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LA VIE RÊVÉE DE WALTER MITTY *

17 Jan


1sur5  Insipide. À un moment du coma, on réalise soudain qu’il sera difficile d’avoir quelque chose à en dire. J’ai passé la séance à décrocher, raccrocher pour… ça. Je n’ai ressenti que l’ennui et malgré la patience que j’accorde à n’importe quel film, je n’ai rien à tirer de celui-ci. Il n’a simplement aucun sens et se situe à un niveau trop enfantin. Son humour, son esthétique et son scénario… Tout se veut expressif et limpide, tout est plat, sans caractère. Ben Stiller laisse sa prose éructer, toujours littéral, sans vision et plein de prétention, c’est justement le drame.

Manifestement il se projette sans retenue dans sa caricature de petit employé de bureau effacé, se laissant porter au gré de ses petits fantasmes puis se trouvant confronté aux urgences de sa condition. Il ne faudrait pas ignorer l’imaginatif sous le masque de l’inertie ! C’est lui que nous allons découvrir et qui va renaître. Et voici le rouleau-compresseur de la petite poésie miteuse.

Non ce personnage n’est pas émouvant, car oui ses rêves sont nuls, ses rêves puent et sont ceux d’un sous-homme. Il n’y a rien d’humain dans ses espoirs et créations, qu’une affiliation à des fantasmes fabriqués, désuets. Par ailleurs son imaginaire est goitreux, se développant au travers de cartes postales et d’une imagerie de publicitaires primaires et essoufflés. Je ne sais pas si Ben Stiller est vide, manipulateur ou psychopathe qui s’ignore. Mais sa sensibilité en carton n’a aucune espèce de naturel ou d’authenticité, c’est au mieux une abstraction poussive. Qu’il arrête de se rêver en grand garçon émancipé (oh misère ce final-là évidemment nous le subirons) ; peut-être vaut-il mieux qu’il se laisse diriger, la réalisation le rend glauque (Tonnerre sous les Tropiques rendait déjà la gêne douloureuse, singulière sensation où l’inintérêt porté confine au malaise).

Note globale 30

Page Allocine & IMDB + chronique Zoga sur SC

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