THE THEATRE BIZARRE **

13 Mar

2sur5  The Theatre Bizarre est un film à sketches en hommage à l’art du Grand-guignol. Il compte six courts-métrages en plus de celui de présentation. Et c’est un film raté.

 

Même si la plupart des auteurs sont très peu connus, The Theatre Bizarre est une sorte de blockbuster dans l’univers du fantastique-horrifique, avec un guest de haut rang, Tom Savini. Il a parcouru tous les festivals spécialisés en Amérique et en Europe et été annoncé en grandes pompes, cité et mis en avant sur tous les sites et dans tous les lieux de cette galaxie. Il n’y a pas nécessairement convaincu, loin de là. Et en-dehors, tout le monde s’en désintéresse, à tel point que quelques années plus tard The Theatre Bizarre est déjà oublié.

 

D’abord, Theatre Guignol. Malgré de bonnes intentions et son décorum malicieux, la séquence liante est un crash complet, ce qui garanti donc au film une introduction d’une faiblesse exemplaire, malgré la débauche de tics. Cette désagréable sensation est maintenue par les entractes suivants.

 

Le premier court, The Mother of Toads de Richard Stanley (Hardware), s’avère assez bon, avec son mysticisme quasi lovecraftien. L’élégance compense une facture parfois Z. Cependant on sent déjà que The Theatre Bizarre ne vise qu’un alignement d’idées plus ou moins creuses. I Love You en est une féroce confirmation. Règlement de compte entre un paranoïaque et la femme qui s’apprête à le quitter, c’est un opus extrêmement rachitique. Il faut en sauver toutefois l’acteur principal masculin et le portrait de désespéré qui a la matière nécessaire pour un drame recommandable.

 

Arrive alors Wet Dreams, le film de Ted Savini, le célèbre acteur et maquilleur. Malgré son excellente facture technique, c’est un opus ridicule, proche de la débilité. Le délire psychanalytique débouche sur une baudruche vaguement cousine sur le papier de Simetierre. Quelques beaux effets tout de même et un final atroce, renvoyant à la seule unité dans The Theatre Bizarre : les pitoyables histoires de couple et les délires sur les yeux.

 

Et soudain, The Accident. Douglas Buck est un cinéaste subtil et il reste. Cet extrait de son œuvre est la séquence méditative de Theatre Bizarre. Si elle relève le niveau, en tant que nouvelle dans le cas présent elle ne tire vers rien de concluant voir d’approprié. En elle-même, c’est un moment intense et inclassable.

 

Karim Hussain est l’auteur de Subconscious Cruelty, produit underground proclamant la victoire du cerveau droit. Sa contribution, Vision Stains, est le gros choc du film, celui qui aurait entraîné vomi et évanouissements et a ainsi alimenté le  »buzz ». Le spectacle est pervers et ultra-pessimiste dans son style. Odieux et inimitable. On termine avec Sweets, marquant le retour à une histoire de couple d’une rare indigence, avant que le film ne se découvre vraiment. Ou plutôt donne tout ce qui le justifie. Le cannibalisme s’invite chez les Scissor Sisters. On pense vaguement à American Horror Story. On attend toujours le démarrage lorsque ce faux clip s’achève.

 

Le problème de la plupart de ces histoires est de ne reposer que sur une idée et qu’il n’y ait souvent qu’une seule action ou surprise venant nuancer le programme. The Theatre Bizarre n’est globalement pas à la hauteur et est incapble de relier convenablement ses éléments, mais aussi d’avoir une justification naturelle. C’est un film confus et foutraque, souvent pitoyable, sauvé par quelques outrances et bonnes volonté, contenant quelques petites minutes signées Buck dont le reste est indigne.

Note globale 43

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions… Grace + Dead Silence

 

 

Voir l’index cinéma de Zogarok

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