DJANGO **

2 Avr

3sur5  Dans les années 1960 le western américain, c’est-à-dire le western sauf exceptions, a fini de se remettre en question, de se corrompre et de rejouer sa chute. Le western spaghetti prend la relève avec la trilogie du Dollar de Sergio Leone (Pour une poignée, Pour quelques dollars de plus, Le bon la brute et le truand). L’Italie devient la nouvelle terre du genre et Sergio Corbucci s’engouffre dans la brèche : il y trouvera son domaine de prédilection et envoie rapidement Django puis Le grand silence, aux tics mélodramatiques presque opposés.

Django est d’une violence extrême pour l’époque et se permet des fantaisies ignorées de Leone, même dans ses ‘Il était une fois’ à venir (Ouest, Amérique, Révolution). Les éléments sont sérieux mais l’atmosphère tend vers l’absurde par défaut, n’étant pas soutenue et chargée des folies de gangs ou du personnage-titre. Une once de second degré s’introduit dans des moments de haute tension – en trop faible proportion pour entamer l’effet de base. Le film pousse à la caricature, avec des provocations excessives entre personnages, pour aller vite au conflit, sur des prétextes faux, surfaits ou inexistants. Le scénario fonctionne sur quelques invraisemblances, en faveur du ‘jeu’ – en même temps il faut dramatiser, garder l’intensité, ne pas dégainer à la vitesse d’un cartoon.

Résultat ; un spectacle racé, régulièrement explosif mais avec une colonne vertébrale molle. Il se distingue par ses qualités techniques et ses performances (à la mitrailleuse notamment), ce qui fait beaucoup. Sur le fond, il vaut pas plus qu’un Commando ou une autre gaudriole assumée. Le spectateur trouvera des ‘gueules’, de la vengeance, une romance souterraine et un trio féminin plongé dans un combat de boue. Il relèvera également une référence à Tombstone (donc à OK Corral) et un theme devenu ‘culte’, chanté par le bluesman Rocky Roberts (et écrit par Luis Bacalov, stakhanoviste au service du western à ses débuts). Le nom ‘Django’ sera repris dans des dizaines de westerns, celui-ci est certainement responsable d’une telle prolifération sans être l’initiateur.

Note globale 56

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Le dernier train de Gun Hill + Le Masque de la Mort Rouge

Scénario/Écriture (1), Casting/Personnages (2), Dialogues (1), Son/Musique-BO (3), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (2), Ambition (3), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (3), Pertinence/Cohérence (1)

Voir l’index cinéma de Zogarok

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