FEED *

2 Fév

1sur5   Un policier australiens axé sur les crimes sexuels s’introduit dans le monde du  »feederisme », une relation à caractère sado-maso où une victime consentante se trouve gavée et engraissée par son nourrisseur (probablement jusqu’à la mort). Pour les feeders de ce monde, Feed est le premier à évoquer leur passion. Pour les autres, ce sera probablement une simple fiente transgressive.

Le film de Brett Leonard (Le CobayeSouvenirs de l’au-delà) est odieux et audacieux, mais c’est surtout un désastre, notamment sur le plan technique. On a l’impression d’assister à un épisode musclé et fauché des Experts virant au n’importe-quoi. Tous les clichés ringards, dans la structure et les manières, sont de la partie, avec le lot de dialogues emphatiques de nanars gênants par leur profusion d’insanités creuses.

On patauge avec les traumatismes enfantins du méchant, l’enquête remontant vers la source du mal et découvrant l’étendue des horreurs du sujet, l’attraction maladive du chercheur, dégoûté mais envoûté, etc. D’un autre côté, nous avons ce pervers se prenant pour un architecte visionnaire et s’étalant sur sa métaphysique du surpoids.

Feed ne rate rien, exploite tout le ridicule de sa substance, cette sombre série B racoleuse se permettant ainsi une référence à l’affaire des cannibales homosexuels allemands, sur le mode grotesque (« je veux être mangééééé!!!!!! »). Toute cette sorte de folie morale et de folklore bouffon débouche sur un dernier tiers haut-en-couleur dans l’antre de la bête et son objet immonde, la truie dépendante en mal d’amour. Hallucinant et débile avant tout.

Note globale 33

Page Allocine & IMDB

Suggestions… Mother’s Day 

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Voir l’index cinéma de Zogarok

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2 Réponses to “FEED *”

  1. Moonrise février 4, 2015 à 22:56 #

    J’avais déjà entendu parler de ce pratiques/fantasmes : lorsqu’en cherchant des illustrations d’un personnage de manga, je suis tombée sur des fanarts bien glauques où le personnage concerné (une fille toute mince) était représenté en obèse morbide, l’air déprimé (avec des commentaires du type « Waah, génial ! hihihi la pauvre »). J’avais été dérangée comme rarement.

  2. Voracinéphile février 11, 2015 à 00:40 #

    Les canons de beauté n’ont-ils pas évolué au cours du temps ? Et les mannequins d’aujourd’hui, toujours plus maigres et plates pour rentrer dans des critères sociaux absurdes… Et dans les concours de pêche, n’est-il pas commun de peser le poisson ? En fait, ce que je fais, c’est aimer ces femmes, et les adorer comme elles le méritent ! Et c’est vous l’immonde pervers qui arrivez ici et me jugez sans chercher à comprendre ! Consommer, c’est évoluer !

    Toujours amoureux de ses bourrelets scénaristiques adipeux et de ses dialogues suintant, de son image baveuse et de son audace gargantuesque. Je veux une suiiiiite !

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