FOG ***

29 Juin

3sur5  Avec Starman, Fog est l’un des grands malentendus de la carrière de Carpenter. L’auteur a façonné le film A à Z avec sa compagne Debra Hill, y compris la bande-son. Au casting, du beau monde, de Janet Leigh (la femme de la douche dans Psychose) à Jamie Lee Curtis (héroine de Halloween qui a été un triomphe deux ans plus tôt) en passant par l’icône du bis fantastique/horrifique Adrienne Barbeau. Respecté et tenu comme un petit classique, Fog subit cependant beaucoup de dénigrements sans motiver de défenseurs acharnés en face.

 

Sous influence lovecraftienne, Fog a de grandes qualités esthétiques et c’est un vrai film de cinéphiles, chariant de nombreuses références par son scénario (renvoyant à L’Homme des Hautes Plaines avec Eastwood) comme par ses choix de mise en scène (Bodega Bay a été utilisée pour Les Oiseaux de Hitchcock). Les lieux du tournage sont le grand atout du film, notamment le phare de Point Reyes servant de station-radio à sa propriétaire Adrienne Barbeau. Enfin, tout le cadre est enchanteur : une petite cité au bord de la mer, une malédiction qui couve, un brouillard luisant arrivant sur la ville.

 

Pourvu d’un budget assez Z, Fog repose énormément sur cette couleur locale, cette invitation à entrer dans une bulle pleine d’histoires sensationnelles faites pour se faire peur et s’émerveiller (c’est signé dès l’exposition avec le conteur au coin d’un feu de camp). C’est un film d’ambiance radical et le plus lent des Carpenter. Il annonce un peu Prince des Ténèbres, sauf que pour le moment, le propos se fait politique et non métaphysique. Sous le brouillard, la revanche des ancêtres sacrifiés, les indiens d’Amérique. Un lien peut être établi avec La Forteresse Noire, film maudit à l’habillage excentrique et avec une ambition comparable concernant un malaise de l’Histoire.

 

Une séduction s’exerce ; malheureusement un aspect essentiel n’accroche pas, c’est les personnages, qui sont relativement.. fantomatiques. On traverse donc le film avec nonchalance, en appréciant la virtuosité du créateur, notamment lors des scènes de terreur ou de basculement, très picturales. Fog est extrêmement beau malgré des faiblesses omniprésentes et surtout la sensation qu’il n’arrive pas à s’émanciper de sa nature bis, pour demeurer une simple balade ratant sa vraie vocation.

Note globale 67

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions… Razorback + Dagon

Voir le film sur YouMoviz & Libertyland 

.Voir l’index cinéma de Zogarok

 

 

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