JULES ET JIM ***

8 Fév

4sur5 Le Tourbillon de la Vie, ce refrain fredonné et collant à la peau de Jeanne Moreau, c’est Jules et Jim. Avec son troisième film, François Truffaut consacrait définitivement son style : on pouvait reprocher à ses Quatre Cents Coups, et en dépit de ce que ce premier coup-d’éclat a pu être représentatif de la Nouvelle Vague, de demeurer relativement classique d’un point de vue esthétique. Jules et Jim s’inscrit dans sa continuité : environnement et mise en scène réaliste, comme prise sur le vif. Mais il y a davantage ici ce semblant de spontanéité (appelé à devenir une marque de fabrique de l’oeuvre de Truffaut) et en même temps de film-puzzle. Chaque dialogue, chaque escapade élève l’édifice, les divers parti-pris formels se répondent, se contredisent et s’accommodent dans l’allégresse [notons l’amitié franco-allemande des deux héros éponymes quand le récit se situe lors de la Première Guerre Mondiale – un avatar du fantasme de réconciliation européenne en particulier & d’universalisme humaniste en général, à la fois sain et sommaire]. On pourrait parler de  »catalogue animé », c’est en quelque sorte ce qu’est la Nouvelle Vague au sens strict.

 

Le sujet, l’amour à trois, constituait une réelle audace à l’époque (1962), lui valant même quelques censures. Cinquante années, il n’en fallait pas tant pour que le sujet paraisse considérablement moins tendancieux. Mais ces cinquante années auraient surtout dû rendre le film statique ; on devine comme beaucoup se seraient alors sentis comme obligé de mentir en passant ce point de détail sous silence [c’est le politiquement correct cinéphile], mais non, il n’auront pas besoin d’un tel recours. Il faut voir Jules et Jim ne serait-ce que pour la liberté qui en émane. Le film est très drôle, ne souffre d’aucun problème de rythme tant Truffaut a su y investir d’idées. Ce n’est pas un hasard, puisque c’est le roman dont Jules & Jim est adapté qui a motivé la vocation de cinéaste de Truffaut selon ses propres dires (il la découvrit alors qu’il était critique cinéma aux Cahiers). Même si la performance de Henri Serre/Jim peut sembler quelquefois flirter avec la récitation [ce qui n’est pas le cas de son acolyte, tout aussi dandy et tout à fait brillant, Oskar Werner/Jules], la façon dont Truffaut envisage l’adaptation littéraire réfute tout académisme. La voix-off rapporte des éléments du livre avec un phrasé rapide et sec mais mélodieux, les dialogues, subtils et copieux, tiennent de immédiatement culte.



Jules et Jim n’est pas un manifeste, c’est plutôt un hymne à la jouissance, mais un affranchi qui ne se leurre pas. Comme souvent chez Truffaut, il met en scène un personnage résolu à ne vivre que pour l’absolu (Catherine/Jeanne Moreau), entraînant dans cette recherche le tandem du titre. Ces personnages se heurtent à la difficulté de vivre lorsque la liberté autrefois enviée est acquise, mais qu’elle se révèle incomplète. Comment s’approprier ses envies, comment les devancer encore, être qui on a voulu être, que faire lorsque tout est à disposition alors que l’essentiel est devenu intouchable. Les personnages créées par Roché hésitent : faut-il fuir le bonheur, entre refus et anticipation de l’éphémère ? Vaut-il mieux souffrir ensemble, souffrir un peu mais sans relâche ? Ainsi Jim et Catherine construiront leur amour sous la contrainte, en le tissant à distance. Mais il ne s’agit peut-être pas d’amour ; il s’agit peut-être d’un stade autre, dont Jim ne soupçonne rien, quand Catherine est insatiable et ambitieuse. Dans La Sirène du Mississippi, les amants franchiront le pas. Leurs choix seront autrement destructeurs, mais Truffaut leur accordera une conclusion plus favorable et positive. Ici, loin d’être tendancieux, Jules et Jim se montre plutôt pessimiste, mettant en exergue la complexité des rapports humains pour que finalement leurs tentatives échouent. La faute, une certaine lâcheté sans doute, de la part de ceux qui n’auront pas eu le courage d’un peu plus de jusqu’au-boutisme. Au fond, Jim ne sera rattrapé que parce qu’il n’aura jamais voulu s’avouer complètement. Un film épanoui, conscient que cet état de fait n’accouche que dans la douleur.

Jules et Jim*** (79)  Acteurs*** Scénario*** Dialogues**** Originalité*** Ambition**** Audace**** Esthétique*** Emotion*** Musique***-*

Notoriété>12.000 sur IMDB ; 1.000 sur allocine

Votes public>7.8 sur IMDB (très légère tendance –>+jeune) ; France : 7.6 (allocine)

Critiques presse>UK : 9.0 (screenrush)

Note globale = 8 (4/5)  (4e/31 film de ou avec Truffaut sur Cinemagora)

François Truffaut… La Mariée Etait en Noir + La Sirène du Mississippi + Les Quatre Cent Coups + L’Histoire d’Adèle H

Jeanne Moreau… Le Temps Qui Reste + Les Valseuses + Le Journal d’une femme de Chambre + Monsieur Klein + L’Amant + Un amour de sorcière + Nikita + Plus tard, tu Comprendras + Les Rois Maudits (2de version)

Marie Dubois… La Grande Vadrouille

NB… Rashômon

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16 Réponses to “JULES ET JIM ***”

  1. fredastair février 8, 2012 à 13:35 #

    Excellentes chronique et analyse de ce film, que je me garderais bien de juger « statique ». Et non pour des raisons de timidité cinéphile ou de consensus mou : comme tu le dis, il résiste tout simplement très bien à l’épreuve du temps. Ce qui n’est pas le cas de tous les films de la Nouvelle-Vague – Godard, j’ai plus de mal, je trouve ça rapidement daté, même les plus célèbres et célébrés ; mais en même temps, je ne suis pas vraiment « Quelqu’un » pour en parler…

    J’ai été assez émerveillé en le découvrant « Jules et Jim » pour la première fois (au cinéma en plus), frappé par sa liberté de ton et de traitement… Ce sont des lapalissades de dire ça, mais j’aime vraiment beaucoup ce film, alors que je m’attendais à voir un truc vieillot et intello. Au contraire, c’est sensuel, brillant et intellectuel sans être prétentieux. Le terme de « dandy » lui convient bien, mais d’un dandysme léger, d’abord joyeux et rieur, sans le côté chiant de l’exercice. « Spontanéité », en effet.
    Sans doute ma meilleure expérience « Nouvelle vague » pour l’instant (mais il n’y en a pas eu beaucoup remarquez). Allez, je concède qu’il est un peu longuet vers la fin, à mon goût en tout cas, mais ça sera bien le tout…

    • zogarok février 8, 2012 à 22:38 #

      Pour aborder la Nouvelle Vague, je ne suis pas ce « quelqu’un » non plus. Les qualités que tu évoques s’appliquent à l’ensemble des Truffaut que j’ai vu (Farenheit 451 et La Sirène du Mississippi surtout – je sais que j’avais adoré La Mariée était en Noir, mais c’est très loin) ; je ne vais pas nier qu’il y a quelques points de détail assez désuets, un côté « bien-pensant » quelquefois, mais, dans le cas de Farenheit, ces petits riens ne peuvent masquer une réflexion très vaste et cohérente ; et dans le cas de La Sirène, un romantisme exalté qui vaut bien quelques petits égarements de type roman-photo. C’est la seule faille essentielle que je leur trouve, donc c’est dire que l’affaire est close!

      Je ne me suis pas ennuyé devant ces films ; Jules & Jim est un peu en-dessous des deux cités à cause, c’est vrai, de cette fin un peu moins inspirée -mais très évocatrice (au passage, je me demande si LE PÉRIL JEUNE n’a pas puisé un peu ici, parce que les conclusions sont très similaires – le film de Klapisch serait une version « film à potes » en plus beauf et faussement anar’).

      Godard, je connais mal ; j’avais aimé ALPHAVILLE mais l’immersion n’est pas facile. En revanche, j’ai horreur de Chabrol, c’est presque clinique ; pour moi il est l’archétype du bourgeois hypocrite ; toute sa vie il s’est acharné sur une petite bourgeoisie provinciale dont il a tous les tics. Mais on ne déteste et ne caricature à ce point que ce qui nous ressemble ou a un lien fort avec notre être profond ou nos racines. Je m’étonne sincèrement de l’unanimité dont il a toujours bénéficié et je la déplore – et l’ai déploré sur mon ancien blog le jour de sa mort.

  2. Voracinéphile février 9, 2012 à 12:44 #

    De Truffaut, je n’ai finalement vu que Farenheit 451, film étrange (peut être un poil « âgé » dans certain designs) mais admirablement pensé et transposé sur l’écran (rien que ce générique d’ouverture sans aucune écriture et montrant des antennes de télé…). Pas vu ce Jules et Jim, mais si le récit n’a pas vieilli (et sur un sujet quand même un peu osé), une découverte s’impose d’urgence. J’avoue ne pas m’être pour le moment beaucoup intéressé à la nouvelle vague, LA période que tout le monde étudie en fac de ciné, alors que les tendances du cinéma français actuel ne sont clairement plus dans cette optique (enfin, je ne vois pas tout, donc j’extrapole, mais l’aperçu global que j’ai des films français me fait sentir un gros décalage entre ce « renouveau à étudier » maintenant passé et les formules sans surprise d’aujourd’hui (on a pas mal de tentatives, mais combien d’auteurs ?)

    • zogarok février 9, 2012 à 13:32 #

      Totalement ! Je ne suis pas sûr que les initiateurs de la Nouvelle Vague seraient très fiers de voir à quel point ils ont été institutionnalisés (pour Truffaut en tout cas) ; mais ça reste néanmoins essentiellement, dès le départ, un cinéma de petits-bourgeois rebellocrates (même Truffaut, un peu – mais surtout Chabrol). Si les Université de ciné cherchaient à renouveler le genre, elles passeraient un peu au-delà de ces passages obligés, mais cherche-t-on à former des nouveaux talents ou à fabriquer des théoriciens creux et des techniciens incollables, les premiers promouvant les seconds, les seconds commentant et légitimant leurs films (ou ceux de Dany Boon ou Claude Chabrol – deux mondes assez voisins somme toute) par le langage boursouflé et codifié des premiers ? Mais ne soyons pas cyniques ; des Du Welz ou des Laugier sauront toujours exister et explorer les possibilités de leur art, et nous ouvrir à de nouvelles méthodes ou de nouveaux espaces par la même occasion..

  3. Voracinéphile février 9, 2012 à 21:20 #

    Au moins, on a quelques authentiques artistes (Du Weltz pour sûr, Laugier excellent), mais leurs mauvais scores au cinéma les spolient, ils auront toujours un mal fou à trouver les fonds nécessaires à leurs ambitions, alors qu’on voit des merdes comme Astérix 3 pomper trente millions d’investissement pour simplement un casting. Il n’y a finalement que ceux qui s’intéressent vraiment au cinéma qui peuvent les suivre dans la masse, et encore si leurs films sortent au cinéma (après, il n’y a plus que le dvd… Mais j’avoue ne pas avoir trop à me plaindre là dessus, Wild Bunch fait souvent de belles éditions). Espérons qu’ils continuent à nous réaliser quotidiennement un chef d’oeuvre, mais ça ne sera pas tous les ans (maintenant que Noé nous a fait halluciné avec Enter the void, je peux retourner hiberner pendant 5 ans, plus d’OFNI à l’horizon à 20 millions (un des rares avec Christophe Gans à avoir accéder à un budget conséquent).

    • zogarok février 9, 2012 à 22:56 #

      J’avais suivi de près Enter the Void pour finalement ne pas le voir.
      Je ne vais pas rentrer dans un discours « anti-blockbuster » (qui pourrait être, pour l’occasion, un miroir des envolées « anti-oligarchiques » dont nous gratifie Mélenchon aujourd’hui), mais oui, cette réalité est lamentable et je la déplore (ce qui ne sert à rien en soi, il faut bien se le dire). Certains percent tout de même, puisque nous en parlons (Du Welz mériterait quand même d’être plus mis en avant – d’ailleurs, je ne sais même pas s’il a sorti quoique ce soit depuis VINYAN). Le mieux à faire, à notre modeste échelle, c’est d’être un écho à ces tentatives qui parfois se soldent en chefs-d’oeuvre.. il ne faut pas taire les ratés d’ailleurs, l’important, dans de nombreux domaines, c’est probablement le flot de paroles..

  4. Voracinéphile février 10, 2012 à 22:27 #

    Moi même, je ne suis pas anti block-buster ( La Planète des singes 2011 fait partie de mon top), je critique juste le fait que les gros budgets sont souvent trop codifiés pour s’assurer la bienveillance des cinéphiles. C’est souvent régressif, primaire, et relativement peu engagé dans une voie pour être sûr de raffler un max de spectateurs (le gore a pratiquement disparu, l’horreur aussi (voir l’énorme frustration des Montagnes Hallucinées, lâchement abandonnées par des producteurs frileux), il ne reste pratiquement plus que l’action et le thriller). A vrai dire, seul Prometheus pourrait changer la donne et devenir LA vraie bouffée d’oxygène attendue par les cinéphages amateurs d’étrange (maintenant habitués aux série B plus modestes, mais qui parviennent parfois à tirer leur épingle du jeu avec des moyens limités). Le dernier en date à avoir été un peu audacieux et à s’être pris un tollé, c’est Pandorum (certes imparfait, mais très satisfaisant niveau ambitions). Et je ne parle pas d’Enter the Void, boudé à Cannes (« il est trop long et Noé se la pète » sont-ce les critiques de Brazil qui ont dit ça ?? LE film français le plus audacieux de la décennie ?) et totalement ignoré en France (49 000 spectateurs, 30 copies dispersées dans l’hexagone, une misère devant les 119 copies de La Horde et ses 60 000 spectateurs (chiffres : cinefeed.com)) alors que les films de cette trempe sont rarissimes. Dommage que tu l’ais raté, mais je te recommande les éditions DVD de Wild Bunch, qui déchirent pour ce film ! Assurémment un gros choc, mais le film étant très controversé, je me garde de t’orienter, tu le découvriras tôt ou tard. Quant à ce cher Fabrice, il bûche apparemment sur trois projets qui devraient sortir bientôt : l’île aux 30 cercueils, Colt 45 et Alleluia.

    • zogarok février 11, 2012 à 13:36 #

      L’exemple est assez édifiant – tu sais ce que je pense de La Horde. Je n’ai pas vu Pandorum non plus, enfin j’avais démarré et j’ai dû le lâcher au bout de trois minutes pour des raisons extérieures.
      J’attend beaucoup de Prometheus mais sans me faire trop d’illusions ; les choses sont trop cadenassées. Tout ce qui est un peu audacieux ou différent est un bonus – et Ridley Scott, si imperméable d’habitude, a livré quelque chose de très conventionnel avec son « Robin des Bois ». C’est très ouvert…
      Totalement d’accord sur l’horreur, d’ailleurs il n’y a toujours pas de relèves et les ersatz de « Destination finale » pourrissent, non seulement les écrans, mais les habitudes des cinéphages ; à force, le public n’est plus fait que de consommateurs sans grandes exigences. Et plus ça, ça devient normal, plus des auteurs auront de difficulté et même perdront du crédit – ou en est le remake d’Hellraiser, ou est le film de Manson ? Les quelques projets « à haut potentiel » sont esquivés, découragés, traînent sur des années pour finalement s’échouer – et peut-être que demain James Wong ou Michael Bay fera le remake d’Hellraiser.
      Pour Brazil… Ne nous leurrons pas, les « cinéphiles libres » sont un peu l’équivalent, dans leur univers, des « subversif » de l’humour sur les plateaux TV..

  5. Voracinéphile février 12, 2012 à 23:10 #

    Tiens, ton avis sur Ridley Scott rejoint le mien. C’est toujours des films fastueux, gourmands en figurants, avec des reconstitutions historiques pensées pour être grandioses tout en étant réalistes. Depuis 1492 Christophe Colomb, je suis un peu plus mitigé à chacun de ses films, que je ne peux pas détester, mais que je trouve finalement très conventionnels (Kingdom of Heaven, les méchants croisés versus les gentils sarrasins).
    Décidément les projets sérieux ne sont pas légion (j’ai cherché des nouvelles du remake d’Hellraiser ou de phantasmagoria, aucune news récentes). Il semblerait que le projet de Manson ait été stoppé après la découverte des premières images du film, évidemment troublantes et clippesques. Y a du potentiel, il faut maintenant voir comment Manson l’exploite (l’une des rares versions déviantes de d’Alice au pays des merveilles reste le jeu American Mcgee Alice (une petite surprise), ou les dessins surréalistes de Mark Ryden (enfin, ce ne sont pas les références qu’il donne en interview, mais je trouve que son univers est comparable avec Alice in Wonderland)).

    • zogarok février 13, 2012 à 00:01 #

      Je connais mal l’oeuvre de Mark Ryden, que je trouve intriguante mais dont je me lasse relativement vite (quoique quelques-uns comme l’autopsie d’une espèce de carotte ou de racine m’ont assez marqué). Mais les mélanges et les emprunts à la culture US sont plutôt percutants ; je crois qu’il y inclut aussi quelques références aux Illuminati (additionné à Lincoln, c’est même assez « clientéliste »), ce qui me fait penser que c’est surtout un petit malin.

      Ridley Scott reste à mon sens un drôle de personnage, un peu le Bayrou du cinéma finalement, sauf que lui a vraiment un pied dedans et un en-dehors, ce qui lui permet de concilier visions de génie à moyens de bourrins, ce qui je crois, est une bonne combinaisons. Legend, Hannibal, Gladiator, 1492 sont des joyaux, de somptueuses aventures et des divertissements « absolus ». Je ne m’en lasse pas. Mais il y a un tassement ces dernières années, depuis « Les Associés ». Un côté plus trivial.

      Par contre, j’aimais encore énormément ce qu’il faisait sur KINGDOM ; les recettes sont connues et je cerne bien ce que tu dénonce, cet humanisme un peu « facile », mais là encore, je trouve le résultat merveilleux. Je ne dit pas ça parce que je cherche un qualificatif (genre « formidable – magnifique – énaurme – les acteurs sont supers »), mais parce que c’est réellement « merveilleux », il y a presque toujours ce côté « conte pour adultes » chez Scott ; c’est le genre de spectacle devant lequel je bascule et cède beaucoup de mon esprit critique, ce qui constitue à la fois un échec de ma part mais est aussi un réel plaisir.

      Par contre sur Manson… Eh bien j’aime retrouver certaines de ses pépites, de temps en temps. Mais aujourd’hui il n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. Et il est incapable d’aller au bout de son projet – il faut se le dire aujourd’hui, parce que ça commence à devenir un peu long… Tout ça tient plus du caprice d’ado attardé. Musicalement, je ne comptais plus sur lui ; je crois que sur le terrain du cinéma, on peut également laisser tomber.

  6. Voracinéphile février 13, 2012 à 20:44 #

    Hum… Pour Mark Ryden, c’était surtout le côté ambiance onirique et paysages colorés pervertis par des petits détails qui « clochent », un peu à la manière du film Hansel et Gretel. Mais il utilise en effet bien plus des symboles marquants, comme les Illuminatis en effet, mais aussi d’autres éléments, comme les bourdons, qui reviennent souvent… Y a même Di Caprio dans une de ses oeuvres. Difficile de savoir où il veut en venir, mais le style est accrocheur.
    Merci d’avoir précisé ta pensée sur Ridley Scott, je comprends mieux où tu veux en venir (et j’acquiesce pour les joyaux que tu cites). J’essayerai de revoir KOH (kingdom of…) en mode conte une prochaine fois, au moins pour rechercher cette ambiance (car Ridley évitant maintenant le kitch, j’avoue être passé à côté de cette « dimension » dans sa filmographie). J’y voyais surtout un cinéma grandiose qui simplifiait ses enjeux peut être plus qu’il ne le devrait, et qui, dans ce cas, se focalisait trop à mon goût sur le personnage d’Orlando Bloom.
    Quant au film de marilyn Manson, c’est ton comm précédent qui m’a rappelé qu’il avait parlé d’un projet trash sur Alice au pays des merveilles, mais je pensais qu’il n’avait pas abouti. On a eu les premières images, on verra maintenant si le reste sortira, mais dans tous les cas, ça ne sera probablement pas au ciné. Je ne l’attendais plus de mon côté (et niveau musique, je me suis cantonné au premier album de Marilyn) donc au mieux je serai surpris si il sort, au pire j’oublierai que je l’attends…

    • zogarok février 13, 2012 à 20:52 #

      Je visualise bien celle avec DiCaprio, que j’avais trouvée très jolie. Je crois qu’il est sur un « trône » tiré par des bourdons, justement. A moins que je confonde…
      (c’est mon autisme refoulé qui m’y pousse mais : pourquoi « Hum » ?)

      Moi j’aimais surtout Marilyn et « Mechanical », d’ailleurs c’était un album très important pour moi, il y a quelques années. J’ai relativisé mes positions sur « Golden Age », que j’estime mieux depuis ; mais pour ce qui a été fait après, c’est la chute inéluctable, d’ailleurs un de ses derniers albums est sorti sans que je m’en aperçoive… enfin, si, un an après. C’est dire le retentissement de sa production…

      Orlando Bloom, c’est une tare humaine. Voilà. Une fois qu’on a passé ça et qu’il n’est plus que le personnage qu’il interprète, ça marche. Dans KOH en tout cas ; en même temps, il n’avait peut-être plus l’habitude d’interpréter des rôles aussi consistants..

  7. Voracinéphile février 13, 2012 à 22:01 #

    Hum… Pourquoi ai-je commencé par « hum » ? … Hum… Souvent, quand j’écris mes comms, je réfléchis pendant que j’écris, donc ce « hum » doit être une manifestation écrite de ma pensée en pleine action (et non la manifestation d’une gêne quelconque ou d’un trouble sentimental de je-ne-sais quelle nature)… Bonne mémoire pour ce tableau de Ryden, Di Caprio porte aussi un sceptre et une couronne.
    En toute sincérité, je ne me suis pas vraiment intéressé à la musique de Marylin (j’ai écouté le premier album du groupe pour avoir une idée de leurs premiers travaux, mais je sais que leur style évoluait, je suis plutôt branché bande originale de films). J’ai pu voir certains de ses clips, je connais sa sulfureuse réputation et certains mouvements de masses dont il a pu être l’objet (Columbine), mais je ne suis pas vraiment allé plus loin que cette « icône » d’anticonformisme poussée dans une sorte de paroxysme (jugement que je suis en train de remettre en question à l’instant même en constatant la mutation régulière de son style).
    Pour KOH, à revoir, je planifierai une chronique en temps voulu.

  8. Voracinéphile février 15, 2012 à 21:47 #

    Je connaissais la dernière oeuvre, assez marrante en effet pour son détournement des télétubbies en mode pervers. Merci pour la galerie, ça m’a remis en tête quelques unes de ses créations, notamment The créatrix (que j’adore pour son kitch et son jeu de perspectives) ou encore Rosie’s tea par

  9. Voracinéphile février 15, 2012 à 21:55 #

    Tiens, la coupure de courant a engendrée un petit bug… Voici la fin de mon comm précédent : Rosie’s tea party (pour son côté absurde et kitchement trash).

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