31 (Rob Zombie) **

26 Déc

2sur5  Avec le diptyque des Firefly (La Maison des mille morts puis Devil’s Rejects) puis la reprise du classique Halloween, Rob Zombie est directement entré dans la famille des incontournables de l’Horreur. Depuis, il vit de ses rentes ; Lords of Salem (2013) puis maintenant 31 (2016) sont des essais musclés mais coutumiers. Le premier était débordé par ses promesses sur le scénario, le second s’assume en livraison ludique chargée en sensations fortes.

La marchandise est au rendez-vous avec une épice spéciale ; Zombie refait Massacre à la tronçonneuse à sa sauce pendant presque une demi-heure. Et dans un mode aussi bituré que gratiné, avec des personnages extrêmement vulgaires et médiocres. Le reste du temps sera occupé à un jeu, orchestré par de vieux ‘libertins’ lâchant leurs recrues tarées (dégénérés de cirque ou zonards serial killer) sur le groupe. Le principe renvoie aux Hunger Games et American Nightmare – surtout le second dont il reprend le décompte, les tueurs déguisés, les riches qui observent.

Le seul élément original de cette actualisation post-Saw des MAT 1 & 2 est craché à la face dans la séquence d’exposition. Richard Brake semble briser le quatrième pendant quelques minutes. L’effet est basique mais réussi grâce à la haine et au nihilisme radical crachés sentencieusement. L’expert en crimes Doom-Head sera intégré au show plus tard et resservira des répliques fortes. Sheri Moon (madame Zombie) est loin de briller autant. Elle tient sa composition habituelle, avec une surenchère sur la fraction connasse. Grâce à la pression du massacre, ce piteux logiciel sera dissipé, noyé dans le tas.

À défaut d’être surprenant, le programme est énergique, avec une dose épaisse de violence sauvage, abordée avec complaisance mais sans s’attarder. 31 se poste juste à la frontière du torture porn, donne dans le grotesque, le théâtral et l’instinctif total (Doom-Head est le spirituel et l’encyclopédie de la bande). Les dialogues atteignent un haut niveau de connerie délibérée et censément jubilatoire ; c’est potache et surtout très violent, sans tabous, des putes de service en allant aux psycho-killers indignes de figurer dans A Serbian Film (trop chichiteux pour ces gens-là). Les amateurs de récréations gores pourront se l’enfiler sans s’ennuyer, mais seuls les fans ou les inexpérimentés en sortiront marqués.

Note globale 48

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions…

Scénario/Écriture (1), Casting/Personnages (2), Dialogues (2), Son/Musique-BO (3), Esthétique/Mise en scène (2), Visuel/Photo-technique (4), Originalité (2), Ambition (3), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (3), Pertinence/Cohérence (2)

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