THE FRAME (2014) ***

28 Déc

the frame 2014

3sur5  Le réalisateur de Ink, film artisanal qui avait connu un succès foudroyant en téléchargement (2009), revient avec un budget digne de ce nom. Winams trouve un faible écho, mais ce The Frame (2014) est déjà un peu plus remarqué que son Uncle Jack de 2010. Il a aussi vite trouvé des fans, parmi les rares spectateurs l’ayant vu. Mieux, The Frame est en mesure de devenir un film ‘culte’ au sens puriste : mais Winams lui, risque d’être l’homme d’un exploit, qui ne lui aura pas permis d’avancer hors de l’underground. La sortie en salles a été assurée seulement aux USA mais là aussi l’essentiel de l’exploitation se déroule en vidéo. En France, il sort en DTV en novembre 2014.

Sam est une ambulancière anciennement flic, Alex l’employé très précautionneux d’un puissant cartel. Ils se trouvent reliés de façon très déstabilisante. Ils se voient soudain sur leur petit écran, sans pouvoir se parler. Lorsque ce n’est pas l’autre seul face à son écran, en train de le fixer à l’instar du spectateur en face, c’est l’autre comme héros d’une émission où tout son mode de vie, sa carrière et ses tics anodins sont retranscrits. Un jour, ils arrivent à se parler. Ils ne connaissent pas la nature de cette situation, ni ce que veut l’autre, ni ce qu’il fait là, en revanche ils connaissent bien cet interlocuteur grâce aux images. L’intimité est la seule pièce manquante. Bientôt Alex verra un étrange prophète rôder autour de chez lui, puis subira des pressions.

Dans l’émotionnel comme dans le gadget, c’est surchargé au possible. Le style est fort surtout relativement au budget, le spectateur est ensorcelé par une belle photo et de jolis travellings. Même si l’avancée vers l’inconnu peut plaire, le discours est évanescent, mais au moins Winams assume un programme plus carré et transparent que dans Ink. On dirait un fan des Wachowski sous un enrobage à la Villeneuve. C’est charmant mais pas lumineux, avec trop de minauderies pop symphonique. The Frame est original mais pas forcément indépendant dans ses manières. C’est un peu Under Skin, en plus chaud, plus paumé, ou un Enemy candide, avec un côté fils de Boyle sans le faire exprès.

Note globale 56

Page Allocine & IMDB  + Zoga sur SC

Suggestions…

Voir le film sur StreaMafia

 Voir l’index cinéma de Zogarok

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