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LEVIATHAN **

23 Août

2sur5  Back to the 90s pour retrouver Alien dans les eaux de Peur bleue. Si on est de bonne humeur et charitable, Leviathan est un film d’été tout à fait appréciable. Si on est un temps soit peu sérieux c’est un produit vulgaire et rustaud, une espèce de Carpenter en gras et suintant de bêtise signé Georg P.Cosmatos, artisan bis réputé, directeur de Rambo II et Cobra. Leviathan jouit de moyens décents, d’un casting fort en gueules (Richard Crenna et Peter Wellers) mais embarque peu de talents à bord.

Le début est une catastrophe. L’installation des personnages indique un film à voir sous substance, mais pas n’importe laquelle : bière dans l’idéal. Quand les beaufs se croient badass, cela abouti notamment à Mr Cobb, un philosophe de son temps, un homme du quotidien post-1980s aussi, quelqu’un qui a pas mal souffert. Une fois que l’heure est au suspense il y a moins de bouffons mais toujours autant de fautes majeures. La gestion de la bande-son est hystérique, les séquences émotions minables, la tension sexuelle laborieuse et légèrement honteuse.

C’est encore sans compter sur les dialogues, exprimant des compte-rendus introspectifs ou de vastes prises de consciences fatalistes de type « on ne peut pas baiser la Nature ». Mais il y a la Bête après tout, le Leviathan ! On apercevra la créature et le résultat de ses absorptions ; et on ne peut nier un relatif plaisir, ne serait-ce à ricaner devant tant d’exploits bis, éventuellement collector pour les plus attentifs. Ainsi Léviathan peut plaire pour des raisons nostalgiques ; ou pour ce côté médiocre mais néanmoins chaleureux, qu’il partage avec tous ces ersatz dérisoires de deux classiques SF : Alien et The Thing. Ce film est sorti quelques mois avant Abyss, qui le balaya, forcément. Le spectacle s’achève sur un crochet dans la face de la méchante de l’histoire, cette démoniaque représentante de la Tri-Océanique.

Note globale 44

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… L’Aventure Intérieure + Invasion Los Angeles

 

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