DEMON HOUSE (NIGHT OF THE DEMONS III) **

14 Juin

2sur5 Poursuivis par la police et un blessé sur les bras, une éclectique bande de jeunes se planque à l’intérieur d’une villa abandonnée ; une membre apeurée et passablement idiote en connaît la légende : ce serait une maison possédée et le passage vers l’enfer. Pas de doute, Demon House est une série B flirtant avec le Z, une pure kitscherie surnaturelle avec effets spéciaux  »halloween » fluos (magnifique démonstration avec les ectoplasmes volants du générique) et ingrédients traditionnels : érotisme marqué, bande d’ados typés, néons bleus, tentatrice edwoodienne, maison abandonnée, forme semi-humaine cauchemardesque déboulant dans le corridor ; et l’indépassable flic au seuil de la retraite bien décidé à élucider cette foutue affaire.

En osant un peu tout et surtout n’importe quoi, Demon House parvient à maintenir l’attention dans son ensemble, grâce à une chasse à l’homme gratinée à faire pâlir d’envie les auteurs de Vendredi 13. Même si la course-poursuite entre un troll au masque satanique et le tandem romantique de service atteint quelques sommets de tiède bouffonnerie, le produit se distingue par sa radicalité, notamment dans les pièges tendus mais aussi dans les scènes licencieuses, pas si souvent assumées dans le domaine. Car avec ses faibles moyens, Demon House réussi tout de même à compiler de folkloriques séquences ; si on a l’esprit d’un ado rieur et des réminiscences d’enfant avide de grand-guignol démoniaque, la séance est amusante. Difficile en revanche de le recommander, sinon aux amateurs avertis du nanardesque triomphant.

Pour l’anecdote, Demon House est en vérité le troisième opus de la série Night of the Demons et doit ce titre à la commercialisation DVD, laquelle a largement semé la confusion quand à l’ordre de la saga et même la coexistence des trois films. Pourtant, le scénariste de ND III est le réalisateur du premier (lui-même rebaptisé Demon House!) ; et Amelia Kinkade intervient dans les trois opus, passée cependant au statut de maîtresse de la maison maudite dans les deux suites. Pour le reste, les histoires sont indépendantes et les personnages recyclés, alors que le style est sensiblement différent, le premier étant classiciste, le second plus burlesque.

Note globale 40

Page Allocine & IMDB   + Zoga sur SC

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