherchent à le leurrer.

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Ou quand BHL dénigre soudain les moeurs américaines (presse à sensation)…

BERNARD HENRI-LEVY = ENTP (3w4)

Un exemplaire de la pire espèce. L’ENTP est généralement relié à la figure du narcissique compensatoire (l’ESTP-ENTJ dans une moindre mesure). BHL n’agit que selon l’impact extérieur (Ne-Fe), la quête de reconnaissance de sa communauté (Fe) mais d’abord la concrétisation de l’image qu’il se fait de lui-même (provenue de son Ne et de la projection de Si) – il met en scène une aura qui, à force de suggestions, doit être implantée dans les esprits (diagonale Ne-Si).

Obnubilé de lui-même à un point de transparence nauséeux, ses bribes philosophiques ne sont que des supports et des prétextes à la mise en avant de sa personnalité factice. BHL est tout entier façonné selon une image choisie, celle de l’intellectuel cosmopolite, raffiné et suffisant. Il travaille chaque trait et chaque saillie en ce sens.

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ERIC ZEMMOUR = INTJ (5w6 ou 1w9)

Eric Zemmour est un INT caractéristique, mais dans une version à la fois outrée (d’intello mesquin) et plus littéraire. L’INTP  semble probable, surtout que Zemmour est doté d’une relative extraversion et accorde le plus grand des sérieux aux idées ; cependant, au scepticisme, Zemmour préfère toujours le dogmatisme et son mépris obstiné des sentiments et valeurs collectives, tournant parfois au grotesque, le rattache directement à l’INTJ.

Par ailleurs, Zemmour est réputé pour ses démonstrations de Te légendaires, avec un Ni forcément plus avisé (qu’un Si ou un Ti se gonflant d’extraversion) à l’appui. Des références personnelles issues de son Fi sont souvent manifestes, mais elles s’expriment davantage dans des contextes privés ou apaisés (interview face-à-face, débat horizontal). Le journaliste semble cependant assez tolérant envers lui-même ; il y a chez Zemmour une ambivalence avec la fonction Se. Si, arrivé à mi-vie, il semble composer sereinement avec cette fonction inférieure et que des manifestations hédonistes le suggère, notamment dans ses prestations radios, son laisser-aller physique, son allure négligée dans le même contexte rappellent l’endroit de sa déficience. Le côté « camarade » qu’il cherche à cultiver (Zemmour se fiche moins de son impact qu’il ne veut le prétendre) fait douter : INTJ cool ou INTP mature ? Sauf que c’est bien le Se qui s’affirme en fonction de perception extérieure dominante, alors que toutes les fièvres Ne sont systématiquement anéanties. L’hypothèse, parfois soutenue, d’un Zemmour NTP, s’effondre définitivement.

Zemmour soutient des idées qu’il juge déterminantes ; pour autant il ne brasse pas mille vérités à la façon des NTP, mais est plutôt dans la projection de ses propres visions, comme un NTJ. Il se fiche de déchiffrer les idéaux des autres (et encore plus de les corriger – trait de NFJ) ; il remet les choses à leur place, balaie ce qui lui paraît saugrenu (une mesure de réflexion économique), estime tenir sinon LA Vérité, celle qui demeure la plus valide, mettant au défi qu’on lui amène plus probant (et à cela il peut se montrer ouvert – mais trouve rarement quelqu’un à sa mesure).

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EMMANUEL TODD = INFJ (5w6)

Sociologue et chercheur, Todd semble concilier harmonieusement ses fonctions dominantes (Ni et Fe), tout y associant une dimension scientiste, objectiviste (Ti). L’emphase avec laquelle Todd use de cette fonction tertiaire est patent ; l’effet est pédagogue, mais quelquefois surfait, maladroit. On note aussi un INFJ aimant découvrir son Se, le booster et l’exhiber en public – peur de passer pour un intello rigide ou déconnecté -, parfois en mettant en scène sa spontanéité (arrivée en retard chez Taddéi), qualificatif inenvisageable pour le personnage il y a quinze ans. Enthousiaste à propos de ses idées, observateur « engagé », affichant son indifférence aux honneurs pour mieux se grandir et jouir de ses laconismes décisifs, Todd correspond bien au stéréotype de l’INFJ masculin ressemblant étrangement à l’INTP (mais pour des raisons intellectuelles et non par débordement ou jeu), tout en cherchant à montrer le dynamisme, le sens de la communauté voir le leadership des ENFJ.

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TARIQ RAMADAN = ENFJ (1w2)

Une fougue populiste canalisée par la raison, des principes identitaires et la défense de valeurs précises, qu’il incarne au point d’être définissable seulement en elles. Idéaliste lucide, meneur et décisif, mais aussi doux et charismatique, Tariq Ramadan illustre à merveille la combinaison ENFJ-1w2.

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NICOLAS DEMORAND = xNTJ 

Demorand incarne les NTj (ou les ENFJ) dans ce qu’ils ont de plus obscène. D’abord, voilà un homme imbu de sa propre position, affichant son statut culturel et social de façon même plus finaude à force de récurrence. Surtout, le sur-diplômé Nicolas Demorand campe, pas tellement le génie abrasif, mais plutôt le juge dédaigneux. Nicolas Demorand estime être une lumière et ne s’en cache pas, en même temps, il substitue presque immanquablement à la raison des adhésions ou des postures privilégiant l’analyse lapidaire et le recours consensuel (sur Marine Le Pen, sur la liberté de la presse). Son côté « cerbère » est censé lui accorder une indépendance d’esprit, or cette indépendance s’arrête là ou commence les intérêts. De plus, les interventions de Demorand sont davantage motivées par la mise en scène d’attitudes colériques donc fermes, suggérant un caractère décidé et incorruptible. Mais, sauf lors du travail de sape de l’argumentaire adverse, elles se trouvent accompagnées de sophismes aberrants présentés sous forme de raisonnements complexes (autant par l’assurance déraisonnable qu’une nonchalance forcenée à l’égard de toute idée soumise ou opposée), alors que le personnage use de techniques de rhétorique largement identifiables. Demorand ou comment maquiller la mauvaise foi par le rationalisme extrême, avant de rebondir sur la poussée mélanchoniste.

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NATACHA POLONY = InFJ (6w5)

C’est l’INFJ dans une de ses versions les plus tristes et réduites. Voici l’INFJ bourgeoise, bardée d’oeillère, atterrie dans un milieu paisible, propice à la stabilité ; et qui n’a jamais dépassées mille frontières qu’elle se fixe par réflexe (notamment sur le plan mental et idéologique). Excessivement monomaniaque, prévisible, verbeuse en vain. En langage technique, Polony vit sur son Ni qu’elle maîtrise, s’appuie correctement sur son Fe, mais il lui manque une ouverture sur les fonctions permettant la remise en question. Polony évolue en vase-clôt et sera toujours au même point dans dix ans : elle déplacera les virgules, substituera quelques mots, mais les approches et les conclusions seront les mêmes. Elle a aussi le pire côté des IJ (normalement plutôt propre aux ISJ), celui des bons élèves récitant leur leçon sans en percevoir les limites, tellement elles les ont intégrées.

Du Ni fade, berné par une condition et un environnement satisfaisant son Fe au point de leurrer un génie qui n’est pas là. Rien ne peut tirer Polony de sa léthargie intellectuelle et de son conformisme.

Ou alors, une Si-Fe des plus ordinaires, c’est-à-dire une ISFJ, donc une des seules « S » à intervenir régulièrement dans les débats. L’hypothèse est parfaitement tenable, la créativité des N dominantes paraissant tout à fait absent de l’esprit de Polony (à l’écriture laborieuse), au contraire tout entier parcouru de dogmes, de réminiscences scolaires, de points de vue caricaturaux. Cependant, il ne faut pas exclure que Natacha Polony « joue » la réac (de même qu’elle « joue » l’oratrice – et qu’elle n’est pas crédible) ; dans ONPC, elle assure la relève de Zemmour pour l’agent de droite et, depuis le début de sa carrière, elle semble avoir cherché à interpréter la parfaite locataire d’un « créneau ». Sans originalité, mais plutôt avec les idiosyncrasies des autres.

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MICHEL ONFRAY = iNTP (5w6)

Impitoyable et bienveillant, Onfray est assez proche du « sage INTP », dans une version agressive et imperturbable. Un INTP accompli ou un ENTP particulièrement axé sur la vie intellectuelle. Avec sa morale « hédoniste » et « libertaire », entendue sous un sens personnel, Onfray se délecte autant des concepts qu’il cherche à en tirer la matière à générer du bonheur ; toute son oeuvre et ses démarches sont marquées par une expression harmonieuse et systémique des diagonales Ti/Fe et Ne/Si (voilà quelqu’un qui ne refoule pas son ombre, mais l’a adopté et la revendique).

Ne/Si car Onfray est un explorateur, mais qu’il tient à propager le savoir, à l’ancrer dans les consciences et à le rendre accessible au « petit peuple », là ou l’emprise des traditions et « les chaînes » que Onfray entend briser ont le plus d’influence. Par ailleurs, Onfray aime mentionner ses origines et peut transformer des étiquettes réductrices en fragments d’un grand Tout.

Ti/Fe parce qu’au-delà du Savoir, il y a une intention altruiste (« utilitarisme joyeux » et « matérialisme sensuel » ; volonté de faire accéder à la culture et à la grande culture, dénigrement réfléchi du mainstream) – la posture pourrait a-priori sembler adopter une dialectique Ni/Se, mais le mode d’expression d’Onfray le dément formellement.

TYPOLOGIE DES CANDIDATS 2012

6 Mai

Prévu depuis le lancement du Blog, cet article est l’occasion d’ouvrir la catégorie « Sociologie au Burin », dont les typologies et en particulier celles du MBTI sont des éléments décisifs (et seront définis plus précisément plus tard).  Article absolument ludique et sans doute superficiel, mais le sujet ne tient pas de la farce pour autant : il s’agit de dresser des hypothèses à parti de modèles et de présentations succinctes.

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Le MBTI est le maître et la référence la plus crédible de toutes les échelles de mesure de profils ; l’Ennéagramme est moins sérieux, ses origines sont même relativement floues voir ésotériques et les types proposés assez caricaturaux (au moins a-priori). Pour l’Ennéagramme, l’intérêt est surtout dans l’établissement de combinaisons, de correspondances ; plusieurs types peuvent former un portrait, abstrait mais significatif. Avec le MBTI, il est davantage question de comportement, d’attitude, de mode de fonctionnement.

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A noter que Slate a diffusé récemment un article sur le même thème (MBTI seulement) – néanmoins, les diagnostics MBTI ne sont pas tous ceux que vous trouverez ici (certains, comme pour Bayrou, m’ont même étonné). Retrouver ce sujet sur une plateforme aussi vive et pédagogue est une excellente surprise ; en revanche, on peut regretter qu’il y manque un argumentaire pour justifier les attributions… et que les « experts » non-cités sont probablement issus de l’avis général des internautes et amateurs, d’ailleurs les profils-types peuvent être déduits spontanément en raison de leur évidence, chez certains personnages en portant tous les traits (c’est le cas de Nicolas Sarkozy en particulier).

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Présentation rapide des deux modèles (liens pour en savoir plus), sur lesquels le Blog reviendra probablement à d’autres occasions (pour le Cinéma notamment), puis application au cas par cas pour les dix candidats.

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MBTI

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4 critères définissent le test de Myers Brigg :

* I/E (Introverti/Extraverti) = l’introverti s’épuise au contact des autres, l’extraverti gagne à être en société, il est dans son élément

*  N/S (iNtuition/Sensation) = les intuitifs comprennent à partir de la déduction, de l’extrapolation, de la généralisation ; les sensitifs se fient à l’expérience et au bon sens, à leurs acquis plutôt qu’à la théorie

* T/F (Thinking, Penseur/Feeling, Affectif) = les penseurs prennent leurs décisions sur la base de critères rationnels et objectifs ; les types sentimentaux ne sont pas nécessairement « émotionnels » ni grégaires, mais tendent à minimiser le raisonnement logique au profit de considérations soit humaines, soit passionnelles

* P/J (Perception/Jugement) = les perceptifs évitent de s’engager ; les « jugeurs » sont organisés, se fient à des critères qui sont souvent ceux de la société, savent généralement ce que sera leur futur proche et leur avenir lointain

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Tempéraments à l’épreuve de la pratique sportive, ainsi que dans le rapport au Monde en général (adaptabilité).

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4 grandes familles (descriptions caricaturales) :

* NT, les Rationnels (xNTx) = c’est la famille la plus rare (environ 10%), la moins sociable et la plus axée vers la théorie, la quête de connaissances, de compétences et de compréhension. Tout passe par la pensée ; l’analyse, la logique, jouent un rôle fondamental au quotidien. Ce groupe est orienté progrès et peut, au contraire des SJ, passer outre les traditions ; mais le souci du travail, de la découverte et de l’intelligence les séparent des SP, alors que le relativisme côté valeurs et la priorité accordée à la logique les dissocie des NF. Souvent des scientifiques, philosophes.

En savoir plus : 16types.fr

* NF, les Idéalistes (xNFx) = les standards éthiques, les valeurs culturelles jouent un rôle décisif pour les membres de ce groupe (entre 15% et 20%). Des idéaux élevés, des buts nobles via lesquels ils pourront s’extraire du marasme et de notions matérielles et affirmer leur identité sont les sujets de préoccupation essentiels de la vie des NF. Souvent des enseignants, journalistes.

En savoir plus : 16types.fr

* SP, les Artisans (xSxP) = catégorie la plus exubérante, la plus spontanée et la plus « bruyante », c’est celle des esthètes, des hédonistes et des amuseurs (25% à 35%). Ils sont orientés solution et ont un bon sens pratique, mais leur faculté d’adaptation à la nouveauté est plus limitée que pour les précédents. Ce sont les plus instables mais aussi les meilleurs « vivants » ; avec les NF, c’est chez eux que se retrouvent les Artistes.

En savoir plus : 16types.fr

* SJ, les Guardiens (xSxJ) = groupe le plus répandu (autour de 45%), c’est celui des « conservateurs », de ceux qui assimilent les règles, les structures et les contraintes sociales et sont naturellement portés à en reconnaître la valeur. Aptitudes logistiques, managers, protecteurs aussi. Ils peuvent être rigides, se mettre des ornières, ne pas voir ou accepter le changement.

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En savoir plus : 16types.fr

L’Essentiel :

– les caractéristiques définies par E/I et  P/J sont relatives aux attitudes. Les deux autres sont plus « viscérales » et profondes, décisives pour le fonctionnement.

– chaque type implique les quatre fonctions-clés ; le modèle estime ainsi que tout Homme est à la fois Penseur et Affectif, ainsi qu’Intuitif et Sensitif ; les niveaux d’introversion ou d’organisation (pour aller vite) s’appliquent à ces 4 notions.

– Par exemple, un NT sera d’abord Intuituif (N) et Penseur (T) ; il ne fait appel à ses aspects de Feeler (F) ou de Sensor (S) qu’en de rares occasions ; cela lui demande un effort, lui apparaît contre-nature, nouveau ou dérangeant. L’introversion et l’extraversion se calque ensuite là-dessus : un NT introverti, par exemple l’INTJ, est d’abord N (Intuition Introvertie – Ni) avant d’être T (Penseur extraverti – Te) – ou IN et TJ.

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ENNEAGRAMME

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9 types, en substance (liens vers des descriptions pour cerner plus vite)

* type 1 – l’Idéaliste, le Perfectionniste : Ennea.com ; CCE ; Moncoach ; EIP  ; EnCo

* type 2 – l’Altruiste, le Romantique : Ennea.com ;  CCE

* type 3 – le Battant, le Magicien : Ennea.com ; CCE

* type 4 – l’Artiste : Ennea.com ; CCE

* type 5 – L’Observateur, l’Expert : Ennea.com ; CCE

* type 6 – Le Loyaliste : Ennea.com ; CCE

* type 7 – L’Optimiste : Ennea.com ; CCE

* type 8 – Le Leader : Ennea.com ; CCE

* type 9 – L’Affable, le Médiateur : Ennea.com ; CCE

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– ces types sont issus de trois Triades : Emotionnelle, vivant selon le ressenti, le rapport aux autres, l’image (types 2-3-4) ; Mentale, se fondant sur la réflexion, la logique, la créativité et la planification (types 5-6-7) ; Instinctive, fidèle à ses tripes, à son monde intérieur, à ses convictions ou ses modèles personnels, orienté vers l’action (types 8-9-1)

– à chaque type peut s’ajouter une aile ; par exemple, un Type 8 peut avoir une aile 7 ou une aile 9 ; l’aile 9 le rend plus conciliant, plus modéré, plus porté au retrait ; l’aile 7 le rend davantage anticonformiste, agressif, entreprenant

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– Pour en savoir plus :

http://homeusers.brutele.be/dossiers/evoluer/enneagramme_type_de_personnalite.htm

http://www.enneagramme.com/Theorie/9_types.htm

http://homeusers.brutele.be/dossiers/evoluer/enneagramme_dossier.htm

– Pour déterminer votre profil :

http://www.enneagramme-envolutif.com/formation-enneagramme-test.html

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MARINE LE PEN = ESFP – 6aile7

MBTI : ESFP ou ENFP

L’hypothèse ESFP s’impose avec évidence, pour la gouaille et le tempérament bouillonnant, par endroits presque « boute-en-train » du personnage, pour la simplicité du ton aussi. Mais son brio dans les débats, sa capacité à allier des concepts ou des idées complexes avec spontanéité font pencher vers le « N », de même que ses facultés d’oratrice. Par ailleurs la capacité de MLP, plusieurs fois démontrée, à faire tomber les masques de ses interlocuteurs (d’un point de vue psychologique) et à saisir ce qui n’est pas dit au-delà même des arguments, d’une gêne ou d’une colère patente, peut être autant comprise comme une caractéristique décisive du « Se » (rien ne lui échappe dans le présent) que du « Ne » (faculté à tisser des liens dans l’environnement et l’ambiance). Très réactive, imprévisible et charismatique, comme l’est l’ENFP de papier. « ExFP » de toutes façons, le type des comédiens, des exubérants et des leaders ou pédagogues hauts-en-couleur.

Il y a une deuxième hypothèse qui peut maintenir le doute pour MLP, c’est l’ESTJ : contrairement à Mélenchon qui en adopte parfois une « persona » grossière, c’est structurel dans le cas de MLP. En effet sa tertiaire Te (la Pensée Extravertie) est de plus en plus investie, en réponse probablement à la récente accélération de sa carrière. Cette énergie Te était clairement noyée sous les deux fonctions dominantes (Perception Extravertie et Sentiment Introverti) il y a une décennie.

Enneagramme : 6, 7, 3

Loyale, dynamique, avec un côté borderline ostensible qui n’entame rien de sa combativité, voir de sa témérité. Les événements de sa vie personnelle pourraient en avoir fait une des « contre-phobiques »  souvent cités pour évoquer le Type 6 (qui tend à se laisser dominer par ses peurs, ou les surmonte avec aplomb et souvent excès). On peut parler, dans ce cas, d’optimisation maximale et magistrale du type.

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NICOLAS SARKOZY = ESTP – 3aile2

MBTI : ESTP

Comme Chirac et Berlusconi. C’est un type imprévisible, irréfléchi ou incohérent dans ses actes en surface, mais se fiant à son cadre interne (Ti – Pensée introvertie) pour décider et agir vite (Se – Sensation extravertie). Il aime les biens matériels, le clinquant, cherche la reconnaissance, le feu des projecteurs ; c’est un dominant naturel. Il vit sur le moment présent, est doué en général et en particulier pour l’improvisation ; il s’adapte en toutes circonstances, sauf s’il est compromis et ne rate jamais une occasion de se mettre en avant. Il aime les plaisirs terrestres surtout ; Sarkozy est l’ESTP, dans une version plus assumée que Chirac et plus « narcissique » que Berlusconi, lequel portait carrément toutes les outrances « sensorielles » du type (potentiellement le plus jouisseur, hédoniste et cynique).

Enneagramme : 3w2, 8w7

Sarkozy est vraisemblablement 3aile2 (le type de « la star », du Battant tendant ici vers l’instinctif), ou bien oscille entre 8 et 7 (8 aile 7 ou 7 aile 8). Sa gloutonnerie, son déni face au réel, la force physique dont il a pu faire preuve abondent en ce sens ; sa fuite de la faiblesse (trait fondamental du 8) ressemble beaucoup à la quête d’admiration et l’identification à un rôle (pratique spontanée du 3). La recherche de compensation, l’égo surgonflé, évoquent généralement les types 3 & 8 et Sarkozy incarne tout à fait ce qui les relie. La fausseté, le vide transparent de l’homme, son aptitude à s’adapter aux publics auxquels il fait face, sa façon de se mettre en scène, font cependant pencher plutôt vers le type3 (là encore, à l’instar de Chirac, qui oscillait lui plutôt entre 3 et 9).

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FRANCOIS HOLLANDE = ESFP – 7aile6 (ou 9aile1)

MBTI : ESFP ?

Peu d’intérêt sur ce profil, pas grand chose à creuser, pas d’angle d’attaques prégnant ou stimulant (comme pour le reste d’ailleurs). Hollande serait ESFP a-priori et est généralement typé comme tel. Néanmoins il y a trop d’éléments contradictoires à son sujet et en même temps peu de traits saillants ; il est donc difficile de cerner le personnage, à moins qu’il soit aussi dissocié qu’il en ait l’air.

Enneagramme : 7, 9, 6

Hollande est souvent perçu comme un 7w6 et il en est médiatiquement la caricature. Optimisme, bonne humeur, entrain définissent le type, plus encore avec cette aile ; c’est aussi, en grossissant le trait encore avec les comportements les plus récurrents, un bon communicant, mais un piètre leader et un dominateur peu crédible. Le 7aile6 peut être un bon chef d’équipe, approuvé d’ailleurs et populaire surtout, mais on ne lui fait pas confiance en cas de crise, ou on chercherait quelqu’un de plus solide, plus stable ou sérieux. En revanche, il excelle dans les rôles de seconds ou dans le costume du farceur de service. Tendance à s’affadir, à se contenter des acquis, à fuir la réalité, la tâche, l’effort, la remise en question (correspondances entre les types 7 dits ‘malsains/désintégrés’ et 9). Voit et pense à court-terme (être SFP redouble cet aspect). L’aile 6 illustre l’importance accordée au sentiment d’appartenance et par extension, à la conserver sa place au sein du groupe.

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JEAN-LUC MELENCHON = ENFJ – 8aile7

MBTI : ESTJ ou ENFJ

Idéaliste ou Gardien ? Le dogmatisme de Mélenchon est un pont entre ces deux pôles. Le candidat du FDG est considéré comme un ENFJ sur Slate, d’ailleurs peut-être penche-t-il vers le « F » , par idéalisme, ou par pratique (via ses messages et postures politiques), en raison de ce qu’il défend et de la fibre émotionnelle dont il abuse. Par ailleurs, l’ENFJ est le plus prompt des types  »F » à assumer le leadership ; c’est aussi, à l’instar de l’ENTJ pour les NT, le NF le plus disposé à fonctionner comme un SJ. Ce type est celui des orateurs passionnés, des amoureux de grandes causes capables de faire face à la foule en la prenant à témoin (les ENF mobilisent, les INF exposent leurs raisons) ; moins concordant en revanche, l’ENFJ est un type très  »féminin », peut-être aussi le plus réservé, prudent voir timide des extravertis.

Mais on attribue ce type un peu vite – généralement à beaucoup de personnages charismatiques ou flamboyants, marqués « à gauche », prophètes pacifistes ou militants associatifs d’envergure. Sans doute y a-t-il là une volonté de sacraliser et figer un portrait universel de « gourou ». Or l’INFP et l’ESTJ, pour des raisons différentes, peuvent très bien incarner ce gourou.

Ensuite, entre S et N, Mélenchon est dur à définir : il vit dans le présent, réagit au contexte physique -ou aux hommes et femmes qui s’adressent à lui- plus qu’aux idées ou aux débats, perdant parfois de vue une certaine cohérence. Ces caractéristiques indiquent plutôt le Ti-inf et la présence du Se. De plus, Mélenchon fut un grand suiveur pendant de nombreuses années, surtout à l’époque Mitterand (voir son attachement manifeste, parfois benêt, dans les vidéos), une caractéristique plutôt propre aux I, S, F et J (par rapport aux E, N, T et P) : surtout au Fe (fonction dominante ou auxiliaire des types xxFJ). Il ne s’agit pas du tout de dénigrer Mélenchon en lui refusant un type plus convoité ou censément plus noble ; mais Mélenchon est plutôt un gardien des traditions, d’un idéal de gauche et la confusion de l’ENFJ avec l’ESTJ, du NF avec le SJ, se comprend et même se justifie. Il est bien cependant le paroxysme de l’ENFJ masculin [et du NFJ] agressif et têtu.

Enneagramme : 8

Mélenchon est un 8 assez poussif, cumulant beaucoup des traits de ce type qui utilise prioritairement le centre instinctif pour le tourner vers l’extérieur.  

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FRANÇOIS BAYROU = INTP – 9aile1

MBTI : INTP, INxJ ou ISTJ ?

C’est probablement le plus difficile à cerner de tous les candidats (ce qui est sans doute un obstacle pour lui et son MoDem à plusieurs niveaux). INTP pour son non-conformisme, probablement surtout interne, qui émerge facilement mais est souvent floué, en surface toujours, par la culture du consensus, de l’harmonie. L’hypothèse INFJ, sur Slate, n’est pas aberrante, même si elle surprend spontanément : les qualités de pédagogue, le côté « mentor » du personnage renvoient à l’INFJ ; mais l’attitude, réservée et décisive, sied parfaitement aux IxxJ en général. La raideur, l’impression parfois d’observer un pantin hypnotisé par les croyances qu’il récite renvoient à l’ISTJ. Bayrou serait alors un ISTJ assez curieux, pour autant, jusque dans les détails, il épouse parfaitement les structures de ce type.

Enneagramme : 9, 1, 5, 6

A-priori, Bayrou est un « 9 » assez facile à diagnostiquer. Pour des raisons basiques : simplicité du personnage, souci de la neutralité, de la modération, ainsi que pour la sagesse (peut-être un  »6 » intégré ?) ; mais également pour les discours-fleuves, le souci du détail. Bayrou est aussi un « passif-agressif », à tous les niveaux (sur les plateaux, dans son action politique, dans sa façon d’être et de se présenter). Le 9 associé au 1 cumule la résistance aux émotions négatives, à l’adversité et à la violence des deux types ; il induit aussi un certain idéalisme, le désir de préciser (et ensuite, dans une moindre mesure, de communiquer) sa vision du Monde ; il inclue aussi une certaine rigidité, une paresse, une indécision… plutôt qu’une peur, qu’un souci de sécurité, de maîtrise (et d’une stabilité matérielle), propres aux types 5 et 6. Ces deux-derniers sont les opposés du 1 et 9, mais on peut aussi les qualifier de reflet ; par exemple, le 1aile9 et le 5aile6 se font face sur le cercle de l’ennéagramme ; ils tendent à se complémenter mais aussi à s’identifier l’un à l’autre et peuvent simultanément se confondre comme apparaître incompatibles. Bayrou pourrait être un 6aile5 (qui s’identifie, et réciproquement, avec le 1aile2) ; sa solitude abonde en ce sens (à titre privée, celle-ci est délibérée – Bayrou ferait volontairement le vide autour de lui), ainsi que sa loyauté et son attachement à un cadre familial et à des racines géographiques.

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EVA JOLY = INFJ – 3aile4 

MBTI : INFJ ou INFP

Eva Joly affiche les grandes qualités de l’INFJ… et les grands défauts des « IN » en général, communication laconique ou inadaptée en tête. Eva Joly pourrait être INFP, mais les IxFP sont souvent les plus passifs (cependant, beaucoup d’INFP compensent leur « faiblesse » par un masque d’aplomb et de dédain) ; son intransigeance et sa froideur pourrait la faire apparaître comme une « T », mais son mode d’expression (mimiques et phrasé) sont emprunts de valeurs, de références subjectives, d’affects (d’ailleurs la campagne, les propos, les clips, sont « F » malgré eux). C’est plutôt son « J » qui la rend si droite, si (apparemment) dure, si structurée et décisive ; lui aussi qui l’a portée vers le domaine qu’elle a embrassé.

Enneagramme : 3, 4, 1

potentielle 1, pour le côté justicière, pour l’idéalisme aussi, trait qui n’est pas sans rappeler le type 4 (naturellement porté vers les idéaux de gauche). Le goût du combat, le côté workaholic, la ténacité, mais aussi la multiplication des actions sur des domaines contradictoires (concours de beauté, Droit, politique, éthique) renvoient au type 3. L’association à une aile 4 paraît évidente ; elle implique une priorité au mental au détriment de l’instinctif, un sens esthétique plus développé, une plus grande discrétion et un sens de la nuance lorsqu’il s’agit de se mettre soi-même en scène (contrairement au 3w2, le 3w4 n’est pas un profil-type de « showman », il peut même être assez froid et asocial – mais aussi moins outrancier). A noter aussi qu’un Trois accompli ne ressemble pas à un Trois, mais à ses objectifs, ses combats, bref à l’objet de son identification.

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NICOLAS DUPONT-AIGNAN = INTJ – 1w9

MBTI : INTJ

Pour l’aplomb sans fards, l’expertise, la cohérence et une certaine hauteur naturelle. Solitaire sans en souffrir (aspect irrévocablement INT), NDA est porté par ses convictions ; le terme s’applique bien, semble même façonné pour des individus comme lui, poursuivant leur vision du Juste contre vents et marées. Son discours est très établi, la confiance en l’inspiration de l’INTP n’est pas de mise ; avec l’INTJ, les idéaux sont solides et vérifiés (l’INTP est plus porté vers la polémique et l’exploration de concepts que leur revendication).

NDA a ce côté un peu professoral, donneur de leçons qui s’il peut le plomber vu de loin, passe largement grâce à sa virulence sans outrances ; en outre, en parfait INTJ, NDA retient son jugement et ses paroles jusqu’à délivrer le coup fatal. Les légers problèmes de communication (coups-d’éclats de « showman » un peu désuets, mais ça ne le soucie guère) sont typiques, bien sûr des « T », mais surtout des (I)NT(J), largement plus soucieux de fond que de forme, de symboles que d’images gratuites et chatoyantes. Autre caractéristique de l’INTJ : un conformisme de façade, une auto-discipline au service d’un état d’esprit structuré.

Enneagramme : 1, 5, 6

L’ennéatype 1 s’impose rapidement (fixation perfectionniste, colère réprimée éclatant face aux « excès » broyant son sens de la droiture), quoiqu’avec des aspects ‘résonnant’ 5. Un 5 aile 6 dans ce cas, c’est-à-dire un Observateur relativement tourné vers le Monde, actif voir énergique, bien qu’assez difficile à saisir. Les 1w9 et 5w6 sont des types-miroirs.

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PHILIPPE POUTOU = ISFP – 9w1

MBTI : ISTP ou ISFP

Poutou a un profil assez classique de petit lieutenant de la « gauche radicale » ; c’est un SP, il vit dans et pour l’instant immédiat, ne se soucie pas des conséquences de ses actes. Il est fidèle à ses habitudes mais c’est un bon camarade. Plutôt introverti, il a les traits du STP, mais ses prestations ont souvent été curieusement affectives ; le personnage manie très mal la théorie, alors que les STP sont souvent capables d’asséner des convictions arrêtées et structurées.

Enneagramme : 9, 6, 7

Poutou est un 9 typique. Négligé, paresseux, même lorsqu’il monte au front, capable néanmoins de se montrer ponctuellement offensif.