Archive | 22:03

ACE VENTURA *

28 Juin

ACE VENTURA *

2sur5  1994 est l’année du grand tournant pour Jim Carrey. L’acteur s’illustre dans trois films : The Mask, Dumb and Dumber, Ace Ventura. Il y fait la démonstration de son comique quasi exclusivement physique, dès lors sa marque de fabrique. Sa carrière bondit subitement et il devient l’un des acteurs les plus populaires des années 1990. Toutefois dans ce trio triomphal, il y a Ace Ventura.

 

Dans Ace Ventura, Jim Carrey est un détective privé spécialisé dans les animaux. Bientôt son enquête pour retrouver une chienne disparue marche sur les plate-bandes de l’enquête, plus sérieuse et prise en charge par la police, concernant la disparition de sa propriétaire. Ce programme consternant est dopé par les performances de Jim Carrey avec son personnage excentrique et criard, investigateur averti mais au comportement totalement irrationnel. Courteney Cox est son témoin de charme.

 

Imitant les série glam mais cheap standard de l’ère Beverlly Hills, Ace Ventura est un navet hystérique se donnant de poussifs airs de nanar délibéré. Mais il n’y a aucun talent pour superviser et celui de Carrey est mis au service de happenings beaufs constants. Le film est parfait pour les enfants, en dépit de gags très potaches. Quelques outrances plus ou moins irrésistibles gisent dans le lot : la scène de crime, le passage dans l’hôpital psychiatrique et la soirée mondaine, où Ace Ventrua oscille entre sur-adaptation et foutage de gueule.

Note globale 41

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions…

 

 

 

 

 


ACE VENTURA EN AFRIQUE *

1sur5  Avec cette suite d’Ace Ventura sortie un an plus tard, deux en France (été 1996), le seuil de la débilité morbide est franchi. La folie infantile de Jim Carrey atteint son paroxysme, tandis que le taux d’indécence de la vanne grasse s’envole. Portant le détective pour chiens et chats en Afrique auprès d’un nombre optimal d’animaux, ce second opus est une immense cacophonie.

 

Pour les enfants en mal de trash, c’est une merveille. D’ailleurs, le statut culte du film est tout à fait compréhensible et même respectable, car cet Ace Ventura plus encore que le premier peut devenir une farce de référence quand on la découvre à dix ans ou moins. Les fans pourront invoquer le politiquement incorrect (avec le traitement de la tribu Wachiti notamment) mais ce n’est pas nécessaire.

 

Pour les autres en revanche, c’est un bon moyen de cultiver sa patience. Hormis un ou deux gags puissants, on patauge dans la médiocrité crasse, avec un budget plus conséquent que pour le premier opus. Puis surtout une mise en scène définitivement indigente, incapable de valoriser le moindre élément ou d’intervenir sur le déroulement des événements.

Note globale 33

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions…

 

 Voir l’index cinéma de Zogarok

 

Publicités

FURIE **

28 Juin

2sur5  Sorti juste après Carrie, Furie est d’abord le premier film à gros budget de Brian DePalma. À cette occasion il s’offre plusieurs stars, John Cassavetes et Kirk Douglas en tête. Nous sommes à l’intersection, entre le Brian  »nouveau meilleur réalisateur de sa génération » des 70s et le DePalma  »provocateur ultra-sophistiqué » des 80s. Ni pour le pire ou le meilleur, plutôt pour un entre-deux dont on est jamais ni rassasié ni frustré.

 

DePalma fait entrer deux films l’un dans l’autre ; le paranormal et celui policier, d’espionnage. C’est ce second versant, flirtant à l’occasion avec la comédie, le plus convaincant de loin. L’autre finasse en vain, essayant le drame psychologique tout en se dérobant dès qu’il s’agit de laisser les personnages donner et non plus seulement prendre la lumière.

 

Comme souvent, c’est accrocheur, un peu séduisant, avec son supplément dans les fondations du scénario et surtout dans cette manie de transfigurer l’image. Puis des événements ridicules se produisent (le sort d’Esther – on dirait qu’un tâcheron s’est incrusté pour souiller le climax d’un virtuose) et tout devient soumis à une logique mécanique transparente, ennuyeuse par ses effets et la faute d’une narration inconsistante.

 

DePalma a voulu mélanger Carrie à une sorte de thriller conventionnel et visionnaire à la fois, rappelant un peu Friedkin ou Scanners. Furie présente une issue de film à suspense au gore outrancier dont on se demande quel crédit pourrait lui être fabriqué. Il y a quelque chose de profondément stupide dans ce film (pourtant éblouissant) et les choix que son scénariste opère.

Note globale 53

Page Allocine & IMDB

Suggestions…

 

 

 Voir l’index cinéma de Zogarok