BLACK WATER (2007) **

5 Jan

3sur5  Dans la catégorie des films d’horreur animaliers, les serpents et araignées ont une longueur d’avance, les crocodiles sont les principaux challengers. Dans la première décennie 2000, ils sont de plus en plus prisés. En 2007 sortent deux opus relativement fameux, tous les deux australiens et montrant des groupes de touristes égarés chez les reptiles hostiles. Il s’agit de Rogue (ou Solitaire) et Black Water, tous les deux habités par quelques velléités documentaires. Rogue (du réalisateur des Wolf Creek) est l’un des meilleurs films dans le genre, Black Water s’élève par son sérieux mais manque d’intensité.

BW est particulièrement lent. Il se focalise sur le point de vue des personnages (deux couples amputés d’un membre dès l’entrée du serial killer), bloqués dans un arbre, forcés à survivre, attendre et tenter quelques ruses désespérées. Les effets spéciaux sont minimalistes (le budget le garanti : 700.000$, à peine compensés par le box-office), le gore plutôt du côté de l’imagination ; mais le prédateur est au garde-à-vous et ses rares apparitions théâtrales. La photo de Biggins semble s’aligner sur les tons reptiliens, le travail sur le son donne l’impression de participer aux flottements (à tous degrés) des trois brochettes humaines en panique. Black Water meuble habilement et joliment. La gravité et le manque de recul du ‘récit’, la lourdeur incorruptible des décors, ont des effets magnétiques.

Le film doit beaucoup à son inspiration auprès de faits réels, heureusement pas comme ressource à décalquer mais comme justification. Car sinon, en plus d’être peu impressionnant ou palpitant, BW est léger au possible (modestie du dispositif et des actions) ; son réalisme se déploie sur un cadre trop limité pour devenir un argument fort. Il y a peu d’informations à prendre sur les crocodiles ou les mangroves ; il y a bien la minute santé sur les blessures de la blonde, à la fin du métrage. Sur le plan humain c’est encore plus évident : les personnages sont falots, celui de cette blonde un peu confus : les circonstances exceptionnelles estompent les doutes, puis au fur et à mesure les approximations sont trop criantes. Finalement BW tire peu d’avantages positifs de la carte blanche octroyée par le ‘based on a true story’.

Note globale 55

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions… The Reef + Territoires/2011

Scénario & Écriture (2), Casting/Personnages (2), Dialogues (2), Son/Musique-BO (3), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (3), Originalité (2), Ambition (3), Audace (3), Discours/Morale (-), Intensité/Implication (2), Pertinence/Cohérence (2)

Voir l’index cinéma de Zogarok

.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :