LA PETITE SIRÈNE **

13 Juin

2sur5 Sans atteindre le niveau de la série de gadins des années 2002-2012 de Disney (jusqu’au sursaut de La Reine des Neiges), La Petite Sirène s’avère un Disney de petite envergure et c’était à sa sortie (1990) l’un des « classiques d’animation » les moins impressionnants du studio. L’appartenance à cette catégorie (28e sur les 36 longs à l’époque) se justifie d’autant plus compte tenu grand respect de tous les codes traditionnels observable dans La Petite Sirène (en plus de la série de déclinaisons pour le petit écran et des masses de produits dérivés).

 

C’est tout le drame : pourtant inspiré du conte d’Andersen (1836), La Petite Sirène est le conte disneyen de base et ne semble avoir aucune identité. Il pioche sur sur les grandes références ou les archétypes les plus outranciers, sans savoir faire autrement qu’en en caricaturant l’essence. Les dialogues sont terrifiants, l’écriture lamentable. Chaque thématique soulevée est compromise par l’absence de vision des auteurs, à commencer par le schéma de la princesse rêvant d’ailleurs ou encore de l’amour impossible et réprouvé par ses aînés et la société. Heureusement Pocahontas a su corriger le tir avec un point de vue mature et conséquent sur ces sujets.

 

Et justement, qu’en est-il de cette société, qu’en est-il de ces aînés, quelle est leur morale, leur univers ? On ne voit que des bribes grossières de leur quotidien, mais jamais le spectateur n’accède à leur intimité. Pour égayer cette visite très superficielle, Disney mise sur sa volonté de faire exotique. Côté personnages, c’est donc un échec, les mascottes insipides et vulgaires défilent et s’esquintent en vain (insupportable poisson clown). Au niveau des dessins c’est plus intéressant et ceux du royaume inspirent un mélange de satisfaction et de frustration, car il y a vait là un domaine au fort potentiel.

 

Enfin une méchante remarquable est mise en avant. Il s’agit d’Ursula, une vieille dame aigrie (évoquant celle de Tom & Jerry le film), qu’on imagine autrefois élégante. Inspirée de la drag-queen Divine, Ursula se caractérise par une sensualité rauque en supplément. La différence est assez profonde mais le machiavélisme beauf dont elle fait preuve est un bel hommage à la démarche de Divine, bien que celle-ci soit davantage sincère et suicidaire. Elle exultera lors d’un beau final avec une grande performance destructrice où Godzilla s’est travesti en poulpe.

Note globale 44

 

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…

 

MBTI-Ennea = Ursula, ESTJ sx (en inadéquation avec Divine, SF et so)

 Voir l’index cinéma de Zogarok

 

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