Archive | juin, 2013

LA STRATÉGIE DE LA POUSSETTE **

30 Juin

2sur5 Afin de reconquérir son ex, un jeune homme adopte  »la stratégie de la poussette », s’entichant d’un bébé pour apparaître comme un papa sensible et responsable et comme un célibataire mature. Comédie sur l’engagement, ce premier long de Clément Michel vaut moins pour l’écriture ou même la mise en scène que pour son gentil couple. Charlotte Le Bon (l’ex-Miss Météo de Canal+ qui suivi directement Louise Bourgoin) convainc dans son costume de femme convoitée, froide mais compatissante. Raphael Personnaz, salué au Festival de Sarlat, campe un personnage un peu débonnaire mais pétri de bonne volonté, un Mr.catastrophe passant le plus clair de son temps à réparer ses propres erreurs, ou mensonges.

Pour le reste, c’est commun, avec la galerie de caractères éculés et de petites situations  »ubuesques » pour émailler le tout. Un peu plat et surtout très linéaire, le film essaie à peine de développer des histoires secondaires (deux personnages un peu névrosés et le chanteur débile) tout en restant assez limité sur les quiproquos. Ce circuit un peu trop droit et sec est rehaussé par la vigueur de certains personnages, les séquences avec Camelia Jordana et François Berléand accélérant le rythme pour la première et introduisant la farce pour le second ; ainsi que les petites bouffées délirantes du héros après son bébé de substitution ou son intenable secret.

La Stratégie de la Poussette repose fondamentalement sur son casting, introduisant par exemple des sketchs sur-mesure pour Jérôme Commandeur ; c’est bien cette équipe fonctionnelle qui débride, avec sa fougue un peu morne (si caractéristique d’une génération de trentenaire ancrés et faussement enthousiastes), car on ne remarquera dans l’exploitation du sujet que l’ascension de l’intro.

Note globale 45

Page Allocine

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CLOUD ATLAS ***

26 Juin

« Ce sont toujours les mêmes forces invisibles qui font tourner le monde et qui tourmentent nos cœurs »

3sur5 Pour cette transposition d’un autre de ces « inadaptables » romans (La Cartographie des Nuages de David Mitchell), les Wachowski (Lana et Andy) et Tom Tyker (Le Parfum, Cours Lola, L’Enquête) se fondent sur le credo réclamant que  »tout est lié ». Ils réunissent six contextes, chacun dans leur époque (d’un voyage dans le Pacifique en 1849 à un monde post-apocalyptique au XXIVe siècle), marqués par une similarité des affects et attitudes.

A chaque fois, un personnage marqué par une tâche de naissance est aux prises avec les mêmes forces, les mêmes barrières et ressources ; et l’acte d’un personnage a des conséquences sur son homologue du futur. La perspective holistique de Cloud Atlas sert un dessein optimiste et héroïque, arguant que le bien accompli par un être ne s’évanouit pas, mais génère des conséquences favorables au-delà de lui et de son temps. C’est aussi le principe des « gouttes d’eau » réunies, déjà à l’œuvre dans V pour Vendetta.

Sur le fond, Cloud Atlas est un concentré des totems de la SF (Soleil Vert notamment) ; tandis que les thématiques récurrentes des Wachowsky servent de boussole socio-politique. Il s’agit toujours de luttes contre l’oppression : dans un hôpital, dans un monde du totalitarisme industriel et fun, dans un autre corrompu ou une société gangrenée par la haine de la non-conformité. Par ailleurs, cette bonne dose de gratuité et d’emphase adulescente (sur l’intolérance, le racisme, la difficulté d’appartenir à la minorité homosexuelle) se manifeste toujours. C’est bien la conception homérique de Cloud Atlas qui le rend si passionnant ; Matrix lui-même valait moins pour son propos que pour la façon de l’aborder.

Et c’est par son apparence relativement délibérée de film à sketchs visant la grande synthèse que ce spectacle de 162 minutes brille et stimule à ce point. Les segments sont qualitativement assez égaux ; chacun des réalisateurs en a façonné plusieurs de son côté (trois pour les Wachowski, trois pour leur associé) ; l’intrigue avec Robert Frobisher en 1931 concentre tous les vieux tics délabrés et cette tendance à l’extase victimaire dont les Wachowski se sont repus dans V pour Vendetta, avec son mélo gay d’une inanité vrombissante -elle est pourtant mise en scène par Tyker. Également moins convergente, l’histoire impliquant l’éditeur Timothy Cavendish à notre époque apporte son lot de burlesque à Cloud Atlas et apparaît comme un oasis de joie et de délassement au sein de ce méta-film limpide et tonitruant (dommage que la fabuleuse gouvernante Inox ne soit pas davantage exploitée).

La balade aux côtés de Lisa Ruiz ravive le polar seventies (façon Shaft) en y introduisant une touche de complotisme ; les autres, tous des Wachowski, séduisent diversement, celle d’Adam Ewing illustrant le mieux la prise de conscience d’un individu et son cheminement vers la rébellion ; celle de Somni-451 subjuguant le sens du sacrifice et de la citoyenneté intransigeante, au milieu du décor et des visions renvoyant aux nobles fondamentaux du dystopique. L’intensité et le merveilleux sont les plus forts dans le monde d’après le chaos, entre technologie avancée et tribalisme épique, pour une ultime facette cousine d’Avatar.

Alors que les velléités philosophiques sont frêles, c’est en tant que kaléidoscope multi-genre que ce travail titanesque, annexant une foule de références et de manières, est le plus intéressant et efficace. Le new age confus a cédé la place au mysticisme allègre, sans opacité artificielle, sans poudre aux yeux ou basse manipulation. Complexe et ambitieux, Cloud Atlas est étonnamment fluide, coordonné de manière à associer pleine cohérence et implication permanente de l’auditoire.

Note globale 66

Page Allocine

Aspects favorables

Aspects défavorables

* travail titanesque pour un spectacle de haut-vol

* dense et audible, ingénieux et d’une profonde cohérence

* les prestations de Hugo Weaving

* les vieux sujets des Wachowksi et de la SF, avec toujours cette superficialité voyante

* le segment avec Frobisher, légèrement inutile

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MAMA **

22 Juin

2sur5 Mamá est un pur produit de la nouvelle école du fantastique : supervisé par Guillermo del Toro, il en a tous les symptômes, avec quelques touches personnalisées dans la gestion de l’intrigue et du style pour tout supplément d’âme. Qualifié pour adapter son court-métrage du même nom, l’argentin Andres Muschietti n’a pas failli en tant qu’orfèvre : son premier film est sobre et élégant, cultivant une fantasmagorie macabre avec accents tragiques, consacrée dans la dernière ligne droite. Il a les atouts pour devenir un artisan des plus fréquentable dans le monde de l’horreur et du fantastique.

Oui, mais on connaît le refrain et il est aussi épatant que neutre, sinon insipide. Cette rencontre du spectre vengeur de l’horreur japonaise et des fantômes pleureurs de l’horreur espagnole s’ajoute au lot commun de la confection de ghost-movie. Mamá abuse des effets traditionnels ; elle va même plus loin en calquant son synopsis sur les techniques, sacrifiant le suspense et une grande part d’identité. Jump-scares récurrents, personnages mutiques le dos tourné, symphonies alarmistes…

La formule est valable ; elle engendre des films soignés, vifs, divertissants. Dommage que les maillons de cette tendance ne soient que de bons élèves imitant la copie des autres ; le problème surtout et il est exacerbé chez Mamá, c’est que le cœur du film se situe toujours dans la menace montante et l’inachèvement des révélations ; la psychologie est très présente mais creuse ; l’atmosphère est attrayante et le style rigoureux. C’est racé et efficace, c’est aussi trop artificiel pour s’infuser ou percuter réellement. Pour les amateurs de Sadako et de poésie burtonienne, ce sera une merveille ; pour les autres, il faudra retenir l’inventivité déployée sur de rares apparitions et l’intrigante scène d’ouverture.

Note globale 50

Page Allocine

Aspects favorables

Aspects défavorables

* un conte à la forme raffinée

* une part de lyrisme plutôt profitable, notamment dans le final

* scénario rachitique et commun

* style et effets ronflants

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JEFF REMMER ET LE TEMPLE DE DAGON

20 Juin

Ma véritable intention avec cette nouvelle catégorie est de ponctuer le blog par des illustrations majestueuses à forte valeur subjective et de m’octroyer le plaisir de partager ces merveilles. Les coups-de-cœur et les curiosités trouvent ici leur place ; c’est là également que seront évoqués des romans ou nouvelles et surtout, c’est plus probable, des essais.

Créateur chez Sony et illustrateur de jeux-vidéos (depuis vingt ans), Jeff Remmer apporte ses contributions à de nombreux magazines de fantasy. Contaminé par le virus lovecraftien dès le lycée, il continue de se tourner vers ce maître du fantastique en tant que lecteur ; il réunit descriptions et ressentis pour projeter des atmosphères similaires.

Les illustrations affichées ici sont inspirées des mythologies liées à Ctulhu, grand totem de la littérature du merveilleux. Concernant les adaptations cinématographiques de Lovecraft, Jeff Remmer considère qu’aucune ne parvient à se réapproprier le style et l’atmosphère de l’auteur de Je suis d’Ailleurs, à l’exception de Dagon.

Old OnesOld Ones : ces êtres occupent une ville en-dehors des lois du monde et du temps.

Great RaceGreat Race : la Great Race of Yith est une race aux origines extraterrestres possédant l’exclusivité du voyage dans le temps.

Night GauntNight Gaunt : les Night Gaunt sont des créatures arrachées aux cauchemars d’enfance de Lovecraft. Elles interviennent dans plusieurs de ses poèmes et dans la nouvelle The Dream-Quest.

DagonDagon : c’est la créature la plus fameuse de l’univers de Ctulhu.

LengLeng : sur ce plateau sans emplacement précis et situé en hauteur, différentes réalités convergent. La notion a été souvent reprise dans la production littéraire et le monde de la fantasy. 

JEAN-PHILIPPE *

16 Juin

2sur5 Il était une fois notre Monde, où Johnny Halliday n’existe pas et n’est que Jean-Philippe Smet : une rupture dans la boucle du Destin qu’un fan inconditionnel et monogame (Fabrice Luchini) va tenter de corriger. Ce postulat curieux et amusant ne pouvait suffire à refouler les craintes, soit des « anti » résolus redoutant l’hommage plus ou moins accompli, soit des fans imaginant leur idole grossièrement parodiée. Ceux-là seront rassurés, car Halliday n’est pas utilisé contre son gré, ce n’est pas le dindon d’une farce qui le dépasserait et au contraire, c’est probablement son deuxième meilleur atout. Pour autant, le film ne déringardise pas le rock français, sacralisant plutôt sa vigueur mainstream sans chercher à en faire le symbole culturel triomphant, que ce soit d’une génération ou d’une catégorie sociale. Johnny reste un chanteur « beauf » (plus encore que franchouillard), dans un univers somme toute modeste et passif. Ce n’est pas un vrai rocker certes, mais, fidèle à lui-même dans le film comme en tant que star, il a le mérite de ne jamais faire semblant.

 
Le parallèle à Podium
 
Jean-Philippe est parallèle à Podium (son prédécesseur), il s’inscrit sur la même ligne, applique les mêmes méthodes avec des affinités, des manières et des visées très différentes (le réalisateur est beaucoup moins courageux et le scénariste beaucoup moins ambitieux). Au portrait sociologique azimuté se substitue la comédie fantastique familiale pleine d’entrain et sans surprise. Jean-Philippe est une version plus pragmatique, autrement fantaisiste de cette mythologie commune (en outre, bien terre-à-terre alors que c’est elle qui censément, des deux, sort du réel). Le héros est un cadre moyen (rôle a-priori surprenant pour Luchini, perçu, plutôt à juste titre, comme un bobo euphorique incapable de redescendre parmi la plèbe -trop amorphe- et encore moins de s’y confondre) avec la même trajectoire que celui campé par Poelvoorde. Moins médiocre, plus lucide, aussi excentrique – mais différement : Fabrice alias Luchini est dans le commentaire exalté, donc dans la réaction, quand Bernard Frédéric est pro-actif et cantonné à sa vision et son délire. Tout y passe, du chambrage au bureau, de l’entourage incompréhensif et lointain (fille punk à chien), au « c’est lui ou moi » de l’épouse contrariée. Sans omettre la dépendance à la dose quotidienne ni la collection interminable et le cortège de vignettes de l’obsessionnel de base. 
 
Ce type plutôt laborieux, pas loin de la caricature du normopathe insipide, est totalement dynamité par un profil contradictoire, celui de Luchini, l’homme et l’acteur, lâché en roue-libre par Roland Tuel. A défaut d’être un technicien prodige, le réalisateur sait au moins mettre à profit les promesses qui figureront dans la bande-annonce et les laisser s’épanouir (puisqu’en terme de cinéma, Jean-Philippe n’est rien, juste un peu plus qu’un téléfilm « de prestige » sur FranceTV). Néanmoins le personnage n’a jamais la folie de l’illuminé de Podium, le rentre-dedans et mégalomane Bernard Frédéric. Ici, le délire se partage à deux et surtout, l’ivresse se déroule davantage dans les plans et dans l’esprit de Fabrice ; sous l’oeil de la caméra, il y a un assistant ultra-speed mais peu de ferveur autour. Au-delà de la mise en scène d’une agitation et d’un come-back paradoxal, Jean-Philippe n’est rien qu’une accumulation de saynètes exténuée, car rien n’est né du formidable pitsch. Fabrice aurait pu être hystérique et maladif ; il aurait pu être un fantôme mélancolique dans un monde de brutes et de névrosés ; et puis surtout, Jean-Philippe Smet aurait pu ne pas être Johnny Halliday, ou bien ne pas être que cela… 
 
 
Fausse curiosité, vrai boulet dans sa catégorie
 
En lieu et place, Jean-Philippe n’offre à voir qu’un monde ou tous les détails sont renversés, sans que la réalité soit pleinement inversée. L’absurde a ses limites et il s’agit simplement d’intervertir les niveaux hiérarchiques, d’ajuster la cravate d’un collègue ou de remplacer un visage périphérique par un autre issu lui-même d’un autre arrière-plan très secondaire. Tous les efforts de Tuel convergent dans le sens du manager improvisé, parti retrouver le mythe que tout le monde ignore. La première partie du film, celle de la quête, engendre un dispositif amusant mais penaud. La seconde (lorsque le fan est armé pour restaurer la vérité) propose un rythme soutenu mais ennuie néanmoins. L’effervescence de Luchini n’est pas communicative, ne pouvant compenser la déception de ne finalement rien trouver de plus que ce qu’on avait spontanément planifié à la simple évocation du pitsch.
 
Tout est à l’image de la définition initiale du héros, c’est-à-dire très sclérosé, alors qu’aucun élément intuitif ne viendra plus booster le programme. Tout est là, les étapes minables et les doutes pathétiques, les caméo (Poelvoorde avec Bernard Frédéric) et les clins-d’oeils (Laetitia Halliday doublement figurante), avant la montée sur scène ou tout se joue et le film s’achève. Jean-Philippe est un produit banal dans un « genre » atypique, le film de fan (ou plutôt le film du fan héroïque et en marche). Avec des schémas classiques, une joie inlassable, un tandem complémentaire composé par deux interprètes totalement épanouis dans leurs propres rôles et registres. Leur complicité et leur foi dans une aventure don quichottesque fait la force du film (sans ces deux-là, il serait tout à fait terne) ; c’est malheureusement le seul intérêt de Jean-Philippe, sa seule valeur ajoutée et sa seule source de distraction.
 
 
Un conte populiste puis aristocratique
 
Jean-Philippe suit le chemin balisé de la sortie de l’ombre du paumé magnifique, derrière lequel se meurt d’impatience et de désespoir un artiste inouï. En cela, c’est un joli conte « populiste » et beauf-bohème, surtout qu’il entonne en sourdine l’éternel refrain « il faut aller au bout de ses rêves » (tout en excluant toute contrainte, toute réalité contraignante et ne limitant le monde qu’à un espace utopique ou chacun peut poursuivre son intérêt et sa lubbie, sans les impératifs du quotidien ni l’ombre de la marginalité concrète – qui, pour y revenir, était un ciment de l’univers de Podium). Beauf parce que l’échappatoire vise bas ou trivial. Bohème parce qu’il s’agit d’évoquer ces génies égarés, enfouis dans le quotidien et que la Société, les Autres trop insensibles et ignorants, ne savent pas reconnaître. Alors cette circonstance favorable, ce hasard heureux, cet ange gardien incarné par Luchini vient propulser le destin d’un astre endormi… qui pourrait être le voisin de palier, c’est-à-dire potentiellement nous-même.
 
Pourtant, lorsque Jean-Philippe nous catapulte dans un troisième monde, c’est dans notre réel commun que nous atterrissons, puisque Luchini y est une célébrité. Une célébrité injustifiée, presque naturelle : convoitée et admirée parce que c’est dans l’ordre des choses. C’est alors un grand moment de narcissisme innocent, une complaisance misant sur la confusion des réels et de la valeur de la célébrité. En effet, tout s’achève sur la rencontre de deux stars réelles prêtes à barouder ensemble jusqu’au canapé de Michel Drucker. Les promesses se sont envolées et la légèreté cède le pas à une complaisance grossière. Sans être un document de propagande à la gloire du show-business frenchie, Jean-Philippe se termine comme l’anti-Grosse Fatigue (auto-critique aussi désinvolte qu’acerbe, presque nihiliste), acclamant des idoles sans plus se préoccuper du public qui, vraisemblablement, n’existe pas au moment ou il devrait entrer en scène (le couplet final étant censé être un cadeau de la part de deux légendes vivantes). Difficile de déterminer à qui s’adresse un final aussi pompier et nombriliste, ainsi que de cerner son rôle dans le commentaire très institutionnel et hypocrite sur la société du spectacle. 
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Note globale 38
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Synposis> Fabrice, cadre moyen, est un fan absolu de Johnny Hallyday, peut-être même le plus grand… Mais un jour, il se réveille dans une réalité différente, un monde parallèle où Johnny n’existe pas.

Perdu, orphelin, il se met alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, pour savoir ce qu’il est devenu dans cette autre dimension, et lorsqu’il le retrouve enfin, c’est pour découvrir un patron de bowling, un type comme les autres qui n’est jamais devenu une star.
Fabrice n’a plus qu’un seul but : ressusciter son idole, réveiller le « Johnny » qui sommeille en Jean-Philippe.
Mais Jean-Philippe peut-il devenir en quelques mois ce que Johnny Hallyday a mis des années à construire ?
Les deux compères ont 40 ans de « Johnny » à rattraper !
A travers l’aventure de ce pari impossible, une amitié extraordinaire va naître entre les deux hommes…

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