FANTASIA ****

15 Juil

4sur5 Grand classique de l’animation, Fantasia est l’un des films Disney les plus ambitieux et surtout le plus audacieux et original. Il repose sur un concept assez visionnaire, associant plusieurs formes d’art autour du grand écran. Sept dessins animés se succèdent et illustrent sept grand morceaux de musique classique.

 

Hormis les interventions laconiques de Mickey Mouse et celles plus démonstratives de Leopold Stokowski, le chef-d’orchestre, pas de bruitages ni de dialogues. Seulement la musique et un grand concert visuel, berçant des intrigues passablement what the fuckest. Le réel s’invite, avec une introduction à chaque performance.

 

L’absence de narration, traditionnelle ou même solide, est la limite du film. Si l’enchantement opère, il n’y a pas d’adhésion sur le fond, comme il peut y en avoir avec La Planète Sauvage ou Le Roi et l’Oiseau ; et l’attachement est plus difficile pour un catalogue (même abondant et raffiné) que pour un film passant par plusieurs niveaux, donc gagnant en intensité et cohésion. On a donc que de bonnes choses à éprouver puis dire concernant Fantasia, sans être absorbé tout à fait.

 

Fantasia n’en demeure pas moins une merveille, regorgeant de coups-d’éclats mémorables. Le bal de l’hippopotame (sixième séquence, La Danse des Heures) est un grand moment euphorique ; la balade sur la terre des dinosaures et la vision de leur extinction (Le sacre du printemps, quatrième séquence) est surprenante.

 

Le film se referme sur une procession qui, en faisant de la Nature une cathédrâle, repousse un monde de ténèbres. Cette dernière séquence en deux parties associées est la plus intense, épatant par sa richesse graphique et osant un lyrisme édifiant, moins prêchi-prêcha que le Disney moyen en dépit de son absolutisme.

 

La mise en scène de l’ordre naturel, son pouvoir bienveillant et sans frein, est justement le cœur de Fantasia et la boussole donnant du sens à tout ce brillant patchwork. Ce n’est pas le meilleur film de Walt Disney (il y a Dumbo et Blanche-Neige), mais c’est le plus important sur la forme, le plus innovant et une des rares occasions où le cinéma accouche d’une œuvre d’art complète.

Note globale 79

 

Page Allocine & IMDB + Zoga sur SC

Suggestions…

Voir le film sur Dailymotion ou Full-Stream 

.

Voir l’index cinéma de Zogarok

 

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