SÉANCES EXPRESS n°28

25 Jan

> Etoile sans lumière *** (71) mélodrame

> Subway ** (52) 

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ÉTOILE SANS LUMIÈRE ***

4sur5   Édith Piaf avait déjà tourné pour Montmartre-sur-Seine (1941), mais il lui a fallu attendre Étoile sans lumière de Marcel Blistène cinq ans plus tard, pour trouver un rôle à sa mesure. A la fin des années 20, l’avènement du cinéma parlant fait peser la menace du déclin sur l’actrice Stella Dora. Une jeune bonne à la voix exceptionnelle va sauver sa carrière, mais cette doublure issue de sa province vit mal l’hypocrisie de la situation.

Beau film en musique où Piaf entonne C’est merveilleuxÉtoile sans lumière traverse exceptionnellement bien les âges : sept décennies plus tard, il ne suscite que l’enthousiasme, sans ennuyer ou impatienter ne serait-ce qu’une seconde. Il paraît que ce mélo typique (de son temps) aurait inspiré le scénario de Chantons sous la Pluie. En tout cas, la séance est un plaisir, spirituelle et légère (petits commentaires sur le monde du spectacle, la volonté de puissance) ; et on profite de la distribution prestigieuse, avec notamment la présence de Serge Reggiani ou encore de Yves Montand à qui la Môme, véritable superviseuse du film, offre ici son premier rôle sur grand écran.

Note globale 71

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SUBWAY **

2sur5  Luc Besson est encore à ses débuts en tant que cinéaste en 1985. Il est seulement l’auteur du Dernier combat, film de SF dont l’étrangeté dénote avec l’ensemble de ses productions. Subway met en scène deux stars de l’époque, Christophe Lambert et Isabelle Adjani (dont il vient de réaliser le célèbre clip Pull Marine), écumant le métro parisien, entre les milieux mafieux et marginaux.

Film culte, dont la BO de Eric Serra a été couronnée par une Victoire de la meilleure musique de film et un double disque d’or, Subway séduit par son style tranchant et emphatique, son ambiance raffinée cheap. Son plus grand intérêt est côté casting, notamment pour Adjani, malgré la conversion ridicule de son personnage (son attendrissante petite rébellion dans un dîner bourgeois). Convaincante dans son costume d’ange démoralisé, elle l’est moins en annonciatrice de Nikita.

Toutefois, c’est aussi un film sans but ni perspective. On s’ennuie légèrement, il y a des petites audaces en carton et de jolies musiques (le titre éponyme ; le reste tient du pur folklore bien de son temps). Dans le fond c’est un divertissement typé, avec les accompagnements volages d’une romance indéterminée. L’habillage social curieux (les destins pré-écrits, la hiérarchie pesante dans tous les rapports) donne une vision d’un temps présent restrictif, pas si laid mais quasi totalitaire (et pourtant nonchalant).

Voir Subway, c’est comme passer une heure et demie avec quelqu’un qui s’est forgé un caractère mais n’a en dernière instance pas grand chose à nous raconter, sinon en raccommodant les anecdotes. Et collant des paillettes partout. On est satisfait de ce moment passé, il nous reste une bonne impression, mais on serait bien en difficulté s’il fallait argumenter en sa faveur ou grossir ses qualités. C’est un spectacle stylé, jamais plus que ça, sauf vocation de fan.

Note globale 52

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Suggestions… Diva + Polisse + Ni pour ni contre + Léon 

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