LE DENTISTE & SA SUITE **

1 Mai

LE DENTISTE ** 

3sur5  Chronologiquement à la croisée des chemins entre les bons films de Yuzna et la débandade complète, Le Dentiste (1996) n’est pas une grande réussite et conserve une certaine notoriété essentiellement grâce à ses amoureux de la première heure. Il fait partie de ces classiques du bis par lesquels de jeunes cinéphiles ont commencé à écumer la galaxie de l’horreur.

Le Dentiste suit Alan Feinstone pendant les quelques journées le séparant du pétage de plomb intégral. Dentiste réputé, c’est un hygiéniste moral, sentant la corruption lubrique et l’infection partout (« la fenge » répète-t-il). Yuzna donne dans la légèreté pittoresque et y va franchement. C’est Re-Animator chez Melrose Place. La réalisation est étrange, entre De Palma et le téléfilm US sulfureux des 90s ou des 2000s.

Les désordres psychiques du docteur prennent une grande place et rendent le spectacle plus fourni. La prestation de Corbin Bernsen est admirable, il est un psycho-killer digne de Patrick Bateman (celui de American Psycho). L’horreur en deviendrait presque seconde si la violence festive n’était pas de la partie, servie par des maquillages étonnamment soignés.

Le Dentiste n’est pas un film réaliste. Tout est vraisemblable mais corrompu. Les manières de Yuzna sont habiles. Il le fallait car le postulat de base n’emmène pas loin, même si le film repose sur de bonnes initiatives (un tel sujet n’a jamais ou presque été considéré au cinéma). Néanmoins cet essai aurait du dissuader d’une suite, car le potentiel, mis à l’épreuve, montre tout de suite ses limites.

Note globale 56

 

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LE DENTISTE 2 **

2sur5 On est pas passé loin du pur naufrage, quelques petites qualités inopinées et un dernier tiers enflammé surnageant. Suite directe du Dentiste, ce second et dernier opus toujours réalisé par Yuzna voit le docteur Feinstone s’évader de prison puis s’installer dans une petite ville rurale. Il emprunte un faux nom (Lawrence Caine), se forge une excellente réputation et devient un professionnel important pour la petite communauté. Mais bien sûr ses démons et obsessions l’ont poursuivi.

D’abord complètement invraisemblable, l’intrigue devient insignifiante. Yuzna s’amuse avec un patchwork d’idées kitschissimes et de morceaux de bravoure laborieux. Il en rajoute dans le délire du docteur puritain, pataugeant dans les marécages du bis honteux. Quelques séquences oniriques et outrances gores renvoient à l’ère des Freddy. Yuzna emmène son docteur loin dans la folie mais cela ne change rien à la sensation d’assister à une sequel en DTV de Hellraiser – jusqu’à une citation finale, parodique et brutale, fidèle au reste.

Il n’y avait rien à faire de nouveau, ou alors rien de brillant. Le Dentiste 2 est un simple nanar volontariste, par ses dialogues et scénario notamment (humour et métaphores consternantes). L’idylle avec Bev est incongrue et sous-exploitée. Côté réalisation c’est mieux, avec un certain soin en particulier dans les séquences carnassières. Mais l’esthétique générale est aléatoire, se perdant dans des emphases ridicules, comme la vignette du dentiste raffiné et impitoyable écoutant des airs d’opéra pendant son temps libre.

Note globale 38

 

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