UN TUEUR DANS LA FOULE *

13 Nov

un tueur dans la foule

1sur5  Vingt ans avant la rafale de films catastrophe de la fin des 1990s (Twister, Le Pic de Dante, Volcano etc) les USA pondaient déjà de grosses baudruches dans le domaine. Two-Minute Warning est de celles-là, du moins il vise cette case tout en s’inscrivant dans un registre policier typique de sa décennie (seventies). Il est présumé raconter un attentat (autour d’un stade à l’occasion d’un match) et sa mise en place ; il est incapable de montrer un tel dispositif et au lieu de ça, s’égare en banalités ahuries. L’écriture est misérable, les personnages sont bêtes, probablement censés être proches du spectateur, gratifié de points de vue beauf au mieux, monocellulaires au pire, sur les relations hommes/femmes.

Visuellement, sans être joli c’est impeccable et des moyens sont présents, tout est en place pour comater confortablement. Il n’y a aucun raffinement stylistique, il serait de toute façon court-circuité par toute la dimension ‘chorale’ laborieuse et l’obsession pour le vain forgeant la quasi intégralité du film ; il y a pourtant un peu d’idée, des petites volontés qui postulent vaguement et on peut apprécier la vue subjective du terroriste, ou même les balades (ou surplaces, tant pis) dans les couloirs du stade. L’exercice manque autant de rythme que de facultés à susciter l’intérêt, faute de contenu un tant soit peu élaboré. Énormément d’informations sont données au spectateur, toutes futiles et lapidaires ; rien n’est creusé et ce qui serait digne d’être élucidé est intégralement passé à la trappe. En somme il ne se passe, littéralement, jamais rien de décisif pendant à peu près l’ensemble du métrage. Les futilités ne valent pas davantage le coup, sauf une : le couple formé par Gena Rowlands et David Janssen. Après une entrée fracassante, ce tandem est pris au piège de la stupidité absolue d’espèces de scènes ‘de ménage’.

Tous ces détails organisationnels, ces personnages et leurs situations sans évolution mais en plus se répétant sans arrêt (verbalement, ça tient du nanar où on copie-colle plusieurs fois la même chose) ; s’avéreront strictement inutiles. Le spectateur patient se dira que cette inanité et cette médiocrité ont sans doute leur rôle ; en effet mais la justification n’est que remplissage pur et dur : au moins avec Gena Rowlands la vacuité est glamour, même si on arrive à étouffer cet atout. Bref, tout ça ne préparait qu’un dernier quart d’heure ‘catastrophe’, bien que la codéine semble toujours avoir des effets sur les snipers au moment de l’attaque. Moments ou situations ‘apocalyptiques’ bien mal simulés, sur-dramatisation molle, toute sèche (ex:la fille accrochée en haut de l’escalier) : si ça assommait et blasait pas, y aurait de quoi sourire ! Des centaines de figurants mobilisés pour un si piteux exercice c’est assez déconcertant ; mettre en œuvre ce genre de happening avec tant de ressources et si peu de génie, tout ça pour placer Charlton Heston au milieu, là c’est carrément dément.

Note globale 31

Page Allocine & IMDB   + Zoga sur SC

Suggestions… La Tour Infernale + Les trois jours du Condor + Le Fan + A mort l’arbitre !

Voir le film sur VoirFilms

Scénario & Ecriture (1), Casting/Personnages (2), Dialogues (2), Son/Musique-BO (1), Esthétique/Mise en scène (3), Visuel/Photo-technique (3), Originalité (1), Ambition (3), Audace (1), Discours/Morale (1), Intensité/Implication (1), Pertinence/Cohérence (1)

 Voir l’index cinéma de Zogarok

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