LES UNIVERSAL SOLDIER **

23 Avr

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UNIVERSAL SOLDIER *

2sur5  Universal Soldier est la seule franchise pour laquelle Jean-Claude Van Damme a accepté d’intégrer les suites. C’est donc d’abord un film à succès, accessoirement le premier film d’envergure de Roland Emmerich après Hollywood Monster et Moon 44. Universal soldier lui ouvrira les portes des grands studios, lesquels vont lui confier l’adaptation de série Stargate puis Independance Day, grand modèle de blockbuster désavoué mais toujours cité.

Pas besoin de mille mots : n’importe quel spectateur vaguement cinéphile dans l’âme dira aussi bien, Universal Soldier est vraiment un film à la con. Bien envoyé Bobby ! Toutefois Universal Soldier n’est pas un nanar total, loin de là. L’ensemble de ses effets spéciaux son réussis, il parvient ménager quelques zones d’émotions et morceaux de bravoure notable comme l’attaque de l’hôtel. C’est juste un gros film bis qui en donne et a déjà toutes les tares du blockbuster gras à souhait. Les gimmicks idiots, le racolage vain et le reste.

La première demi-heure est ennuyeuse comme rarement, puis le destroy triomphe. Luc Deveraux, un de ces UNI-SOL, soldats morts récupérés pour être transformés en robots ultra-puissants, apparaît comme une sorte de Terminator sexué et même sensible. C’est d’ailleurs la seule source de dramatisation. Pour le reste, l’intérêt anecdotique c’est d’apercevoir JCVD nu avant ses cinquante ans.

Note globale 40

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Suggestions…

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UNIVERSAL SOLDIER : LE COMBAT ABSOLU (US2) *

 

2sur5 Nanar volontariste ou navet fou furieux ? Ce combat absolu arrive sept ans après le premier Universal Soldier. Entre-temps, deux téléfilms dans lesquels ni JCVD ni ses complices n’apparaissent. Ce second opus signe donc une reprise en main, avant deux autres véritables suites menées par John Hyams. On y retrouve notre brave JCVD encore escorté par une jeune journaliste, cette fois une ex-majorette grande-gueule qui finira dévouée à lui.

Universal Soldier 2 est médiocre mais aboule la marchandise convenue et s’inscrit dans la continuité. Il respecte sa vocation. La vraie valeur de Universal Soldier 2, comme des films d’action bourrins dans son genre, c’est la débauche de bastons et d’explosions dans de grandes effusions terre-à-terre et bien frontales. Au rayon beaufitude décomplexée c’est l’allégresse : des 4×4 défoncent des portes de garage, des géants balèzes ratent leur atterrissage et s’éclatent la tronche au sol, les grosses fusillades se succèdent et pour couronner le tout nous avons le droit à la visite pitoyablement justifiée d’un club de strip-tease.

Ça n’empêche pas l’ennui, même si on cède par moments, prêt à se délecter de tant de mauvais goût. Il y a toujours ces lourdeurs opportunistes, comme le running-gag du geek bidouilleur visionnaire mais pourtant légèrement attardé. La vision de ce genre de spectacles, en entier, fait partie du parcours d’un cinéphile. Ce n’est pas éprouvant, juste une perte de temps.

Note globale 36

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Suggestions… Judge Dredd

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UNIVERSAL SOLDIER REGENERATION (US3) **

2sur5 Il aura fallu les Hyams pour sortir Universal Soldier de la misère, même si on est toujours loin de la stratosphère. Regeneration est clairement le meilleur de la trilogie et encore moins concluant que Days Recogning qui suivra. C’est le premier film de John Hyams, fils de Peter Hyams, réalisateur réputé pour l’action et la SF et intervenant ici comme directeur photo.

Une riche contribution pour ce film camouflant très bien son manque de moyens. Il porte de belles inspirations, de bonnes scènes de gunfights. Regeneration a très peu à voir avec les précédents opus, au point où on se demande si nous sommes bien devant un extrait de la franchise Universal Soldier. JCVD, vieilli, y poursuit son humanisation mais est presque absent.

Il faut néanmoins composer avec l’univers donné et à cette fin, Hyams ignore les téléfilms mais aussi Le Combat Absolu. À la place, il reforme le face-à-face entre Van Damme et Dolph Lundgren et s’intéresse au destin politique et prométhéen des Universal Soldier. Malheureusement, les affrontements sont éparpillés et certains atouts comme Andrew Scott (le US interprété par Lundgren) sont sous-exploités. Le film se traîne, ne trouvant pas de ligne dominante à son récit et aligne les petites idées.

Note globale 47

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Suggestions… Equilibrium

 

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UNIVERSAL SOLDIER LE JOUR DU JUGEMENT (US 4) **

2sur5 Comme Regeneration, Day of Reckogning a eu le droit à une sortie en salles dans quelques pays (comme les USA, la Russie, la Malaisie) dont la France ne fait pas partie. On peut le trouver sur le marché de la vidéo avec l’option 3D.

Ce quatrième opus n’a plus grand chose à voir avec les Universal Soldier de base. Il marque l’accomplissement du détournement de la marque par Hyams (qui a dirigé entre-temps JCVD dans l’obscur Dragon Eyes). C’est un film d’action de qualité, flambeur mais aussi astucieux, bien construit, solide dans sa narration, soigné dans ses effets (sonores, visuels, sans compter les tueries et les combats).

L’inspiration de Gaspar Noé est éclatante dès la séquence de home invastion introductive. On pense même à Only God Forgives de Winding Refn, avec qui il entretient l’air de rien beaucoup de correspondances, dont la virilité affectée. Ambitieux, Day of Recogning cherche à insinuer une emprunte d’auteur au travers de thématiques à la Blade Runner et du cheminement identitaire de son héros.

C’est modérément convaincant, tout comme l’imagerie amphigourique développée (dont le maquillage exotique du  »père »). On prend néanmoins acte du geste et profite d’un produit techniquement raffiné, dont les élans barbaques non sans élégance sont dignes du cinéma de Rob Zombie (le massacre dans le bordel fait penser à The Devil’s Rejects).

Cela reste un programme bourrin caractéristique, avec heureuses valeurs ajoutées. Si il tire vers le haut Universal Soldier et en fait, pour la postérité, une entité respectable, ce Jour du Jugement n’est pas un uppercut. Cette série B pompiériste peut devenir un classique mineur de l’action mais restera à l’ombre de Dredd ou The Raid sortis à la même période.

Note globale 53

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Suggestions… Enter the Void

 

 

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