LES INTRIGUES DE SYLVIA COUSKI **

19 Juin

2sur5  Avant Flammes et après Le château de Pointilly, Arrieta engage des moyens rudimentaires (le générique parlé et papier en attestent dès l’ouverture) pour mettre au point Les Intrigues de Sylvia Couski. Ce film court, à la limite du pseudo-documentaire infesté de fictions parcellaires, se déroule dans un Paris underground avec une gueule phare du bis francophone (Howard Vernon) pour jouer l’artiste et des femmes transgenres dans les rôles principaux.

La plus renommée est Marie-France, alors connue en tant que sosie de Marilyn Monroe ; c’est son premier rôle au cinéma (hormis une [probable] figuration dans Les chemins de Katmandou avec Jane Birkin), en compagnie de sa camarade de combat (comme activiste des ‘Gazolines’) Hélène Hazera. Elle apparaîtra plus tard chez Téchiné (Barocco et Les Innocents) et joue dans Sylvia Couski son propre rôle ou quasiment, pendant que les autres sont des modèles perdus ou la cible désignée par une sorcière civile (Michelle Moretti).

Par rapport aux autres essais d’Arrieta, celui-ci est plus franc y compris dans sa recherche de décalage. Le cinéaste est davantage créateur d’images, son œuvre à la fois plus ‘rattachable’ et plus jusqu’au-boutiste. Le résultat reste mystérieux, ambigu, dans le flux plutôt qu’avec la logique – comme semble apprécier l’auteur. Le traitement narratif est absurdiste sans que le contenu soit mirobolant, donc beaucoup de spectateurs resteront sur le bas-côté avec de bonnes raisons à faire valoir.

Le scénario est évanescent et les objectifs absents, la ligne principale semble elle-même se diluer et les antagonistes sont obsolètes quand ils ont le bonheur d’exister. Forcément cela mène à quelques séquences de plusieurs minutes où il ne se passe presque rien (la réception ; elle dans sa cabine à écouter un vieil air). Il s’agit alors d’animer cet appesantissement – c’est assuré avec nonchalance. Dans l’ensemble on voit des fragments du quotidien d’authentiques fausses divas – à la fois basique et haut perché, jamais vulgaire, parfois sinistre.

Note globale 52

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… My week with Marilyn

Scénario/Écriture (1), Casting/Personnages (3), Dialogues (1), Son/Musique-BO (3), Esthétique/Mise en scène (2), Visuel/Photo-technique (2), Originalité (4), Ambition (2), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (2), Pertinence/Cohérence (2)

Voir l’index cinéma de Zogarok

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