ATTACHE-MOI ! **

9 Juin

2sur5 Pedro Almodovar a brandi en interview à l’époque de Attache-moi (1988) que ses « films s’adressent toujours au cœur et aux parties génitales ». Pourvu qu’aucun des deux ne soit en sommeil, nous aurions donc quelques chances de participer à ce grand feu de joie. 

 

Le propos est même relayé par le vieux réalisateur sur le départ à l’intérieur du film. Comme La Loi du Désir trois ans plus tôt, Atame ! se déroule autour du milieu du cinéma, dépeint avec jubilation, avec pour paroxysme l’invitation sur le tournage d’une série B grandiloquente perdue entre Flash Gordon et Suspiria. Les citations de La Nuit des morts vivants et de L’Invasion des Profanateurs de 1956 viennent donner dans la mise en abyme. La bande-son est parodique et fait référence à celles employées par Hitchcock.

 

Toute cette galerie de personnages excentriques en quête d’amour et parfois en mode survie est croquée avec une joie et une générosité sans pareille. Malheureusement ne défilent que des débiles sans humour, incapables d’un minimum de recul ou de conscience à l’égard de leur situation, incapables aussi d’une once de pudeur. Certains en deviennent antipathiques (Lola, fermes ta grande gueule et disparaît) alors qu’ils sont présumés nous.. attacher. Rossy De Palma en voyou des rues livre une performance cohérente, mais les autres peinent à convaincre, en particulier Antonio Banderas, véritable otage de ce happening. Victoria Abril a davantage les moyens de (se) faire plaisir.

 

Almodovar omet souvent la crédibilité de ses personnages mais aussi des situations, comme si tout son folklore brumeux pouvait justifier un non-sens aussi soutenu. Le petit jeu entre Marina et Ricky est déjà difficilement défendable d’un point de vue logique, mais leurs comportements respectifs n’ont aucune vraisemblance psychologique et enfin leurs retrouvailles sont aberrantes. Almodovar semble avoir du mal avec les humains dignes de ce nom et en particulier avec leur prise de contact – on l’observera encore dans Parle avec elle où les relations entre protagonistes sont justifiées de piteuse manière.

Note globale 48

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions…

Voir le film sur Full Stream, ZVF, Streamafia

 .Voir l’index cinéma de Zogarok

 

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