E.T. L’EXTRATERRESTRE *

27 Mai

1sur5  Certaines prises de conscience vous mettent dans un état de détresse profond, d’autres vous laissent simplement KO. Il y avait des indices pourtant, il y avait la carrière de Spielberg, les guimauves et les produits tendancieux la parsemant. Certes. Mais non, ce n’était pas vrai, non, ce fameux ET ne pouvait pas être stupide à ce point, à ce degré où la médiocrité devient manifeste hostile.

Quatre ans après l’horripilant Rencontres du 3e type, Spielberg passe définitivement du côté laiteux et dégénéré de la création. La blague concernant la différence entre ET et un arabe a plus de valeur que les aventures de Elliott et son invité venu de l’Espace. Il n’y a à peu près rien à dire sur ce machin, fondé sur une trame primaire et trois pauvres notions : ET rentrer maison (ses seules paroles), ET mal à l’aise (comme un touriste sans sa moustiquaire), ET il est cool tu l’apprendras.

ET a la subtilité d’un enfant trisomique expérimentant ses premières émotions allocentristes. La mièvrerie : pourquoi pas ; mais il faut avoir un minimum de sujet. La reconnaissance et l’estime dont jouit ce blockbuster triomphant consacré classique par les instances officielles américaines fout le doute. Les foules sont-elles suggestibles à un point critique, seulement lentes ou carrément attardées ? Les institutions et professionnels de la profession sont-ils à ce point corrompus qu’ils en omettent la vraisemblance de leurs supercheries, sont-ils simplement conformistes ? Se sentent-ils obligés d’adouber les pires loukoums-blockbusters pour parer aux accusations de snobisme ? 

Quel attrait trouves-t-on à ce bout de plastique dégueulasse et plein de suie (l’extraterrestre en animatronics) ? Quel crédit accordes-t-on à cette soucoupe, genre de lave-vaisselle rose-orangé fluorescent, chiant un arc-en-ciel à son départ ? ET est une immense claque. Vous croyez que la débilité sera nuancée, qu’il y aura quelque chose de supplémentaire et finalement tout s’amplifie vers la bêtise, l’humanisme et le sentimentalisme de primates immatures. Le jugement commun vous répondra : le message est tendre et les enfants sont bouleversants.

Sur le tournage, ils se sont liés à la créature et ont véritablement perdu un ami au final. Leur histoire personnelle n’est qu’un fétiche pour alimenter cette baudruche. ET le pendant monocellulaire de Birdy. Il faut regarder ce qu’est ce film ou devenir fou avec les autres. ET exige une trop grande fatigue, une trop grande faiblesse, une inertie malsaine, pour être perçu comme merveilleux ou simplement enduré sans qu’en vous s’installe une consternation abyssale.

Note globale 21

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…

 Voir l’index cinéma de Zogarok

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