THE KING OF NEW YORK ***

4 Juin

4sur5  The King of New York est souvent considéré comme le chef-d’oeuvre de Abel Ferrara, à tort. C’est effectivement le plus conventionnel, le plus tout-terrain, le plus déférent envers les grandes traditions du cinéma américain, celle du film de gangster en l’occurrence.En vérité Abel Ferrara ne fait ici que livrer un exercice de style concurrençant les mastodontes du genre par sa maestria technique et visuelle. C’est considérable même si c’est peu de choses par rapport à des révélations comme Bad Lieutenant ou L’Ange de la Vengeance, films freaks où le cinéaste se montre engagé de manière absolue.

 

Gunfights, vengeance, trafics et économie souterraine, conflits de loyauté, sexe et drogue : une certaine routine. Dans ce programme classique autour de la mafia et des bandits, ceux de la rue et ceux commandant depuis leur tour d’ivore, Ferrara introduit ses thématiques et travesti les drames convenus en tragie-comédie, entre désinhibition et mélancolie en sourdine. Les rôles sont retournés, les gangsters sont des rats, en bande mais lâches, les flics excédés et violents : David Caruso (héros de la série Les Experts:Miami), décide de provoquer la guerre entre les « vermines » afin de parvenir à ses fins, alors que « le système » ne lui permet pas d’agir de façon juste et entière. Au milieu Walken, l’ange déchu et amer, déjà un nettoyeur, lui, ce malfrat grandiloquent avec un code éthique, lui le juge ultime.

 

C’est génial, étincelant, la photo est parfaite. Et en même temps, c’est trop, c’est aussi puissant que creux. Chaque coup est une réussite stérile. Comme Hostel dans un tout autre genre, on vacille entre grandeur et escroquerie, néant et efficacité. Il n’empêche, ce qui frappe et ennivre dans The King of New York, c’est sa grande classe, avec même la descente pour consumer la légende en direct. Christopher Walken s’immôle, dans un dernier acte où il accepte de plonger, mais non sans tout emporter avec lui, les vies des complices et des ennemis de toujours, celles des innocents aussi, quitte à tout jeter, y compris son code d’honneur.

Note globale 72

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions…

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