KEANE ***

10 Avr

3sur5  Produit par Soderbergh, Keane de Lodge Herrigan montre William Keane, dont la fille de six ans est portée disparue, nouer des liens avec une mère célibataire et sa petite fille, vivant comme lui à l’hôtel.

Voilà du cinéma réaliste, ne décollant jamais des faits ni de ses protagonistes filmés inlassablement en plans rapprochés, montrant les sensations telles quelles. C’est un beau film, ses personnages sont attachants. Le réductionnisme de l’écriture a pour qualité de refléter avec justesse la réaction paranoïaque du héros, son repli, son monde émotionnel entravé. Le défaut c’est que le programme demeure relativement basique.

Keane n’est pas un reportage pour autant, il ne raconte pas un fait divers et est servi par une mise en scène radicale propre seulement au cinéma et à la fiction. Nimbé dans des tons gris et un urbanisme morose, Keane nous fond dans la subjectivité sensorielle son héros éponyme incarné par un Damian Lewis possédé (plus tard dans la série Homeland). En même temps, le regard porté est toujours externe, mettant en relief la solitude de l’homme qui sombre.

Note globale 66

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions… The Pledge + Maniac

 

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