THE WARD **

7 Juin

3sur5 On osait plus attendre le retour de Carpenter derrière la caméra. Depuis la déroute totale de Ghosts in Mars en 2001, sans doute abusivement malmené, Big John n’avait rien réalisé, sinon deux épisodes pour les Masters of Horror dans la décennie. Un premier, La Fin Absolue du Monde, comptant parmi ses meilleures créations ; un second, Piégée à l’intérieur, très audacieux mais aussi très aléatoire.

Et voici donc The Ward. Incompréhension. Même Les Aventures d’un homme invisible comportaient, de très loin d’ailleurs, davantage l’emprunte de Carpenter. La séance se déroule avec Amber Heard, révélation du brillant Tous les garçons aiment Mandy Lane. Le spectacle est très bien servi : très belle photographie, très belles actrices aussi, des plans malins régulièrement. Oui mais on se désintéresse de cette histoire et des pérégrinations de ces otages d’une maison psychiatrique, alors que la trame entre pathologies (manifestes ou pas) et histoires de revenants est des plus ordinaires.

Le problème avec The Ward ? Ce n’est pas qu’il soit bon ou mauvais ; c’est qu’il ne comporte pas, du tout, la signature de John Carpenter. Au lieu de cela nous avons face à nous un film au style très commun, typique des années 2000 et 2010, avec cette esthétique renvoyant à Gothika ou Mirrors (ou même American Haunting et consorts), pour citer les exemples les plus représentatifs de cette horreur conventionnelle de l’époque (aseptisée, tape-à-l’œil, avec un ou deux personnages isolés ou aliénés). The Ward est tout aussi lustré et passe-partout. Carpenter y apporte sa virtuosité mais le résultat n’est pas à la cheville des bonnes surprises bis comme The Incident, qui elles aussi partent d’un postulat quelconque mais carré, pour déployer un exercice de terreur impeccable de A à Z.

Oublions Carpenter, le film peut se dresser sensiblement au-dessus de la mêlée grâce à l’excellent travail technique dont il est l’objet. Et en plus d’Amber Heard, nous profitons d’une excellente seconde moitié (de métrage), davantage dans l’action, sans ces attentes et ces mystères vaseux. Comme s’il avait fallu se résigner aux prétextes désuets pour que le programme s’accélère et se livre vraiment.

Note globale 57

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions… Trauma

 

 

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