CONAN LE BARBARE ***

1 Août

4sur5  C‘était un des blockbusters de l’année 1982 ; il a reçu un accueil critique mitigé, a divisé au sujet de son personnage éponyme (auquel Schwarzenegger doit sa carrière) et de ses qualités, mais est instantanément passé culte. Mieux, Conan le Barbare a ouvert la voie à l’heroic-fantasy au cinéma et en est resté la référence jusqu’au Seigneur des Anneaux. Son impact commercial et culturel a naturellement appelées des prolongations sur grand écran : au-delà de Conan le Destructeur, pas de suite directe, mais Kalidor et Krulls surfent directement sur son label. Aujourd’hui, après le remake de 2011 par Marcus Nispel, nous attendons le troisième opus, avec le retour de Schwarzy, baptisé La Légende de Conan.

Tiré de l’univers de Robert E.Howard, l’un des grands géniteurs de la fantasy avec Tolkien, Conan le Barbare charme toujours grâce à son onirisme enfantin, ses ardentes scènes de combats, ses avatars ébouriffants (notamment le serpent géant). Il fascine car c’est un périple instinctif magnifié et complètement idéaliste : tendu vers le dépassement sans tenir compte des affres de la raison, où le héros, excité par les obstacles, accapare sans s’attacher. Le film surprend aussi par son masculinisme désinhibé et fantaisiste, avec ce combattant naturiste, anarcho-individualiste aux accents fascistes (on croirait un ancêtre premier degré de Fight Club) domestiquant une amazone.

C’est un spectacle féroce et cash, avec un sens de l’épique propre (scénario de Oliver Stone et John Millus) ; avec ce monde antique comme espace à explorer et maîtriser, la violence d’un univers sauvage, dominé par les valeurs de survie et d’exploitation, d’affirmation du pouvoir et de la force physique ; il capture une essence tribale et héroïque que Le Roi Scorpion et consorts ne font que parodier, réduisant cette magie brute à une bourrinade lustrée. À la citation de Nietzsche en ouverture, Conan apporte une illustration de conte badass, allègrement kitsch et flamboyante avec la vision d’un sur-homme bestial, aventurier et conquérant. Pour un regard actuel, Conan peut pourtant flirter avec le nanar, essentiellement pour ses dialogues (ce qui n’exclut pas leur génie) ; toutefois si le film est pompeux par endroits, c’est pour les mêmes raisons foraines qui en font le cousin de Indiana Jones.

Note globale 72

 

Page Allocine et IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Métal Hurlant

Voir le film sur YouTube

Spirale Dynamique = Voilà un film parfaitement ancré en Rouge/Exploitive.

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Voir l’index cinéma de Zogarok

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Une Réponse to “CONAN LE BARBARE ***”

  1. le cinema avec un grand A août 1, 2016 à 13:05 #

    Culte !

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