MELENCHON, SCHEMAS DE PENSEE & NOTIONS PHARES (ré-activation)

18 Mar

Etudions de près les notions-clés, les abus de langages et les stéréotypes qui fondent la pensée, la rhétorique ou la dynamique du cas Mélenchon. Ce sera l’occasion de mesurer à quel point sa vision de l’avenir est candide et sa conception de la politique fébrile et désuète.

L’article s’appuie sur plusieurs citations concrètes issues de saillies mélanchonesques dans un contexte de performance médiatique ou de réaction filmée (plusieurs vidéos et liens ont été intégrés pour permettre à chacun de se forger sa propre opinion et d’étendre les sources). Ces références ne valent pas pour elles-mêmes mais parce qu’elles sont symptomatiques  de ma perception générale de Jean-Luc Mélenchon. Égal à mon sujet, je me répands en sophisme ; mais j’ai la décence de vous prévenir et d’avoir des exemples fournis.

Beauf de gauche

Lorsqu’il a fait sécession du Parti Socialiste en réalisant, au terme de trois décennies de mûre réflexion, que celui-ci n’avait de « socialiste » et peut-être même de « social » que le nom, Jean-Luc Mélenchon a amplifié ses tics les plus grossiers. Objectif : interpréter, à merveille et mieux que quiconque, le rôle du bon vieux briscard, du beauf dogmatique mais généreux.

La gauche radicale a alors pu abandonner Besancenot, l’idéaliste pour étudiants et midinettes, pour s’approprier une figure plus traditionnelle, mais aussi plus avisée, de pilier de gauche : Méluche, formé chez les trotskystes, quand le petit Olivier a été formaté dès ses 14 ans par SOS Racisme et les Jeunesses Communistes Révolutionnaires, organisation militant contre la guerre et l’interdiction des signes religieux à l’école.

Cette incarnation assez parfaite du « beauf de la gauche, la vrai, la dure » est autant l’atout ultime que l’obstacle au progrès de Mélenchon. S’il est tant apprécié par les médias, qui adorent être accusés de tous les abus imaginables et jouer les jeunes filles prudes devant ceux qui les brusque, c’est qu’il est tout à fait inepte, incapable de prendre le pouvoir et d’imposer des thèmes dans le débat. Il ne sait que prendre le contre-pied des dispositions des autres en sortant de vieilles reliques.

Les autres, ces centristes

On pense à la rhétorique trotskyste de base (qui ferait d’Hervé Morin un ressortissant du Bloc Identitaire ou de l’Oeuvre Française), pourtant Jean-Luc a raison sur ce coup, le Parti Socialiste, formation indécise mais assimilable au « centre-gauche », poursuit une orientation centriste (le terme de « centre-gauche » est à comprendre dans sa forme la plus négative qui soit ; il s’agit d’un parti tourné vers la gauche par les fondamentaux qu’il déclame, mais qui se rattache finalement au centre « mou » par sa passivité idéologique). Pour mieux se couvrir de ridicule ou simplement pour rester fidèle à ses tics de brave « vieux con » dépassé, Méluche qualifie cette autre gauche de « truc bizarre ». Il regrette que ses anciens camarades soient devenus des traîtres ; il ne comprend pas qu’on puisse être flexible avec les dogmes (quand lui-même est un marxiste et un progressiste à la petite semaine – et cette planification écologique, slogan merveilleux masquant un grand flou).

L’ « écart de caricature » qu’il constate entre lui et Copé (Des Paroles & des Actes du 17 novembre 2011) est peut-être bien plus ténu que Méluche ne veut le croire. Les références pachydermiques à Marchais, surtout en récupérant le pire du dernier grand dinosaure du PCF, donnent le sentiment que Mélenchon s’acharne à rejouer un bêtisier ; on ne va pas parler psy, mais l’homme de gauche anxieux et confronté au champ du réel, s’il croit à ce frêle agitateur, doit être prévenu : le temps ou ses derniers espoirs s’envoleront est imminent.

La notion de camp

C’est que le bon Méluche est toujours enferré dans la conception du bloc contre bloc. Il y aura toujours plusieurs blocs les uns face aux autres, parfois il n’y en aura que deux. Mais la dualité droite/gauche, dont la validité est contestée depuis deux décennies, n’est même plus secondaire aujourd’hui ; tout au plus est-elle un lointain écho que seuls les maillons privilégiés du système aiment à mettre en valeur.

Mélenchon s’inscrit toujours dans le camp de la gauche et il est confronté à un dilemne ; faut-il rejoindre les autres gauches, faut-il les éjecter et restaurer, seul, la Gauche authentique ? C’est un peu le complexe du libéral classique, qui était de gauche hier et est de droite aujourd’hui, à moins qu’il ne soit juste que libéral. Mais tout ça n’intéresse pas Mélenchon puisque ce qui compte pour lui, c’est bien l’étiquette et qui est à même de mieux la mériter. Comme si être l’homme fort de la gauche traditionnelle était une décoration… 

L’humaniste citoyen

S’il joue les gros bras, c’est d’abord pour défendre les faibles et les opprimés. De qui, de quoi ? Du « capitalisme », des « grandes entreprises » et de Sarkozy qui sèment la désolation dans notre pays. Soit ; et Mélenchon est l’homme debout face à cet ordre des choses abusif et odieux. Il s’agit dès lors de se poser comme un homme de convictions, tenace et décidé. Aussi, si jamais il était à côté de la plaque, ça ne compterait pas ; en effet, Mélenchon est un homme sincère, il dit ce qui lui vient, ce que son coeur lui commande (il n’hésite jamais à partager sa conception « tripale » de la politique). A défaut d’être pertinent, il est touchant en plus d’être fort et courageux – n’importe quel spectateur un peu attentif ou emphatique est alors sidéré par tant de vérité, par cette simplicité rugueuse et vivifiante.

Et celui qui reproche un sophisme ou un bon mot un peu trop spontané à un idéaliste ne peut être qu’un bougon à l’âme flétrie. Ou comment, grâce à un idéal fumeux mais basé sur des notions connues de tous (celle de la gauche éternelle) et un humanisme de comptoir, Mélenchon apparaît comme le plus humain des prétendants à l’Elysée. Dès lors, les potentiels électeurs sensibles à la droiture, aux engagements et aux paroles loyales et charitables apercevront une sorte de « sauveur », en tout cas un homme intègre et décidé à faire respecter l’Homme et ses droits. Un meneur généreux au milieu des traîtres (d’ailleurs n’oublions pas que pour s’élever, Mélenchon a fondé sa rhétorique sur le « tous pourri »).

Marine Le Pen, « défenseur du capital »

En homme du passé, JL Mélenchon qualifie la représentante du Front National d’amie des marchés financiers. Dans les 80s, JM Le Pen aurait pu être considéré comme un allié tacite du capitalisme sauvage, bien que le nez dans le guidon à la façon de Mélenchon aujourd’hui, ses raisonnements et sa vision étaient étrangers à cette idée. Cependant, à défaut d’être antilibéral, c’était déjà un antimondialiste.

Marine Le Pen a gommées les contradictions à ce sujet. Comme Besancenot, le gardien du temple Mélenchon divertit Mme Parisot, laquelle mesure combien Marine Le Pen est son premier véritable adversaire démocratique crédible et présidentiable. Mélenchon s’en prend aux « grands patrons », aux génies de la finance, mais tout est brouillard au-delà des formules tranchantes. A la différence de Marine Le Pen, jamais il ne remet en question la réforme de 1973 et surtout jamais il ne semble au courant de son existence (invoquant à l’occasion des auxiliaires anecdotiques gravitant dans la galaxie de cette vieille mesure passée sous silence). Faute d’inattention, mémoire sélective ou jugement circonscrit ? Un peu des trois et beaucoup des deux derniers sans doute. Et plutôt que restaurer l’autorité de la Banque de France, Mélenchon invoque l’Europe ; il est sans doute l’artisan d’une Europe sociale et le moins européiste des européistes, mais il en est tout de même ; Mélenchon pourrait alors être, en quelque sorte, une solution de dernier recours (ou de second tour)… s’il n’était pas lui-même le rabatteur des ultracapitalistes.

D’ailleurs, à l’égard de celle qui devrait être une associée ponctuelle et objective, théoriquement et si l’opposition aux dérives du capitalisme était structurée,  aboutie et assumée pleinement des deux côtés, Mélenchon a le vocabulaire des ténors du PS et de l’UMP ; ainsi il accuse Marine Le Pen d’être à la tête du « parti de la haine », rengaine un peu dépassée mais qui demeure ancrée chez lui, au point de resurgir lors de son discours de Metz du 18 janvier. A la même occasion et ne boudant jamais la saillie excessive et d’une contre-vérité funeste, il la pointe comme une « austéritaire, du côté des patrons » – ceux-là même qui ont peiné à digérer la récente intervention devant eux la championne du FN, se contentant de lui prêter une oreille curieuse.

Anecdote de petite cuisine, lors de l’Edition Spéciale (France2) consécutive à l’intervention télévisée Présidentielle du 27-10-2011, Marine Le Pen subissait les attaques de Mélenchon qui justement la taxait d’alliée ultime du « grand capital ». Ce à quoi elle répondait, plus navrée qu’agacée, un joli et définitif  «… on a changé d’époque monsieur Mélenchon».

L’humour pour réenchanter la France

Jean-Luc fait souvent part de sa bonne humeur derrière les grimaces ; et à chaque fois, il arbore un sourire et simule l’effusion de joie pour rompre avec la colère surfaite et les froncements de sourcils qu’il entretient soigneusement depuis le début de sa journée de petit chef de gang. 12 janvier 2012 sur le plateau de Des Paroles & des Actes (présenté par le « larbin » Pujadas), lorsqu’il est interrogé à propos de « sa qualité la plus présidentiable », il ne cite pas sa fameuse  »passion » ou sa capacité à  »entraîner les foules » ; il évoque son humour. Parce qu’avec un peu d’auto-dérision tout devient possible.

Génial, sauf que Jean-Luc en trublion de service mode offensif, c’est pas si brillant & que sur le terrain, Hollande règne déjà en maître. Voilà une idée pour Sarkozy ; qu’il dégobille sur son bureau présidentiel lors de sa prochaine allocution télévisée, qu’il s’affuble d’un gros nez rouge pour évoque les minables salariés se contentant de moins de 1.500 euros par mois,  qu’il se mette en duo avec Nadine Morano et lui propose de former un ticket pour mai 2012. Certes, il ne grimpera pas dans les sondages, mais au moins, il aura réchauffé le coeur des Français et ça, ça n’a pas de prix…

Peut-être que le plus drôle chez Jean-Luc, c’est cette capacité à réprimer dans l’ombre un opportunisme politicien assez fulgurant. Le rapprochement avec le PCF n’a été qu’un prétexte pour ramener à lui la base électorale de cette formation antédiluvienne ; l’invocation de raisons climatiques pour justifier d’avoir snobé la fête de l’Huma jusqu’à il y a peu était une pirouette assez magistrale à ce titre (On n’est pas couché du 17-09-2011). Heureusement que Méluche sait s’approprier les dogmatismes des autres (en plus du sien, ça fait beaucoup d’ornières.. -mais, ornières de gauche!).

L’orateur magnifique

Il est devenu impossible d’évoquer Mélenchon sans omettre de rappeler combien le président du Front de Gauche est un orateur flamboyant. Chaque portrait du personnage s’accompagne d’un petit exposé didactique sur l’art oratoire du tribunitien. Lors de sa prestation dans l’émission Des Paroles & des Actes (01-2012), emporté dans son élan, il explique que De Gaulle apprenait par coeur et donc « récite » ses discours, tout en soulignant que lui s’inspire certes, mais est souvent spontané, n’ayant pas besoin de notes.

Ce qu’il omet de dire, c’est que les sophismes de gauchistes sont si archaïques et rodés qu’effectivement le recours à une quelconque préparation n’est pas nécessaire à un challenger de la gauche communiste. Et tout en dénigrant le fondateur de la Ve République, Mélenchon se montre très « transparent », donnant en plateau des recettes techniques, se lançant avec enthousiasme dans une ou deux expertises (comment garder le contrôle lorsque le micro renvoie un mauvais son). Qu’il applique cette acuité et cette sincérité à l’ensemble des domaines qu’il prétend traiter.

Honnêteté sélective

Il n’est pas interdit de croire que Méluche est un homme sincère, sauf que… ses oeillères lui gâche la vue et mentent pour lui. Ses discours s’inscrivent dans une sorte de cohérence fermée ; ils tiennent en eux-mêmes mais seulement parce qu’ils restent amarré à un modèle, un fait ou une visée unique. La saillie est alors déconnectée du réel, d’autant que chaque argument échoue face à Mélenchon, pas parce qu’il est inapproprié, mais parce que Mélenchon, en brave bloc du passé, balaie toute les subtilités éventuelles du discours adversaire. Il y a une honnêteté à deux vitesses ; Mélenchon arrive à structurer son propos, attrape des motifs qui l’appuieront ; à côté de cela, il ignore tout ce qui pourrait le remettre en question. Jusqu’à l’imposture.

Lui, l’anticapitaliste, l’anti-délocalisation, l’anti-élite, l’antimondialisation, l’antisystème, n’évoque jamais les organismes lieutenants de ce qu’il combat. Bilderberg ? Il passe sous un tunnel ! Quand aux institutions « locales » liées à la pensée unique et aux schémas politiques dominants, lui qui en est membre fait celui qui ignore de quoi on parle ; pourtant, il a fréquenté les participants des réunions du club du Siècle dont le nom paraît ne rien lui évoquer. Sans doute se gardait-il, par pudeur, de s’intéresser aux soirées privées de ses supérieurs hiérarchiques…

De même, le président-fondateur du Parti de Gauche possède un lourd passif ; le soutien à Maastricht n’est pas très cohérent pour l’opposant à une « Europe libérale ». Le « patriotisme européen » et le mépris pour le rejet du traité par les Danois faisaient la démonstration de son ambition supranationale et de son élitisme : des valeurs de gauche, certes, mais antisociales avant tout. Cela dit, le Mélenchon de l’époque justifiait sa traîtrise par une quête du compromis – assez invraisemblable dans la forme aujourd’hui, même si elle sera effective sur le fond- et un idéalisme « citoyen » benêt et vaporeux.

Après tout, Mélenchon n’est pas à une contradiction abyssale près ; chacun avait pu relever que le « Qu’ils s’en aillent tous » qui servait de titre-slogan à son manifeste paru en octobre 2010, s’il était appliqué au réel, verrait l’ancien Ministre sans réalisations faire ses valises pour retrouver la vie civile, à l’instar des « puissants » qu’il vilipende et dont il a été le  compagnon de route (et non l’inverse – ce qui prouve peut-être sa bonne foi mais encore plus son inconsistance). Pour en revenir au club du Siècle et pour ceux qui le découvre sincèrement, il s’agit d’une organisation de despotes éclairés – espérons qu’ils le soient en tout cas, le mensonge auto-administré peut permettre de dompter la réalité en écartant ses vérités les plus crues (nous sommes des Mélenchon d’en bas, finalement).

L’art de l’esquive

Là encore, Mélenchon n’a peut-être pas conscience de cette aptitude à nier par réflexe la réalité d’un débat. Pourtant, il suffit de tendre l’oreille pour réaliser combien le leader du Front de Gauche évite les sujets fâcheux, précis ou demandant, plutôt que des postures enflammées, des solutions ou des analyses personnelles. Il dévie généralement en s’appuyant sur une facette évoquée plus haut, arborant alors le visage de l’humaniste citoyen, de l’altruiste sincère mais dont la bienveillance est minée et freinée par des agents extérieurs.

Rien de mieux pour sortir du sujet que d’invoquer des généralités ou des vérités universelles plus ou moins probantes ou appropriées. Sur le thème, anecdotique mais dont on mesure vraisemblablement mal les implications et les conséquences possibles de tout interventionnisme législatif, du cannabis et des drogues douces, Mélenchon s’est illustré (jeudi 12 janvier – Des Paroles & des Actes encore) par une auto-censure qui prenait les atours de la raison et de la prudence (« je suis pas médecin moi »). Et il a raison à ce titre, mais il y a un paradoxe : comment peut-on être dans le spectacle, l’invective permanente, puis quelquefois se débarrasser d’une question en jouant les ambassadeurs éthiques ou l’homme mesuré et responsable, sans sombrer dans une schizophrénie voyante.

Toutefois, guidé par le sceptre de la coolitude, il lance un merveilleux « on me dit » (comme si pour ce sujet là, les autres pouvait alors parler à notre place ; comme si le rôle du politique s’arrêtait là – étrange pour un homme aussi prétendument investi). Puis il développe l’argumentaire classique des pro-légalisation  »consciencieux », généralisant des emplois analgésiques isolés à l’ensemble des cas médicaux potentiels. Il faut voir le bon côté des choses : Mélenchon se fout totalement du sociétal. C’est déjà bien de savoir viser.

D’ailleurs, le rituel du coup-de-gueule n’est-il pas une méthode de planqué ? Faussement indiscipliné, Mélenchon accable quelques boucs-émissaires (le FMI, Sarkozy, les agences de notation…) sans jamais pointer les mécanismes et encore moins en expliquant comment il va les démonter. A cela il préfère afficher un optimisme à tous crins, arguant que « nous n’avons jamais été aussi riches, il faut savoir ou prendre », que la retraite à 60 ans est accessible à tous et sans incident. Soit, mais ou est le plan cher Robin des Bois ? En outre, en se recroquevillant toujours sur la colère, même sincère, même légitime, ne jette-t-il pas le discrédit sur sa propre action et sur son ambition de rendre l’Europe plus sociale et la France plus unie ?

(Article du 18 février 2012 à 1h00 – réactivé le 18 mars 2012 à 12h30)

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6 Réponses to “MELENCHON, SCHEMAS DE PENSEE & NOTIONS PHARES (ré-activation)”

  1. alice in oliver février 18, 2012 à 12:51 #

    Certes, le personnage est bourré de contradictions mais je ne déteste pas cette personnalité politique. Perso, j’aime bien ses coups de gueule mais je pense qu’il ne fera pas un gros score au premier tour

    • zogarok février 19, 2012 à 17:42 #

      Je ne suis pas certain d’une grosse percée non plus, en tout cas le score à deux chiffres n’est pas acquis. Si le PS et l’UMP forment un « global-parti » informel, le FN et le FDG aussi… et sur les terrains qu’ils partagent, Mélenchon est franchement en retard. Il est certainement sympathique, souvent juste, courageux, pas de soucis pour ça… mais il a toujours un décalage avec la réalité, que Marine Le Pen n’a pas. Contrairement à elle surtout, il n’a pas su se défaire de quelques biais « idéologiques » inhérents aux dogmes et aux fondements de son espace sur l’échiquier politique.

  2. Chonchon février 20, 2012 à 15:37 #

    Et moi je suis perdue dans l’avalanche d’infos qu’on a de partout. Une chose est sûre, Sarkozy / Hollande même combat. J’en ai marre d’entendre depuis mille ans le même baratin et de les voir jouer constamment à la guéguerre, s’accusant des mêmes maux. Mais les outsiders ne sont pas crédibles… Que faire ? L’abstention ? On est de plus en plus tenté par le « Ils s’en foutent de nous… alors nous on s’en fout d’eux… »

    • zogarok février 22, 2012 à 11:35 #

      J’ai choisi un challenger personnellement (en mesure de passer le premier tour), même si j’ai mis du temps à en être certain.
      Au pire, je te recommande le vote blanc : j’adorerais voir les blancs et nuls réaliser un score très conséquent… même si, à titre personnel, j’ai repéré un vote plus utile et peut-être pour longtemps.

  3. Ariel mars 21, 2012 à 18:17 #

    J’aime bien la première partie, c’est un peu ça Jean-Luc Mélenchon, un vieux beauf qui s’est casé à la gauche de la gauche à l’heure de la retraite. Il lui doit beaucoup au « dogme » que vous dites.
    Bon, après, c’est beaucoup sur la forme, donc ça m’intéresse moins, mais comme c’est un grand homme de théâtre, je ne peux que vous rejoindre. L’article est moins objectif sur la fin mais je valide parce qu’on voit à peu près les mêmes choses.
    Bonne soirée.

    • zogarok mars 21, 2012 à 21:15 #

      Bonjour Ariel ! Effectivement, je suis un peu moins subtil sur la fin, mais j’ai tâché de citer mes sources.
      Pour moi c’est exactement ça, Mélenchon fait de l’animation (ou de la garderie), c’est le berger des gauchistes dans toute leur diversité, mais il les conduit sans doute à l’abattoir étiqueté socialiste. Le report de voix vers MLP lors d’un hypothétique 2nd tour Hollande/Marine Le Pen m’intrigue assez, parce que les 80% à 90% de reports de Mélenchon vers Hollande en cas de PSvsUMP, s’ils paraissent logiques, montrent bien à quel point cette « gauche » ne se dissocie pas, dans ses élites comme dans ses troupes, de ceux qui la trahisse mais la domine. A l’inverse, les électeurs de MLP votent blanc, nul, s’abstiennent ou hésitent massivement (30% à 60%, en gros, selon les sondages – considérablement plus qu’avec JMLP).

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