COUNTDOWN (2012) ***

13 Jan

countdown 2012

3sur5  Bee, Jack (Pachara Chirathivat, jeune acteur et chanteur connu sous le pseudo Peach) et Pam sont trois jeunes thaïlandais séjournant à New York pour leurs études. Pour profiter de la dernière nuit de 2012, Jack et Pam font venir Jesus, dealer qui vient de leur être recommandé. En plus de la weed, Jesus (David Asavanond) a amené toutes ses nobles intentions, son excentricité et ses troubles psychiques sévères. Le réveillon va être rude et virer à la torture, sûrement mais insidieusement, à mesure que Jesus souffle le chaud et le froid, présente sa vocation et pousse ses hôtes aux aveux.

Aphex Twin vend de la drogue et s’incruste chez des dévergondés amorphes de notre temps. Brute fantaisiste, démon terrestre, démarcheur du jugement dernier ou pervers auto-destructeur ? En tout cas le boogeyman apporte à Countdown (« compte à rebours ») une dimension singulière. Son instabilité apparente dirige le récit. La séance est extrêmement nerveuse, purgée de tout détail superflu en restant parfaitement fluide. Le programme est déstabilisant, réellement sinistre, sans kitsch (sauf à ses extrémités) mais électrisant en raison de ce côté montagnes russes. Ses expressions peuvent sembler indisciplinées, elles donnent plutôt un cachet hystérique à un contenu réfléchi et torturé.

Chez les amateurs de cinéma d’exploitation ou de thrillers dépaysants, ce produit thaïlandais a connu un vif succès d’estime, au point d’être quelquefois sur-coté. Cet enthousiasme se comprend, car la séance est trépidante et tapageuse (voir vulgaire), fait forte impression, tout en instaurant une dialectique morale borderline. Les mêmes raisons peuvent susciter une ambivalence, qui toutefois n’atteindra pas les proportions des contrastes caractérisant Jesus. Il faut son dernier acte pour faire de Countdown une véritable fable, car il est le reste du temps un jeu, formidable pour son ambiguité et son intensité, pas pour de quelconques engagements. En prenant cette tournure, le film revient paradoxalement vers une certaine trivialité, certes plus élevée que les sentiers du teen-movie foulés à l’ouverture.

Note globale 67

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… Saw

Voir le film sur StreaMafia

Scénario & Ecriture (3), Casting/Personnages (4), Dialogues (4), Son/Musique-BO (3), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (3), Originalité (4), Ambition (4), Audace (4), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (4), Pertinence/Cohérence (3)

Voir l’index cinéma de Zogarok

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