DEATH SENTENCE ***

7 Mai

3sur5 Porté par le plébiscite de Saw, James Wan suit la saga en tant que producteur délégué. Il a l’occasion de s’accorder le caprice Dead Silence, merveilleuse résurrection de l’horreur gothique. Peu suivi, il prend alors public et spécialistes à revers avec Death Sentence, vigilante movie dont la trame rappelle celle du jeu vidéo Max Payne.

Un soir dans une station-service, le fils de Nicholas Hume (Kevin Bacon) est tué sous ses yeux. Le meurtrier devait donner la mort à une personne pour être pleinement intégré dans son gang et est pressé de le faire à cette occasion. Lors du procès, la marge de manœuvre de la Justice s’avère trop faible. Nick livre un témoignage inopérant pour éviter la mascarade. Sans que ce soit tout à fait délibéré, il va prendre en mains l’affaire lui-même.

Death Sentence s’éloigne largement du genre, pour un gain en complexité. Sa vengeance se retourne contre lui et ouvre un cercle vicieux où il est largement sali en plus de ne pas trouver satisfaction. Pour une fois, on peux le dire, c’est sans manichéisme : la Justice a ses limites, la police est résignée à un équilibre précaire plus que missionnaire, le gang est un carcan tribal, Nick ne contrôle rien et déclenche le chaos au lieu de rétablir l’ordre. Tout ce que dit Death Sentence finalement, c’est que ce qui s’est brisé ne pourra pas être réparé ; et qu’il y a des malaises sans échappatoire.

Ce qui se produit fondamentalement, c’est l’absorption de Nick dans le camp des bêtes. Death Sentence n’est pas un film de vengeance pur à la Harry Brown ou À vif, où on rejoint la subjectivité du justicier ou de l’ancien opprimé. James Wan rend impossible l’affilation sans appel à une personne ou un point de vue. Cela ne l’empêche de se poser en moraliste, jusque dans l’entrée en matière : autour des vidéos amateures en exposition et de la présentation du train de vie de Nick, il met explicitement en valeur les vertus de la vie familiale et des logiques traditionnelles.

Néanmoins, lorsque la flic (Aisha Tyler, magnétique) fait la leçon à Nick car il dope la « guerre », elle aussi échoue à trouver le chemin de la raison, notamment parce qu’elle opère de larges compromis avec le principe d’équité. Comment peux-t-on se contenter de perdre et d’être une victime ? Quelle est cette mentalité consistant à préférer ne pas envenimer les choses plutôt que corriger de façon proportionnée un abus, un vol, une destruction ? Film riche et percutant, un peu criard sur la forme, avec le courage de n’avoir aucun idéal pour regarder la tragédie.

Note globale 63

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions… 8mm + Le Droit de Tuer ? + Monster

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Voir l’index cinéma de Zogarok

 

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